Dheepan
Note moyenne
3,8
4100 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

389 critiques spectateurs

5
30 critiques
4
133 critiques
3
120 critiques
2
72 critiques
1
23 critiques
0
11 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Scorcm83
Scorcm83

121 abonnés 508 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 août 2015
Jacques Audiard est sans aucun doute l'un des meilleurs réalisateurs français à ce jour (LE meilleur selon moi). Il est le seul à être capable de proposer des films à la fois noirs et sociaux tout en restant parfaitement crédible et en s'éloignant au maximum des clichés. Je crois que c'est cette pureté et cette justesse qui font que chacune de ses oeuvres est un régal et qu'on y rentre dedans sans aucune difficulté.

Dheepan ne déroge donc pas à la règle, en proposant une entrée en matière frontale et directe comme toujours chez Audiard, on se retrouve témoin d'une tranche de vie de cette "fausse" famille, qui va devoir mentir aux autres pour pouvoir survivre et rester en France, mais également se mentir à eux même, par rapport à leurs convictions, leurs rapports et leur passé. La mise en scène est sobre, beaucoup moins spectaculaire que ses précédents films, on retrouve toujours la parfaite utilisation de la caméra portée qu'Audiard est encore une fois l'un des seuls à véritablement maîtriser. La photographie sans être incroyable au premier abord propose dans le dernier quart du film surtout un jeu sur le rouge et le vert particulièrement intéressant; les moments sombres, en étant fréquents, sont par ailleurs très bien travaillés.

Le trio d'acteurs principaux est bluffant de justesse, et je me dois de décerner une mention spéciale à Vincent Rottiers, vu il y a quelques semaines dans Bodybuilders, qui tient ici un rôle à l'opposé du film de Roshdy Zem mais dans lequel il se révèle excellent. J'aurai quand même préféré un approfondissement du personnage qui se retrouve un peu superficiel comparé au travail psychologique effectué sur Dheepan et Yalini.

Le film accuse de quelques longueurs arrivé à la moitié et nous laisse finalement une sensation un peu amère. Contrairement à ses oeuvres précédentes, Audiard semble ici s'essouffler assez rapidement avec son sujet et ne plus trop savoir où véritablement l'emmener. A l'inverse d'un Prophète, bien huilé du début jusqu'à la fin ou d'un De rouille et d'os, sans suivre de structure particulière, qui semblait parfaitement rodé, Dheepan accuse un peu le coup à plusieurs moments, en nous laissant la sensation de tourner en rond mais également d'arriver en bout de course trop vite. L'avant dernière séquence surprend donc par son jusqu'au boutisme et par le contraste qu'elle créé avec le reste du film. Seulement, je ne la considère absolument pas comme ratée, au contraire, elle m'a complètement bluffé par sa maîtrise, l'originalité de sa construction et par le coup de poing qu'elle assène à son spectateur.

Effet voulu de la part de Jacques Audiard ? Je pense qu'à son niveau, le doute n'est pas permis et que le monsieur savait parfaitement ce qu'il faisait.

En conclusion, Dheepan est un film que je conseille sans aucun problème, clairement en dessous d'un Prophète et De Rouille et D'os, mais à des années lumières de la production cinématographique française annuelle. J'ai eu l'impression qu'Audiard n'est pas allé au bout de son sujet et qu'il aurait pu rajouter beaucoup plus de séquences marquantes, mais le fait est que le film est construit de cette manière, et je pense que c'est un choix artistique fondé, volontairement anti-spectaculaire.

Je ne me prononcerai pas sur le fait qu'il ai remporté la Palme d'Or n'ayant pas vu les autres films en compétition, peut-être un peu faiblard au vu du prestige de la récompense, mais absolument pas honteux.

A voir !
Gfa Cro
Gfa Cro

59 abonnés 576 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 31 août 2015
Les trois quarts du film m ont paru passionnant mais la fin, à partir des deux motos pourchassées, et encore plus à partir du moment où le fils du vieux est préoccupé par sa dispute avec son associé, cette fin frise le ridicule et en tout cas est bien malvenue.

