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Un visiteur
5,0
Publiée le 1 septembre 2016
J'ai trouvé ce film magnifique, dérangeant et fort. L'esthétique y est très importante, l'image est à couper le souffle. La question du pourquoi n'est jamais réellement abordée et dans le fond, c'est tout aussi bien. Car qu'est-ce qui pourrait justifier de tels actes ? Rien. Peu importe donc ce qui motive les protagonistes, le film de Bertrand Bonello est avant tout la chronique d'un désastre. Violent et passionnant. Beau et terrible. On espère revoir très vite les jeunes acteurs de ce film, qui se révèlent talentueux.
Du début à la fin un chic visuel et émotionnel rare. Scotché sur son siège on a du mal à quitter la salle même après le générique de fin. Pas besoin d'explication ou de sens pour comprendre oû voulait aller l'auteur. Attention chef d'œuvre !!
Il y a quelques mois, dans son excellent film intitulé "Taj Mahal", Nicolas Saada filmait l'attaque terroriste d'un hôtel uniquement du point de vue des victimes, sans montrer un seul plan des attaquants, et c'était terrifiant et captivant. Ici, le point de vue du réalisateur est exactement à l'opposé. Les victimes ne comptent quasiment pas, ceux qui occupent l'écran ce sont les terroristes. Un groupe de jeunes gens hétérogènes, venus de milieux divers, et dont on se demande bien par quels chemins tordus ils ont pu se rassembler pour un projet commun. Leurs motivations restent mystérieuses. Seul un échange de propos sur le paradis offert à ceux qui sacrifient leur vie donne une maigre indication. Il faut reconnaître à Bertrand Bonello, le réalisateur, d'indéniables qualités de mise en scène, mais je ne parviens pas à saisir ses intentions. A-t-on besoin d'un film de ce genre en ce moment? Je ne le crois pas. Ou, en tout cas, je reste perplexe. 6/10
Sept jeunes gens organisent une série d'attentats simultanés dans Paris. Leurs crimes commis, ils se retrouvent à la nuit tombée dans un grand magasin de la capitale.
"Nocturama" démarre bien. Pendant sa première demie-heure, Bertrand Bonello filme sans paroles sur fond de musique électro l'arrivée des protagonistes sur les lieux de leurs méfaits : la Bourse de Paris, la Tour Global (sic) de La Défense, le ministère de l'Intérieur (bizarrement situé rive gauche), l'appartement du PDG de HSBC France... Comme dans un film de Melville ou "24 heures chrono", la nervosité des poseurs de bombes est contagieuse. On s'interroge : quels sont leurs cibles ? quels sont leurs motifs ? parviendront-ils à leurs fins ?
Hélas, "Nocturama" n'est pas un film d'action. Les bombes explosent en split screens - manifestement le budget effets spéciaux a été réduit à la baisse. Et le film s'encalmine dans un grand magasin (La Samaritaine ? Le Grand Marché ?) où les jeunes gens ont l'idée particulièrement peu avisée de se regrouper (pourquoi diable ne rentrent-ils pas tranquillement chez eux ?).
Des motivations de ce groupe, on ne saura pas grand'chose si ce n'est à travers quelques flashbacks patauds où on en voit les membres s'initier au maniement du Semtex. Dans ce grand magasin, on les voit céder aux sirènes de la grande consommation et du luxe, contre lesquels pourtant ils viennent d'orchestrer des actions terroristes. Ils forment un groupe hétérogène venant d'horizons variés : le 9-3, Sciences Po (un jeune con encravaté parlant d'égal à égal à un ministre ami de son père) ; mais Bertrand Bonello ne brosse pas un portrait de groupe.
Si "Nocturama" n'est ni un film d'action, ni un portrait de groupe, alors qu'est-ce ?
De deux choses l'une. Soit "Nocturama" est une pure œuvre d'art. Mais où est passée l'élégance du réalisateur de "L'Apollonide" aussi maladroit à éclairer ses jeunes acteurs qu'à les diriger ? Soit "Nocturama" est une prophétie politique, annonçant l'inéluctable basculement d'une jeunesse nihiliste dans la violence aveugle. Pour radical qu'il soit, ce point de vue se révèle d'une navrante pauvreté faute d'être exploité.
Une oeuvre d'auteur, un parti-pris particulier, des moments de grâce, une réalisation assurément maîtrisée, des acteurs convaincants. Co-produit par Arte, des scènes ont été tournées dans la tour.... TF1 (#magiedelaTV) !! En 1ère partie, la RATP a trouvé un parfait court-métrage pour expliquer ses lignes de métro !! On revoie avec nostalgie la Samaritaine reconstituée : de très beaux placements de produits !! Bref, un film furieusement parisien.
