Hardcore Henry
Note moyenne
3,1
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239 critiques spectateurs

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Furiosa Fury
Furiosa Fury

40 abonnés 74 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 mars 2017
Film super ! On se croirait dans un jeu vidéo du genre Far Cry en mode FPS, j ai eu la chance de le voir au ciné car il est rester très peu de temps a l affiche malheureusement... Il y a beaucoup d action et d humour, par contre il faut absolument le voir au fond de la salle de ciné car la caméra a force peut donner des nausées vu que ca bouge tout le temps, mais je met quand même 5/5 pour cette prise de risque vraiment réussi en plus.
Jebsheim
Jebsheim

6 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 février 2017
Ce film n'est qu'un prétexte pour enchainer les scénes de violence gratuite, une succession de fusillades et de bagarres allant crescendo... Et j'ai adoré. Il m'a épuisé comme un séance de sac de frappe. J'étais à la place du personnage principal à escalader des immeubles, à écraser des tétes sur les murs, a casser des bras.
Je l'ai regardé en rentrant du boulot, aprés une journée bien galère, çà m'a fais un bien fou. J'étais détendu pour le reste de la soirée.
Thiron
Thiron

16 abonnés 216 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 6 mai 2017
Des faiblesses dantesques dans le scénario ou la narration mais on s'en fou ça défouraille de partout et c'est du grand n'importe quoi. C'est un truc à voir au moins une fois...les scènes sont malheureusement inégales...et le film est un poil trop long.
Le cinéphile

791 abonnés 2 796 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 janvier 2017
Le film trouve sa propre limite dans son concepts. À force de caméra à la première personne l'action se dissout parfois dans un brouillon détestable et la mise en scène tombe dans une aseptisation décevante. Porté par un scénario dénoué de toute logique, un méchant fade et par des dialogues terriblement navrants, Hardcore Henry est, si on accepte de rentrer dans le délire, un divertissement agréable, aux scènes d'action parfois funs et violentes annoncées des un générique tout droit sorti de Deadpool, très inspiré des jeux vidéos en FPS. Finalement Hardcore Henry est une comédie d'action parfois très drôle et divertissante, parfois très répétitif et paresseuse.

https://m.facebook.com/AubinBouilleJoinville/
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 21 janvier 2017
J'avais une certaine apprehension de voir ce metrage. Tout un film tourné à la 1ere personne, style jeux videos comme half life, c'etait quand meme casse-gueule.
Et bien en fait dans l'ensemble c'est plutot très fun, c'est 100% adrenaline, très rythmé avec plein de passages rappelant le coté jeu vidéo. On a vraiment l'impression de suivre un joueur et les effets speciaux et le coté gore des scenes de baston font tout pour garder cette sensation. Alors en lisant ma critique, vous allz vous demander pourquoi que 3.5/5 ? Et bien le souci c'est le scenario qui est aussi epais qu'une feuille de cigarette ! Alors sur un jeu video ca peut passer, sur un film de 1h30 ca devient plus compliqué, surtout que vous ne pouvez suivre les autres personnages que quand vous etes avec eux. Les seuls points interessant du scenario sont : spoiler: l'idée du personnage de Jimmy avec ces clones robots et le final avec la découverte que votre femme n'est pas vote femme !
Donc je le conseille aux fans de ce genre de jeux vidéos, ils vont adorer, les autres beaucoup moins je pense...
lhomme-grenouille

