Le Dernier duel
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641 critiques spectateurs

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Damien Vabre
Damien Vabre

187 abonnés 488 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 octobre 2021
La narration polyphonique amène des redondances pour peu de complexité, Ridley Scott avec son savoir-faire habituel mène son film jusqu'à deux scènes exceptionnelles: l'interrogatoire poignant de Marguerite au procès et le duel sauvage. Jodie Comer et Matt Damon sont éblouissants.
BobLeCingle
BobLeCingle

1 abonné 14 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 11 janvier 2022
Etant d'habitude plutôt fan des films de Ridley Scott, regarder ce film jusqu'au bout a été une pure souffrance.
Je m'explique, ce film est un condensé de nihilisme (dans le vrai sens du terme)
Il transpire la haine de l'humanité à chaque seconde. La haine des hommes ayant le malheur d'avoir une once de pouvoir: Qu'il soit écuyer, chevalier, seigneur, roi, curé, évêque etc... Tout le monde y passe, sauf peut-être le paysan du film. Celui tout en bas de l'échelle sociale ? Non, même pas, on voit des personnes encore plus pauvres perchées dans un arbre, tel des corbeaux charognards.
Quand aux femmes, elles sont réduites à de simple jouets sexuels.
Insupportable à regarder.
Ce film nous fait passer une époque médiévale pour un monde complètement déshumanisé.
Qu'on vienne pas me dire que le film dénonce quoi que ce soit : Il y a rien de plus stupide qu'analyser une époque avec son idéologie actuelle.
Quand je pense qu'il prépare un film sur Napoléon...
Ciné-13
Ciné-13

172 abonnés 1 421 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 7 décembre 2021
OK la reconstitution de la France du XIVème siècle est brillante.
Mais pourquoi avoir choisi cette histoire des 2 JEAN qui a peu d'intérêt si ce n'est de nous servir du wokisme féministe à la mode. Trop long! Revoir le viol n'apporte aucun intérêt sinon d'insister lourdement...
Les effusions de sang dans les combats rappellent celles des films de Tarantino.
Matt DAMON est excellent mais comme d'hab Adam DRIVER est inexpressif...
Stephan M.
Stephan M.

47 abonnés 129 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 14 octobre 2021
Après avoir vu "Candyman" film d'horreur qui pousse l'idéologie de la woke culture jusqu'à faire du racisme anti-blanc
Après avoir vu "James Bond" qui glisse vers le néo-féminisme
Et bien voici le film historique médiéval metoo avec "le dernier duel"
Le prochain film de Ridley doit être un biopic sur napoléon, j'espère que cela ne suivra pas la même tendance idéologique

J'aimerai aller voir un film sans avoir l'impression de lire un trac propagande politique venant directement de la bien pensance de la fausse gauche des élites bourgeoises d'Hollywood

J'ai regarder ce film jusqu'au bout parce que Ridley Scott sait faire des films historiques avec des acteurs qui sont excellents, c'est un film qui a beaucoup de qualité dans sa mise en scène, l'image et le duel est parfait
Cinévore24

446 abonnés 940 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 octobre 2021
Ridley Scott revient aux affaires avec cette fresque se situant dans la France du 14e siècle.
Adoptant le principe d'un récit divisé en chapitres et en points de vue (à la manière du célèbre "Rashômon" de Kurosawa), le scénario signé entre autres par Matt Damon et Ben Affleck, nous raconte une histoire dans la grande Histoire, et qui résonne jusqu'à nous, d'autant plus dans la période actuelle : celle d'un viol et d'une vérité qui doit éclater.

Récit de possession et de territoire, "Le Dernier Duel" déroule son récit en déconstruisant celui-ci à chaque nouveau chapitre, nous démontrant que la "vérité" n'est finalement qu'une question de point de vue. Et que la vérité, la vraie, n'a finalement que peu d'importance face à l'honneur et à Dieu.

À une époque où les femmes étaient dans l'ombre de leurs hommes conquérants, à une époque où la croyance importait plus que la vérité, une voix s'est élevée. Mais a-t-elle vraiment été entendue ? Et ce "dernier duel" y a-t-il vraiment changé quelque chose en fin de compte ?