C est bien dommage car cette histoire familiale est touchante, intéressante, instructive. Heureusement ce corps de l histoire est suffisamment puissant pour qu on puisse oublier ces fins. Et de toute façon, ce qu on découvre de la nature humaine durant ce corps du film restera longtemps.
pgioan
pgioan

32 abonnés 134 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 août 2015
Mais oui, ce film mérite largement sa palme d'or , à la fois par sa forme et par son fond : oui, l'esthetisme n'est pas un défaut, les images sont belles et efficaces , elles portent le film de bout en bout , et oui, le sujet est bien traité. Je suis attéré par certains critiques qui ralent parce que on montre la banlieue des racailles françaises, en contrepoint de l'angleterre, parceque le dernier tiers du film montre le héros comme un 'justicier'... Ils n'ont pas compris ou ne veulent pas voir que que dès le début, il ne s'agit pas d'un pauvre type qui fuit un pays en guerre mais d'un "Tigre" activiste armé, on nous le rapelle au milieu du fime, non, ce type n'est pas un "gentil" , lui accepte de vivre la banlieue violente , et d'y être actif, contrairement à sa "femme" qui , elle , est une réfugiée lambda et souhaite la paix: voila un des sujets majeur du film , voila pourquoi la "paix anglaise" sera , finalement, non pas ridicule mais onirique, c'est évidement ....
SansCrierArt
SansCrierArt

58 abonnés 432 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 30 août 2015
Dheepan, Yalini et Lllayaal, Sri Lankais Tamoul, fuient la guerre civile pour la France. Ils se font passer pour une famille afin d'obtenir plus facilement le statut de réfugiés.
L'histoire de ces trois réfugiés, de plus, faux couple et faux parents, qui essayent de s'en sortir et de s'adapter dans une vie et une culture totalement éloignée de la leur, est délicatement racontée. Les comédiens sont excellents (dont Vincent Rottiers toujours très juste), les portraits bien dessinés, la mise en scène soignée. Ce qui cloche à mi-parcours, et de plus en plus, au fil du film c'est la somme d'invraisemblances que crée le contexte outré de banlieue, véritable zone de non droit, désertée par ses habitants et dirigée par les dealers. On ne comprend pas très bien pourquoi Audiard s'éloigne de ce qui nous semblait être un sujet (les réfugiés en Europe) suffisamment complexe pour ne pas avoir à en rajouter. Le film perd toute finesse pour devenir un fourre-tout violent et informe avec une fin, une fois de plus chez Audiard, ridicule et discutable sur le fond. Au final, on ne voit pas très bien ce qu'il veut nous dire.
Michel C.

369 abonnés 1 798 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 août 2015
Palme d’Or du dernier Festival de Cannes, j'étais très curieux de le voir. En effet, Audiard a fait très fort. Un sujet qui est encore plus brûlant ces derniers jours. Drame de l’immigration, cette histoire d'une famille factice, juste créée pour échapper aux horreurs du Sri Lanka, des acteurs inconnus et tellement investis et attachants. Curieuse histoire de se retrouver dans le ghetto de banlieue Parisienne après avoir fui la guerre, de se retrouver dans cette jungle aux mains des maffieux (drogue & armes) où règnent d'autres types d'horreurs .. et c'est là sous nos fenêtres ! Un film qui finit bien, on se demande comment, car la réalité est bien plus glauque !! **
Mephiless s.
Mephiless s.

72 abonnés 697 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 août 2015
Un petit déçu par le nouveau film de Jacques Audiard. Le réalisateur a vraiment su montrer son talent dans :"Un prophète" oui encore:"De battre mon coeur s'est arrêté". Mais là ce qui coince le plus c'est la vision de la banlieue, qui semble une fois de plus un peu décalée de la réalité. Il y a des trafics de drogue, des armes etc... D'autant que la deuxième partie du film va un peu n'importe où et n'apporte pas grand chose au film. Néanmoins les acteurs sont vraiment excellents et certaines scènes, accompagnées de la très bonne bo les rendent superbes exemple:Quand Dheepan est tout seul sur sa chaise, avec une lumière rouge très bien gérée ou encore quand spoiler: il monte les escaliers à la fin du film, dans de la poussière avec son revolver et son outil et qu'il élimine les personnes
islander29

