Nocturama
Note moyenne
2,7
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175 critiques spectateurs

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9 critiques
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34 critiques
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26 critiques
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anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 8 septembre 2016
film nul et emmerdant comme jamais je n'en ai vu il est au même niveau que into the wild dans mon palmares !
une honte de financer cette daube !
aucuns acteurs en effet ici le casting ce sont des débutants qui n'ont jamais tournés pour les payer 5€/h ainsi le budget est fait et comme par hasard une clémence honteuse des programmeurs qui lui donne une chance en salle !
pufff dégouté d'avoir balancé des ronds pour ce navet infame
Scorcm83
Scorcm83

121 abonnés 508 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 septembre 2016
Je suis allé voir ce film complètement à l'aveugle, sans aucune idée sur le scénario ou le propos du film, et j'ai été plutôt agréablement surpris. Le fait est que le film peut sembler assez lent et propose en plus de ça une morale des plus ambiguës, inutile donc de dire que les avis divergent et que certains crient au chef d'oeuvre alors que d'autres le voient comme une merde prétentieuse sans intérêt. Personnellement, je me placerai au milieu de ça et pencherai même plutôt du bon côté vis à vis de ce film car celui possède d'indéniables qualités. La principale, c'est sa mise en scène, propre, immersive, froide et planante, je ne connaissais pas Bonello mais j'avoue avoir été conquis par le film, d'un point de vue purement formel.

En terme de fond, c'est une autre histoire et il est vrai que j'ai eu du mal à saisir le point de vue du réalisateur. Je pense qu'il s'agit d'un film sensé se positionner au plus proche de la jeunesse, et de ce côté là le film n'échoue pas totalement, dans ce sens où la jeunesse actuelle (et ce depuis la nuit des temps mais à forciori de nos jours) semble dans un désir constant de se révolter, de s'arracher à une société qui veut les enfermer dans des cases et à accomplir quelque chose de plus grand qu'eux. Le fait est que si le film se targue de choisir l'angle du réalisme, il s'agit plutôt d'une métaphore, dans ce sens où la communion de ces personnages que tout oppose, l'acte qu'ils réalisent ensemble et le dénouement du film apparaissent comme trois grandes incohérences d'un point de vue réaliste mais assez intéressant d'un point de vue métaphorique. En effet, je trouve que le film est très juste dans son portrait d'une jeunesse qui veut s'émanciper de la société tout en s'y intégrant de plus en plus malgré eux, et du fait que leurs choix entraînent finalement le contraire de ce qu'ils souhaitent.

Je ne veux pas trop en dire pour éviter de spoiler l'intérêt du film mais celui ci est suffisamment intéressant en ce sens qu'il donne à penser et traite effectivement d'un mal être sociétal qui touche les jeunes du vingt-et-unième siècle, dans l'ère des réseaux sociaux et de l'information à grande vitesse.

A voir
Felipe Dla Serna
Felipe Dla Serna

32 abonnés 246 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 8 septembre 2016
Franchement je ne vois pas ce que les critiques ont vu à ce film qui est pour moi juste une tentative ratée de faire un film original qui n'est pas par ailleurs pas un. En effet ni l'histoire est intéressante peut être juste un peu intéressée vue la conjoncture actuelle (un groupe de copains qui plastiquent Paris sans but cohérent) ni le scénario est original, ni le style narratif est novateur ( le recours aux plans sur des différents points de vue qui se suivent est du déjà vu). Plus ou moins bien joué, je retenu néanmoins la BO (du Bonello, le musicien) sans autre intérêt.
selenie

7 460 abonnés 6 690 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 septembre 2016
Des jeunes agissent méthodiquement pour faire exploser 4 sites symboliques dans Paris. Du terrorisme dit "cocotte minute" (selon Bonello lui-même) où comment des jeunes, devant le constat que notre société n'est plus viable, décident d'agir et de répondre à l'extrême à la question "pourquoi ça n'explose pas ?". Bertrand Bonello est un grand réalisateur, d'une inventivité certaine mais malheureusement si la forme est créative et prenante le fond est vain et sans grand intérêt.
Cine vu
Cine vu

