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Un visiteur
5,0
Publiée le 13 juin 2015
Ce film est une ode au lâcher-prise, oublier ce que nous sommes, ce que nous vivons à 100 à l'heure pour se poser en compagnie de personnages aux qualités humaines exceptionnelles.
Agnés Jaoui et Sandrine Kiberlain ne jouent pas, elles sont leur personnages et Poladylés possède un coin de rêveur que nous devrions tous être.
Bon d'accord, on se balade encore dans l'univers privilégié des bobos parisiens branchés qui ont les moyens de s'offrir du matos haut de gamme, et de rêver d'une vie plus excitante que leur routine friquée. Mais quelle finesse dans l'autodérision ! Et quelle classe dans l'anticonformisme tranquille ! L'érotisme généreux, limite panthéiste de ce quinqua qui voyage immobile en se laissant porter est d'autant plus rafraîchissant qu'il est bercé par le chant du fil de l'eau paisible. En prime, des dialogues qui font souvent mouche, pas mal de gags pas lourdingues, des personnages gentiment déjantés (Vuillermoz en boiteux priapique, Arditi en pêcheur irascible et teigneux, Jaoui en quinqua épanouie et lascive...), un univers onirique apaisant et une bande son distillant quelques tubes majeurs ( Charlélie Couture, Moustaki et Bashung en final magnifique), tout ça compose un bol d'air tombant pile pour commencer l'été de bon poil, en rêvant d'être aussi bienheureux qu'Alexandre.
Comme un avion est un film atypique et tel quel il m'a "ravie-enchantée". Frais, drôle, il détend merveilleusement. Et tout ce vert des paysage aquatiques fait voir la vie en rose. J'aime beaucoup ces personnages de doux rêveurs, de lunaires qui conçoivent la vie à leur façon, presque poétique. Les acteurs sont au top, autant les frères Podalydès que Sandrine Kiberlain et Agnès Jaoui (très coquine ici), Arditi furibond et hilarant en "faux Arditi", Vuiillermoz, très drôle aussi. Tous, en fait, sont très bien. J'ai beaucoup apprécié ce film, beaucoup ri. En résumé, j'ai passé un bon moment et je pense que je reverrai ce film à l'occasion, soit au cinéma soit en DVD.
Je n'avais pas vraiment aimé le précédent film de Bruno Podalydès Adieu Berthe. Mais j'adore Sandrine Kiberlain et le reste du casting était bien alléchant aussi. J'ai donc retenté le coup et j'ai bien fait. J'ai trouvé ça formidable. Un film délicieux, mais beaucoup moins anodin qu'il n'en a l'air. Sous des allures champêtres et fraiches, un quinqua fait le bilan sur sa vie et sur son couple. Mais le tout est surtout fantaisiste et poétique, un brin mélancolique et doux-amer, et même érotique. La mise en scène coule, douce et fluide comme la rivière sur laquelle Michel navigue. Les dialogues sont tout aussi délectables. L'interprétation est au diapason. Les acteurs sont tous des habitués du réalisateur, dont Denis son frère, avec les deux petites nouvelles Agnès Jaoui et Vimala Pons. Ils sont tous très biens (mais Kiberlain n'a qu'un petit rôle). Le meilleur reste d'ailleurs le metteur en scène lui-même qui s'est attribué le premier rôle. C'est frais, bucolique, drôle, émouvant, intelligent. Et ça fait beaucoup de bien. Un vrai petit coup de cœur pour une comédie française nettement au dessus du lot. Et certainement mon film préféré de Bruno Podalydès. Savoureux. Un vrai bonheur.
Un personnage lunaire qui part (gentiment) en live, des rencontres décalées, des situations tirées par les cheveux... Bref du pur Podalydes. Ceux qui aiment son univers s'y retrouveront avec grand plaisir
Les ingrédients pour faire un film, c'est plus lourd que l'air, en principe. Et pourtant, quand il est réussi, le film vole. Comme un avion. A partir d'un scénario plus mince que la retraite des vieux, Bruno Podalydès fait un film formidablement jouissif. Drôle, poétique, vrai, délirant, burlesque, beau, émouvant, régressif, heureux, et inimitable. On rit souvent, on sourit du début à la fin. Bruno Podalydès et Sandrine Kiberlain sont des anti-héros magnifiques. La bande son est superbe (une jolie version de Michael row the boat ashore, Moustaki, Bashung disant du Manset ...). Bref, un très beau film qui défie les lois de la gravité. En apesanteur.