Un drame historique qui vaut surtout pour la justesse de ses dialogues et ses personnages plutôt que pour ses scènes de bataille, assez rares, mais réussies (avec en point d'orgue, un duel d'une violence inouïe).
Malgré un travail d'ampleur au niveau de la reconstitution, un film à échelle finalement très humaine et faisant le lien entre hier et aujourd'hui.
Pour que d'autres voix s'élèvent, et que la vérité soit entendue cette fois-ci. 7,5/10.
T-Tiff
T-Tiff

131 abonnés 1 242 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 octobre 2021
Ridley Scott revient avec un film historique nommé "Le dernier duel". Celui-ci retrace les origines du duel à mort ayant opposé Jean de Carrouges à Jacques Le Gris. Amis sur le champ de bataille et progressivement devenu ennemis suite aux faveurs que reçoit l'un plus que l'autre, l'opposition entre les deux personnages atteint son apogée avec le viol de Marguerite de Carrouges par Jacques Le Gris. Le film est construit en trois parties, présentant chacun les événements du point de vue d'un des personnages, d'abord Jean de Carrouges, puis Jacques Le Gris et enfin Marguerite de Carrouges, dont le point de vue est présenté comme la vérité. Cette construction permet d'insister sur certaines différences intéressantes, notamment pour montrer comment les deux hommes ont une vision biaisée dans laquelle ils seraient l'un puis l'autre irréprochables. Le point de vue final de Marguerite permet de mettre en évidence la vanité des deux hommes, et aborde avec une consonance très actuelle la question du viol, où la femme est obligée de se justifier mille fois, de faire face à l'humiliation et aux reproches. En ce sens, Ridley Scott signe un film féministe assez bien écrit, justifiant cette construction en trois parties. Malheureusement, cette construction est aussi à l'origine de quelques longueurs, notamment avec la répétition de certaines scènes qui n'apportent pas forcément beaucoup au récit. Ainsi, même si on ne s'ennuie pas, le récit de deux heures et trente minutes aurait probablement mérité d'être un peu raccourcit. Pour le reste, nous connaissons tous le talent de Ridley Scott pour mettre en scène des films historiques, avec des décors toujours magnifiques, ici avec Paris à l'époque de la construction de la cathédrale Notre-Dame. La mise en scène est assez irréprochable, et le film se termine en apothéose avec le violent duel à couper le souffle entre les deux hommes. "Le dernier duel" signe un retour réussi du réalisateur pour un film historique avec une résonance très contemporaine.
shindu77
shindu77

116 abonnés 1 684 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 juin 2022
C'est un film très solide. Tout d'abord, l'histoire est intéressante et change des films type historique/moyen âge. Le casting est très intéressant et vraiment de qualité. Le trio principal est très convaincant. La mise en scène est bonne mais le film semble un chouïa trop long quand même. Les scènes d'action et surtout le combat final est très intense.
Pamolico - blog
Pamolico - blog

14 abonnés 122 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 juillet 2022
Ce long-métrage glaçant offre trois versions d'un même événement, le point de vue final, la vérité d'après le titre même de ce dernier tiers, étant celui d'une femme. Victime, violée mais noble et fière malgré les revers, les humiliations, Marguerite de Carrouges (Jodie Comer, bluffante) se bat pour que sa version des faits soit entendue et respectée, son honneur passant pourtant encore une fois après celui des deux hommes qui se disputent son corps. La réalisation est minutieuse, brillamment interprétée et fait judicieusement écho à notre présent (plus de détails : https://pamolico.wordpress.com/2022/07/02/le-dernier-duel-ridley-scott/)
Benjamin A

808 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 janvier 2022
L'histoire de France a jalonné les premiers pas dans le cinéma de Ridley Scott, avec Les Duellistes, ainsi que partiellement Kingdom of Heaven quelques années plus tard, et il y retourne complètement avec The Last Duel, évoquant le duel Carrouges face à le Gris de 1386.

