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Hubert Guillaud
137 abonnés
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2,5
Publiée le 11 janvier 2017
Ce biopique militant et humaniste dresse une belle dénonciation de l'esclavage et de l'exploitation de l'homme par l'homme. Le tout dans une fresque assez habile, mais inégale, très classique et scolaire, sans grande incarnation, hélas, malgré quelques belles prestations.
Exemple type du film honorable, que ce soit par son sujet ou sa reconstitution très sérieuse, « Free State of Jones » ne m'a pourtant pas captivé. Je n'irais pas jusqu'à écrire que je me suis ennuyé, mais alors que le projet justifiait clairement un traitement épique voire lyrique, Gary Ross persiste constamment dans un classicisme propret, bien maîtrisé, cohérent dans ce qu'il raconte, mais manquant singulièrement d'intensité et d'émotion. De plus, certains personnages, notamment celui de Keri Russell, ne sont absolument pas exploités alors que celui-ci aurait donné beaucoup plus de complexité et d'ambiguïté à la relation unissant Newton et Serena, sans parler de cette intégration lourdingue dans le récit du lointain descendant du même Newton, cassant un rythme déjà moribond... Après, ne soyons pas trop sévères non plus : il y a de bonnes scènes (l'arrivée des noirs dans le bureau de vote, notamment), et l'œuvre cède finalement assez peu à la facilité, n'hésitant pas à filmer les différents moments de flottement et d'inertie inévitables durant ce genre de révolte (quitte, une fois encore, à rendre le spectacle un peu mou). Rien de honteux, donc, mais au vu du projet, il y a de quoi être un peu déçu.
Free State of Jones est un film qui ne m'a pas accroché mais dont je reconnais les qualités. Il se trouve que le film ma parfois ennuyé, souffrant de quelques longueurs et de soucis de rythme qui est parfois trop lent, et qui va quelques fois avoir des accélération avant de redescendre. Le scénario est assez décousu et l'histoire est ainsi narré d'une façon bien étrange qui laisse parfois une impression de louper des événements. En revanche les acteurs, Matthew McConaughey en première ligne, sont excellent et interprète à merveille leurs rôles. L'histoire, bien que décousu, est sympathique à regarder, montrant avec violence l'esclavage. Les personnages sont très bien écris surtout ceux de Newton et Moïse. Au final, ce film m'a laissé mitigé car malgré quelques longueurs j'ai apprécié le film. À voir mais pas absolument.
vraiment pas terrible , n'est pas braveheart qui veut même si nous ne sommes pas à la même époque , le film est long , mal réalisé et ne dégage aucune émotion, dommage
Un film qui va vous happer par l’atmosphère très réaliste de la triste période segregation raciale de la fin du 19e siècle au Mississippi. De l'action, des propos difficiles à entendre, vraies, fort, violent, réaliste et émouvant. Je ne sais pas si l'histoire est vraie, je vais fouiller un peu mais l'action de cet homme est admirable. Les personnages sont excellent, tout comme la réalisation. Il n'y a pas d'excés ou d'action à en mettre plein les yeux, ici on est dans le vrai. Un film comme on aimerait en voir un peu plus souvent.
Belle reconstitution de cette fresque historique pendant la guerre civile américaine, belle adaptation et bien joué. Parfois un peu ennuyeux, mais ne tombe pas dans la lourdeur et les personnages ne sont pas si "lissent" ....A voir
Très bon film porte en bonne partie par le héros principal. Seule critique : certains textes qui défilent en anglais ne sont pas traduits er pourtant primordiaux à la bonne compréhension du film. Dommage... Je me debrouille pourtant en anglais mais certaines phrases m ont bloqué et m ont empêché de comprendre certains détails.
Après avoir tâté de la dystopie via "Hunger Games", G. Ross redevient un auteur avec ce film très documenté sur une page largement méconnue de la Guerre de Sécession. Porté par un M. McConaughey qui régale encore une fois, le film est certes parfois un peu trop démonstratif et classique mais c'est aussi une magnifique leçon de tolérance, de démocratie, de récit adulte avec des acteurs inspirés, une reconstitution minutieuse, quelques scènes très réussies, une belle photo naturaliste, un récit parfois poignant, des morceaux de bravoure bien réalisés (ce qui contrebalance avec la bouillie visuelle qu'était le 1er "Hunger Games") et un film à hauteur d'Homme qui se révèle très pertinent dans son usage de la narration en parallèle (on suit l'épopée de Knight et un procès qui oppose un de ses descendants avec l'Etat du Mississippi durant les années 50). Recommandé à tous en ces temps difficiles autour de questions brûlantes. D'autres critiques sur
Après la boucherie imbécile de la Guerre de Sécession, puis l’adaptation à sa vie de fuyard déserteur, Newton Knight organisera progressivement, avec des esclaves en fuite et d’autres résistants déserteurs, une véritable communauté réfugiée dans les marais du Mississipi. Leur vocation fut d’abord vouée à la résistance contre l’oppression de l’armée et de sa guerre barbare et mercantile, contre la politique de l’esclavage, contre le régime fiscal écrasant des paysans déjà exsangues, jusqu’à ce que son ampleur populaire l’amène à autoproclamer le Comté de Jones comme nouvel Etat Américain indépendant. Mais le plus dur et cruel des combats, où la résignation n’est pas envisageable, le poursuivra par la suite dans ses conflits politiques et socio-familiaux, jusqu’à sa mort et au-delà, au travers de sa progéniture métisse. Dans l’injustice chronique et souvent l’impuissance sans fin, dans la lutte en apparence sans issue, à l’instar de Racines saison 2 ou de Ragtime, et malgré les baratins légaux qui ne servent comme d’hab qu’à justifier les salauds et les bonnes consciences, la vraie vie poursuit dans ses actes et ses mœurs l’application du racisme et de l’apartheid, policé bientôt par un certain Klan. Très librement et romantiquement inspiré de la vie de cet éternel résistant, cette épopée raconte sans concession les 14 années le plus passionnantes de son parcours. Cette formidable fresque sait embrasser trois guerres simultanées, raconter l’élaboration des drames sociaux et honteux qui se poursuivront au 20ème siècle, et faire vivre les enjeux et les idéaux d’un héros trop peu connu.
Enfin Matthew est de retour 2 ans après le regrettable dernier film de Gus Van Sant.
Le film de Gary Ross n’est malheureusement pas une grande réussite, car un peu fourre tout et plombé par un montage franchement disgracieux qui saborde la trame dramatique du récit. Il manque à ce film suffisamment d’ampleur, l’émotion n’est présent que trés rarement, tout comme la mise en scène et c’est regrettable.
McConaughey tient ici le film à bout de bras et fait ce qu’il peut pas vraiment aider par le montage, en tout cas c’est un plaisir fou pour ma part de retrouver l’un des plus grand acteur de ces 5 dernières années, avec des scénes d’une intensité que lui seul arrive à dégager.
Un excellent film sur la guerre de sécession et une partie méconnue de son histoire. Un film super bien réalisé avec de l'action tout au long bien qu'avec un scénario nous rappelant fortement "The Patriot" avec Mel Gibson.
Le film est intéressant et nous apprend a quel point il était difficile de ne pas être blanc avant mais aussi après la guerre de sécession. Malheureusement la 2ème partie du film traîne en longueur et je commençais a me lasser (le procès à la fin aurait pu nous être expliqué uniquement via un message déroulé). Bref un film a voir une fois pour son coté historique mais sans plus.
Il est désormais de paires de parler de l’esclavage et de la guerre de Sécession dans le cinéma américain. Pourtant Free State of Jones s’offre un scénario moins prévisible qu’il n’y parait. Matthew Mc Conaughey joue ici un soldat qui déserte le front pour en rejoindre d’autres au sud-est du Mississippi. C’est alors qu’il va prendre la tête d’un groupe d’esclaves qui se battront pour l’égalité des droits entre les citoyens, excluant toute discrimination raciale. Construit en deux parties, la première souffre d’un académisme trop convenable sur l’histoire de cette guerre. Mais la suite devient un peu plus intime, en exposant la difficulté de mener à bien un tel combat. Malheureusement le montage semble mal découpé et c’est plutôt la confusion que l’émotion qui traverse nos esprits. On se demande aussi pourquoi Gay Ross n’est pas allé plus loin dans la fable politique. Free State of Jones semble être en conclusion, un document très pédagogique mais dont la construction n’aide pas à le rendre poignant. D'autres critiques sur ma page Facebook : Cinéphiles 44