Aux frais de la princesse
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Yannickcinéphile

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1,0
Publiée le 23 janvier 2025
Les Tuches de 1969 s’appelaient les Eloy et partaient en vacances aux sports d’hiver dans ce 2e volet de leurs aventures ! Bon, je le dis de suite, c’est mauvais ! L’abattage des comédiens ne peut malheureusement suffire à sauver cette comédie médiocre, d’autant que côté comédiens justement, ça fait le minimum syndical ! Blanche n’en fait vraiment pas lourd, Galabru joue une énième fois son second rôle d’encombrant empoté, certes sympathique mais sans surprise, Jean Poiret est inutilisé hormis pour un numéro de travesti assez ridicule, et finalement c’est peut-être Marthe Mercadier qui s’investit le plus et retient l’attention dans un mic-mac peut entrainant. Il n’y a en effet pas de scénario, et les vagues esquisses d’histoires qui sont mises en place restent vraiment de très vagues esquisses ! spoiler: L’intrigue autour du diamant est complètement relayé au second plan au profit des gags vacanciers de la famille Eloy. C’est franchement rase-motte.
C’est pas méchant, c’est pas vulgaire, mais c’est tellement le minimum syndical en terme d’écriture… Quelques rares répliques amusent, quelques situations font sourire, surtout grâce au décalage temporel qui rend l’ensemble quasi-documentaire par moment, mais le film n’arrive jamais à embrayer au-delà. La dernière partie avec le spectacle plonge carrément dans le vaudeville type « amant dans le placard » tellement c’est éculé. De fait, il est difficile de se laisser embarquer dans cette comédie, qui aurait pu, par ailleurs, être sympathique en étant mieux écrite, car il y a le cadre alpin qui est assez plaisant, et même, quelques scènes d’action qui mieux employées auraient pu déboucher sur un film un peu plus entrainant. Il faut le reconnaître, la réalisation signée du quasi-anonyme Roland Quignon est des plus basiques et la bande son, anecdotique, n’aide guère à donner du punch à l’ensemble.
Pour ma part, ce qui ressort de ce métrage c’est un certain potentiel, tant dans le casting, le cadre que le sujet qui aurait pu donner lieu à des situations cocasses. En définitive, on a un métrage qui ressemble plus à un Camping contemporain ou à un Les Bronzés font du ski mais sans rythme, avec des répliques qui tombent à plat et des acteurs en mode minimum syndical (ils ont réellement dû tourner le film pour faire 15 jours de vacances à la neige !). 1
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