Nocturama
Note moyenne
2,7
1336 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

175 critiques spectateurs

5
9 critiques
4
34 critiques
3
33 critiques
2
39 critiques
1
34 critiques
0
26 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Daniel C.
Daniel C.

172 abonnés 732 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 septembre 2016
Il y a sans doute une dimension politique dans le film de Bonello. C'est Adèle Haenel, qui l'exprime en disant : "il fallait que ça arrive, ça devait péter". Le grand mérite de ce film, c'est qu'il n'est nul besoin de se réclamer du prophète pour coordonner une action terroriste d'explosions simultanées en différents lieux de la capitale. Quelques nuances avec la réalité : les poseurs de bombes ne sont pas dans la dèche, ni dans le Daech. Ils ne sont pas musulmans, et lorsque l'un d'entre eux évoque un possible salut paradisiaque, son coéquipier présent fait appel à une anecdote entendue en cours d'histoire : en Iran, on envoyait d'abord les ânes pour débusquer les bombes et quand ceux-ci ont refusé, on a envoyé les enfants. Point de paradis à escompter. Venons-en aux points communs avec la réalité : le discours de Valls explicitement nommé dans cette fiction anticipatrice et curieusement quasi conforme au texte officiel. Le second détail, et non des moindres, que met en scène Bonnello, c'est l'élimination méthodique et systématique des terroristes ou supposés tels. Face à ces exécutions systématisées, alors que la plupart choisissent de se rendre, la question qui vient chez le spectateur, c'est de se demander pourquoi il faut absolument les faire taire, les éliminer sans leur demander des comptes, des explications à leurs gestes. Pourquoi les museler définitivement ? Quel danger y aurait-il à entendre leurs revendications, leurs mobiles éventuels ? Certes, ils ne jouent plus selon les règles de la démocratie, mais cela doit-il conduire les forces de l'ordre à quitter les règles de la démocratie pour devenir des combattants guerriers n'ayant d'autres alternatives que la mort des assaillants. Le MEDEF a fait partie des oubliés dira l'une des participantes avec regret. L'attaque vise l'économie capitaliste dans le film de Bonello, ce ne sont pas le plus de victimes humaines, qui est dans le film leur objectif. Ces jeunes gens ont conspiré dans un mouvement collectif d'élation. Des attaques de panique et d'angoisse les gagnent ensuite. Ils sont touchants dans ce magasin circulant entre jouets et vêtements... Bref Nocturama est un film, qui met mal à l'aise et provoque une incitation à la réflexion.
Steven Merlier
Steven Merlier

52 abonnés 178 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 septembre 2016
film qui pourra être considéré comme nihiliste car peu d élément nous sont donner pour apprécier de façon normale ce film !
le film laisse de cote tout l a cote habituel du cinéma français quitte a choquer au niveau de la narration juste pour se concentrer sur les personnages et leur emotions pas besoin de savoir !
la démarche artistique du film est l entiere propos du film dans cette jeunesse perdue ! le film prend le postulat de la lenteur pour instaurer une ambiance !
c est dur a suivre parfois un peu trop lent mais ce début de 20 min sans paroles ! juste e mouvement pour mettre en place le film !
les musiques sont super bien utilisées , on a le droit a un karaoke de My Way transgenre ! d une beaute fulgurante !
ce film est bon ! bien que très critiquable
nadège P.
nadège P.

149 abonnés 538 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 septembre 2016
Je suis allée voir ce film car j'avais apprécié les deux précédents qu'avait faits cet excellent réalisateur.
Il confirme son talent à nouveau, c'est indéniable.
Il y a un peu de longueurs en début de film mais c'est pardonnable.
Quel suspens, quelle angoisse, c'est une histoire vraiment prenante et qui soulève beaucoup de questions et qui aborde des thèmes importants.
colombe P.
colombe P.

145 abonnés 695 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 septembre 2016
Le scénario est maîtrisé, fascinant et j'ai vraiment apprécié ma séance de cinéma.
On est sur le qui-vive avec les protagonistes tout au long de l'histoire, en particulier dans la dernière heure.
C'est un film fort et la fin spoiler: est absolument terrible.
axelle J.
axelle J.

