Un film qui vaut d'abord pour son duo charmeur et complice, Meryl Streep et Hugh Grant. Très comiques à l'écran par leur blagues savoureuses, ils forment un trio détonnant avec le petit Howard du Big Bang Theory, qui fait ici des premiers pas réussis au cinéma ! Le remake américain est plus enlevé et moins triste que la version française qui est déjà un modèle de drame intelligent. Ici on met davantage l'accent sur la comédie qui fait part d'une morale assez triste que sur un drame où jaillissent quelques traits d'humour, et le remake n'en constitue dès lors pas un plagiat mais une belle adaptation (avec le cadre spatio-temporel qui évolue également). Un brin niais par moments, mais on prend un véritable plaisir coupable à suivre les affreux chants de ce canari enroué voire coincé dans la tondeuse à gazon, et le final, décidément très guimauve lors du spectacle devant les militaires afin d'en faire une happy-end à l'américaine, se reprend bien vite avec une séquence émotion qui, si elle ne tire pas une larme, reste assez émouvante lorsque l'on pense à ce que cette pauvre femme a vécu... La compassion remplace le plaisir coupable, et le spectateur se prend même à avoir honte de son voyeurisme. Une comédie dramatique assez enjouée qui, malgré un peu trop de facilités lors de la scène du chant final, reste très agréable à regarder (à écouter cela reste une autre affaire ! N'est-ce pas Madame Jenkins...). Une pensée pour les acteurs qui ont dû subir cela à répétitions... Et un bravo au petit "Howard"...
Super bien interprété par une Meryl Streep qui éclaire véritablement tout le film de son talent ! Très beaux décors, très belle mise en scène. Pour ce qui est de l'intrigue, on oscille entre le rire et les larmes, mais ce qu'on en retient, c'est surtout une humanité profonde et une bienveillance générale. On ne peut s'empêcher d'aimer (presque) tous les protagonistes, car leur caractère complexe est très bien développé. Seul défaut : la longueur, y compris la longueur de certaines scènes de chant (atroces). En bref : à voir, malgré sa longueur.
Meryl Streep est encore une fois savoureuse dans cette histoire adaptée d'une histoire vraie. Histoire que l'on peut retrouver dans le film Marguerite avec Catherine Frot. Mais Florence Foster Jenkins délivre un portait plus "léger" que le film français. Il y a bien sur cette tendresse grandissante que l'on ressent envers cette "artiste dans l’âme", mais Stephens fears rajoute une couche comique avec les excellents Hugh Grant et Simon Helberg de la série <big Bang theory.
Ce numéro d'artiste arrive à nous émouvoir avec tendresse pour cette femme à qui tout le monde ment, en nous en fait rire sans culpabilité. Mais les personnages sont loin d’être des moqueurs sans cœur. Chacun possède ses faiblesses, son histoire et toutes ces indications permettent de mieux cerner l'attraction autour de Florence Foster Jenkins. Le film traite ainsi de plusieurs histoires personnelles plutôt que de parler de moqueries et autres situations gênantes.
Cette profondeur en fait un spectacle touchant, très drôle et original malgré l'existence de Marguerite.
Florence Foster Jenkins est une comédie réussie et enlevée. Meryl Streep chante bien mieux que dans le film Ricki and the flash, le film de Jonathan Demme. D'ailleurs cette Ricki par son accoutrement et ses chansons très pénibles à entendre, est la petite fille spirituelle de Florence Foster Jenkins. Stefen Frears ne juge pas. Son film est plein de nuances et d'émotions. Il ne pointe personne du doigt, et il arrive avec beaucoup de talent à recréer l'ambiance de l'époque. Hugh Grant trouve un beau rôle généreux et sensible mais avec ses contradictions. Quand son personnage de St. Clair Bayfield lit les critiques de la presse sur la prestation de son épouse au Carnegie Hall, on a vraiment l'impression de lire les différentes critiques très complaisantes des journalistes français pour n'importe quel film d'auteur du cinéma français. Comme quoi l'histoire nous renvoie à notre époque.