162 abonnés 580 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 7 septembre 2016
Entre la glace et le froid

Le film débute sans prologue, la caméra s’attache tour à tour à des jeunes que l’on sent tendus et en plein préparatifs, sans savoir de quoi, on sent que c’est grave.
Et en fait le film ne démarre jamais malgré ses 2h10 au compteur. Tant on reste en surface, à la porte; c’est selon, et qui plus est une marque de fabrique de Bertrand Bonello.
Il n’est qu’à se souvenir de « L’apollonide… » Foin! Le réalisateur a la carte (je crois que je n’ai jamais écrit cela) Télérama/Libé…
Donc adoubement en règle; comme si justement il pouvait y en avoir une !

Là qu’est-ce ? Qu’y a t-il de génial dans ce film ? Qu’y a t-il de profond ? Je n’y ai rien vu ou si peu mais alors beaucoup beaucoup de mode, puisque les jeunes terroristes se réfugient dans le grand magasin (hélas pas de Marx Brothers dans ces « frères LaTerreur » !) du Printemps.

Quel long plan séquence, lorsqu’un des protagonistes sort fumer, sur les vitrines Myake, que l’on sait, dorénavrant l’écrire correctement. Et puis les longues, très longues déambulations, dans les rayons de mode, encore, toujours, jusqu’à plus de pellicule. Il est vrai que le sieur s’est fendu d’une réalisation sur Saint Laurent.

Des jeunes gens nous ne savons rien. Rien de ce qui les motive ou de ce qui les unit -le peu que nous savons ou devinons est pauvre- alors qu’à l’attaque d’un sujet de ce type, un minimum est même en deçà; mais sans doute monsieur Bonello est au-dessus.

Il n’y aura donc aucune polémique avec l’actualité car le film est sans âme, froid et inanimé. Certes, on a compris Bertrand, les personnages sont -et nous sommes- des pantins! La belle affaire…
Alors pantins en Cardin, en Myake ou Saint Laurent?
Je m’en fous un peu, non! royalement.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 10 juillet 2019
Nocturama, c'est le vide total. Malgré une proprette ouverture aérienne sur Paris, seule véritable (omni)présence du film, l'incipit souterrain fatigue. Parabole ratée, invraisemblances grotesques, recours permanent à l'ostentatoire : Bonello allume des flammes que son art pompier éteint trop prestement - laissant, pour seul manifeste, la mousse informe et veule dont sont faits ces jeunes.
Sylwish
Sylwish

10 abonnés 79 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 6 septembre 2016
Avec L'Apollonide, Bonello nous offrait un sublime portrait de femmes, lumineux, érotique, glauque. Avec Saint Laurent, le réalisateur marquait encore plus fortement sa vision du cinéma : abstrait, poétique, expérimental. Avec Nocturama, je ne sais pas, je ne sais franchement pas ce qu'il a voulu faire. Avant toute chose, le film souffre d'un manque de crédibilité évident (des acteurs pas toujours justes, des situations surréalistes, une tension inexistante). On suit une brochette de gamins dans tout Paris, qui marchent, courent, tournent à gauche, à droite, prennent le métro : on est en droit de s'attendre à ce qu'une urgence se dégage de ces mouvements. Mais non. On parle de poser des bombes, on parle de terrorisme. Les acteurs sont bien trop tranquilles, on n'y croit pas. On tue des gens, on n'est à peine bouleversés. Pourquoi ces bombes? Pourquoi ces actes? Quelles revendications? Le spectateur n'est jamais mis dans la confidence. Ce manque d'information, qui apparaît plus ou moins comme un choix délibéré, cache un énorme manque de fond : les dialogues sont médiocres, le contexte n'est jamais posé, les seconds rôles font la plante (le couple de clochards, par exemple, n'apporte rien). C'est un film pauvre. Les personnages masculins sont antipathiques, voire stupides, et les personnages féminins sont léthargiques. On aurait souhaité voir Vincent Rottiers (toujours formidable) et Adèle Haenel (toujours électrisante) plus en lumière, ici trop peu présents. Le film reste vague sur tous les niveaux : la profondeur des personnages, la politique en cours (Valls est cité une fois), les ennemis, la religion (le Paradis est cité)... On ressort surtout avec une question au bout des lèvres : pourquoi ce groupe, qui avait tout préparé minutieusement (on jette les portables, on ne s'appelle pas, on fait comme si on ne connaissait pas dans le métro) décide-t-il de se retrouver, après les actes commis, dans un centre commercial? Ils ont l'air d'avoir beaucoup de choses à dire, les petiots, beaucoup de revendications, sur la société, le monde, la politique, mais quand ils sont tous enfermés dans Printemps, ils jouent aux jeux vidéo, ils picolent, ils écoutent de la grosse musique, ils font les forts, les durs, ils se maquillent et changent de vêtements, affichent clairement leurs marques... Ils crachent sur le capitalisme en faisant péter des bombes à des endroits stratégiques et ils leur roulent une pelle à la première occasion. C'est moi où c'est pas logique, tout ça??
pierre72
pierre72