129 abonnés 501 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 septembre 2016
Voilà un film tragique et dérangeant mais formidable.
J'ai aimé le thème sans concession et vif.
Il faut savoir que le scénario a été écrit en 2011 et le film tourné avant 2015.
Vraiment ce film est de grande qualité.
dominique P.

907 abonnés 2 027 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 septembre 2016
C'est un film particulièrement intrigant, inquiétant et envoûtant.
J'ai beaucoup apprécié.
Le film est de qualité, très bien réalisé et très bien interprété.
La première partie est par moments rébarbative mais la seconde partie est très prenante et inquiétante.
Il y a de la très bonne musique également.
cylon86

2 838 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 1 septembre 2016
Dans Paris, un étrange ballet prend vie. Un groupe de jeunes issus de différents milieux sociaux prépare des attentats simultanés qu'ils commettent avant d'aller se réfugier la nuit dans un grand magasin. Abordant un sujet brûlant d'actualité néanmoins développé avant les attentats ayant frappé Paris, "Nocturama" se veut être le portrait d'une jeunesse égarée qui, peu importe ses origines, veut tout faire péter. Ok mais après ? Ces actes spectaculaires ne sont que le reflet du manque d'esprit de toute une bande de personnages qui ont du mal à reconnaître qu'ils sont les premières victimes consentantes d'une société qu'ils dénoncent (en témoigne une scène dans le grand magasin où un des jeunes voit un mannequin habillé exactement comme lui) et contre laquelle ils s'insurgent, s'imaginant alors aller au paradis parce qu'ils ont fait péter du semtex. Le problème du film, ce n'est pas sa violence dérangeante, c'est le fait que Bertrand Bonello ne fait rien d'autre que de filmer du vide. Des espaces d'abords mais aussi le vide existentiel de ses personnages tous aussi têtes à claques les uns que les autres et dont on ne sait rien si ce n'est qu'ils sont paumés ce qui n'est pas une excuse pour faire exploser des bâtiments. Dans l'impossibilité de créer la moindre émotion et de donner le moindre souffle à ses personnages, Bonello compense en stylisant sa mise en scène, la gonflant d'une bande-originale sympathique mais servant simplement à combler les trous d'un film qui traîne en longueurs et qui finit par lasser jusqu'à sa conclusion où les policiers agissent comme des tueurs à gages. Difficile alors d'adhérer à ce "Nocturama" aux partis pris forts mais dont on ne sentira jamais le véritable souffle sinon le deviner, à peine le temps de trop peu de scènes.
Jorik V

1 363 abonnés 1 952 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 1 septembre 2016
Bertrand Bonnello qui nous avait hypnotisés avec sa version parcellaire de la vie du couturier Yves Saint-Laurent dans « Saint-Laurent » revient avec un film qui devrait faire débat s’il n’était pas aussi opaque. On y voit des adolescents commettre des attentats dans Paris en visant des cibles économiques puis se retrancher dans une grande enseigne de magasins de luxe. Le film se divise en deux parties bien distinctes : d’abord les quelques heures précédant l’attentat avec les va-et-vient de ces jeunes terroristes posant les explosifs dans les différents lieux puis leur retraite et leur attente la nuit qui suit dans ces galeries du centre parisien.

Le réalisateur nous assène encore une fois une mise en scène de toute beauté fidèle à ses qualités de plasticien mais oublie de nous raconter vraiment quelque chose sur les deux heures que dure le film. Il se contente de présenter des faits qui, vu le contexte actuel, ne peuvent qu’entrainer une polémique mais ne nous explique rien et c’est là que réside le plus gros problème. Libre à nous, spectateurs, de nous faire notre propre avis et notre propre interprétation de ce que l’on voit à l’écran. Sur un tel sujet on ne peut s’empêcher de trouver cela gênant. Voire nauséeux sur le fond. A peine quelques bribes de dialogues pour légèrement nous aiguiller sur les motivations de ces protagonistes qui ressemblent davantage à des fantômes qu’à de véritables personnages.