Je l'admets tout de suite : ces deux étoiles sont sévères. Le film n'en fait pas trop niveau reconstitution tout en gardant une certaine élégance, un certain soin est apporté aux dialogues, les costumes font leur effet... Reste que chez moi, et sans réellement m'ennuyer pour autant, l'œuvre n'a pas eu beaucoup d'effet. Peut-être le fait d'avoir vu « Marguerite » avant, mais le traitement est tellement différent que cela ne peut être une explication suffisante. Je crois simplement que l'ensemble est trop classique, la personnalité de Stephen Frears apparaissant surtout au détour de certaines répliques et à travers la dimension légèrement tragique des deux personnages principaux, excellent interprétés par Meryl Streep et surtout Hugh Grant, une belle histoire d'amour apparaissant parfois en parallèle de la dimension « grotesque » du sujet. C'est sans doute un des autres problèmes : au-delà du postulat, je n'ai pas eu l'impression d'apprendre tant de choses que ça sur cette drôle d'héroïne : légèrement ridicule, attachante, vivant dans un monde qui n'existe pas, oui, c'est vrai, mais cela n'a pas suffi à me la rendre totalement digne d'intérêt. Je ne regrette pas de l'avoir vu : d'une certaine façon le boulot est fait, mais malgré les réelles réserves que je pouvais (déjà) avoir sur « Marguerite », ce dernier était clairement plus ambitieux, audacieux, baroque : la comparaison est hélas en défaveur de « Florence Foster Jenkins ».
Meryl Streep à la recherche d'un nouvel oscar ? Probablement. Elle est vraiment et incontestablement la meilleure actrice au monde. Comment elle arrive à se métamorphoser dans ce rôle de Florence Foster ! Elle est impressionnante, mais cela tout le monde le sait. Elle est émouvante tout en étant drôle. Et quel plaisir de découvrir l'histoire de ce personnage très pittoresque dont j'avais déjà souvent entendu parler. Mais n'oublions tous les acteurs qui l'accompagnent dans ce film qui sont tous aussi magnifiques les uns que les autres, plus particulièrement Simon Helberg (belle découverte pour moi qui ne suit pas un des aficionados de The Big Bang Theory).
On remarque tout de suite que l'on a affaire à un bon réalisateur et de bons acteurs : le film est prenant malgré un scénario somme toute fort simple, le rythme est excellent et les acteurs criants de vérité. Un excellent moment de cacophonie passé !
Je préfère la version française avec Catherine Frot dans le film "Marguerite" dont la voix est beaucoup plus nuancée et la supercherie bien mieux tournée. Ici, Meryl Streep en fait parfois peu trop bien qu'elle se montre touchante lors de sa représentation grand public. Hugh Grant et Simon Helberg sont tous deux excellents ! L'époque est magnifiquement restituée et le film bien tourné. Il faut le voir si vous avez aimé "Marguerite" de Xavier Giannoli (2015) car cette version sur le sol américain est plus véridique, surtout pour ce qui concerne la distribution et le succès du disque. Une histoire vraie tout simplement incroyable !