1 028 abonnés 2 664 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 août 2015
le scénario est plutôt trop simple et cela affaiblit le discours du film même si la technique est totalement maitrisée...Audiard fait passer un message qui plait ou ne plait pas..... spoiler: ( pour les immigrés la France n'est pas une terre d'accueil (il est très virulent, voir cynique).., le bonheur est en Angleterre) Je préfère ne pas prendre position tant il y a de sous entendus politiques à cette question qui mérite quand même d'être posée....Pour le reste le film est bien filmé et juste en émotions , souvent accentuées par ses musiques dont Audiard a le secret.......Qualité de l'image, du jeu d'acteurs aussi, qualités des dialogues, celui des banlieues fait froid aux yeux.....La dernière partie comme l'ont souligné certains internautes est violente, mais Audiard aime enfoncer les clous là où il le faut et cela reste très largement supportable aux plus de 12 ans.....
Un film qui au fond , je trouve, reste dans la lignée du réalisateur, avec une émotion crue, de la violence dans les rapports humains et des caractères paumés (ici la banlieue)...Vaut quand même le coup d'être vu au cinéma , je pense.....
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 29 août 2015
toute la première partie où les trois protagonistes font "connaissance" est intéressante.

puis cela se dégrade dans la "cité". la partie "Rambo" permet à Audiard de se défouler. L'ultime scène Londonienne est vraiment incompréhensible.

reste les acteurs.
Serge V
Serge V

88 abonnés 446 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 29 août 2015
palme d'or à cannes ,incompréhensible ! une première partie ,ou des immigrés chassés du srilanka par la guerre forment une fausse famille et essaient de s' intégrer dans une banlieue gangrenée par la violence et le trafic de drogue , partie intéressante , émouvante et bien interprétée mais déjà vue des dizaines de fois dans d'autres films , nous arrivons alors dans la deuxième moitié du film et dans l'invraisemblance totale ,la violence se déchaîne ,les dealers entrent en action et flinguent à tout va , le héros, dheepan ,se met dans la partie et fait une hécatombe de méchants ! je ne parlerai pas de l'épilogue, grotesque et arrivant comme un cheveu sur la soupe ! il existe une nation,le costa rica, qui n'a pas d'armée, audiard a inventé un pays ,la france ,qui n'a pas de police !!! c'est peut-être cela qui a plu aux nombreux étrangers du jury de cannes trop contents de stigmatiser notre pays , en tout cas une palme d'or en toc pour moi .
vidalger

378 abonnés 1 311 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 août 2015
Audiard a plutôt obtenu la Palme d'or au titre de " l'ensemble de son œuvre " que pour ce Dheepan long et brouillon, loin des sommets du Prophète ou de De rouille et d'os, pour ne parler que de ses derniers films. Pour un admirateur de ce cinéaste toujours original et souvent téméraire, il était tentant d'aller voir ce mystérieux film sur le thème de la confrontation entre des migrants fraîchement débarqués du lointain Sri Lanka en guerre et une bande de petits voyous des " cités " de la banlieue parisienne. On n'est pas davantage convaincu par la trop rapide exposition de la situation au Sri Lanka que par la présentation d'une cité ravagée par les trafics (pour ça, on continuera à se référer à Kassovitz). Les trois comédiens tamouls sont très convaincants et Rottiers, en Bébel du 21 ème siècle, nous gratifie sans trop se défoncer, de son énième rôle de voyou au grand cœur.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 29 août 2015
Faut-il faire confiance à la Palme d'Or ? Faut-il faire confiance à Audiard ? Ma réponse sera oui. Surtout avec l'actualité brûlante de cet été, les centaines de milliers de personnes fuyant leur pays en guerre et prêtes à tout - à toutes les morts - pour toucher la terre promise... Le film débute au Sri-Lanka, ne s'appesantit pas sur les malheurs de ses protagonistes. Ils ont peut-être eu leur lot de souffrances, mais il reste une longue vie à vivre et il faut agir pour en faire quelque chose. Pas de sentiments, on signe, on grimpe dans le bateau et la voix sublime d'un haute-contre vient nous prendre aux tripes durant le générique - qui serait le temps du voyage. Ce ne sera pas l'Angleterre mais la France, soit. Toute cette aventure pour quoi ? Pour vendre des serre-têtes fluo à la sauvette entre deux descentes de police. Ce qui, encore une fois avec l'actualité du mois, nous semble être un sort paradisiaque comparé au cauchemar de certains. Et puis tiens, notre fausse famille de trois Tamouls, voilà qu'on l'installe dans un travail que plus personne ne veut faire : concierge dans des barres d'immeubles d'une cité glauquissime. Les Tamouls ne viennent pas d'une ancienne colonie française. Ils n'ont donc pas d'histoire dans ce coin d'Occident, ne revendiquent rien, fabriquent tranquillement leur petit nid, et l'air de rien, leur petite famille artificiellement créée. Tout discrètement par exemple, leur appartement se colore, devient chaleureux. L'enfant apprend vite, le faux papa est bon bricoleur et il arrange son univers, la fausse maman avec son caractère de cochon finit par assumer sa part de marché. Et puis il y a les autres. Pour le coup, les Occidentaux "de souche", on les voit à peine - en gros, quelques instituteurs à l'école de la gamine. Les autres sont nés après deux ou trois générations de pure immigration, les autres ont reconstitué un drôle de pays, avec des règles simples et strictes, pour leur plus grand confort et au détriment de tout-tous ce qui les entoure. Trois Tamouls s'installent, avec un guide sympathique et dynamique qui les présente aux "villageois" ? On fait tellement peu attention à eux que l'un des personnages les assimile aux Chinois. En guise de télé, nos trois amis ont cette fenêtre du rez-de-chaussée donnant sur la vie "au sol" des étranges habitants de cet étrange pays. Il faut se déguiser en passe-muraille, ne rien chercher à comprendre de cette mini-guerre civile régie elle-aussi par des lois étranges. Et jusque là, j'ai apprécié le voyage qu'Audiard nous fait vivre. J'avoue même que ça m'aurait amplement suffi, l'évolution de nos trois héros dans leur famille recomposée, et dans ce monde qui ne leur veut pas de mal du moment qu'ils restent transparents. Puis il y a un tournant. Et sans rien dévoiler, je n'ai pas compris ce qu'Audiard a voulu faire. Confiance ? Une confiance qui s'est un peu clairsemée à ce moment-là. On veut bien le suivre, mais pas dans cette impression d'incohérence. Autre détail qui m'a gênée : Vincent Rottiers que j'adore a un petit visage vibrant de Chti ou en tous cas de gars du Nord. Il s'appelle Brahim dans le film, mais on a du mal à croire qu'il est le fils de cet homme silencieux, et qu'il appartient à la même bande que tous les gros bras du rez-de-chaussée. Son itinéraire, son destin dans le film n'est pas très clair non plus. Et c'est dommage. Pour ma part, j'ai aimé la fin du film, qu'on s'y attende ou non, que ce soit cliché ou non, Audiard, après ce dernier tiers où - à mon avis - il s'est un peu perdu, boucle la boucle et met un bon point final à son film. Quelques regrets donc, une belle histoire quand même, et juré promis, la prochaine fois que je croise un vendeur de serre-têtes fluo ou de roses à la sauvette, je lui offre au moins mon regard, sinon mon plus beau sourire !
Cédric A.
Cédric A.

