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Marc Taton (Belgique)
42 abonnés
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3,0
Publiée le 29 septembre 2025
Le film explore le monde parfois sans pitié du métier de vendeur. Un père (superbement joué par Gilbert Melki) tente d'épargner à son fils ses propres désillusions, mais le fils se prend rapidement au jeu et s'enthousiasme pour ce nouveau défi. Si le scénario manque d'un petit supplément d'âme pour vraiment marquer les esprits, la réalisation reste soignée et mérite le coup d’œil. J'ai pour ma part passé un agréable moment.
C’est un film intimiste qui décrit un rapport père et fils houleux avec un une mise en scène réussie. Les images immergent le spectateur dans le quotidien des zones commerciales hideuses et des trajets routiers de ce vendeur de cuisine hors norme. Le charisme de Gilbert Melki est parfait entre ses tours de passe-passe commerciaux méprisables et son humanité, et son duo avec Pio Marmaï fonctionne bien. La bande son sympathique adoucit le cynisme des situations sans occulter notre société de consommation qui vit à crédit, sur compte en banque, mais aussi sur sa vie.
Pour son premier long-métrage, sorti en 2016, Sylvain Desclous nous plonge dans l’univers des agents commerciaux. Parmi ce monde de requins, un homme excelle. Mais cela a un prix pour sa vie privée et sa santé. Dire que Gilbert Melki porte le film sur ses épaules reste un doux euphémisme. Il constitue l’unique intérêt de cette histoire terne et convenue. Si la vie de nomade des vendeurs est plutôt bien évoquée, la relation qu’il entretient avec son fils (un Pio Marmaï un peu faiblard) n’apporte aucune profondeur au récit. Entre errance professionnelle et déprime personnelle, le scénario peine à joindre les deux bouts. Bref, un drame humain sensible mais finalement anecdotique.
Vendeur est un film très vendeur ! Bien écrit, joué, filmé, il sonne juste et sans artifice. Mention spéciale à Gilbert Melki, parfait dans son rôle et duo père-fils très crédible avec Pio Marmaï. Très agréable à regarder.
Un recit sur l’univers de la vente, et plus particulièrement axé sur la relation entre un père et son fils. Cela se regarde gentiment dans sa première partie, et puis a partir du milieu du film, le rythme deja pas très elevé, devient carrément monotone. Au final typiquement le film banal ni bon, ni mauvais qui n’est pas trop ennuyeux, mais qui s’oubliera aussi vite qu’il a été vu
C'est le premier film de Sylvain Desclous et c'est aussi le premier de ce réalisateur que je vois, et après ce Vendeur, j'ai envie de découvrir les autres. On prend plaisir à regarder ce film. Mais autant ne pas le regarder avant d'aller acheter une cuisine. Cela étant dit, ce film décrit les coulisses sous un certain angle bien sur du métier de vendeur. Les personnages sont attachants, une relation père fils compliqué. Dommage qu'on ne voit pas plus souvent G. Melki au cinéma, car il prend toute la lumière dans ce film avec son côté clivant, cynique et gentil à la fois. Le début du film est très sympa, ça s'enchaîne très bien, puis ensuite il y a une petite baisse de rythme mais c'est un film que je recommande. A voir.
Vendeur - bon film pour dénoncer certaines méthodes de ventes ou l’humain est secondaire. C’est bien joué mais pas transcendant. Image froide et dialogues banals en dehors des ventes de cuisines mais représentatifs de la vie. On ne ressort pas avec le moral ! 2,8/5
J’ai voulu m’offrir une séance de rattrapage pour le premier film de Sylvain Desclous, réalisateur cette année de « De grandes espérances », doté d’un superbe casting, tous parfaits dans leur rôle. Ce film montre bien que certains sont doués pour un métier mais ne se plaisent pas dans cette vie et qu’il y a deux faces pour un même métier : la partie visible, connue des clients et des collègues, et la partie privée, beaucoup plus sombre et qui ne se partage pas. Mais surtout le plus intéressant est la relation père-fils entre deux hommes expansifs dans leur métier mais moins dans leurs relations intimes.
