Le gout des merveilles est une trés belle comédie romantique, genre dont je ne suis pas friand (du tout), mais voila les amoureux ne sont pas vraiment classiques. Tout en pudeur, porté par une magnifique Drôme et une lumière exceptionnelle (chaque scène), les acteurs sont enjolivés et parfait. Un trés bon "feel good movie".
"Le Goût des Merveilles" possède les armes évidentes pour faire tomber le spectateur, le charmer puis le faire fondre complètement avec des arguments plus qu'irrésistibles ! En particulier ce gros point fort : cet acteur incroyable Benjamin Lavernhe, dont l'interprétation hors pair est unique en tant qu'autiste atteint du syndrome d'Asperger... Silhouette longiligne à la démarche raide et saccadée, diction syncopée accompagnée de regards biaisés et furtifs, l'attitude de cet homme effarouché et différent, mais remarquablement intelligent, parle d'elle-même et pourtant quelle tendresse encapsulée, verrouillée prête à jaillir maladroitement envers ceux qu'ils aiment sans savoir et pouvoir le verbaliser ! Un rapport à l'autre complexe, inattendu, un être à comprendre et à apprivoiser. Ce film a donc un deuxième point positif et plutôt méritant en nous présentant le handicap mental à travers une vision plutôt douce, poétique même, à laquelle s'ajoutent des paysages, des sensations, des images, des bruits et presque des odeurs d'une nature sublime et d'une belle maison de pays au diapason, pourtant habitée par une famille sympathique, désargentée et en détresse, dont le pilier est bien sûr Virginie Efira... Ce point de rencontre sera tout l'enjeu du film, une raison de vivre, une renaissance pleines de petites merveilles, de petites gommettes, de regards maladroits et bienveillants,... Alors oui, ce film lumineux a de quoi bouleverser, retourner et c'est bien compréhensible. La photographie et le jeu des comédiens nous emportent et nous transportent en plus allègrement ! Et pourtant, un "je ne sais quoi" me met sur la réserve, sans doute une vision de l'autisme plutôt enjolivée, adoucie, édulcorée enrobée de bons sentiments... Une histoire belle, presque trop, à la fin évidente remplie d'images d’Épinal avec ces fleurs, ces gâteaux, dans un intérieur charmant, au milieu d'une nature à couper le souffle ! C'est presque trop ! Presque trop beau pour ceux qui ont à vivre réellement ce handicap au quotidien avec un enfant ou un proche, avec toutes les difficultés à surmonter qu'ils connaissent malheureusement très bien... Maintenant, ce film de Éric Besnard a pour lui des qualités indéniables, que je reconnais et dont seul cet acteur remarquable vaut rien que pour lui seul, un petit détour inévitable !!! Et la douceur de la Drôme provençale fera tout le reste pour que la magie opère... Alors prêt pour déguster les merveilles !
Un joli petit film sans prétention. Les acteurs sont excellents, surtout Virginie Effira qui n'en fait jamais trop. L'histoire peine un peu à se trouver une fin, mais la beauté de l'ensemble l'emporte largement
Il est à la fois amusant et surprenant de visionner, à 24 heures d'intervalle, la dernière création de Claude Lelouch ("Un Une") et le film d'Eric Besnard. Les deux œuvres possèdent un pitch de départ quasiment semblable : un homme et une femme, aux tempéraments très dissemblables, a priori peu compatibles, s'apprivoisent et se rapprochent émotionnellement. En revanche, difficile de trouver personnalités plus opposées que celles des deux protagonistes masculins. L'Antoine Abeilard de Jean Dujardin est un concentré de frivolité, de paillettes, de faux-semblants, de logorrhée chronique, et de jouissance égoïste. Le Pierre de Benjamin Lavernhe est un escargot recroquevillé dans sa coquille, à la limite de l'insociabilité, jetant quelques vérités comme des balles de pistolet, et exprimant son intérêt pour une personne en la pinçant ! Cela dit, les deux œuvres se rejoignent dans leur esprit de contes. Celui de Lelouch est une fable pétillante, excessive, hypercolorée, façon mousseux ou champagne selon l'affinité que l'on ressent envers le style du réalisateur. Celui d'Eric Besnard est une fable minimaliste, poétique, intimiste, dans laquelle les arbres sont éternellement couverts de fleurs. Dans son incarnation de Pierre, atteint du syndrome d'Asperger, Benjamin Lavernhe se révèle aussi sobre que touchant. Dommage que l'expressivité de Virginie Efira, visuellement solaire, soit aussi restreinte. Le rapprochement de ces deux êtres, hautement prévisible, ne manque pas d'un charme émouvant. Mais, si la lumière provençale est constamment présente, accompagnant une lumière intérieure qui réchauffe les cœurs, les limites de l'entreprise sont également voyantes. Les ficelles sont très grosses, même si elles ont le bon goût de rester simples et bucoliques. Enfin, la musique "remplissage" qui inonde certaines scènes se montre à la longue agaçante. Une romance sympathique, chaleureuse, optimiste, voire drôle parfois, mais dont la légèreté diaphane modère l'impact émotionnel.
Bon jeu d'acteurs, histoire bien écrite et avec beucoup d'humanité. On ne s'ennuie pas, on sourit très souvent et face à une situation compliquée, voir insoluble, les soutions prennent vie et nous enchantent. Un bon moment de cinéma.
Magnifique film porter par Virginie Efira et Benjamin Lavernhe,au coeur de la drome provençale.Une trés bonne comedie romatique apaisante ,qui fait du bien.Une trés belle histoire.Film a voir absolument.
Un beau film, agréable, avec un excellent jeu des acteurs et un bel humour. Ni plus, ni moins. On ne voit pas du tout le temps passer ! Nous rentrons très bien dans l'univers de l'homme atteint du syndrome asperger, et parviendrions presque à pouvoir nous identifier à lui. A découvrir.
C'est gentil (comme Virgine Zéfira :D), mais ça manque cruellement de matière. Pour un bon film dense avec cette histoire, il faut compter une heure, pas plus. Et un long métrage d'une heure, ça n'existe pas...
Benjamin Lavernhe fait une composition de qualité. Honneur à la Comédie Française.
Un film magistral sur la compréhension, la différence, l'amour des gens, de la Terre, du Feu et de l'Eau... Des couleurs somptueuses, une musique sculpturale, emballées dans un univers féerique, soutiennent des acteurs si justes que j'ai fini par croire que tout cela était vrai, accessible...