Co-écrit par notamment Matt Damon et Ben Affleck, il est ici question d'une histoire de viol et du procès qui va suivre, racontée selon trois points de vue, comme Rashōmon l'a jadis fait. On va donc découvrir les trois protagonistes de l'affaire, ainsi que quelques seconds rôles, selon ces trois visions, et c'est là toute la réussite de The Last Duel. S'appuyant sur un scénario solide, Ridley Scott parvient à faire évoluer les personnages tout le long du film, on les découvre et ils dévoilent plusieurs aspects.

C'est là que le film prend une ampleur particulière, peu à peu, les personnages principaux montrent une réelle consistance quand les secondaires apportent leur pierre à l'édifice. Plusieurs thématiques entre en jeu autour de celle centrale, le viol, la perception de celui-ci et son jugement, permettant aussi à Ridley Scott de faire le lien avec l'époque actuelle. Avant d'être une histoire de viol, c'est une histoire de loyauté, un peu d'amitié, de rang ainsi que de perception aux yeux de la société et donc du conte. Tout cela est bien traité, de manière fluide, tout fonctionne, les thématiques s'entremêlent et ne prennent jamais trop de place par rapport à d'autres.

Parfois calme, d'autres fois bruyant ou même violent, dans le fond comme dans la forme, The Last Duel permet à Ridley Scott de mettre en place une atmosphère prenante, il fait bien ressortir l'aspect moyen-âge, mais aussi brumeux de certaines batailles, froid lorsque les Carrouges sont isolés ou sanglant lorsque c'est nécessaire. C'est épique si besoin et calme à d'autres moments, mais toujours maîtrisé, avec un Ridley Scott qui reste sobre derrière la caméra, sachant s'effacer derrière les personnages et l'histoire.

C'est même intense lors de certaines séquences, notamment le duel qui donne son titre au film. Il exploite bien les décors ainsi que les paysages naturels, qui participent à la réussite l'œuvre, la reconstitution est parfaite et les lieux (extérieurs comme intérieurs) sont bien utilisés. Les comédiens sont bons, ils parviennent à s'effacer derrière les personnages, tandis que plusieurs séquences parviennent à être mémorables, faisant de The Last Duel l'un des meilleurs Scott réalisés durant ce siècle.

En signant The Last Duel, Ridley Scott pose, à nouveau, sa caméra sur l'Histoire de France, sublime un scénario passionnant tournant autour de trois points de vue sur une accusation de viol et nous emmène dans le royaume français du XIVᵉ siècle, avec brio et intensité.
garnierix

306 abonnés 593 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 octobre 2021
On reste estomaqué par Ridley Scott, même quand il devient lourd. Avec ce film sur le duel De Carrouges / Le Gris (où l’on s’en remet au "jugement de Dieu"), on est sidéré jusqu’à l’écœurement par cette époque médiévale en France : c’est la force des images, voulues dans ce contexte-là. —Dans Alien (il y a quarante ans) ou Gladiator ou Hannibal (il y a vingt ans), c’était déjà la force des images, voulues dans d’autres contextes. Mais il arrive au réalisateur d’être lourd, comme dans ce film. L’ennui peut s’installer quand le deuxième chapitre s’annonce comme une redite des scènes du premier, et qu’on voit arriver le troisième chapitre comme une nouvelle redite, ceci pour différencier trois points de vue, qui ne sont pas si différents que ça. Mais on ne s’ennuie pas au final, tellement c’est prenant de revoir des images, de réentendre des discours, qui nous sidèrent. C’est pourtant un sacré pari de croire que le spectateur va adhérer à cette méthode de narration : il doit savoir qu’il lui faudra rester attentif, même et plus encore dans les pseudo-répétitions. L’histoire, la réalité (—ou la légende ?), était racontable et défendable autrement, mais le réalisateur n’a pas voulu que ce film envoie des messages forts et précis sur la femme, sur l’honneur, sur la religion, sur le pouvoir, sur la justice (en ce temps-là ou aujourd’hui) : ces grands sujets forment finalement le décor du film ; Ridley Scott reste l’homme des images et de l’atmosphère ; le vrai sujet est constitué des images de la violence, verbale ou visuelle, tous domaines confondus, de cette époque. Ridley Scott a son chevalier mi-bon mi-bourru (Matt Damon) ; il a son écuyer mi-amoureux mi-sycophante (Adam Driver) ; il a son roi Charles VI un peu débile ; il a sa femme mi-soumise mi-révoltée. Ces flous conviennent au réalisateur qui n’a d’autre but que provoquer malaises et émotions. Il y a toutefois un message précis quand il fait dire que "la tragédie, c'est l'homme qui a peur de la lumière", message universel. A.G.
Vador Mir

