Derniers Avis : La Dame dans l'auto avec des lunettes et un fusil - Page 2
La Dame dans l'auto avec des lunettes et un fusil
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mx13
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3,0
Publiée le 26 février 2018
Film de Sfar assez cool (moins que Le chat du rabbin quand même) le scénario est bien mais certains éléments étaient ultra prévisibles. Je le déconseille aux moins de 10 ans. 3/5
En de rares exceptions, la forme peut primer sur le fond. Mais tout le monde n'est pas Nicolas Winding Refn. Joann Sfar nous plonge ici dans un thriller psychologique et surtout très esthétique. Il y a de très bonnes choses là dedans. La photo est très belle. L'ambiance vintage 70's est parfaitement rendue. Et l'actrice principale est magnifique. Bon. Mais passé l'attrait pour le clinquant de tout ça, que reste-t-il de l'intrigue ? Pas grand-chose hélas. On suit péniblement les aventures inutilement tarabiscotées (montage chaotique et un poil agaçant) de l’héroïne, si bien qu'au bout d'un moment, on ne cherche plus à comprendre. Benjamin Biolay est très bon mais ne surprend plus dans ce rôle de dragueur antipathique ténébreux. Et puis que de chichis. Un quart de la durée du film est passé à shooter Freya Mavor sous toutes les coutures. Joann Sfar est amoureux de son actrice et on peut le comprendre mais ce n'est pas parce que c'est beau à voir qu'il n'y a que ça à montrer. Au final, un film inégal qui aurait mérité un scénario moins brouillon et un réalisation un brin plus sobre. Dommage.
Freya Mavor, l'actrice principal est merveilleuse. Mais c'est bien le seul intérêt de ce film auquel on ne comprend strictement rien du tout, qui nous fatigue et dont la révélation finale est un somment de nullité cinématographique.
Avec "La dame dans l'auto avec des lunettes et un fusil", Joan Sfar tente de créer une atmosphère intrigante sur fond de road movie. En fait, l'ambiance vire vite au bricolage car le réalisateur est constamment dans la recherche de l'esthétique que ni les moyens (les décors seventies sont limités ; les acteurs sont médiocre - Freya Mavor peine à faire exister l'héroïne complexe qu'elle incarne - ou mauvais - Benjamin Biolay qui marmonne) ni son talent ne permet. Surtout, il fait de l'excellent livre de Sébastien Japrisot un scénario bancal alimenté par la faiblesse des dialogues qui s'étire en longueur par manque de tempo et de capacités à faire rebondir son intrigue pour captiver le spectateur. Comme si au fond cela ne l'intéressait pas comme en témoigne une fin bâclée en quelques minutes, où la scène de révélation est rendue totalement incrédible par un Benjamin Biolay en roue libre... Peut-être que la focale de Sfar de filmer sous toutes les coutures son actrice lui font oublier l'essentiel du cinéma, raconter quelque chose. Pas grand chose à retenir de ce film froid et ennuyant (si on excepte la très bonne B.O.).
Ce film est une ode à la femme et à la féminité ! Ce point évoqué, cet ovni nous plonge dans l'interrogation permanente tout du long, notamment concernant la folie présumée de Dany jusqu'au dénouement final qui livre tous ses secrets. Cependant, je reste partagé quant à la nature de cette révélation.
Tellement ennuyant que j'ai du passer en avance rapide pour regarder le dénouement et pouvoir couper. C'est dire à quel point j'ai aimé le film de Joann Sfar. L'histoire de cette secrétaire manipulée et son périple sont dénués d'intérêt.
Prendre des vitamines pour ne pas s'endormir devant ce film ! Au bout d'une heure ça s'anime un peu et et les bouts commencent à se recoller. Mal interprété que ce soit les deux actrices principales ou Biolay, à tel point qu'on se croirait dans AB productions. Le film présente une bande son agréable et a tout de même le mérite de faire découvrir une chanson des Scars lors du générique de fin.
Le réalisateur fait une légère fixette sur la jolie demoiselle en oubliant le principal, réaliser un film avec un début et une fin. Personnellement je me suis complètement perdu dans ce scénario surréaliste tournant en rond de bout en bout ou je me demande encore comment je n'ai pas pu deviner la tournure du film au vu du titre evocateur.
Un film de Johan Sfar bien réalisé. L'ambiance des années 70 ajoute très certainement un plus à l'histoire. L'actrice Freya Mayor joue son rôle à la perfection et nous fait vraiment flipper quand elle parle toute seule. Certains n'aiment pas la fin. Je ne suis pas du même avis. La fin est elle vraiment la fin ? Je me pose encore des questions. Moi j'ai bien aimé ce film en tout cas.
Un film maniériste, prétentieux, mal interprété (les apartés de l'actrice avec elle-même sont tout simplement insupportables, Benjamin Biolay ne fait que marmonner...) et finalement très ennuyeux. Tout juste peut-on lui reconnaître quelques qualités esthétiques, mais l'ensemble est si énervant qu'on ne peut apprécier.
Plein de références filmographiques plus ou facile a trouver, une ambiance, des décors pour l'oeil artistique. En retrait la diction de benjamin Biolay,en avant l'actrice, très bien au global . Juste pour le fun: decor de l'hôtel en reference a quel film?, et la station service?
Film dans l'esprit des livres de poche policiers et polars des années 60 et 70 des Narcejac, Exbrayat et autres. Un traitement assez sombre, des scènes surtout de nuit et en intérieurs sombres et cette femme mystérieuse qui veut simplement voir la mer et entreprendre un voyage où peu à peu le mystère s'installe, où tout le monde semble l'avoir déjà rencontrée jusqu'à ce qu'elle arrive même à douter de sa santé mentale. Une intrigue pour un coup de théâtre final qui peu à peu se dessine. Un film français, polar original, au rythme cependant un peu lent et parfois ennuyeux mais qui permet de découvrir la remarquable actrice et très belle Freya Mavor.
Godard l'avait dit, faire des films, c'est quand même avant tout pour séduire les filles qu'on fait jouer dedans. Je ne sais pas si l'ami Joann Sfar a réussit à "choper", comme disent les plus jeunes d'entre nous, mais nul ne peut nier que sa caméra ne se lasse jamais de caresser Freya Mavor, d'exhiber son corps, ses jambes, ses yeux, sa bouche à chaque plan de "la Dame dans l'Auto..", et qu'il faudrait être bien pisse-froid pour ne pas applaudir à cette mise en scène parfaite d'une "attraction fatale". Après, nombreux sont ceux qui se sont plaints que Sfar - auteur de BD plus que respectable, rappelons-le - n'ait pas fait un film "lynchien" aussi impressionnant que ceux de David Lynch, se soit trop amusé visiblement à recréer la fin des sixties, couleurs, ambiance et musiques comprises, et ait au final pris des risques démesurés à entremêler flashbacks, visions, flash forwards pour complexifier encore l'intrigue capillotractée d'un roman généralement jugé inadaptable (même si c'est quand même la seconde fois qu'on s'y risque, après la version d'Anatole Litvak en 1970) de Sébatien Japrisot, écrivain et scénariste de polars à la réputation flatteuse. Paradoxalement, même si on se passerait volontiers de la tentative lourdaude d'explication rationnelle qui arrive à la fin, et qu'on aimerait plus une version totalement non-sensique et paranoïaque du scénario, j'ai du mal à comprendre ce rejet frileux d'un cinéma aussi ludique, aussi pétillant, peut-être en effet plus au diapason des recherches formelles de la BD que des histoires "bien bouclées" qui attirent les spectateurs dans les salles. Personnellement, j'ai aimé jouer avec Joann Sfar, et je le suivrai bien volontiers dans ses prochaines tentatives cinématographiques !