Autopsie de la société actuelle ? Analyse d’une jeunesse désabusée et désenchantée ? Diatribe politique et économique ? Tout cela à la fois ? Et si c’était finalement rien de tout ça et vide de sens. On laissera à Bonnello le bénéfice du doute, mais ce fond sibyllin dessert le film et ne lui laisse plus qu’être une jolie coquille vide et désincarnée. Surtout que la première partie est particulièrement ennuyante et improbable quand la seconde plus agréable à regarder - mais seulement à regarder – tient du non-sens. En effet quelle idée de se réunir dans une galerie d’enseignes de luxe ! Peut-être veut-on également égratigner la société de consommation... C’est trop et pas assez. Mais cela montre les limites d’un film poseur et contemplatif qui apparait surtout vain. Heureusement, une excellente bande-originale assortie de quelques fulgurances visuelles nous sort de notre torpeur suivi de l’assaut final, seul vrai moment d’intensité d’un film hermétique.
Blog Be French
Blog Be French

48 abonnés 263 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 1 septembre 2016
Bertrand Bonello, réalisateur de l’Apollonide ou plus récemment de Saint-Laurent, souhaitait intituler son film Paris est une fête, rappelant le célèbre livre d’Ernest Hemingway qui connut une renaissance après les terribles attentats du 13 Novembre 2015. Finalement le film aura pour titre Nocturama, inspiré du roman Glamorama de Bret Easton Ellis, perdant peut-être de sa dimension politique pour laisser place à un thriller glaçant, plus proche de l’auteur d’American Psycho. Car oui, Bonello reste un grand metteur en scène mais l’écriture des ses films manquent parfois de poids sur la longueur.
Le cinéaste avait pensé Nocturama depuis plusieurs années mais les récents évènements terroristes qu’a connu la France ont accéléré la sortie du film. Pourtant, il est difficile de donner un véritable crédit au discours de Bonello, tant l’écriture de ses personnages et du déroulé de cette soirée manque de contenu et de puissance. Peu importante que l’on ne sache rien des revendications, des véritables raisons qui poussent ces jeunes anarchistes à brûler Paris. Mais l’on ne peut se contenter de présenter une telle mixité juvénile (un étudiant de Sciences Po, un collégien de Saint-Denis, une jeune libanaise venue étudier à Paris…) sans creuser, ni exploiter la psychologie de quelques personnages. Ici, la fine fleur des jeunes espoirs français (Finnegan Oldfield, Manal Issa, Vincent Rottiers, Hamza Meziani) ne sont que des visages de façade, des corps plongés dans un cauchemar. Le spectateur ne s’y attache pas, ni ne les rejette pour autant, mais son questionnement repose uniquement sur le fait qu’ils soient jeunes plutôt que sur leur rapport à l’humanité. Malgré cette remarquable anecdote, contée flegmatiquement dans un bain, sur le spoiler: choix des terroristes à utiliser des enfants plutôt que des ânes
, Nocturama a réellement du mal à frapper là où il serait nécessaire d’intervenir. Difficile donc de justifier spoiler: les dernières paroles du film : un « aidez-moi ! »
, comme un cri du coeur d’une jeunesse en perdition, cette perdition reliée à un système déficient mais que l’on oublie d’intégrer totalement à son époque. A la sortie des 400 Coups, Truffaut déclara que l’adolescence était comme « une moment difficile à passer, pas quelque chose qui laisse un bon souvenir ». On sent que Bertrand Bonello souhaitait faire transparaître un message similaire, mais de trop nombreux balbutiements ont trompé son approche et son discours. Reconnaissons tout de même que le réalisateur a au moins le mérite d’attaquer frontalement ceux qu’il considère comme comme les principaux responsables ( spoiler: les médias, HSBC, Manuel Valls et les radicaux religieux
).