Film lent et ennuyeux. Quel est le message qu'a voulu faire passer l'auteur? Et pourtant j'aime kiberlain, jaoui et pons. J'aime aussi faire du kayak. J'aime le contact avec la nature mais dans ce film je n'y ai retrouvé aucun de mes plaisirs. On y perd son temps et son argent. Sans intérêt. Comme un avion oui mais sans pilote... Ça se crashe.
L’idée de départ était séduisante, sachant Bruno Podalydes aux commandes. Au final, pas ni crash, ni voltige. « Comme un avion » est un film anodin et transparent. Parfois brillant (quelques belles scènes bucolico-oniriques), souvent creux (le remplissage scénaristique de la première partie fait peine à voir), cette comédie naturaliste pêche par excès et pèse le doigt là où cela fait mal, pour ne pas dire « bobo », la crise existentialiste d’un quinqua pas vraiment sympathique. Podalydes enrobe le tout d’un humour de potache bien gras, imagine des personnages qui se veulent hauts en couleur, mais ridicules au final voir horripilants (le comique de répétition avec l’hystérique pêcheur Arditi notamment). Ce n’est pas désagréable à regarder, assez borderline (on trépigne parfois pour voir arriver une fin qui tarde à venir), et au final on a le sentiment que si même si l’on n’oubliera pas le personnage de Michel, on aurait aimé que son parcours aquatique soit moins analgésique et beaucoup plus chromatique…
Farfelue comme j'adore, des rencontres bizarres, des répliques qui font mouche, un bon moment d'oisiveté et de lâché prise, on se laisse prendre par ce personnage d'un autre temps.... Belle distribution d'acteurs
Un film qui parle de liberté !... La liberté de tout abandonner, de partir vers l'inconnu, au gré du courant et de rencontres, en laissant dans son sillage la trace d'une douce folie... Jamais scénario n'a été aussi léger. Et pourtant ça marche !... On se laisse emporter par le côté lunaire du personnage, ses réflexions décalées et son naturel invraisemblable à être carrément à côté de ses pompes. Sous l'oeil bienveillant de sa femme, une Sandrine Kimberlain qui ne s'étonne plus de rien... Bruno Podalydes réussit un très joli film, plein de poésie et de sensualité. Il brode à partir de rien pour donner une chronique de l'instant qui rend carrément heureux. Il travaille l'absurde avec une telle grâce qu'il en fait une oeuvre d'art. Comme cette scène de kayak en fossé, au pied d'un Super U, scène qui se terminera avec la magie du cinéma dans le lit d'une Agnès Jaoui sensuelle en diable. Que dire d'autre ? "Comme un avion" est un éloge du farniente, de la paresse et de l'indolence... Le kayakiste fou flotte comme le spectateur dans du coton liquide, libre de toute contrariété. On part bien volontiers avec lui, d'autant que les rencontres sont belles... Film à voir pour arrêter le temps de manière délicieuse.
un très bon film qui donne un bon bol d'air frais, avec son côté à la fois poétique rêveur drôle tendre et sensible. de très bon acteurs de bonne images ainsi qu'un bon scénario qui en fait une très bonne comédie, donc m'a fait passer un très bon moment en salle obscure. j'en suis ressortie émue de la séance, à voir et revoir sans hésitation.
La première moitié est assez cocasse : Michel, passionné des anciens avions (comme Spielberg), n'a pourtant jamais voyagé ainsi et n'en a pas envie. Mais, à partir d'une discussion sur les palindromes, il découvre que le mot « kayak », non seulement EST un palindrome, mais que la silhouette de l'objet ressemble assez à celle d’un avion. Du coup, il en achète un en kit, sur Internet, réussit à le monter bien que ce soit plus difficile qu'avec les meubles Ikea, et part en voyage sur une rivière de sa région, pour une semaine, sous l'œil sceptique de sa femme.
La seconde moitié du film déçoit un peu, car c'est le monde actuel vu par des hippies attardés, et c'est beaucoup moins original. Mais enfin, les détails cocasses compensent la banalité de l'inspiration. Et ce n'est (presque) jamais vulgaire, sauf une scène de nu parfaitement supeflue, comme il y en a dans la plupart des films actuels.