Même si la chanteuse lyrique sur le déclin, Florence, donne son titre au film, ce sont finalement les autres personnages qui crèvent l'écran: un pianiste aux mimiques inoubliables qui n'est pas sans rappeler Fernandel, et surtout Hugh Grant, plus charmant et élégant que jamais. En créant pour sa femme un monde où sa gloire passée perdure, il s'enfonce dans une farce de plus en plus dérangeante. Le film baigne dans une atmosphère d'une incroyable hypocrisie. La question de la morale dérange (et c'est le point fort du film) : faut il suivre le gentleman joué par Grant ou le condamner? Le New York des années 40, ainsi que la musique, sont assez envoutants. (et Meryl Streep a du s'éclater à chanter comme une casserole)
L'histoire de la cantatrice Florence Foster Jenkins avait déjà donné lieu à une libre adaptation dans Marguerite de Xavier Giannoli, mettant en scène Catherine Frot. Le film avait reçu quatre César début 2016. Cette année c’est Meryl Streep qui enfile la tenue de cette atroce voix. En comparaison, cette dernière nous touche beaucoup moins. L’excentricité de l’actrice dans ce rôle ne lui colle pas à la peau. Par contre Hugh Grant est exceptionnellement bon. Florence Foster Jenkins est un film qui tire sa force dans la comédie, mais chacun des aspects dramatiques et abordé de façon maladroite. Les costumes ne sont pas remarquables et l’histoire suit un schéma narratif trop linéaire. En bref, c’est un film intéressant où l’on apprend à connaitre une figure de 1912 à 1944 mais qui est loin de valoir la première adaptation. D'autres critiques sur ma page Facebook : Cinéphiles 44
difficile de résister à ne pas comparer les deux films sur le même sujet (Marguerite) sortis de manière assez proche. Malgré l'excellente composition de la toujours remarquable Meryl Streep, et le personnage remarquable du pianiste interprété par Simon Helberg, le côté hollywoodien manque ici de subtilité vis à vis de son homologue française "Marguerite", dont la scène finale était tout simplement bouleversante. La petite musique de "Marguerite", son rythme et sa dramaturgie dans l'entourage qui nie le catastrophisme des prestations est bien plus fort dans le film français. "Florence" séduit, "Marguerite" transcende...
J' étais un peu sceptique sur le sujet du film. qu'allait-il bien pouvoir se passer une fois qu'on aurait entendu Meryl Streep chanter faux ? Heureusement le scénario va bien au delà et surtout Frears maitrise parfaitement son film à la fois drôle et touchant. Les acteurs sont excellents, pour Meryl Streep il y avait peu de doutes Hugh Grant m'inquiétait un peu plus ici il joue très juste sans en faire des tonnes, enfin cerise sur la gateau il y a Simon Helberg en parfaite tête à claque.
En s'inspirant de la vie de la cantatrice la plus désastreuse du monde, Stephen Frears signe ici une comédie désuète pleine de charme. Reconstitution soignée, mise en scène légère et pétillante, sens du récit de nouveau indéniable chez le cinéaste. Au contraire de Xavier Gianolli, Stephen Frears ne cherche pas à comprendre la complexité du personnage féminin, c'est la grosse faiblesse du film; Meryl Streep, de nouveau remarquable, doit tout de même se contenter d' exploiter le côté comique du personnage. Par contre, ici, le role du mari est plus développé que dans le film de Gianolli et est l'élément clé des situations comiques du film. Incarné par Hugh Grant, l'acteur trouve lui ici l'un de ses meilleurs rôles, en tout cas, l'une de ses plus drôles. C'est finalement lui l'atout principal du film. A leur côté, les autres acteurs sont épatants, notamment l'acteur qui incarne le pianiste.
Les acteurs (tous les acteurs) donnent du relief à ce film qui aurait pu rester très académique. C'est, de toute façon, bien meilleur et enlevé que Marguerite.
Seulement 10 mois après la sortie du film français "Marguerite" librement adapté de la vie de la cantatrice Florence Foster Jenkins, voici la version de Stephen Fears, un biopic sur le même personnage en s'attachant plus à sa vraie vie. Même si nous pouvons noter quelques ressemblances, les deux films sont quand même très différents. Ici, le film est plus classique et édulcoré comme le sont les biopics anglo-saxons. C'est très lisse, trop lisse. Meryl Streep est, évidemment, fabuleuse. Hugh Grant est très attachant. Mais l'acteur qui se démarque le plus est Simon Helberg, plus connu pour son rôle de l'astronaute Howard Wolowitz dans The Big Bang Theory qui incarne le pianiste Cosmé McMoon. Il est à mourir de rire et apporte une fraicheur incontestable. A part son trio d'acteurs et son réalisateur abonné aux biopics, on retiendra plus "Marguerite" qui est plus audacieux sur ce personnage étonnant.