Mais cet échec de révolte au sein du film, ce côté V pour Vendetta bancal, dépend surtout des choix inégaux de mise en scène. Comment peut-on proposer une scène d’assaut exécutée avec une si étonnante froideur, bercée par le générique d’Amicalement vôtre et un montage aussi incisif, alors que quelques minutes plus tôt on avait affaire à des scènes apathiques, rythmées aléatoirement par Blondie ou Willow Smith ? Comment peut-on user du « split screen » aussi judicieusement ou proposer des plans d’escaliers dignes de Brian De Palma, tout en se prélassant dans des comparatifs faciles et des effets décoratifs plus vulgaires qu’oniriques ? Par son éclairage glaçant et son atmosphère claustrophobe, le cinéaste réussit le pari de nous maintenir captifs durant la grande seconde partie de son film. Avec Nocturama, spoiler: les dédales de la Samaritaine
attendaient une réponse à la vision proposée par Leos Carax dans Holy Motors. Hélas, Bertrand Bonello préfère s’en servir comme d’une métaphore capitaliste et de la bien-pensance, plutôt que de mettre en évidence ce lieu historique, reconstruit sur les vestiges d’une époque bénie où la jeunesse espérait un avenir plus noble. De plus, le film aurait vraiment mérité quelques coupes, notamment la longue séquence de préparation dont le rythme reste beaucoup trop pesant.

Si le nouveau film de Bertrand Bonello ne peut laisser insensible par son sujet et sa réalisation efficace, on reste malgré tout déçu face à un discours qui manque cruellement de hardiesse et de questionnement. La dualité entre beauté visuelle et malaise contemporain promettait beaucoup sur le papier, mais elle ressort un peu confuse dans sa finalité. Dommage, on aurait préféré voir en Nocturama un film symbole d’une génération, plutôt qu’un théâtre faisant danser la jeunesse au ralenti dans un appartement parisien embrumé.
Kiwi98
Kiwi98

294 abonnés 238 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 septembre 2016
Écrit il y a de nombreuses années, « Nocturama » se place, dès son postulat, comme une œuvre disposée à créer des débats. Subversif, le film l'est clairement, en nous attachant à des quidams qui, de manière objective, sont des terroristes. Comme il l'a déjà fait dans « Saint-Laurent » et « L'Apollonide », Bertrand Bonello, ici réalisateur et cinéaste, nous entraine dans un spleen éclatant les paradoxes : poésie et subversion, fascination et effroi, anti-conformisme et consommation, construction et destruction ; le tout épousant des personnages marginaux, jeunes, et tous issus de milieux différents, mais motivés par une conception du monde les poussant à commettre des attentats en plein Paris. Jamais nous ne connaitrons la force les poussant à accomplir des tels actes. Sont-ils révolutionnaires, sectaires... ? D'ailleurs, on peine à les prendre au sérieux : ils ont beau se rebeller, ils baignent dans la société de consommation, suivent la mode, écoutent de la musique mainstream et ne cessent de regarder leurs appareils high-tech. Le propos principal de Bonello, tout comme dans « Saint-Laurent », est donc une approche pacifique de l'anti-conformisme. La première heure du film n'est bien sûr pas sans rappeler « Elephant », long-métrage se portant sur la fusillade de Columbine, réalisé par Gus Van Sant en 2003. On retrouve les mêmes personnages mutiques, mais surtout le même montage antéchronologique et « l'effet Rashomon » (répétition d'une même scène, mais à chaque fois sous un angle différent). Toutefois, « Nocturama » n'utilise cette histoire que comme prétexte pour réfléchir aux apories de la société contemporaine.