3 616 abonnés 3 170 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 janvier 2017
Il y a des moments où noter un film, ça n’a vraiment que peu de sens. Et, me concernant, c’est clairement le cas pour ce « Hardcore Henry ». Bah oui, parce que bon, au final, il ne va très loin ce film. Ce n’est qu’un gigantesque défouloir absurde intégralement filmé à la première personne à la façon d’un « Half-life » et c’est clair que, sur le long terme, ça montre vite ses limites… Mais bon, quand même… Moi j’avoue que les dix premières minutes, j’ai quand même carrément adhéré. Entre le générique à base moments de violence au ralenti très stylisés et cette introduction très « jeu-vidéo », à la fois dans le fond et dans la forme, j’ai trouvé l’expérience filmique vachement sympa. Ça a le mérite d’annoncer la couleur rapidement : non ça ne va pas réfléchir ; oui ça va défourailler tout du long dans une logique d’une jouissance primaire. En gros, moi je voyais une sorte de trip à la « Krank » et, franchement, ça m’allait totalement, surtout que formellement, je trouvais que le dispositif formel fonctionnait très bien. L’air de rien ça pourrait vite être fouillis ou illisible ce genre de réalisation, et là j’ai trouvé ça d’une lisibilité exemplaire. Certes, des fois ça s’agite, mais c’est toujours fait de manière très sporadique et très sensée. L’agitation du cadre est souvent la conséquence d’un choc, d’une chute, etc… Mais la désorientation est tout de suite compensée derrière par un recadrage qui repose très rapidement les repères spatiaux. Bref, tout semblait là prêt pour me faire passer un bon moment… Et puis, au bout de dix minutes est arrivé le personnage d’Akan. Ce fut mon premier petit deuil. A ce moment là, je me suis dit : « OK, ça sera bien filmé et déjanté, mais ce sera bas de plafond, mal écrit et pas très subtil… » Et c’est au fond un peu ça le souci. Autant le film parvient à renouveler son visuel assez régulièrement, offrant un vrai plaisir à admirer la performance technique ( spoiler: …jusqu’au trip final sur l’œil arraché… Quand même ! Fallait oser !
), autant le film manque de subtilité dans son intrigue pour que ma jouissance suive. Et attention ! Qquand je parle de subtilité je ne parle de trucs sérieux, posés, complexes… Non, je pense plutôt à un truc à la « Krank » justement. Moi ce que j’ai aimé dans ce film, c’est qu’il part progressivement dans un délire un peu débile mais bon enfant, et qui surtout sait partir dans toutes les directions. Là, « Hardcore Henry », c’est toujours plus ou moins la même ficelle. C’est toujours du « Hey vous avez vu comment il vient de mourir cradement celui-là ? » Or, ça, ça peut marcher sur moi si et seulement si y’a d’autres types d’humours régressifs autour. Et là ce n’est pas le cas. Or, je pense que c’est la grosse erreur commise par le film. On sent l’air de rien qu’Ilya Naishuller a vraiment été très vigilant quant au rendu visuel de son film ; sur la non-répétitivité de ses scènes ; sur son rythme. Et franchement, sur ces trois points, je trouve que c’est mission accomplie. Seulement, à trop vouloir suivre la trame d’un jeu-vidéo en first person shooter, il lui a échappé que ce qui passe scénaristiquement dans un jeu vidéo ne passe pas forcément au cinéma. C’est vrai, parfois, un bon FPS peut se contenter d’une atmosphère, d’un rythme et de quelques moments d’intrigue pas très élaborés. Mais à côté de ça, on est en train de jouer. On n’est pas passif. On progresse dans le jeu en progressant dans notre maitrise du gameplay. Là, face à un film, on n’est pas actif. Quand Henry perfectionne ses techniques, c’est lui qui les perfectionne, pas nous. Nous, nous ne sommes que spectateurs, et ne pas nous solliciter sur autre chose que sur la performance technique, eh bah ça fait vite léger. S’il y avait eu une entrée progressive dans un univers de plus en plus barré, il aurait été possible de s’immerger via ce procédé là. Mais là, à rester avec le pauvre Akan et son intrigue famélique, eh bah ce n’est pas foufou, c’est juste beauf. Bref, tout ça pour dire que, c’est dommage, mais ce « Hardcore Henry » ne saura pas faire le taf que « Krank » et « Krank 2 » avaient su faire par le passé… Mais bon… Ce n’est pas parce que je me suis fait chier sur la longue que pour autant je regrette ce « Hardcore Henry ». Et c’est là justement que je trouve que ma note n’a que peu de sens. Parce que oui, en fin de compte, j’ai quand même apprécié l’expérience. Certes, je ne l’ai apprécié que dix ou vingt minutes, mais je trouve qu’elle a eu le mérite d’exister. Ainsi ai-je une réelle sympathie pour ce film, malgré tous les défauts que j’ai pu lui trouver. D’ailleurs, franchement, si l’occasion vous est donnée, et si les expériences en cinéma vous intéressent, je vous invite vraiment à vous risquer au visionnage de ce film. Même s’il a les limites que je vous ai listé, c’est quand même un sacré moment à passer ! Donc à vous de voir…
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 12 janvier 2017
Ce film est un petit OVNI à mes yeux. Pour son premier long métrage, Ilya Naishuller part avec un pari très risqué : Faire un film entièrement tourné avec une GoPro, en vue à la première personne. On voit donc le film par les yeux du personnage principal Henry, cette technique de réalisation a pour but d’imiter les jeux vidéo FPS (= de tir à la première personne). Le problème est que cette manière de filmer peut vite tourner vers un rendu « brouillon », instable et désagréable à regarder, et pourtant je dois dire que je fus assez bluffée car : C’est plutôt réussi, et c’est même joli !
L’image reste lisible, le scénario en lui même évolue comme un jeu-vidéo. Le film ne se prend pas réellement au sérieux, c’est un efficace concentré d’action pendant 1h30 avec de petites touches d’humour, pas le temps de respirer, on est pris au fil de l’action et on se laisse porter… Bref, avis aux amateurs de FPS : Ce film pourrait vous plaire ! 
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 8 janvier 2017
Faire un film en vue subjective est un parti pris plutôt risqué, mais Hardcore Henry est une réussite à ce niveau, en fait regarder ce film c’est un peu comme regarder un pote jouer à un jeu vidéo…Si ce pote est un vrai pro et joue à un jeu hyper nerveux, le film est découpé en plusieurs scènes d’actions qui ressemblent à des niveaux entre coupés de cinématique comme dans un jeu vidéo hyper réaliste, seul soucis : l’absence de dialogue du personnage principal fait qu’on a pas d’empathie pour lui, en dehors de ça les idées de mise en scènes sont cools et la caméra est très bien gérées pour un excellent film d’action nerveux à souhait, seul soucis : ça semble un peu long par moment.