304 abonnés 999 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 18 octobre 2021
Bon sang, mais pourquoi faut-il que ce soit Ridley Scott qui fasse un film sur l'histoire de France ? Pourquoi le cinéma français n'est pas capable de produire ce genre de films avec cette qualité ? La recomposition est sublime, les acteurs sont excellents, notamment la prestation d'Adam Driver, impressionnant. Direction d'acteur au millimètre, le scénario est parfait. La musique, l'ambiance, l'action, tout y est. C'est du grand cinéma !
Gustave Aurèle
Gustave Aurèle

184 abonnés 2 626 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 janvier 2022
2h30 d'une histoire pas toujours passionnante mais qui se clôt par un magnifique duel épique et sauvage.
Ninideslaux
Ninideslaux

105 abonnés 284 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 16 octobre 2021

          Enfin du cinéma! Du vrai, du beau, du grand, du saignant, de l'intelligent, cela  fait tellement de bien après le visionnage de quelques nigauderies (hélas made in France, il faut bien le   dire)
       Une première chose, qu'aucun critique n'a remarqué (mais peut on vraiment se  fier à des critiques qui prennent les soeurs Larrieu pour des génies du 7eme art? ah, au temps pour moi, on me dit qu'ils n'ont pas encore changé de genre, mais pour des personnes si esthétiquement correctes, cela ne saurait tarder): la boucle est bouclée. Le génial Ridley Scott vient de nous donner la copie grandiose de son modeste, intimiste premier film, pour moi peut être le plus beau: les Duellistes, filmé sur les bords de la Beune, sous le château de Commarques, un des plus grandioses sites de la Dordogne. 
         Mais si, souvenez nous: un petit officier bonapartiste teigneux -Harvey Keitel qui ne s'était pas encore fait connaitre comme un (very) Bad Lieutenant, poursuivait à travers l'Europe, de sa haine et de ses provocations un autre officier, l'élégant Keith Carradine.
         Ici, Jean de Carrouges (Matt Damon) est le petit teigneux.   De petite noblesse d'armes, illettré, mal dégrossi, brutal, il ne   sait faire qu'une chose:   la guerre. Jacques Le Gris (Adam Driver), autre vassal du comte   d'Alençon, a été son ami, son   frère d'armes. Mais alors que le  grognon Jean ne sait  que se plaindre, l'artificieux   Jacques est devenu l'ami, le  compagnon de débauche du  suzerain, Pierre d'Alençon  (Ben Affleck), qui n'hésite pas à priver Carrouges de biens revenant à sa  mère ou à sa femme pour gâter son favori. 
      Car oui, dans son malheur, Jean a quand même récupéré une très jolie femme, dont le père a fait le mauvais choix, le camp des Anglais (cela se passe pendant la guerre de cent ans) et qui, ruiné, est bien obligé de brader sa fille... Marguerite (Jodie Comer) est douce, cultivée, dévouée, pieuse. Elle supporte tout en silence, les humeurs de se belle mère (Harriet Walter), les absences de son  mari, et gère le domaine lorsqu'il est parti guerroyer. Jusqu'au jour où Le Gris profite de sa solitude pour pénétrer de force chez elle et la violer. Elle le raconte à Jean, qui décide alors de remonter jusqu'au roi de France pour obtenir justice en recourant au jugement de Dieu, un duel à mort où le Ciel donnera forcément la victoire au juste -Jacques reconnait l'acte, mais pas le viol. Ca a été, en 1386, la dernière ordalie enregistrée dans les archives.
     Trois chapitres qui nous racontent les faits vus par les trois protagonistes. Parfois, une scène revient presque à l'identique, avec quelques différences de cadrage; parfois elle s'enrichit au fil des épisodes. Et, ce qui est fascinant, c'est que rien n'est expliqué. On comprend assez bien les motivations de Jean le jaloux; moins celles de Jacques: (un homme couvert de femmes n'aurait pas besoin de recourir au viol? il se sentirait humilié?) Mais pas du tout celles de la sage Marguerite, qui va subir l'humiliante enquête du tribunal (et si sa cause perd, elle sera mise à mort dans d'horribles conditions): jouit elle avec son mari? car c'est la condition sine qua non pour concevoir, et Marguerite ne parvient pas à être enceinte. A t-elle joui pendant le viol? Et nous, spectateur, nous nous posons la question: Marguerite n'a t-elle pas subi le charme de cet homme tellement plus séduisant que son rustre? Le viol physique ne s'est-il pas accompagné d'un non-viol moral, justifiant partiellement la défense de Jacques? Nous ne le saurons jamais.
     Les images sont magnifiques. Les batailles admirablement éclairées où des flashs lumineux sur le métal des armures éclatent sur la tonalité gris générale. La reconstitution des décors -campagnes, bourgs, intérieurs- médiévaux est superbe. Quant au duel final, d'une sauvagerie extrême, où à partir d'un affrontement équestre à la lance on se finit au couteau dans la boue est juste le plus beau, le plus cruel jamais filmé. 
     Il faut y courir!