Le film ne développe pas les compétences du vendeur. Le film s'appelle "Vendeur", mais n'est en rien un film sur les vendeurs. La musique trop présente masque certaines répliques. On ne comprend plus trop ce qui se dit.
Le film reste en surface et n'approfondit pas les missions du vendeur. Les simulations de vente sont de pâles copies du "Loup de Wall Street".
La chute du film n'est ni fait ni à faire. Beaucoup de scènes inutiles. Certain personnages n'ont pas de fin scénaristique.
Sorte de road moovie dans les zones commerciales , genre prix du festival de sundance . Acteur principal remarquable , un vendeur en fin de carrière intoxiqué, triste mais capable d'énergie pour aider son fils , lui aussi pas mal largué . L'univers professionnel de types broyés et essorés par leur boulot . Un bon film cafardeux
A travers les relations conflictuelles entre un père et un fils, un film social singulier qui nous plonge dans l'univers fascinant de la vente, desservi par un scénario convenu mais sublimé par l'interprétation de Gilbert Melki.
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1,5
Publiée le 15 septembre 2020
Serge est un gagnant un jeune Turc qui a les yeux fixés haut, il est sans égal quand il s'agit de vendre des meubles de cuisine même à des gens qui n'en ont pas besoin. Diablement astucieux il se débrouille avec les clients "C'est un mois trop tard pour profiter de notre offre spéciale" mais "Peu importe je peux faire une exception". La première connaissance montre un homme égoïste antipathique qui a divorcé de la mère de son fils Gérald et demande à peine des nouvelles d'elle. Cependant des fissures dans le miroir apparaissent, il boit il est un gros fumeur et il est souvent plein de cocaïne. On le voit tousser et suffoquer. Les scènes de briefing sont très impressionnantes avec Christian Hecq de La Comédie Française injectant une détermination plus farouche que vous ne pourriez imaginer mais cette route pavée d'or mène-t-elle quelque part ?. Non car le scénario est décousu et les rôles de Gérald et principalement de sa femme Karol sont trop souscrits ce dernier aurait pu contrebalancer l'attitude du père (il faut préciser qu'en 2016 il n'y ai pas une seule femme dans l'équipe des gars qui vendent des meubles de cuisine tout de même !). Par contre, les scènes avec la maîtresse Chloé sont trop longues et de pur remplissage. Et c'est exaspérant de voir la nouvelle venue Desclous qui succombe au vice principal de son collègue réalisateur : inclure des chansons en anglais tout au long de son film, la plupart d'entre elles n'ont aucun rapport avec l'intrigue et quand, à la rigueur elles le font si les mots sont plus ou moins adéquats l'ambiance du morceau ne correspond pas du tous au film...
Une critique acide des métiers de la vente avec ses facéties, ses codes, ses manipulations au travers d’un touchant regard sur les relations difficiles entre un père et son fils fils, via la perception de leurs vies professionnelles respectives. « Vendeur » est un hymne d’amour dans un univers machiste et implacable où le père prend conscience du vide dans son existence liée à son implication totale dans l’univers de la vente. Et c’est justement en se sabordant là où il a pourtant excellé, que le père espère voir son fils éviter ses propres erreurs… On ne décroche pas, le scénario est habile et les acteurs parfaitement crédibles. L’émotion est bien présente, surtout dans la dernière demi-heure et la bande son, excellente, renforce l’idée qu’une évasion est toujours possible. Bref, une belle idée, de bons acteurs, un scénario original malgré un titre pas très « vendeur »...
Le "loup de Wall Street" américain version commercial en cuisine français. En résumé, un VRP a les poches pleines de $, passe sa vie à boire du whisky haut de gamme, à conduire des belles voitures et à s'endormir dans les bras de prostitués mais finalement spoiler: se sent seul et risque de mourir malade (du fait de ses excès) et sans ami . Gilbert Melki vend bien son rôle, Pio Marmai un peu moins (spoiler: il passe subitement de vendeur catastrophique à "as des as" sans que l'on comprenne vraiment pourquoi ). Vaut juste pour un visionnage, sans avoir à signer le bon de commande avec paiement en plusieurs fois.