Elle
Note moyenne
3,4
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662 critiques spectateurs

5
48 critiques
4
201 critiques
3
157 critiques
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96 critiques
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85 critiques
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petitbandit
petitbandit

117 abonnés 679 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 juin 2016
"Elle" ou comment donner le rôle parfait à Isabelle Hupert dans son personnage tordu, barré et maso et qui excelle à merveille. Tout d'abord la réalisation est très maîtrisée, les plans et séquences savamment distribués. Si l'histoire est alambiquée, elle regroupe tout un tas de personnages et leurs histoires propres, le tout servi avec de bonnes touches d'humour noir. Le film perd néanmoins en intérêt sitôt le "violeur" découvert et la durée est un peu trop longue.
Un bon thriller à ne pas rater toutefois.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 15 juin 2016
Les critiques négatives lues avant de voir ce film sont injustes, certes, le film est rude, cynique et malsain, mais très complet et équilibré sur ce thème, certes il est porté à bout de bras par une brillante Isabelle Huppert, certes le coupable n'est pas une surprise, mais ce film ambigu et dérangeant est parfaitement maîtrisé et fort bien construit, certaines séquences risquent même de passer à la postérité... C'est un film réussi
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 14 juin 2016
Première critique d'un film sur Allociné, j'active mon compte que pour celui-ci et surtout par volonté de protéger les futurs spectateurs.

Une bande annonce alléchante, qui laisse entrevoir un Thriller angoissant, avec des critiques presses très élogieuses il y avait toutes les raisons d'aller voir ce film. Ne tomber pas dans ce piège.

Je n'ai jamais vu un aussi mauvais film au cinéma, moi et ma compagne nous avons même été pris de fou rire à certains moments tellement c'était gros, on voit venir se film à des kilomètres, de la première scène à la dernière. C'est d'un ennui mortel, on rit malgré nous quand le film est sensé nous émouvoir ou nous effrayer. Il ne s'agit pas d'un Thriller, mais d'une pseudo comédie, quasiment romantique, avec comme fil rouge un agresseur. Il n'y a pas de propos, les événements s'enchaînent avec grossièreté et hasard, on attend simplement que s'achèvent le supplice de voir un aussi mauvais film sur un écran qui fait la taille d'un bel appartement.

N'allez pas le voir.
Hollywood-Biographer
Hollywood-Biographer

236 abonnés 1 533 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 14 juin 2016
Paul VERHOEVEN revient certes en grande forme avec ce scénario sulfureux, adapté du roman écrit par Philippe DJIAN. Mais "Elle" reste un drame bourgeois conventionnel, qui ne parvient pas à tirer le meilleur parti de situations extrêmes. Le réalisateur néerlandais signe ainsi un thriller en panne de rythme. Dans le rôle principal, Isabelle HUPPERT livre toutefois une de ses meilleures performances. A ses côtés, on appréciera le casting 100%, avec la participation de Judith MAGRE notamment.
MemoryCard64
MemoryCard64