Cinéphiles 44

1 666 abonnés 4 646 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 novembre 2021
Quatre ans après son dernier film, Ridley Scott revient pour le plus grand bonheur de ses fans avec deux films pour la fin d’année 2020. Dans ses deux longs-métrages, le cinéaste s’entoure de castings prestigieux et toujours avec Adam Driver.
“Le dernier duel”, adapté du livre d’Eric Jager, nous emmène en plein Moyen ge français. Nous sommes en 1386 et nous découvrons Jean de Carrouges, un preux chevalier marié à Marguerite de Carrouges. En face d’eux, Jacques Le Gris est un écuyer normand dont le charisme fait de lui un noble admiré la cour. Confiée aux soins de sa belle-mère le temps d’une bataille, Dame de Carrouges est laissée seule dans la demeure familiale. Le Gris en profite alors pour s’y introduire et user de ses charmes...et de sa force pour abuser de Marguerite. Cette dernière ne gardera pas le silence auprès de son mari qui ira jusqu’à Paris pour demander justice au nom du Roi Charles VI. Un duel s’impose comme un jugement de Dieu. Celui qui périt avait menti.
Ridley Scott livre ici un récit poignant et maîtrisé dans une construction triple en offrant à l’histoire de se refaire selon les différents points de vue. Jodie Comer, Matt Damon et Adam Driver sont époustouflants. La mise en scène est spectaculaire tant les mots sont insoutenables de douleur. Un film historique qui fait d’ailleurs écho sur l’actualité à l’heure où la parole des victimes de viol se libère.
D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
CH1218
CH1218

280 abonnés 3 232 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 décembre 2021
Trois visions de la même histoire. Cela aurait pu être ampoulé mais ça fait finalement sa force. A chacun des 3 actes de ce sombre drame médiéval, le regard du spectateur évolue, le troisième étant forcément le plus complet, le plus stimulant, un chapitre qui met surtout en avant l’excellente Jodie Comer, coiffant au poteau ses déjà très bons partenaires masculins, dont Adam Driver. Aussi intense qu’intimiste, le scénario écrit par Matt Damon et Ben Affleck auxquels s’est joint Nicole Holofcener pour la partie concernant Marguerite, revient sur le dernier duel judiciaire reconnu de France entre Jean de Carrouges et Jacques le Gris tout en abordant plusieurs sujets très actuels. Associé a la parfaite maîtrise d’un Ridley Scott en forme olympique, le film se montre à la fois contemporain, féministe, passionnant. Son échec commercial est d’autant injustifié que c’est du grand spectacle.
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