Dans sa seconde partie, après que les gus aient commis leurs actes, le film vire au huis-clos. La bande se retrouve dans un magasin parisien luxueux, et s'y enferme dans le but d'échapper à la police. On peut dire que le film démarre réellement qu'à cet instant. Accompagné par la photographie millimétrée de Leo Hinstin, Bonello s'abandonne dans une rêverie sanglante, reprenant de manière audacieuse « Assaut » de John Carpenter, mais enfermant cette fois-ci des protagonistes ayant quelque chose à se reprocher, face au reste du monde. Ce qu'il faut comprendre, c'est que « Nocturama » ne remet pas en cause le terrorisme, ni la jeunesse, mais la société enfantant des monstres. C'est maintenant que les origines sociales multiples des terroristes entrent en jeu : certains se trimballent en costume chics, d'autres viennent du 93. On se demande comment ils se sont connus, et là non plus, le film ne se pose même pas la question, se centrant uniquement sur le présent. Fenêtre nihiliste et rêverie mettant en abîme le chaos absolu, « Nocturama » créé, à l'aide de quelques artifices, une ambiance cristallisant un anti-survival faisant malheureusement songer aux événements ayant frappés Paris le 13 Novembre 2015 (précisons que le film à été tourné seulement peu après l'attaque à Charlie Hebdo). Le cinéma de Bertrand Bonello a souvent été qualifié de baroque. Un terme qui, sans être faux, est abusif et vulgarisateur. Car si il semble aimer stimuler les émotions, le réalisateur, si il n'échappe pas à la démonstration de petit-malin, développe une esthétique allant beaucoup plus loin, épurant à l'extrême sa mise en scène pour souligner un monde capitaliste post-moderne et post-mortem.

Sensitif, « Nocturama » emporte vers un bouleversement intérieur, où gestes et mouvements entrainent vers le chaos et le vertige du coma sociétal. Flanqué d'un scénario en acier et d'une tribus d'acteurs prometteurs, ce brillant jeu narratif orchestre un ratio particulièrement large, et ainsi un confort de vision absolu dès qu'il devient psychologiquement tendu. Dès que les membres du groupe apprennent leur mort imminente, le film vire à une atmosphère froide, extrêmement stressante, se dilatant comme un échiquier venimeux entre opacité et transparence. Alliant les paradoxes pour identifier l'hypocrisie du monde actuel, « Nocturama » remet également d'aplomb la potentialité de l'industrie du cinéma en France, en nous mettant face à la fascination autant qu'à la tragédie. Explosion méticuleusement planifiée, ce long-métrage réussi à se faufiler dans les dédales de nos émotions aussi bien que dans ceux du métro. Autant ne pas avoir peur des mots : c'est une claque.
PaulGe G
PaulGe G

124 abonnés 607 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 1 septembre 2016
a quoi sert un tel film sinon a ennuyer le spectateur ? des jeunes préparent un mauvais coup mais quel est leur motivation ? pas de réponse . s'il vous plait payer vous un monteur et arrêter ses scènes longues et ses plans fixes interminables , pas étonnant que le film dure plus de 2 h. comment arrivent ils au magasin ? pas de réponse. un film d'une molesse intense et meme pas esthétique . ça suffit ce genre de cinéma .
Laurent C.
Laurent C.

295 abonnés 1 133 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 septembre 2016
Dire de "Nocturama" que c'est un grand moment de cinéma est presque un euphémisme. "Nocturama" va au-delà même du cinéma. C'est une œuvre complète qui mêlent littérature, peinture, sons et images. Dès la première image, tournée d'un hélicoptère, qui montre Paris scintillante et flamboyante, mais séparée par deux rives, l'ambiguïté sociale et esthétique domine, d'autant que lui succède tout de suite après, la noirceur du métro, à coup d'une musique électronique, dense et exaltante. Dès ce moment, le spectateur sait qu'il est rentré dans un univers fracturé et décadent, où règnent le danger, le désir, et la peur. Bonello aime le cinéma et il le rend magnifiquement bien. "L'Apollonide" et "Saint-Laurent" étaient déjà un miracle du détail. Ces œuvres profondément baroques annonçaient sans le savoir un épisode contemporain, cette fois, situé pour la plus grande partie dans l'ancienne Samaritaine, aménagée pour l'exercice en un sublime supermarché de luxe, j'allais dire de luxure et de perte. Il y a dans ce film des résurgences très anciennes d'un cinéma des années 90. On pense au fameux "Subway" de Luc Besson, sinon que les scènes ne se passent pas dans un métro mais dans le ventre de Paris, un immense centre commercial qui déborde de vêtements, de bouffe, de brillance et d'argent. Les jeunes-gens viennent ici, pour consommer, certes, mais surtout pour se protéger. Comble du paradoxe, ces adolescents se réfugient dans le temple de la consommation, alors même qu'ils s'érigent en contestataires militants de ce monde-là. Sauf quelques-uns, plus faibles, que la musique assourdissante exalte. La toute première partie de ce film est déjà une anthologie à elle toute seule. La caméra, géniale, rapide, suit le groupe de jeunes gens à travers Paris, d'une station de métro à l'autre, d'une rue à l'autre, d'un battement de cœur à l'autre, avant que tout se précipite. Tout y est : la mécanique de la peur, la précision morbide de celui qui va commettre le pire, les annonces au micro de la RATP, la musique électronique, et le passé proche qui ressurgit comme des étoiles au milieu d'un ciel lugubre. Vous l'aurez compris, "Nocturama" est l'une des plus grandes œuvres de l'année cinématographique.
brunetol
brunetol

208 abonnés 179 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 septembre 2016
Toujours aussi élégant, toujours aussi nonchalant aussi, dans les thèmes abordés de biais, avec une certaine jubilation y compris dans la noirceur, Bertrand Bonello impressionne une fois encore, avec ce film très référencé, qui puise ses influences dans une riche et éclectique cinéphilie (de Belphégor à Gus Van Sandt, de John Carpenter à Stanley Kubrick). Difficile d'y voir autre chose qu'un exercice de style, mais c'est là qu'il excelle. Des jeunes font péter Paris, juste parce que "ça doit péter"... Politiquement, on reste dans l'allégorie prudente quant aux motivations réelles de ces "terroristes" d'opérette, très improbables, qui reconstitue une mixité sociale qui d'ailleurs ne l'est pas moins (improbable). Mais le film parvient à rester d'un bout à l'autre séduisant et intrigant. Fasciné par ses jeunes comédiens, qui croisent aussi le vétéran Luis Rego et le toujours inquiétant - mais impeccable - Vincent Rottier, Bonello nous entraine dans son carousel avec grâce et inspiration, et ce sens de la musique et du son tellement rare dans le cinéma français.
traversay1

4 502 abonnés 5 400 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 septembre 2016
"L'histoire que je raconte n'a rien à voir avec les attentats de 2015." Et quand bien même, Bertrand Bonello aura beau se défendre, avec Nocturama il joue avec les allumettes et comme on ne peut le croire inconscient ... Ceci dit, il faut voir le film et tenter de comprendre son message, en essayant d'oublier le climat anxiogène de l'époque. Il est certain que Nocturama pose tout un tas de questions et qu'on ne dise pas que son discours est confus. Certes, il ne dit pas explicitement quelles sont les motivations de ses jeunes anarchistes (le terme serait peut-être plus juste que celui de terroriste) mais vu les symboles auxquels il s'attaque, les cibles semblent bien précises. Mais Bonello, en excellent cinéaste du trouble et de l'ambigüité, filme les actes et les conséquences de manière bien distinctes et c'est dans la deuxième partie que son talent se montre le plus évident (le prélude est quelque peu longuet, l'épilogue aussi d'ailleurs). Point question de réalisme, le styliste est à l'oeuvre avec plusieurs scènes fracassantes de beauté et de poésie mortifère. C'est bien là que se situe l'embarras du cinéphile qui reconnaîtra les qualités de Nocturama tout en s'interrogeant sur les risques pris à filmer un tel sujet, maintenant. On peut toujours se dire que le jugement sera plus serein plus tard quand on pourra parler uniquement de la valeur cinématographique de ce métrage abrasif et dérangeant. En attendant, ses contempteurs autant que ses thuriféraires ont les uns comme les autres de bonnes raisons ... d'avoir raison.
🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 884 abonnés 8 226 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 1 septembre 2016
L'ennui avec son nouveau film... c'est qu'il est extrêmement contemplatif.

Alors qu'un bon 90min aurait suffit, ici, c'est 120min que l'on se prend en pleine poire et qui finissent à certains moments par devenir lassantes.

Au final... si la mise en scène se veut esthétisante, c'est tout le film qui s'avère être d'une vacuité indéniable.

Dommage, on aurait voulu y croire, les intentions étaient bonnes.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse