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BillZ
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5,0
Publiée le 17 mai 2016
Magnifique film tout en finesse et tout en délicatesse. Malgré un titre assez peu... vendeur, j'ai été séduit par la manière dont l'auteur agence un récit haletant et implacable sur fond de monde du travail. Les acteurs sont géniaux et notamment Gilbert Melki et Pio Marmaï, qui incarnent une relation Père Fils à la fois forte et très émouvante. Et quelle BO ! Allez-y !
Encore un film français me direz-vous ? Un film sans grand budget mais avec des seconds rôles aux petits oignons ? Un de ceux qui disparaissent de l’écran au bout de deux semaines faute de trouver son public ? Qui passera en fin de soirée sur France 2 ? Qu’on ne trouvera jamais en VOD ni sur Air France ? Certes, mais je les aime tant. C’est à croire que je suis sponsorisé par UniFrance !
« Vendeur » se déroule dans le monde de l’entreprise. Un milieu que ce cinéma français a investi pour en dénoncer la dureté sinon l’inanité. On pense à « Ressources humaines » de Laurent Cantet (où il était déjà question de filiation), « De bon matin » de Jean-Marc Moutout ou, plus récemment, « La Fille du patron » de Olivier Loustau. Intéressant que cette thématique-là ne soit guère présente dans le cinéma américain – sauf à considérer que la série des « Mad Men » ou « Le Loup de Wall Street » sont des films sur l’entreprise.
La cinquantaine, portant beau, Serge (Gilbert Melki époustouflant) vend des cuisines. Son fils, Gérald (Pio Marmai omniprésent sur les écrans pour ma plus grande incompréhension) rêve d’ouvrir un restaurant, mais la crise l’oblige à rejoindre l’équipe de son père.
Pas sûr que cette histoire de filiation soit la dimension la plus réussie de ce film qui aurait pu se suffire à lui-même en se concentrant sur le personnage de Serge. Sa vie privée est une succession d’échecs : de chambres d’hôtels en bars à putes, il a sacrifié sa santé et sa famille à son travail. Un travail fascinant dont le film nous révèle, avec une dureté non dépourvue d’humour, les ressorts. Pour y exceller, il faut pas mal de cynisme, beaucoup de bagout et surtout énormément d’intelligence humaine.
Vendeur parle de la famille, de la relation père-fils. Serge est un des meilleurs vendeurs de sa société. Il est toujours sur la route, n’ayant aucune relation sérieuse amicale, familiale et amoureuse. Ses seules relations sexuelles sont tarifées. Pour tenir le coup, il boit et prend des drogues. Sa relation avec Gérald son fils est inexistante jusqu’au jour ou Gérald a besoin de lui. Sachant que son fils n’a pas la fibre commerciale, il accepte toutefois de l’aider. Gérald va prendre goût et surtout prendre les mauvaises habitudes du métier. Serge va regretter très vite de l’avoir aider. L’ambiance du film lorsque l’on suit Serge est très noir voire glauque. La musique omniprésente, renforce cet esprit. Cela m’a fait penser à « i’m a poor lonesome cowboy » ;
Pas de surprise quant au scénario et quelques incohérences mais la performance de Gilbert Melki est éblouissante.
Gilbert Melki est parfait. Quel dommage que l’on ne le voit pas plus souvent . Dans le film, il est hyper naturel, sexy, mélancolique, et très charismatique. On suit l’évolution du personnage, essayant à tout prix de protéger son fils. Il le voit évoluer et devenir comme lui. Pour lui donner la réplique, Pio Marmai assure . La relation père- fils est intéressante. Le binôme Gilbert Melki et Pio Marmai fonctionne parfaitement. Le réalisateur a plus creusé le personnage de Serge que celui de Gérald. On a donc du mal à s’attacher au personnage du fils. Pas facile de cerner son etat d’esprit. Sara Giraudeau, en quelques scènes, amène un peu de fraicheur.
Au dela de la relation père-fils, il y a le métier de vendeur de cuisines. Le métier est difficile. Vendre, vendre, vendre à tout prix, quelque soit la situation financière ou se trouve le client. La pression est forte. Le milieu est sans pitié.
Vendeur est un film porté par Gilbert Melki saississant. L’atmosphère du film est particulière. Une belle surprise
Film à la tram simple, mais plaisante. L'aspect manipulateur et opportuniste de la profession est très bien représenté, à travers des scènes montrant des pros en action, mais également à travers un débutant qui peine à se montrer vorace, au début. Malgré tout, on en aurait voulu un peu plus. Le film décide alors naturellement de se focaliser sur les vies privées du père et du fils, amenées à se détériorées à cause du métier. La construction du scénario est alors classique, mais cela n'empêche pas les enjeux d'être très intéressants. Vendeur est finalement un film sans surprise, mais très plaisant, qui montre ce qu'il a à montrer, sans aller plus loin.
Sylvain Desclous signe un film réussi autour d'un père et d'un fils que tout oppose. La frontière entre "winner" et "loser" est faible, ce qui apporte consistance et violence à un récit bien interprété par le duo Gilbert Melki et Pio Marmai. Les musiques américaines illustrent bien les images soignées des zones commerciales de campagne.
Joli film grâce à une réalisation originale et dynamique pour un sujet pourtant déjà vu et qui pourrait être assez plat ; grâce aussi à l'interprétation impeccable. Gilbert Melki est un grand acteur qui amène beaucoup d'humanité dans ce rôle de vendeur de cuisine (caricatural mais qui sonne pourtant vrai!), désabusé mais prêt à tout pour convaincre son fils qu'il vaut mieux et ne doit pas finir comme lui. Bien sur le thème n'est pas autant la vie de vendeurs que la filiation, la solitude, le choix de sa vie. Pour le traiter, le réalisateur a choisi avec bonheur Pio Marmaï qui excelle encore une fois dans ce rôle de fils qui se découvre peut-être plus proche de son père (absent) qu'il ne le pensait. Leurs scènes sont donc assez fortes, souvent drôles, souvent touchantes. Autre élément qui donne du mouvement au film, la musique. Elle est excellente, accompagnant parfaitement les mouvements d'âmes de ces 2 hommes. Les seconds rôles sont aussi superbes. Sara Girardeau est juste magnifique, le chef des vendeurs aussi odieux que pathétique et sympathique par moments. Beau film sur la vie et les routes que l'on décident de prendre et ses conséquences.
Le film est promu comme un film sur l'univers de la vente, mais en fait passé le premier tiers du film, il s'agit d'avantage d'un film sur des relations pères-fils.
Le film oscille entre les deux sans jamais vraiment choisir le sujet, ce qui n'est pas forcément un mal, mais aussi en ne faisant qu'effleurer chacun de ces sujets.
On apprendra ainsi rien de nouveau sur le monde de la vente, on aura droit au cliché de base de la relation père-fils, faites de non dit et de regrets.
Le tout saupoudré d'une histoire de rom/cul entre Melki et Sara Giraudeau (le bureau des légendes) qui n'apporte rien au film, si ce n'est des scènes de cul.
Niveau réalisation, bien que faite à minima pour des raisons de budget (plans serrés, grande ouverture) on a quand même le droit à quelques plans sympathiques/originaux
On notera aussi la bonne performance des acteurs, Gilbert Melki en tête, parfait dans ce rôle de vieux Lion.
Voici un film qui change des scénarios et ou comédies habituelles. On découvre au fur et à mesure du film un Gilbert Melki complémentent investi dans son rôle, il est brillant, parfois flippant tant la spirale parait infernale et incontournable et à la fois attachant. L'histoire touche du doigt les méthodes pas toujours orthodoxes de la vente, c'est à la fois passionnant et.... inquiétant... Et à mon avis peu éloigné de la réalité. En somme un très bon film et un très bon moment de cinéma.
Pas fan du genre, je connais le secteur de la vente et j'adore Gilbert MELKI cela donne un film authentique à voir autant pour la description du secteur ( et encore je trouve qu'ils sont tendres) que pour les rapports père fils et les sacrifices qu'impose ce milieu.
Vendeur est le premier film de Sylvain Desclous. Difficile à croire quand on voit le résultat. Tout est réussi. La mise en scène est aussi maitrisée que fluide. La direction d'acteurs sans faille. Le scénario bien écrit, privilégiant une psychologie des personnages intelligemment étudiée et retranscrite. Le tout impose une ambiance particulière, prenante et pleine d'émotion. Une belle chronique sur les relations père/fils bien sûr, vues ici à travers une rivalité professionnelle, doublée d'une autre, bien plus amère, sur la solitude. Le film a été tourné dans de vraies zones commerciales, c'est réussi, on s'y croirait, et d'ailleurs on y croit. Et puis le monde des vendeurs vu de l'intérieur comme si on y était, si c'est le reflet de la réalisté, ça ne donne pas envie ! Le tout n'est pas très gai, mais c'est parfaitement ficelé et on passe un très bon moment. A noter la très belle prestation du trop rare Gilbert Melki, comme toujours impeccable. Un très beau premier film donc, et un réalisateur à suivre.
Le casting, l’atmosphère glaçante du monde du commerce que garantissait ce film, les première minutes m'ont enthousiasmé. Le drame n'est pas celui que l'on croit, il est la déroute d'un scénario inconcevable voire invraisemblable. Pourquoi tant de rôles supplémentaires, le grand père, la prostituée n'apportant que des lacunes à ce film? Un personnage si bien bâti pour Gilbert Melki qu'il interprète avec grande justesse. Pio Marmai ne sait pas trop ce qu'il fait là. Me dira t'on pourquoi le cinéma français se doit de sombrer à chaque reprise dans le pathos. Quel gâchis avec de si bon acteurs!
2 sujets principaux dans ce film. Les relations pere-fils mais qui n'apporte rien de nouveau et meme presque anecdotique et le metier de vendeur qui montre un metier pas tres ragoutant , parfois un peu glauque et l'envers du decor souvent pas si loin de la realite.
Très bonne surprise. Je pensais juste découvrir le monde de la vente de cuisines de l'intérieur. Au lieu de simplement ça, j'ai beaucoup apprécié l'histoire à la fois riche, intense et dramatique. La mise en abîme est réussie. On s'attache aux personnages. Gros mérite à la musique éclectique vraiment très bien choisie.