Avis : La Dame dans l'auto avec des lunettes et un fusil - Page 2
La Dame dans l'auto avec des lunettes et un fusil
Note moyenne
2,3
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Un visiteur
0,5
Publiée le 8 août 2015
Joann SFAR signe ici un film d'une rare nullité, la bande annonce plutôt alléchante est trompeuse, on s'ennuie ferme dans un film incompréhensible où alternent réalité et songes de l'héroïne. A éviter surtout si vous n'êtes pas abonné et que vous payez plein tarif. Dans le cas contraire vous n'aurez perdu que 2H00.
Satrapi et Sfar, même combat ? Les deux auteurs de BD ont plutôt réussi leur passage au grand écran, gardant leur fantaisie et leur science du découpage, tout en s'adaptant sans effort à un nouveau format. Cependant, si Marjane Satrapi progresse à chacun de ses films (The Voices), point n'est le cas de Joann Sfar qui n'aurait peut-être pas dû accepter cette nouvelle adaptation de La dame dans l'auto avec des lunettes et un fusil, célèbre roman de Japrisot. L'évocation de la France pompidolienne, de Orly à Villefranche, ne manque pas de classe mais c'est bien là le hic, les décors semblent compter davantage que l'intrigue de ce qui est censé pourtant être un thriller paranoïaque et schizophrène. D'ailleurs, au final, Sfar lui règle son compte (à l'intrigue) en deux coups de cuillers à pot, comme pour s'en débarrasser. Que le cinéaste soit tombé amoureux de son actrice, Freya Mavor, tout en jambes et en rousseur, semble évident, mais le talent de celle-ci dans un rôle mi-ingénu, mi fatal, ne la hisse pas au niveau d'une Adjani dans L'été meurtrier, pour rester chez Japrisot. Biolay, de son côté, joue avec nonchalance, comme d'habitude, cela frise la désinvolture. Reste la Thunderbird, vedette américaine d'un film non dénué de qualités mais très, très laborieux et maniéré.
Pour sa troisième réalisation, Joann Sfar adapte le roman de Sébastien Japrisot déjà mis en images par Anatole Litvak en 1970. Il en résulte un film à la qualité esthétique indéniable mais néanmoins enfermé dans un scénario bancal et des effets de mise en scène maladroits. Si la reconstitution des années 60 est de qualité et que la bande-originale est superbe, le personnage de Dany, jeune femme timide empruntant la voiture de son patron pour aller voir la mer sur un coup de tête, semble douloureusement stupide à l'écran. Freya Mavor a beau être belle, elle peine à faire exister l'héroïne très complexe qu'elle incarne, la faute surtout à un scénario truffé de dialogues frôlant le ridicule qui n'aide pas les acteurs. Sfar lui-même en fait trop, surdécoupant sa mise en scène jusqu'à nous filer le tournis, tentant tant bien que mal de créer une atmosphère intrigante qu'il n'arrive jamais à bien maintenir sur la durée...
Adaptation très réussi du livre. Un grand moment de "vrai cinéma"! Domage que ce film soit boudé car il vaut vraiment la peine d'être vu! Grande réussite d'un point de vue esthétique et scénario excellent (mais là c'est le livre qui l'a imposé). On sent bien que le réalisateur vient du monde de la BD au vu de quelques scènes bien léchées (la scène de la station servivce au début): du pur bonheur à voir (et revoir dans quelques mois sûrement).
Allez voir ce film! Vous aurez le temps plus tard de voir les productions américaines Marvell et cie ...!
J'ai beaucoup aimé ce film original et certes très décalé. Un dénouement des plus surprenants. Dès qu'un film est un peu décalé les gens mettent des mauvaises notes,c'est navrant.
Nul Le réalisateur doit être amoureux de l'actrice principale, le film est centré sur le visage, la bouche, le nez, les yeux, LES JAMBES, les pieds, les cheveux....en long en large et en travers. Ah oui j'oublié, après il y avait l'intrigue :-D
Tellement ennuyant que j'ai du passer en avance rapide pour regarder le dénouement et pouvoir couper. C'est dire à quel point j'ai aimé le film de Joann Sfar. L'histoire de cette secrétaire manipulée et son périple sont dénués d'intérêt.
Très belle adaptation de Joann Sfar. Choix judicieux de l'actrice principale promise à un bel avenir... Des images spectaculaires, un suspense conservé quasiment jusqu'à l'ultime séquence. Vraiment, une jolie réussite...
un superbe hommage au cinéma des années 70, et notamment au giallo italien (en moins sexy). l'ambiance est bien rendue, les costumes et les accessoires (les lunettes!) sont magnifaïïïques. le scénario est un brin alambiqué, mais tout s'explique, heureusement, à la fin. même si ça peut paraitre une curiosité cinématographique, ça vaut définitivement le coup d'oeil.
Film avec un univers sombre avec beaucoup de "flashs back" qui posent beaucoup de questionnements au spectateurs. On sent une ambiance oppressante très rapidement sans comprendre pourquoi .. Le personnage central évolue dans ce qu'on être une pseudo schizophrénie, et la récurrence des autres personnages impose la confusion la plus totale. Le dénouement est brutal mais la fin est sans compréhension. Bonne réalisation en tout cas!