162 abonnés 367 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 6 septembre 2016
Dans la famille "réalisateur intello qui a la carte dans toute la presse ciné et autre " demandez...le père ? le fils ? ... bref Bertrand Bonello. Avant de partir en salle, révisez votre manuel de cadrage, relisez sa bio sur Wikipédia et prenez trois cafés bien serrés. Ensuite choisissez parmi les cinémas qui projettent "Nocturama", une salle aux fauteuils pas trop confortables ou alors habillez-vous léger et allez dans un multiplexe qui force sur la clim, cela vous aidera à rester éveillé. ( Il y a bien l'espoir d'une salle pleine de mangeurs de pop-corn, mais franchement je ne suis pas certain que la clientèle des films de Bonello s'empiffre de sucreries au cinéma !). Et là en route pour un voyage en création cinématographique !
Quand on donne dans la création, on court le risque de laisser en route des spectateurs, pas vraiment au diapason du projet et dont la sensibilité n'est sans doute pas tout à fait éduquée surtout si l'on n'a pas lu la prose en extase de pas mal de critiques. Et dans "Nocturama" notre patience est mise à rude épreuve. Le film démarre avec de longs plans de jeunes gens arpentant des couloirs, des immeubles, des rues, hommage sans doute à "Elephant" de Gus Van Sant, image d'une jeunesse solitaire mais avec de la violence à l'intérieur ( Rooo, c'est bon ça coco pour la promo!). Je l'avoue ces trente minutes, même au son d'une musique à faire vibrer vos boyaux, même avec des cadrages qui se veulent originaux ou qui se répètent ( pour faire genre sans doute) m'ont copieusement rasé. Le thème du film ayant déjà filtré, il m'était donc acquis dès le départ que ces jeunes gens de toutes origines et de tous milieux fomentaient un attentat. Alors une demi-heure de mise en place, c'est long ! Un split screen plus tard, l'affaire est entendue, tout a sauté, brûlé et nos jeunots ont la drôle d'idée d'aller s'enfermer dans un grand magasin. Je ne sais pas vous, mais j'aurai été dans leur cas, avec des têtes de personnes lambdas comme ils avaient, je serai rentré chez moi peinard.... Non, nous sommes au cinéma dans un film expérimental, et donc on file au... Bon Marché ?... à la Samaritaine ? ... au BHV ?, on ne sait trop, mais dans un temple du libéralisme marchand regorgeant de marques de luxe, de champagne, de haute technologie... Cette idée bizarre sensée les protéger jusqu'au lendemain où ils ressortiraient ni vu, ni connu ( surtout quand un complice assassine les vigiles), donne lieu à un spectacle encore plus déroutant. Avec un minimum de dialogues mais avec une image aux cadrages très alambiqués, on regarde cette bande de mollusques, dont on se demande comment ils ont pu avoir l'intelligence et quelques convictions pour échafauder ces actes terroristes, errer l'oeil vide parmi les rayons.
La fin sur le blog
PLR
PLR