Une expérience vidéo ludique unique à voir au moins une fois.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 7 janvier 2017
Je ne suis pas sûr que se sois un bon film MAIS je pense que ça vaut le coups d'être visionné, rien que pour le gros délire visuel qu'il représente. En faite je pense que ce film n'est qu'une idée, un concept drôle mais pas forcément adapter à son média. Malgré quelques fulgurances en fin de film, l'ensemble est souvent "pouaf", l'écriture est sans grand intérêt mais on s'en fou, on vomit parfois mais c'est un parti prit, la narration est confuse mais c'est pas ça qui importe non plus..... sauf que l'on s'en fou peut-être pas tant que ça parce que même si c'est survitaminée, que certaine scène d’action font mouche et que la fin est étonnamment bonne et surprenante, bah le film ne transcende jamais son concepts de base pour en faire autre chose qu'un bonne idée jeu, pas de film.... En faite regarder plutôt Sucker punch (qui est proche dans certain thème abordé par le scénario) ou Dreed au moins on vomie pas.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 7 janvier 2017
Un film qui pouvait laisser perplexe par sa prise de risque, cependant c'était une agréable surprise malgré son aspect plutôt "bourrin" et un scénario sans grand intérêt (c'est surtout du divertissement) , le film est prenant du début à la fin, très bon concept.

En espérant en voir d'autres dans le même genre.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 3 janvier 2017
Film pénible à voir au premier sens du terme. Envie de vomir tellement le mode jeux video m'a donné le tournis. Je ne suis pas adepte du tout mal grès ma curiosité affichée.
Stormtrooper62
Stormtrooper62

49 abonnés 401 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 5 octobre 2017
L'idée de départ était originale,surtout la manière de filmer,façon Call of Duty,mais le résultat est celui que j'attendais,celle d'un film d'action un peu pataud,voir ridicule.
Fred N
Fred N

7 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 novembre 2016
Visuellement et techniquement impressionnant ! L'immersion est présente mais ça donne mal à la tête par moment.
bibtar
bibtar