6 abonnés 15 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 août 2015
J'ai trouvé le film original tant par la mise en scène que par le sujet ou les acteurs. Je pense que l'abandon de la cité par les services de l'état me paraît exagéré mais peut-être pas....
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 30 août 2015
Avec sa palme gagnée en mai dernier, Jacques Audiard rentre dans le panthéon du cinéma mondial, pourtant "Dheepan" est loin de la qualité de ses dernières œuvres. Souvent irréprochable chez Audiard, le scénario est la faiblesse du film. Ici, Il est "trop", trop ambitieux, trop de personnages secondaires, trop de genre en même temps. Pourtant, l'histoire est intéressante, on s'ennuie jamais, et les thèmes abordés sont bien développés. Mais le reste de "Dheepan" est un sans faute. La réalisation est magnifique, Audiard filme de manière brillante à chaque instant. Il manque juste un grand plan-séquence pour arriver au sommet. Ensuite, les acteurs tamouls sont très bons particulièrement Antonythasan Jesuthasan qui porte le film sur ses épaules. Marc Zinga et Vincent Rottiers sont excellents et montre que Audiard est un formidable directeur d'acteur. Bref, un très bon film mais un Audiard moyen.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 29 août 2015
un chef d oeuvre De battre mon coeur..
un bon film le prophète
un moyen bon de rouille et d os
un très moyen et en plus la palme d or
c etait un jury americain avec des qi de poules incultes
Audiard nous a fait du réchauffé avec ses personnages aux pulsions violentes avec un scenario faible nous fait le terence malick avec l éléphant
vraiment on attend autre chose d Audiard qu il explore d autre registres et qu il évite de tomber dans le racolage avec ses scenes violentes qui mas quent un mauvaise écriture
nadège P.
nadège P.

149 abonnés 538 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 août 2015
Ce film est un véritable chef d'oeuvre social et humain.
J'ai beaucoup aimé ce film si engagé et si vrai.
Et la fin est spoiler: très belle : les trois protagonistes sont devenus une vraie famille et ont pu trouver un endroit paisible où vivre.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse