Elle
Note moyenne
3,4
7096 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

663 critiques spectateurs

5
48 critiques
4
202 critiques
3
157 critiques
2
96 critiques
1
85 critiques
0
75 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Mephiless s.
Mephiless s.

72 abonnés 697 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 13 juin 2016
Non mais non... Je suis resté perturbé par ce film. Il y a quelque chose de très malsain qui débute dès les premières secondes du film. certes il a des qualités, les acteurs sont bons, le rythme est maîtrisé mais il a aussi des défauts, des personnages secondaires inutiles, des personnages caricaturaux (Rebecca par exemple, l'exemple cliché de la catholique...) et il y a aussi des situations incohérentes. Ce qui m'a le plus gêné et ce que je déteste le plus dans ce film c'est son message mais aussi son synopsis: Une femme se fait agresser et se fait violer et elle aime ça! Non! Nous sommes en 2016 bon sang, que des films aient des messages comme cela en 2016 je trouve ça grave, ce film banalise le viol car au final Michèle a l'air de n'en avoir rien à faire de s'être faite violer... Je ne peux pas cautionner ce genre de messages
Bilade C.
Bilade C.

2 abonnés 54 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 juin 2016
La névrose déclinée dans tous ses états, obsession, hystérie, phobie... et dans tous les domaines, amour, travail, famille... La thématique la mieux traitée est celle du rapport dominant-dominé, jeu annoncé par la première image du chat (dont nous serons la souris). Intelligent et pervers, ce film tourne toutefois sur lui-même et tient plus du divertissement hautement sophistiqué que du conte philosophique.
LeFilCine
LeFilCine

199 abonnés 638 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 juin 2016
Paul Verhoeven, le célèbre réalisateur néerlandais de Basic Instinct et de Starship Troopers était de retour à Cannes cette année avec un film français. Et c’est peu dire que son dernier long-métrage ne laisse vraiment pas indifférent. Le scénario de Elle comporte bon nombre de scènes violentes et il ne manque que l’inceste pour que le tableau soit complet. Tout le reste est dans le film : meurtre, suicide, viol, sexe, nudité, c’est la totale. Heureusement très vite, l’incongruité de certaines séquences prête plutôt à rire qu’autre chose. En effet, certaines scènes sont tellement décalées, anachroniques, voire crues, que ça en devient presque parodique. Mais cet aspect-là du film prend un peu de temps avant d’être perçu comme tel. C’est alors que les dialogues atteignent un second degré, un décalage, voire une forme de vulgarité particulièrement déconcertante. Les moments improbables s’enchainent et rendent le film finalement plutôt attachant. Isabelle Huppert interprète le personnage central du film et est de tous les plans. La star française est donc bien trop présente à l’écran. Malgré tout son talent et le mal qu’elle se donne (au sens propre du terme) on a du mal à la trouver crédible en responsable de production de jeux vidéo. On retrouve également nombre d’excellents acteurs en seconds rôles, tels Laurent Lafitte ou Virginie Efira qui forment un couple assez détonant à l’écran. Le film de Verhoeven est donc un thriller inclassable, pas du tout dans les codes du genre, car à moitié parodique sans jamais vraiment se présenter comme tel.
Scorcm83
Scorcm83

122 abonnés 508 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 juin 2016
*Elle* est un excellent film, à vrai dire à peu près tout ce que j'attend d'une séance de cinéma. L'expérience s'est révélée somme toute assez classique, dans le sens où le film ne sort pas forcément des sentiers battus, mais c'est par son traitement, cynique, froid et tourmenté, présentant une forte tension sexuelle, inhérente au réalisateur de *Basic Instinct*, que le film prend toute sa valeur et scotche le spectateur à son siège du début à la fin de la séance. L'entrée en matière est par ailleurs brutale, on n'a pas le temps de respirer, directement plongés dans le vif du sujet.

Isabelle Hupert est extraordinaire et le reste du casting l'est tout autant, le scénario se révèle particulièrement riche et original dans son background (l'histoire de famille, la profession de Michelle, etc...), on comprend pourquoi Verhoeven s'est tourné vers l'adaptation d'un roman tant son histoire présentait des bases solides.

Résultat : suspense, rire, grincement de dents, surprise et dégoût sont mélangés d'une main de maître dans ce film à la mise en scène sobre mais ultra efficace, notamment grâce à un montage très juste et une photographie particulièrement sombre mais douce, ajoutant cet effet de contraste et d'étrangeté ambigue qui lui donne toute sa saveur et son identité.