32 abonnés 598 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 septembre 2019
Une véritable prouesse technique en ce qui concerne le 7e art, car pendant très longtemps, ce type d’images étaient réservées au court, voir très court format, comme le clips musical dont est issu justement le réalisateur (étant membre d’un groupe de rock usant de ce genre de vision intérieure dans l’un de ses clips). Car en effet, l’immersion totale telle qu’elle est proposée ici nécessite un rythme vraiment effréné pour ne pas tomber dans la banalité, et ce film a réussi à le trouver quasiment sans aucune faiblesse à ce sujet, car une fois les 5 premières minutes qui a elles seules expliquent presque tout l’objectif scénaristique, on en prend clairement plein les yeux et les oreilles. Tout est tiré au cordeau ; l’immersion est sans faille, les effets spéciaux sont assez incroyables, la mise en scène et le montage bien explosifs, tout est fait que se sentir complètement plongé dans l’univers mis en œuvre, a tel point que les concomitances avec l’univers du jeu vidéo sont indéniables, rien que par la vision à la première personne, les deux mains systématiquement dans le cadre n’est pas dans rappeler quelques FPS à l’image de « Call Of Duty » ou « Half-Life » dont l’hommage est totalement revendiqué par son réalisateur. Bien évidement que une fois les enjeux sont mis en lumière dès le début du film, on ne peut effectivement pas dire que la qualité du scénario soit au rendez-vous puisque le synopsis à lui seul contient l’intégralité du scénario et de l’intérêt que peut porté l’intrigue générale, ne se développant pas plus durant le film, sauf peut être au moment où l’on comprend pourquoi Sharlto COOPLER se retrouve à incarner une petite pléiade de personnages tous aussi différents et délurés les uns que les autres, chose qui fonctionne d’ailleurs très bien pour ce qui est de l’intérêt global porté à l’histoire, mais il est vrai que ce n’est pas l’écriture et la mise en scène du scénario qui a dut être le plus compliqué à gérer dans la production de ce film. Néanmoins, là où les moyens sont colossaux, et pas forcément en terme de budget quand on voit celui de certains blockbusters américains, car la qualité technique de ce film fera sûrement date en ce qui concerne le cinéma d’immersion en plein expansion depuis la fin des années 2010 via les différents médias de réalités virtuelles, et dont on sent un intérêt grandissant de la part des artistes du 7e art, et celui-ci semble complètement adapté non seulement à l’immersion virtuelle mais surtout aussi en ce qui concerne la 3D ou 4DX car ici on sent bien que chaque image est faites pour ce genre d’expérience, rien n’est laissé au hasard, et contrairement à de nombreux films qui ne parviennent à avoir de l’intérêt en ce qui concerne l’image immersive que lors de quelques scènes (et faisant du reste du film un enchaînement de moments pas fait pour ce nouveau type d’image au point d’en rendre le film désagréable à regarder !). D’ailleurs à en voir les images de tournage, la technique semble complètement novatrice : non seulement aucun acteur n’est réellement le héros de ce film puisque c’est une dizaine de cascadeur qui incarne le personnage éponyme, équipée d’un système de casque facial intégral truffé de caméra « Go Pro » et adapté à chaque type de cascade ou situation mis en scène, mais en plus de cela, ce rendu visuel apporte une extrême proximité avec tout ce passe à l’écran, et nécessitant une précision inouïe pour ce qui est rendu afin d’être d’un réalisme irréprochable, que ce soit de bagarres survitaminées amenant aux plus proches des adversaires du héros, et montrant des détails très précis notamment lors des moments de frappe ou chute par exemple, et cela encore plus lors des différentes scènes de fusillade toutes plus déjantées les unes que les autres, n’hésitant pas à aller dans l’extrême voir même le burlesque quand on voit la manière dont se désarticulent les ennemis qu’affronte le personnage tout du long et sans répit, allant même jusqu’au gore mais toujours dans le but de construire tout ce film à la manière d’un jeu vidéo, avec des hordes d’ennemis à défaire (tel que la scène du combat des clones à la fin), des « niveaux » avec objectifs et boss intermédiaire et puis son boss final. Pour faire cette ambiance, rien de mieux que ce héros complètement muet et dont le visage n’apparaît furtivement qu’à la toute fin, procédé qui permet une encore plus profonde immersion, la vision à la première personne faisant déjà bien le boulot, mais cela apporte une touche encore plus originale et d’efficacité à l’ensemble, d’autant plus que cela prend du sens dans la mise en place du scénario, en tout cas dans son aspect semi fantastique et Sy-Fy, car une chose est sûre, c’est que l’on se prend totalement au jeu, et que celui fera date et apportera sa pierre à l’édifice des nouvelles images de cinéma par son aspect révolutionnaire et qui en plus fonctionne, même si le format et la durée restent raisonnables, ce film prouve que l’on peut faire vivre de vraies expériences cinématographiques, et mettant surtout en lumière que ce type de média n’a pas pour vocation de remplacer le cinéma traditionnel mais plutôt de l’accompagner vers de nouvelles sensations (comme le prouve la faiblesse scénaristique clairement volontaire pour que le moment vécu ait plus de résonance au moment où on le vit ou encore l’absence de héros facilement identifiable et purement manichéen, qui ne sont que quelques différences entre ces deux façons de faire du cinéma, mais qui à aucun moment rend l’autre moins bon ou pas qu’un autre !). D'ailleurs ce sont plusieurs genres différents qui sont exploités ici, que ce soit bien évidemment l'action qui ne s'arrête quasiment jamais, le gore bien fun, la science fiction ou encore une pointe de fantastique, la recette se compose en effet de différentes sphères cinématographiques et touchant ainsi un public plus large bien qu'averti car la violence et l'hémoglobine sont largement utilisées et cela prend une force supplémentaire avec la musique acide et à la fois assez éclectique qui compose ce film, illustrant sans presque jamais cesser d'être présente en fond de cette ambiance explosive. Finalement, ce côté très série Z donne une dimension encore plus rythmée au film, ne sachant plus à quoi s'attendre quand on voit tout ce qui est fait lors de chaque scènes, l'ensemble à vraiment de quoi surprendre un peu plus à chaque fois, et cela a tout les niveaux et à travers chacun des genres utilisés, d'autant plus surprenant que ce film qui vient des contrées orientales de notre Europe n'est pas le cinéma le plus diffusé et promu, et surtout que l'équipe technique n'apporte rien de glorifiant sur le papier, ni réalisateur ni casting de renom, sauf T. Roth qui fait une apparition simple.
AMANO JAKU