559 abonnés 1 785 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 septembre 2016
Quel film ! Certes, au premier abord il peut apparaître un peu difficile au commun des spectateurs. Le démarrage est à dessein lent, avec peu d'action. Après coup, on comprend que le scénario a pour lui la durée inhabituellement longue du film et que beaucoup de temps est pris pour la finalisation du sujet, pour sa mise en tension. Ceci peut rebuter un public davantage avide d'action rapide. Produit par Arte, on est ici quelque peu dans le cinéma d'Art et d'Essai. Du film d'auteur assurément. Du sujet on sait aussi déjà beaucoup de choses à l'avance, ne serait-ce que par les Secrets de tournage ici. L'intrigue largement dévoilée éloigne le spectateur des faits et reporte son attention sur les membres de cette "cellule invisible", genre Tarnac. Pas des mercenaires ou des para-militaires mais des jeunes, dans leur diversité. Et, mine de rien, une sorte de syndrome de Stockholm finit par se glisser. Notamment face à l'issue brutale et sans tergiversations dont on ne peut s'empêcher de penser qu'elle aurait pu être visée par la censure en ces temps troublés. Vraiment, un film qui secoue.
Archibald T.
Archibald T.

21 abonnés 209 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 septembre 2016
Huis clos angoissant qui manque de profondeur politique mais qui reste assez réussi dans son ensemble.
St Montipel
St Montipel

8 abonnés 152 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 5 septembre 2016
Non ,non et non! Après un début prometteur ,la mise en place de ce qui est le coeur du film, tout dérape vers ce qu'il y a de pire dans le cinéma français, esthétisme, intellectualisme incompréhensible et il faut avoir beaucoup d'imaginations comme certains critiques pour y voir une révolte sociale...Le meilleur film de 2016, non pour l'instant l'un des plus mauvais!
DarkAkuma02
DarkAkuma02

61 abonnés 506 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 septembre 2016
Des jeunes aux profils différents participent à une opération dans Paris en se rendant à divers endroits de la ville.
Il est très difficile de commenter ce film, les moindres éléments paraissant dévoiler un scénario dont tout repose sur l'ambiance. J'ai trouvé cette démarche originale et vraiment captivante, mais lorsque l'histoire s'est terminée j'ai tout de même été frustré. Le résumé détaillé de l'ensemble de ce long-métrage est simple : spoiler: dans une première partie, des jeunes placent des explosifs à différents endroits de Paris afin qu'ils explosent tous en même temps, puis dans un second temps ils se réfugient dans un grand magasin où ils avaient prévu de rester caché plusieurs heures mais finissent abattus par la police
. Bien que l'intérêt du récit ne se trouve pas dans leurs motivations, leur but ou leur histoire, cela m'a manqué qu'il n'y ait pas la moindre explication.
 Kurosawa

674 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 10 septembre 2016
Sans rapport direct à l'actualité, Bertrand Bonello signe un grand film politique dans la mesure où celui-ci est avant tout intuitif. Pour le réalisateur de "Saint Laurent", être cinéaste c'est "mettre en forme ses intuitions", c'est donc pour le cas de "Nocturama" mettre en scène une idée de la société contemporaine et plus précisément de la jeunesse. Arrivée au point insurrectionnel, elle déciderait de poser des bombes dans des lieux précis de Paris (le ministère de l'Intérieur comme symbole politique; l'immeuble d'une grande banque comme symbole financier; la statue de Jeanne d'Arc comme symbole républicain repris par l'extrême-droite), dans un ballet mutique de bout en bout hypnotique et fascinant où seuls les gestes comptent. Ni discours ni psychologie, même dans l'insertion de deux superbes flashback qui montrent brièvement la composition du groupe et la préparation des attentats, mais une même volonté de frapper fort tout en souhaitant éviter un trop grand nombre de victimes avant de se retrancher dans un Grand Magasin. Une fois l'irréparable commis, une fois passées les marches dans les dédales du métro et les actes dans les lieux visés, il ne reste plus que l'attente dans le temple même de la consommation, cimetière qui fait revenir les morts afin d'hanter ceux qui seront avalés par les flammes infernales, lieu onirique et fantasmé qui projette déjà la fin inéluctable (la scène des mannequins protégés par le plastique) de jeunes dépassés par la réalité et rattrapés par leur innocence, qui se maquillent, jouent et écoutent de la musique à fond pour retrouver la part enfantine restée invisible lors de la première partie à l'extérieur. Bonello ne juge pas ses personnages mais les accompagne dans leur tragédie et leur mélancolie, sentiments incarnées à merveille dans les deux dernières musiques écoutées ("Call Me" et le thème principal d' "Amicalement vôtre") et tente désespérément de retenir le temps en multipliant les points de vue dans les mêmes scènes rejouées, idée formelle déjà employée par Bonello dans "L'Apollonide", à l'instar du splitscreen qui sert ici à montrer la fracture d'un groupe qui n'avait pas prévu l'assaut final du GIGN, d'une froideur implacable et génialement découpé par un cinéaste qui prouve qu'il est autant à l'aise dans une abstraction imprégnée d'un dandysme langoureux que dans un hyperréalisme capable de générer une tension à la fois vibrante et malaisante. Bertrand Bonello a donc réalisé le grand film politique et esthétique espéré et pose un regard bouleversant sur notre jeunesse, inscrite dans un monde qui l'attire autant qu'il la révulse, révoltée puis gagnée par ses pulsions de mort, dangereuse avant d'être déchirée, anéantie. Lumineux et désespéré, un film pour l'avenir !
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 5 septembre 2016
Une purge sans nom. Le pire film que je n'ai jamais vu au cinéma. Un scénario d'une telle faiblesse qu'il pourrait avoir été écrit par un collégien. Comment peut on soutenir et participer de manière financière à un film qui ne contient que du néant ?!!
Honte au scénariste je me demande comment il peut se regarder dans un miroir.
Cela n'a ni queue ni tête et aurait seulement du faire l'objet d'un court métrage de 10mn maximum.
Je le déconseille à tout le monde. Payer 8e pour cela est indigne
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 5 septembre 2016
Ce film dénonce de façon plutôt audacieuse notre société de consommation et une certaine politique de l'état.

En effet avec les attentats récents qui ont secoués la France c'est plutôt osé de se servir d'attaques explosives simultanées dans Paris pour se faire entendre.
Mais au final c'est mieux ainsi je dirais juste The show must goes on, le cinéma n'a pas à ce censurer à cause d'événements surtout que le film ne parle pas de religion.

L'idée est de faire bouger les choses mais au final les "heros" n'ont presque pas la parole, ils sont n'importe qui et leurs revendications sont floues. Sans spoiler la fin je dirais que j'aurais voulu en entendre plus.

Le film se déroule en deux parties distinctes.

Dans la première partie de jour c'est une ouverture totale sur Paris, son métro et ses couloirs, ses rues et immeubles. Il y a très peu de dialogue, les personnages sont froids et très organisés.

La seconde partie de nuit est un huit clos dans un grand magasin non nommé mais c'est la Samaritaine que je reconnais pour y avoir travaillé pendant quelques années.
Cette partie permet de découvrir davantage les personnalités de chacun et leurs ressentis.

Le contraste entre les deux parties est très intéressante. Le jour et la nuit, l'ouverture et le huit clos, le silence et les paroles.

Le film est parfaitement accompagné par une bande son parfaitement adapté à chaque situation.

Le montage nous offre quelques séquences en split-screen que j'adore et certaines scènes sont très bien montés avec un petit flash-back pour nous offrir des points de vue différents.

Je ne connaissais pas le réalisateur qui a également ecris le film Bertrand Bonello. Je vais davantage me concentrer sur sa filmographie.
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