J’avais lu un spoiler avant d’aller au cinéma, ça a forcément influencé mon opinion.
Histoire bien construite, filmée de belle façon très stylisée avec de la bonne musique. Le film manque d’un tout petit supplément d’âme, je n’ai pas été immergée dans ce thriller, ressentant même parfois de l’ennui.
Après l'excellent "Gainsbourg (vie héroïque" (2010) et le film d'animation "Le Chat du Rabbin" (2011) Joann Sfar revient avec un troisième long métrage aussi original que les autres en adaptant le roman éponyme (1966) de Sébastien Japrisot. L'histoire se déroule dans les sixties et Joann Sfar en profite pour esthétiser au maximum. Malheureusement le suspense ne tient pas la route, dommage car le film est assez envoûtant pour ne pas dire fascinant. L'interprète principal, la méconnue Freya Mavor n'y est pas pour rien.
Quel film!! Je n'ai pas quitté l'écran des yeux et le suspens est bien tenu le long du film. L'actrice principale Freya Mavor est magnifique tout comme son acolyte Stacy Martin. Un, voir même peut être le meilleur film de l'année. Je n'en dis pas plus car il est difficile d'en dire beaucoup sans spoiler (enfin pour ma part). Enfin, je tiens a dire bravo pour la bande originale qui est excellente.
Ce film n'est pas un ratage total (mais presque) car son ambiance de "road-movie rock'n'roll" associée à son esthétique très typée issue des "années 60", sont l'une et l'autre réellement très bien imaginées et transposées vers une décennie suivante, qui reste assez indéterminée pour le spectateur... -
Car ce film tente de raconter, en usant de trop d'effets de style narratif encombrants, un récit semblant se dérouler durant les années 80, du coup, si certains spectateurs sont allergiques aux années 60, ils pourront toujours accrocher leur perception temporelle sur les éléments du récit datant des années 80. ^^ -
Mais à priori, pour beaucoup de spectateurs, la mise en scène assez fumeuse et le scénario inutilement alambiqué, constituent les points faibles trop prononcés de ce film, qui disposait pourtant de sérieux atouts en poche pour offrir un spectacle sortant totalement des sentiers battus - donc, en souffrant de telles faiblesses, autant dire que le spectateur n'a plus grand chose à se mettre sous la dent pour s’immerger dans son film (!), hormis peut-être, le plaisir innocent d'admirer la plastique longiligne et sensuelle, de cette grande poupée "schizophrène", avec son fin visage de porcelaine constellé de taches de rousseur et enveloppé de sa flamboyante crinière rousse !... -
Quel vilain gâchis que constitue ce film (!)... avec des idées réjouissantes osant mettre cote à cote, un road-movie troublant et sexy dans un contexte de névroses indéfinies latentes, et de manipulation mentale potentielle, le metteur en scène a pourtant réussi à foirer lamentablement son film, à force de vouloir trop se concentrer sur l'impact esthétique parfois diablement efficace de certaines scènes, - mais à mon avis, peut-être que cette erreur de pronostique narratif découle-t-elle d'une éventuelle fascination que l'actrice à trop fortement exercée malgré elle sur son metteur en scène semblant totalement groggy, avec sa caméra paraissant constamment comme aspirée et subjuguée par la rousseur lascive de son héroïne (!)... - car objectivement, dans ce film, le corps de l'actrice semble constituer un élément central dans la mise en place de l'ambiance psychologique de "type sixties", puisque la plupart du temps, son corps semble tendre à définir une véritable portion du décors filmé (!) - or, à force de trop vouloir inonder le regard du spectateur avec des images sexy, le réalisateur arrive à désamorcer littéralement la cohérence et la fluidité dramatique de son récit, pour finalement transformer celui-ci en un véritable pétard foireux faisant ressembler certaines scènes à des séquences qui proviendraient d'un catalogue publicitaire de prêt-à-porter !... -
J'ai l'impression que les concepteurs de la bande-annonce de ce film donnent pourtant l'impression d'avoir compris ce à quoi ce film aurait dû s'acheminer et ressembler, si son réalisateur ne s'était pas évaporer égoïstement dans ses songes érotiques ou des considérations annexes superficielles (!) ^^ - car la musique et son tempo tiennent une identique grande importance dans ce film comme dans sa bande annonce, avec sa musique rock qui arrive littéralement parfois à fusionner avec certaines "scènes de route ensoleillée", mais hélas, une jolie ambiance psychologique, cela ne saurait remplacer l'absence de cohérence dans la façon de tramer son intrigue, et le manque de logique dans la manière d'amener la plupart des scènes les une après les autres !... -
Bref, si l'on peut admettre volontiers que ce film ne possède pas que des défauts, il est tout aussi obligatoire d'observer que l'enveloppe d'un cadeau ne constitue en rien la valeur de son contenu... - or, "La Dame dans l'auto avec des lunettes et un fusil" représente seulement une jolie boite que l'on aime déballer, pour admirer son ingénue rouquine longiligne souvent lascive, mais pour finalement découvrir que le contenant est entièrement du vide !...