356 abonnés 797 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 novembre 2016
Timur Bekmambetov ("Wanted", "Abraham Lincoln, Chasseur de Vampires", "Ben Hur"), le russe le plus connu d’Hollywood, endosse parfois la casquette de producteur, notamment pour aider certains de ses compatriotes à intégrer l’Eldorado américain du cinéma. C’est ainsi qu’il s’intéressa à Ilya Naishuller et à son projet déjanté "Hardcore Henry" : ce que propose le film au spectateur, c’est l’expérience immersive et jouissive d’un jeu vidéo FPS (First Person Shooter) sans aucune interactivité, en mode purement passif. Un peu comme l’avait fait auparavant Edgar Wright avec son "Scott Pilgrim" (utiliser les codes visuels du beat’em-all pour illustrer sa romance), Naishuller va s’approprier les codes du « Doom-like » pour mettre en image son film d’action. On se retrouve donc devant un film entièrement tourné en vue subjective, qui utilise un pitch très simpliste (un homme amnésique qui a été transformé en machine à tuer cybernétique doit sauver sa femme des vilaines griffes du gros big boss) pour nous en mettre plein la vue. Et il faut avouer que de ce côté-là on n’est pas volé : le film enchaîne des séquences de pure folie avec des gunfights explosifs, des acrobaties qui défient les lois de la physique, des cascades aériennes totalement improbables, des bastons face à des hordes d’ennemis qui n’en finissent plus…un spectacle dantesque et hyper violent (sans pour autant en faire l’apologie gratuite : le film se contente tout simplement de reprendre le schéma du FPS moderne où on progresse en dégommant par centaines des ennemis anonymes) qui, paradoxalement, semble réaliste. On retrouve bien les codes du média vidéoludique et durant tout le visionnage, on ne peut s’empêcher d’avoir plein de référence en tête (Call of Duty, Deus Ex, Mirror’s Edge, F.E.A.R., Uncharted, Assassin’s Creed, Bioshock, Rage, Soldier of Fortune…) En outre, le fait que tout le film soit en vue subjective pouvait faire très peur ; mais heureusement pour nous, le système utilisé pour filmer l’action (Naishuller a décrit dans une interview que des caméras Go Pro étaient fixées sur un harnais que portait l’acteur) nous évite mal de crâne et vomissement : sans atteindre la fluidité d’action d’un métrage de John Woo, le film reste très lisible et nous évite de nous imposer une shaky-cam parkinsonienne à la Jason Bourne. Heureusement, pour nous remettre de nos émotions, les moments forts sont ponctués de passage où le héros se voit aidés par un certain Jimmy comme le fait le « guidage virtuel » dans un jeu vidéo : il intervient donc régulièrement pour aider Henry, lui confier des missions à accomplir, des directions à suivre, lui fournir des armes. Ces moments font même office de running gag puisque Sharlto Copley (le héros de "District 9" et le méchant de "Elysium") s’éclate comme un petit fou pour interpréter ce perso totalement schyzo mais au potentiel sympathie énorme ! Avec "Hardcore Henry", Ilya Naishuller propose un concept assez ambitieux mais qui au final réussit son pari : un scénario simple, un rythme très soutenu, une structure et un visuel vidéoludiques pour une immersion la plus totale (le spectateur ne se contente pas de suivre les péripéties d’Henry, il EST Henry !!), le tout consolidé par une mise en scène viscérale : la performance est totale, comme si Tarantino avait réalisé un plan-séquence de 1h40 sous acide en utilisant la direction artistique de Nicolas Widing Refn !! (Une boucle est donc bouclée : le cinéma a souvent inspiré le jeu vidéo, aujourd’hui c’est ce denier qui inspire le cinéma). Certes, nous sommes loin d’être devant un chef d’œuvre, je dirais même au contraire que c’est très con…con mais jouissif (un peu comme "Hyper Tentsion") car oui, le film est constamment drôle par l’absurde et il serait vraiment dommage de passer à côté d’une telle petite bobine survoltée qui nous fait de l’œil en nous disant : « Viens mon ami…viens et prends ton pied ! »
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