57 abonnés 375 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 juin 2016
Julieta, Elle. Deux œuvres présentées cette année au festival de Cannes, deux portraits de femme. La comparaison ne peut pas aller beaucoup plus loin, tant les deux films sont différents (le premier est un mélodrame, le second un thriller). Pourtant, on peut mettre en parallèle les deux manières de représenter le personnage principal. Almodóvar raconte la vie de Julieta de manière chronologique et montre comment un enchainement d'événements malheureux a pu assombrir sa vie, tandis que Verhoeven présente immédiatement Michèle comme une femme normale victime de viol, avant de fissurer de son portrait en explorant son passé, toujours plus loin, toujours plus sombre. Le réalisateur met donc en scène un personnage étrange, avec lequel on ne sait pas trop quoi faire. Michèle fait preuve d'un comportement odieux et n'hésite pas à s'engager dans plusieurs magouilles (sexuelles ou juridiques), mais elle possède quelque chose de profondément fascinant. Déjà, Isabelle Huppert met à contribution son jeu particulier et ses intonations souvent qualifiées de bourgeoises pour renforcer la fausseté de son personnage. En plus de cela, Michèle agit toujours avec désinvolture et ne fait preuve d'aucun tact quand elle est confrontée à la souffrance, la sienne comme celle des autres. Cette attitude contraste beaucoup avec ce que l'on sait d'elle, ce qu'elle a vécu, et (Dieu merci) le réalisateur ne fait jamais de la psychologie de comptoir pour expliquer ses actes. Michèle est juste comme cela, froide, presque détachée du réel. Elle conserve tout le long du film une assurance, comme si elle avant le contrôle sur tout. Verhoeven a su contenir la folie manifeste de cette femme pour la rendre cohérente et hypnotisante. Et ce paradoxe, cette opposition entre deux pôles, ne se limite pas à l'héroïne. Le film présente un milieu bourgeois malsain, où évoluent des personnages antipathiques qui se situent tous quelque part entre la méchanceté pure et la stupidité profonde. En partant de ce microcosme, il y a quelque chose qui monte, un mélange de malaise et de tension, qui fait que le spectateur est pendu aux lèvres des acteurs, qu'il attend la fin de chaque réplique en ayant l'impression que tout va voler en éclats dès qu'elle sera terminée (le réalisateur rythmant parfaitement chaque phrase). Et à côté de cela, le long-métrage propose un humour insolent, à la fois noir et cynique, qui m'a personnellement désorienté. Il semble que le film demande au public s'il doit rire de ce qu'il voit, si c'est approprié de se moquer de la même manière des accidents farfelus (le bébé) et des malheurs plus profonds (ce que dit Huppert au chat). La qualité de l'écriture permet de soulever cette question avec finesse dans un film qui en manque un peu. C'est un peu le problème avec la démarche de Verhoeven : il y va à fond, quitte à érafler les murs en passant. Plusieurs choses passent plus ou moins bien selon le contexte, notamment les dialogues. Si je loue leur capacité à susciter un je-ne-sais-quoi tout en approfondissant les personnages, il est vrai qu'ils doivent sonner particulièrement faux pour quelqu'un qui a du mal à rentrer dans le film, en particulier les répliques à la limite du one-liner. De plus, la représentation du milieu professionnel de Michèle (le jeu vidéo) est loin d'être un exemple de subtilité. J'apprécie le moment où on explique que l'entreprise vise un public qui se fout de la qualité, et je pense que l'aspect pulsionnel de ce média, bien que caricatural, fait sens dans le monde décadent du film. En revanche, montrer une cinématique de PS2 représentant un viol avec des tentacules et en faire un enjeu de l'histoire, c'est trop. Toutefois, cela n'enlève pas grand chose à la qualité du film, qui reprend le thème du viol pour proposer une histoire différente, où ce n'est pas l'identité de l'agresseur qui compte (heureusement car il n'est pas difficile à démasquer) mais la relation glauque que la victime cherche à établir par la suite. C'est violent et dérangeant, bref c'est un sacré retour pour Verhoeven.
overlook2
overlook2

32 abonnés 163 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 juin 2016
Décidément, Verhoeven se régénère merveilleusement bien loin d’Hollywood ! Après l’enthousiasmant « Black Book », le cinéaste nous livre ici une œuvre d’une incroyable complexité et d’une grande tenue formelle, sans se départir d’un esprit frondeur et de réjouissantes mauvaises manières qui dynamitent de fond en comble ce thriller psychologique à tendance chabrolienne. Porté par une Isabelle Huppert hallucinante, au sommet de son art de la distanciation brechtienne, Verhoeven vogue au large des berges ternes de la psychologie et du rationalisme, plongeant dans la pénombre de l’âme humaine avec une jubilation de sale gosse. S’il rejoue ici l’éternel ballet entre l’Eros et le Thatanos, qu’il parvient toujours avec autant de brio à faire muter les genres (on navigue entre le thriller, le drame social et la comédie absurde), quelque chose de nouveau se passe dans « Elle » : jamais le cinéma de Verhoeven n’aura été si loin dans l’ambivalence, le trouble narratif. Impossible en effet de savoir qui est vraiment ce personnage féminin en abime ni ce qui l’anime : accomplissement d’une sexualité « monstrueuse » qui trouve enfin son épanouissement (l’assimilation du père monstrueux) ou au contraire la reprise en main d’un existence dont elle s’était détachée pour se préserver ? Car c’est bien une prise de pouvoir à laquelle on assiste au cours du récit : peu à peu, Michelle impose sa volonté à son entourage et semble renaître de sa chrysalide. Peu à peu, tous les mâles défaillants qui l’entourent et la polluent vont être éliminés (jusqu’à son père), et cette tabula rasa - qui se termine par un pacte fortement sexualisé avec sa meilleure amie - ressemble à une vengeance accomplie inconsciemment. Michelle a-t-elle subit les outrages de son violeur pour mieux s’en venger (et à travers lui se venger de ce père qui a violé son enfance) ou le plaisir qu’elle y a réellement trouvé (l’hallucinante séquence de l’orgasme à rallonge dans la cave) a-t-il été déclencheur à son émancipation ? Certainement un peu des deux. Tel ce chat dont les apparitions parsèment astucieusement le récit, elle demeure impénétrable. On mesure la complexité abyssale d’un film à la fois totalement jouissif dans sa forme et sa tonalité transgressive que d’une stupéfiante ampleur thématique. Veroheven signe un grand film et fait preuve d’une vitalité et d’une intelligence cinématographique à faire pâlir la plupart des cinéastes contemporains.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 13 juin 2016
Alors oui Isabelle Huppert est une fois encore excellente et véneneuse à souhait!
Le reste des acteurs fait tout pour la mettre sur orbite et lui pardonne les bizareries malalaisante de son personnage. Séance d'hypnose générale...
Le film explore les bas fonds de l'ame humaine, OK. Mais il me semble absurde que son amie lui pardonne l'infidélité commise avec son mari, que son ex mari lui passe tout comme d'abimer son véhicule, que les séances avec son voisin ne laisse aucune trace sur son visage. Pour moi c'est là que pêche le scénario.
Cinéphiles 44

1 666 abonnés 4 647 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 juin 2016
Entre son Showgirls mal aimé et Basic Instinct, ce n’est pas la première fois que Paul Veroheven réalise un drame érotique. Isabelle Huppert n’est pas non plus vierge dans le domaine. Cette dernière a su nous choquer dans bon nombre d’œuvres, comme La Pianiste pour n’en citer qu’une. Elle est un thriller psychologique qui cherche perpétuellement à nous déranger. Huppert joue une chef d’entreprise de jeux vidéo. Alors qu’elle semble stable et sûr d’elle, son passé la rattrape continuellement. Quand elle était petite son père a sauvagement massacré tout le voisinage. Aujourd’hui Michèle se fait violer. Inconsciemment, elle trouve ça normal, comme si elle méritait ces choses-là. La voici alors à se complaire dans une attitude malsaine et agressive. Paul Verhoeven installe une atmosphère effrayante et érotique à sa mise en scène, si bien que l’histoire pose un regard lucide sur l’incompréhensible. Elle nous réconcilie aussi avec des acteurs hauts de gamme qui n’avaient pas toujours eu notre estime. Monsieur Lafitte de la Comédie Française agit dans une impavide posture pour un rôle chargé de commotions. Les quelques apparitions de Virginie Efira sont une force indiscutable à ce long-métrage, de par ce rôle de godiche catholique déroutant. Jonas Bloquet lui, nous déconcerte dans son rôle de nouveau papa aveugle face à une parfaite peste jouée par Alice Isaaz. Bref, chaque personnage, chaque situation, chaque tournure de mot, possède une allusion qui controverse les codes de la palabre. Elle saura stimuler vos nerfs en n’épargnant personne.
D'autres critiques sur ma page Facebook : Cinéphiles 44
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 13 juin 2016
Je ne comprends pas pourquoi ce film était cité dans les favoris pour la Palme...
C'est ennuyeux, personnages caricaturaux, au début du film on a l'impression qu'Isabelle Huppert est passée chez le dentiste juste avant de tourner tellement sa prononciation est pâteuse...

Bref un sacré casting (comédiens et réalisateurs) qui n'accouchent même pas d'une souris...
Heidi75013
Heidi75013

8 abonnés 59 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 13 juin 2016
Comment apprécier un film dans lequel tous les personnages offrent des performances psychiatriques dans une course à la perversion ? La fin a fait basculer le film dans l'absurde en ce qui me concerne.
Seul l'excellent jeu des acteurs a sauvé ma soirée.
Charles R
Charles R

59 abonnés 424 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 juin 2016
"Elle" est une habituée du jeu. Elle en a même fait son fonds de commerce puisqu'elle dirige une boîte de jeux vidéo - un univers où la gent féminine est sous-représentée. Elle a donc le goût de l'inconnu, des situations extrêmes telles que les développent de plus en plus ces jeux où l'irrationnel peut se sonner libre cours à condition qu'il soit mené de la façon la plus rigoureuse qui soit. C'est donc dans cet esprit qu'elle va évoluer après avoir été victime d'un viol. Qui peut être le coupable ? Là n'est pas vraiment la question car rapidement la réponse sera apportée, mais surtout la situation ô combien traumatisante de cette femme qui vit seule et qui est assaillie par un homme encagoulé va fournir le prétexte à un jeu certes malsain, mais engageant la personnalité tout entière du violeur en même temps que de la victime. Car à cet épisode qui ouvre le film avec une terrible violence va venir se greffer le traumatisme du passé. "Elle" a un père condamné à la prison pour avoir commis des meurtres en série. Et ce traumatisme d'enfance - d'autant plus qu'elle se trouve avoir été mêlée à ces histoires sordides - va donner à l'intrigue un jour nouveau. Le film de Paul Verhoeven peut donc se lire comme un grand jeu cérébral - ce que d'aucuns pourront regretter, sachant que le viol n'a rigoureusement rien d'un jeu. En même temps il combine avec un talent fou des registres différents : le fantastique, le suspense, l'horreur et - last but not least - l'humour le plus fin à la façon d'un Chabrol. Quelle belle idée que d'avoir montré le viol d'entrée de jeu en prenant pour témoin le chat de la maison ! Certains personnages également sont traités avec un humour irrésistible : la mère de Michèle - "Elle" se prénomme Michèle - en vieille garce nymphomane est une splendide composition pleinement assumée par la radieuse Judith Magre. C'est le moment de dire tout le bien que l'on pense des acteurs - et bien sûr des actrices en tête desquelles figure Isabelle Huppert. On se doutait bien que le rôle de la femme blessée serait un cadeau pour cette immense comédienne habituée aux compositions à risques. Mais ici il s'agit d'un sommet dans la carrière de celle qui, sous les apparences d'une femme fragile, témoigne d'une détermination à toute épreuve. Superbes prestations également de la part d'Anne Consigny, l'intelligence à l'écran comme toujours, et Charles Berling qui se complaît à assumer un second rôle de grande qualité. Un film par conséquent qui marque la carrière de Paul Verhoeven, lequel découvre les joies du tournage à la française et qui plus est en français, assez éloigné des contraintes du tournage à l'américaine encore que les deux interfèrent par moments. Un seul regret : le scénario aurait sans doute gagné à être allégé de quelques rebondissements qui donnent parfois des allures de mélo à l'ensemble.
DestroyGunner
DestroyGunner

27 abonnés 922 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 juin 2016
Il y a un peu de cette atmosphère malsaine qui s'insinue petit à petit dans le récit, sentant le souffre du stupre, la manipulation mentale de personnages dérangés et qui créent des étincelles électriques près de ceux dont on découvre qu'ils leur ressemblent, qui avait fait le succès de Basic instinct. Et c'est à nouveau très réussi tout en étant différent. Les acteurs sont bien dirigés, le talent de Isabelle Huppert éclatant comme toujours. Ce n'est pas ce que je préfère du réalisateur (ses oeuvres de science-fiction), mais c'est particulièrement puissant. A ne pas manquer (mais pas pour tous publics).
marc C.
marc C.

29 abonnés 96 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 juin 2016
Excellent film certes tres noir mais filmé avec beaucoup de maitrise et de suspense.
Isabelle Huppert et laurent lafitte sont remarquables mais comment oublier Judith Magre cette merveilleuse actrice si touchante et si professionnelle......
lhomme-grenouille

3 616 abonnés 3 170 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 juin 2016
Quand j’ai découvert que Paul Verhoeven sortait un film avec Isabelle Huppert dans le rôle principal, moi ça m’a fait un peu bizarre… C’était un peu comme si on m’avait dit que Kev Adams allait être la tête d’affiche du prochain Christopher Nolan. J’ai beau avoir confiance dans le réalisateur, ça peut néanmoins très vite avoir ses limites. Mais bon voilà, on parle de Verhoeven tout de même : un gars qui ne m’a (presque) jamais déçu (kof kof « Showgirls » kof kof). Et pour le coup, je dois le reconnaitre, mais le début m’a tout de suite mis dans le ton. Tout de suite, l’ambiance était plantée : avec « Elle », on n’aura pas de vieille comédie de mœurs bourgeoise comme la présence d’Isabelle Huppert aurait pu le laisser présager. Oh que non ! Bien au contraire, Verhoeven instaure dès le départ ce qui est presque devenu sa marque de fabrique : le malaise. En cela, je trouve qu’« Elle » assure le taf. L’air de rien, Verhoeven a toujours été un gars qui a été capable de prendre un genre et de jouer avec ses codes pour nous mettre en situation d’inconfort, qu’il s’agisse de la reconstitution médiévale avec « La chair et le sang », du thriller avec « Basic Instinct », ou bien même encore de ’épopée de science-fiction avec « Total Recall » et « Starship Troopers ». Là encore, l’ami Paulo sait se faire habile en récupérant tous les codes du film bobo-parisien pour y instaurer ce malaise moral qui lui est si caractéristique. Difficile d’ailleurs d’en dire plus sans dévoiler l’intrigue et gâcher le plaisir de la découverte. Disons juste qu’encore une fois, le visionnage de ce film ne laissera pas totalement indemne, et c’est un petit peu ce à quoi il faut s’attendre quand on va voir une œuvre de cet auteur. Il ne juge pas. Il ne fait pas généralité. Il pose juste des singularités aux comportements atypiques par rapport à ce qu’on est habitué à nous présenter ; des singularités qui ne peuvent que nous questionner sur les représentations sociales que l’on projette spontanément sur les situations proposées. Alors après – forcément – les esprits les plus rigides en termes de bonnes mœurs risquent fort de se crisper face à cette intrigue qui dérange sans condamner ; qui présente sans juger… Mais bon, c’est ça le cinéma de Verhoeven donc mieux vaut le savoir à l’avance. Pour les autres, pour les explorateurs d’un cinéma d’expériences atypiques, « Elle » saura satisfaire le minimum attendu, même si pour le coup, l’ami Paulo ne tape pas aussi fort et aussi loin que pour ses précédents films. Le genre abordé – la comédie de mœurs parisienne – n’aide pas. C’est un genre qui a des codes assez rigides et froids. Certains personnages, surtout ceux issus de la boîte de jeux-vidéo, ne sont pas particulièrement réussis. Ils sont un peu trop caricaturaux et transpirent finalement peu de chose. Le duo Huppert-Laffite fonctionne par contre particulièrement bien par rapport à ce que j’attendais d’eux. Séducteurs et répugnants en même temps ; cyniques et touchants: ils savent tous les deux traduire au mieux l’ambigüité de leur personnage respectif (oui, je dis du bien d’Isabelle Huppert, cochez donc vite la date sur votre calendrier). Alors peut-être que le film aurait gagné à aller plus loin dans le malaise et l’ambigüité, peut-être aurait-il dû franchir la ligne rouge plus tôt, mais d’un autre côté c’est son aspect progressif en lancinant qui en font tout le charme. Dommage donc qui ne semble pas aller au bout de sa démarche, de son propos… Pour moi, ce n’est donc pas le meilleur Verhoeven – loin de là – mais d’un autre côté je trouve ce film loin d’être inintéressant par rapport au reste de sa filmographie. « Elle » est maitrisé, cohérent, sans réelle fausse note. A défaut d’avoir été pleinement ambitieux, le film est au moins efficace, et c’est déjà ça. Bref, un film qui vaut quand même le coup d’être vu…
Mephiless s.
Mephiless s.

72 abonnés 697 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 13 juin 2016
Non mais non... Je suis resté perturbé par ce film. Il y a quelque chose de très malsain qui débute dès les premières secondes du film. certes il a des qualités, les acteurs sont bons, le rythme est maîtrisé mais il a aussi des défauts, des personnages secondaires inutiles, des personnages caricaturaux (Rebecca par exemple, l'exemple cliché de la catholique...) et il y a aussi des situations incohérentes. Ce qui m'a le plus gêné et ce que je déteste le plus dans ce film c'est son message mais aussi son synopsis: Une femme se fait agresser et se fait violer et elle aime ça! Non! Nous sommes en 2016 bon sang, que des films aient des messages comme cela en 2016 je trouve ça grave, ce film banalise le viol car au final Michèle a l'air de n'en avoir rien à faire de s'être faite violer... Je ne peux pas cautionner ce genre de messages
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