Bref, allez voir ce film, et merci Paul Verhoeven !
Daniel C.
Daniel C.

172 abonnés 732 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 juin 2016
J'ai retrouvé la saveur des films de Chabrol, cette tension, ce suspense avec ces surgissements d'une menace et cette sorte d'histoire à la manière de poupées russes, où l'on n'en voit jamais le bout. Voilà un film qui a de la tenue ! Verhoeven nous emmène dans de drôles d'explorations morbides parfois, grotesques ou inattendues en d'autres moments. Un film mené à un rythme palpitant ! Un grand bravo à Isabelle Huppert qui porte son rôle avec brio.
Jean-Francois D.
Jean-Francois D.

30 abonnés 43 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 juin 2016
Il faut se souvenir que Verhoeven a réalisé Basic Instinct pour comprendre ce premier opus français du sulfureux réalisateur néerlandais. Isabelle Huppert, comme Sharon Stone en son temps, y campe avec bonheur une héroïne perverse et dominatrice (mais elle brille toujours dans ce genre de rôles, cf. la Pianiste de Haneke). Fille d'un tueur en série qui purge en prison une perpétuité, elle semble avoir totalement repris le contrôle de son existence malgré des circonstances qui en auraient détruit plus d'une. Le film commence par son agression et son viol à son domicile. Mais la victime n'entend pas se laisser faire. Par un renversement complet de l'échelle des valeurs, Verhoeven nous mène rapidement en pleine transgression et c'est peu dire que le film dérange. Sans concession.
this is my movies

825 abonnés 3 087 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 juin 2016
Bon, déjà, c'est un film de P. Verhoeven et ce seul fait devrait suffire à déplacer les foules. POurquoi est-ce indispensable ? Déjà, le hollandais prouve qu'il n'a rien perdu ni de sa maîtrise visuelle et encore moins son esprit iconoclaste. Quand il associe les 2, ça donne des raccords décalés qui appuient les émotions d'un personnage et se répondent d'une scène à l'autre pour un effet comique parfois, d'autres fois plus dramatiques. Une mise en scène froide, acérée, un propos mordant et dérangeant mais aussi des acteurs magistraux dans des rôles compliqués. Et surtout, le film sait raconter son histoire avec beaucoup de brio si bien que l'identité du violeur n'a très vite plus d'intérêt vu que les différentes sous-intrigues deviennent bientôt tout aussi palpitantes. On retrouve le goût du réal pour la violence, le sordide, la perversion mais aussi son savoir-faire technique et ça donne un film français (!!) tout simplement brillant, unique de par son ton et magistral de bout en bout. C'est fort, ça remue les tripes et le cerveau et voilà pourquoi c'est un film de Verhoeven. D'autres critiques sur
Isabelle B
Isabelle B

9 abonnés 88 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 juin 2016
Toute en ambiguïté le personnage principal est interprété par une Isabelle Huppert toujours plus belle et intrigante. Laurent Lafitte est exceptionnel de justesse dans un rôle tout en étrangeté. Lorsque tout bascule une montée d'adrénaline survient et nous tient jusqu'au final.
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 12 juin 2016
Désolé, c'est un navet. Un vrai, bien boursouflé, bien pesant. Avec les ingrédients qu'il faut : de la provoc à deux balles ( les cathos sont vraiment trop ringards, les vielles se tapent des gigolos,..) , des clichés (on est cool on travaille dans le jeux vidéos, le sexe c'est sulfureux la preuve on se tripote au bureau,...) des personnages invraisemblables ( un oscar pour le fils tête à claque) et creux qui font passer ceux de Daniele Thomson pour des êtres Dostoïevskiens, un scénario long et mou comme une baguette en bord de mer, pas une once de dérision, juste du second degré toc pour cultiver l'entre soi, pas de férocité, pas de cruauté, et pire, car c'est un comble, pas d’ambiguïté.
Notre Hollandais, si efficace dans ses précédents opus, s'est pris les pieds dans le pire de l'intellectualisme à la française et ça fait une grosse bouse.
SYLVIE B.
SYLVIE B.