Il parait que c’est involontaire mais les trois derniers longs métrages de Bertrand Bonello trouvent leurs places, dans le temps, à des moments charnières de notre histoire : "L’Apollonide – Souvenirs de la maison close", un changement de siècle, "Saint Laurent", les années 60 – 70, "Nocturama", la France d’aujourd’hui. La France d’aujourd’hui, moment charnière de notre histoire ? C’est du moins ce que pense le réalisateur, qui compare la France de 2016 à une cocotte minute prête à exploser. Que Bertrand Bonello puisse faire cette comparaison, libre à lui. Que les attentats de 2015 n’aient rien changé dans ce domaine, au point que le réalisateur puisse reprendre en 2016 une idée née en 2011, libre à lui. Par contre, si tant est que le cinéma puisse avoir une influence sur la vie réelle, on peut s’interroger sur les répercussions envisageables, suite à la sortie de "Nocturama". Bertrand Bonello a-t-il voulu jouer avec le feu ? A-t-il voulu faire office de pythie face à un événement qu’il pense inéluctable ? A-t-il voulu, au contraire, essayer de montrer les conséquences dramatiques d’un tel événement ? Quelle que soit la réponse, on regrette que la réalisation soit aussi maladroite et le résultat aussi ennuyeux.
C'est parisien donc ça mène à rien !! Un film d'attentat avec au moins 40 minutes de mise en place, là, déjà, il y a un problème... Un anti fight club à la française ? Même pas ! N'est pas Nicolas Saada qui veut... Des jeunes qui font tout péter se retrouvent dans un grand magasin de luxe genre la Samaritaine, la nuit. L'attente commence, permettant une dissection de la jeunesse, dans une diversité de classe sociale la plus improbable, même au cinéma. Et là, problème, Bertrand Bonello fait l'erreur, dans sa position d'artiste, de ne pas avoir de sens politique. Il ne qualifie pas la jeunesse actuelle d'anarchiste ni d'antechrist. Ok c'est son choix. Il n'analyse pas la société, ses inégalités et l'état actuel de sa classe politique. Il n'imagine d'ailleurs qu'une réponse ultrasécuritaire aux attentats, constituant l'épilogue le plus long existant à ce jour ! Bref beaucoup de soupirs d'agacement dans la salle, des montres et portables abondamment consultés, ce film est un naufrage.
Je n'ai pas aimé et n en garderais pas un grand souvenir ... Jeunesse qui comme beaucoup a cet âge ne réalisent pas le prix de la vie... Je ne vois pas d idéal dans leur geste....Juste de la bêtise.. Je n aime pas ce réalisateur qui s est fait plaisir et qui n en a cure de donner des idées à une jeunesse qui attend au lieu de se battre pour changer la société et dire que certains d entre eux font de grandes études...realisent ils leur chance ? Qu ils aillent faire un stage en Afrique Encore un réalisateur bobo.
Bertrand Bonello est de retour aux affaires deux ans après son très beau « Saint Laurent ». Après deux films d’époque, il revient avec une fable ultra contemporaine, un exercice de style et une critique virulente de notre monde capitaliste et consumériste, à mille lieux de ses œuvres précédentes. Le pitch : des jeunes gens d'origines variées, issus de milieux sociaux différents, marchent énergiquement dans plusieurs lieux de la capitale, animés par un objectif commun, faire exploser au même moment des bombes à des endroits stratégiques. Puis, ils convergent tous vers un grand magasin parisien dans lequel ils se réfugient durant la nuit, pensant sans doute pouvoir échapper au pire. Je ne sais plus qui a dit « La société a la jeunesse qu’elle mérite » mais je trouve que cette phrase pourrait être la punchline sur l’affiche de ce film uppercut. Ce qui permettrait aussi de déplacer le débat qu’il ne va pas manquer de susciter, puisque même si NOCTURAMA fait forcément écho aux événements terroristes récents, le sens que ces jeunes donnent à leurs actes n’a absolument aucun lien avec l’extrémisme religieux de Daesh. D’ailleurs, le scénario a été écrit bien avant les attentats de Charlie Hebdo. Non, ici, il est plutôt question d’une jeunesse désabusée qui ne se retrouve pas dans les modèles que la société leur propose. Leur démarche est un geste de désespoir absolu et même si elle est évidemment monstrueuse dans sa structure, elle révèle avant tout l’échec de l’éducation, des institutions et de la morale à donner du sens à la vie, de l’espoir en des jours meilleurs, en un avenir possible. Comme toujours chez Bonello, sa grande maîtrise formelle impressionne. Son sens du rythme, la bande son (il a composé la musique), le casting mêlant novices et acteurs professionnels (dont Finnegan Oldfield, Vincent Rottiers et Manal Issa), le culot et l'audace, tout m’a plu dans ce film percutant. J’en suis sortie KO.
Oh la grosse déception que voilà! Et beh, si je m' attendais à un résultat aussi moyen, je n'aurais pas sauté dessus à sa sortie. Très lent, peu de paroles et pourtant beaucoup (trop) de personnages ! Et tout le problème est là justement: Le film autour de ces personnages et ils m'ont tous ennuyé pour les plus intéressants les autres m'ont presque fait rigoler par leur ridicule. Aucun charisme! Dommage car Bonnelo fait du bon boulot à coté de ça. Sa mise en scène est vraiment sympa : Elle installe impeccablement le spectateur dans l' ambiance du truc, on se sent mal à l'aise et on ressent bien le stress et la tension de la situation dans laquelle se trouvent ces jeunes "terroristes" si on peut les appeler comme ça... J' ai bien accroché au concept, à l'idée , au message qu'ils voulaient faire passer mais encore une fois les personnages viennent tout faire foirer par leur attitude pendant l'attente... Ensuite, On les voit plutôt comme des gosses qui se cachent de la grosse bêtise qu'ils ont faite, ce qui rend leur message caduque ... Vraiment dommage avec un scénario aussi prometteur....