32 abonnés 220 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 juin 2016
on s' éloigné un peu du bouquin de d jian. l'héroïne ne prend pas autant de plaisir que dans le bouquin et cela change tout. néanmoins le scénario est top et les acteurs sont au top
AHEPBURN
AHEPBURN

112 abonnés 514 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 juin 2016
Si on aime Verhoeven cela doit plaire. Il a comme pour basic instinct offert un rôle de femme borderLine. La prestation de l'ensemble du casting est bonne. Shakespeare disait :"il y a quelque chose de pourri au royaume de Danemark". Ici je dirai : il y a quelque chose de pervers dans les films de Verhoeven. Je recommande.
chatperdu
chatperdu

13 abonnés 223 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 13 juin 2016
Je reste sur ma faim. Film ni bon, ni mauvais : juste transparent! On a connu Paul Verhoeven plus piquant ou dérangeant.Dommage et peu crédible.
galau7
galau7

30 abonnés 719 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 juin 2016
Un film qui correspond bien à la filmographie d'IH. Et à celle du réalisateur. Tout ça pour dire qu'il n'y a pas de surprise dans le bizarre de l'histoire. Après, c'est une question de goût.
JimBo Lebowski

448 abonnés 1 080 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 11 juin 2016
Ce dernier film de Paul Verhoeven constitue une promesse, celle de nous réconcilier avec le thriller français, le hollandais violent arrive donc au chevet d’un genre avare en bonnes oeuvres, désormais aisément confié à des cinéastes de passage pour du consommé-jeté, le simple fait qu’un tel artiste veuille bien s’intéresser à notre doux pays apparait comme une bénédiction. Elle est bien synonyme de renaissance, de réappropriation, scannant le cinéma hexagonal pour mieux le cuisiner à sa sauce orange, ce qui n’est pas sans rappeler les multiples tours de force adressés à l’industrie hollywoodienne dans les années 80-90, admirable alchimiste sociologue. Suite au conseil du producteur Saïd Ben Saïd Verhoeven adapte le roman de Philippe Djian Oh …, narrant l’histoire de Michèle Leblanc, une femme violée choisissant de reprendre elle-même le contrôle de la situation face à son agresseur tout en gérant ses liaisons amico-sexuelles, le rapport avec son fils immature ainsi qu’un sombre passé familial.

On retrouve souvent l’image du viol dans le cinéma de Verhoeven, qu’il soit passager dans Katie Tippel, sexuellement mutatif dans Spetters ou traumatique dans Showgirls; dans Elle on pourrait y faire un léger rapprochement avec celui du personnage de Jennifer Jason Leigh dans La Chair et le Sang, celui où le lien entre la victime et l’agresseur devient fusionnel, sujet aux ambiguïtés, seulement ici Michèle (Isabelle Huppert) ne se pose pas réellement en tant que figure de soumission mais belle et bien en conquérante. Car le but du film est effectivement de dépeindre un portrait de femme puissante, qui malgré l’épreuve se montre indéfectible, avec toujours ce profond détachement émotionnel, la première séquence choisit d’ailleurs de placer directement le viol, en écran noir, hors champ puis frontal, et là où on pourrait communément s’attendre à un corps blessé et meurtri rampant au sol pour appeler au secours, non, elle efface les preuves pour reprendre le cours de sa vie. Et pendant un moment on se demande pourquoi, et des éléments vont venir sensiblement nous éclairer sur sa nature humaine, ses antécédents, ce qui pousse cette femme à se faire justice elle-même, ce qu’elle recherche dans ce désir trouble et sordide, Verhoeven va donc user de malice pour créer une atmosphère à la fois suspicieuse et déroutante pour petit à petit fournir les révélations.

Isabelle Huppert va donc porter ce rôle et ce film dans ses grandes largeurs, point majeur de l’intrigue sous forme de toile d’araignée où elle se nicherait au centre, tissant les lignes et grignotant toute opposition, elle domine les débats, patronne intransigeante d’une agence multimédia, mère prévenante et maitresse de cérémonie du cercle relationnel, une femme qui va de l’avant où son seul ennemi semble être son passé familial. Sa relation matriarcale s’avère d’ailleurs quelque peu compliquée dans le sens où elle ne trouve pas l’appui qu’elle cherche, Michèle aurait même tendance à materner sa propre mère comme son fils, le père lui est absent depuis 40 ans suite à un fait divers macabre où sa participation demeurera quasi inexplicable, et là où est l’intérêt de l’apparition d’une figure ascendante, voire phallocratique, qu’elle trouvera donc chez son oppresseur, d’où ce désir malsain. J’aurais tendance à croire que tout tourne autour de ça, que le personnage de Huppert est dans cette recherche intime constante, entre sa liaison adultère avec le mari de sa collègue et son fantasme pour son voisin (Laurent Lafitte), et c’est le goût post traumatique pour la violence masochiste qui finit inévitablement par ressortir, provoquer le danger comme un jeu du chat et de la souris, d’ailleurs symbolisé dans le film par son animal de compagnie boulotant un oiseau avant qu’elle récupère la dépouille pour précieusement la jeter à la poubelle, telle son humilité, sa honte.

Ce que j’aime dans ce personnage de Huppert c’est cette notion d’animal à sang froid, ce profond détachement émotionnel, le meilleur exemple qui puisse être serait cette séquence du réveillon de Noël lorsqu’elle expose à Lafitte les pires atrocités avec un ton presque amusé, faisant preuve d’un humour malaisant rendu jouissif, qu’on retrouvera à plusieurs reprises dans le film comme lors de la scène de l’hôpital par exemple, tellement apathique qu’elle se questionne de manière surréaliste sur la mort, vivant dans une bulle inoxydable où rien ne pourrait l’atteindre. C’est un peu la vision que je me fais des circonstances pouvant influer notre quotidien, qu’il faut toujours raison garder pour ne pas sombrer dans une sorte de complainte maladive, se créer son propre espace, une force tranquille pour avancer face aux épreuves, prendre le contrôle, et dans Elle il se fait face au viol qui ne reste qu’un rite de passage pour évoluer. Cette opposition au mouvement féministe ambiant plus que jamais à la mode qui consiste à se poser en victime m’a réjouit, un vrai plaisir de voir qu’une posture de femme forte qui sait prendre l’ascendant face aux hommes quitte à complètement les dominer moralement que physiquement, c’est un pied de nez total, et ce n’est pas surprenant que ces petits groupuscules de frustrées se refusent à comprendre le message du film allant même jusqu’à le qualifier d’apologie du viol, allons bon.

Le côté thriller est évidemment très important puisqu’il nous tient en haleine pendant les 3/4 du long métrage, un jeu de pistes que Verhoeven s’amusera à brouiller avec un sens aigu de la mise en scène, principalement à travers l’oeil de Michèle, et une fois la révélation atteinte c’est la relation trouble avec l’agresseur qui prend le pas pour faire basculer le film dans autre chose, celui de la vengeance et de l’expiation, en restant tout de même très ambigu. Une des scènes les plus marquantes lors de cette dernière partie est celle de l’accident de voiture de Michèle que l’on peut légitimement comparer à celle du viol, l’ironie poussera même la victime à chercher de l’aide vers son propre bourreau, on est encore dans cette idée de recherche de figure paternaliste, et jusqu’au bout demeurera ce fantasme malsain consistant à savoir à quel jeu cette femme joue, de ce qu’elle veut réellement en retirer. La finalité de cette histoire est tout autant équivoque, car l’accumulation d’épreuves, même celles où Michèle en est l’instigatrice comme l’adultère vis à vis du mari de sa collègue, explicite une forme de soulagement décomplexé que rien n’aura su froisser, l’assurance et la séduction du serpent, le sang froid sous couvert d’un poker face implacable, la vie continue.

Elle marque le grand retour de Verhoeven au cinéma brut et viscéral, d’une noirceur et d’une immoralité absolument fascinante, un vrai moment de cinoche qui nous scotche au siège pour nous faire atteindre l’orgasme comme rarement, avec des thèmes bien connus qu’il sait à chaque fois réinventer pour provoquer la surprise et l’étonnement, un objet particulier donnant la leçon à notre industrie bien trop souvent attentiste devant son public qu’elle aurait davantage tendance à couver qu’à interroger, reflet de notre société. Nouveau tour de force donc de Paulo qui à 77 ans prouve qu’il est plus que jamais un des grands metteurs en scène du 7ème art, et que dire de la performance exceptionnelle de Isabelle Huppert qui fait de cette apparente éclopée une véritable héroïne des temps modernes, LA femme. Magistral.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 10 juin 2016
Paul Verhoeven réalise un film intense aussi excellent que malsain avec une Isabelle Huppert incarnant une femme sans émotion et sans coeur .
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse