L'Avenir
Note moyenne
3,1
1545 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

178 critiques spectateurs

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Anne M.
Anne M.

85 abonnés 658 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 11 avril 2016
C’est un film agréable à regarder. Le chat joue un rôle non négligeable. J’aime beaucoup Isabelle Huppert de surcroît, d’où l’étoile.

Ceci dit, je n’ai pas été convaincue par le scénario. Les références à la philosophie sont essentiellement anecdotiques et se trouvent dans les cours dispensés par Isabelle Huppert. Un seul débat s’inscrit dans l’histoire, celui de l’engagement (ou non ) des intellectuels. C’est un débat qui date.

Autrement j’ai trouvé l’histoire parsemée de clichés un peu dépassés, les enfants du couple assez insignifiants et les acteurs dégagent peu d’émotions.
VILLE.G
VILLE.G

77 abonnés 805 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 avril 2016
Portrait d'une quinquagénaire, de gauche, fonctionnaire, qui divorce, qui a une vieille mère qui lui pose des problèmes, qui a perdu ses illusions de jeunesse, qui devient grand mère.
Un film miroir pour ceux qui sont dans ce cas (l'intérêt de savoir qu'on peut faire un film là dessus?) ou une plongée dans un monde étonnant pour ceux qui ne sont pas concernés.
Quand même pas très passionnant.
velocio

1 538 abonnés 3 499 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 avril 2016
Film après film, Mia Hansen-Love poursuit sa carrière cinématographique avec un résultat récurrent : succès critique assuré, succès public beaucoup plus mitigé. Encore que, pour "L'avenir", son 5ème long métrage (à seulement 35 ans !), il semble qu'il y ait plus qu'un frémissement côté public, la présence à l'affiche d'Isabelle Huppert y étant sans doute pour quelque chose. Dans "L'avenir", Mia Hansen-Love met en scène une fabuleuse Isabelle Huppert qui joue le rôle de Nathalie, une prof de philo dans la cinquantaine et elle nous parle de l'amour, du couple, du vieillissement, de la mort, de la naissance, des modifications qui s'opèrent chez la plupart des individus, avec l'âge, sur la façon de concevoir ses rapports avec la société. N'oubliant pas qu'elle a une maîtrise de philosophie allemande, elle nous parle aussi, beaucoup, de philosophie. Tout cela, qui est beaucoup, elle le fait avec finesse, avec légèreté, sans contraindre le spectateur à se prendre la tête. Je n'ai pas vu et je n'irai pas voir "Les Visiteurs 3", mais, d'après ce que j'ai lu et entendu sur ce film, je suis persuadé qu'on y rit beaucoup moins que dans "L'avenir", les scènes les plus drôles étant celles ou intervient Edith Scob, qui joue Yvette, la mère de Nathalie. Très drôles aussi, les scènes avec le chat d'Yvette. On ne manquera pas d'être interpelé lorsqu'on verra Nathalie prendre très mal les remarques acerbes que lui fait Fabien, son ancien élève préféré, sur les contradictions qu'il a remarquées chez elle entre ses actes et sa pensée alors qu'elle avait plutôt bien digéré le fait d'être largué par son mari après 25 ans de vie commune. Lors du dernier Festival international du film de Berlin, en février dernier, Mia Hansen-Love a obtenu l'Ours d'argent du meilleur réalisateur, ce qui n'étonnera ni ne choquera personne tant la mise en scène de "L'avenir" s'avère à la fois très précise et très fluide. Concernant les comédiens, Isabelle Huppert ne quitte l'écran que très rarement et elle est excellentissime. A ses côtés, on trouve, entre autres, André Marcon (Heinz, le mari de Nathalie), Edith Scob (la mère de Nathalie) et Roman Kolinka (Fabien). Et puis, bien sûr, il y a, comme toujours chez elle, les choix musicaux de Mia Hansen-Love, toujours très particuliers, toujours très judicieux. Vous connaissez beaucoup de films où, non seulement, on entend Woody Guthrie mais où on a droit, en plus, à une explication, très courte mais pertinente, sur son œuvre et sur le rôle qu'il a joué sur les débuts de Bob Dylan. Autres fragments musicaux : un lied de Schubert, Donovan, The Fleetwoods.
eliacam
eliacam

24 abonnés 231 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 avril 2016
Bon ... Isabelle Huppert est, comme d'habitude, juste et parfaite. Comme les autres acteurs d'ailleurs. Je veux bien aussi reconnaître que la mise en scène ne se voit pas ce qui est un compliment. Mais où est l'histoire ? En quoi cette histoire de femme laissée par son mari a t elle le moindre intérêt ? On s'ennuie, on se demande quand ça va se terminer. Au moins le scénariste nous a évité le pire ... Le pire eût été un moment d'égarement entre Nathalie et son protégé ... Alors pourquoi 3.5 me direz vous ... Pour Isabelle Huppert !
Guiciné
Guiciné

206 abonnés 1 340 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 avril 2016
Un film superbement mis en dialogue, très accessible et dont la mise en scène plutôt vive, fait qu'on ne s'ennuie pas un instant. Interprétation impeccable grâce à laquelle nous avons droit à de belles émotions. Du beau travail !
Nelly M.
Nelly M.

114 abonnés 525 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 11 avril 2016
En plus de constituer un portrait de femme occidentale admirablement bien campé par Isabelle Huppert, s'il existe en ce moment à l'affiche un film qui parle aux adultes de notre époque sous plein d'aspects de leur quotidien, c'est celui-là, quel que soit l'âge et qu'on soit homme ou femme. Des plans variés, une très habile succession d'images fugaces très parlantes, un régal dans la manière de faire avancer les situations, loin d'être toujours roses. Une place de choix est faite à la nature et aux livres, leurs citations donnant à réfléchir, comme celle de Rousseau sur le refuge de l'imagination chez la personne instruite. Beaucoup d'espoir sous l'amertume. Mention spéciale aux seconds rôles ainsi qu'au fils au fils de Marie Trintignant, Roman Kolinka craquant à souhait.
PLR
PLR

556 abonnés 1 770 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 avril 2016
Un film qui se regarde comme on lit une oeuvre littéraire, philosophique bien sûr. Que les spectateurs qui seraient un peu rebutés par ce genre de thème sachent que l'image, la mise en scène, l'intérêt et l'affection même pour les personnages aident énormément à s'approprier le message. Rien de pédant. Certes l'action se déroule dans un milieu intellectuel - citations des grands philosophes à l'appui pour jalonner le récit - mais rien de rebutant pour le spectateur lambda pour peu qu'il veuille bien venir au cinéma pour autre chose que les grands succès populaires pas toujours si réussis que ça. Ici tout est finesse, délicatesse, dialogues et situations savamment construits. Les lycéens en terminale littéraire (quelques scènes de cours avec eux) aimeront. Un plus large public aussi. C'est à souhaiter.
Bernard D.
Bernard D.

129 abonnés 613 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 11 avril 2016
« L’avenir » est loin d’être le premier film de Mia Hansen-Løve mais j’avoue ne pas comprendre pourquoi elle a reçu l’Ours d’Argent à Berlin pour ce film !
L’histoire est pourtant riche : l’évolution de Nathalie, professeur de Philosophie (comme l’était d’ailleurs la propre mère de la réalisatrice) après l’annonce par son mari, également professeur de Philosophie mais au Lycée Henri IV, d’une séparation suite à la rencontre d’une jeune espagnole. Nathalie est confrontée à 2 autres poids, sa mère ancienne top model dépressive qui sombre dans la démence et dont le chat ne s’appelle pas par hasard Pandora (Nathalie est d’ailleurs allergique au sens figuré ou non aux chats ?) d’une part, et la maison qui édite ses ouvrages philosophiques didactiques doit se renouveler dans la modernité d’autre part. Bref il y avait matière à de multiples réflexions sur le sens de la vie d’une femme de plus de 40 ans plaquée par son mari, sur son engament professionnel et son adéquation avec la « vraie vie »(Nathalie est plutôt de culture rousseauiste mais marquée par Platon, Socrate … alors que son mari est de culture germanique avec Schopenhauer, Schubert, Brahms), de ses valeurs politiques (Nathalie a été pendant quelques années inscrite au Parti communiste pour renoncer à toute action à ce niveau) voire religieuses (évocation à plusieurs reprises de Pascal) et familiales (2 enfants dont le parcours est méconnu mais avec manifestement une souffrance cf. la scène à la maternité) … Toutes ces situations sont rapidement éclipsées de l’écran et Nathalie va de scène en scène trinque ballant le panier en osier de son chat – sa boite de Pandore. Même si elle se « révolte » un peu en partant quelques jours dans le « maquis », en fait dans le Vercors où Fabien, un de ses meilleurs élèves passé par Normale Sup, habite dans une communauté post-60arde de bobos intellectuels, elle revient très vite à Paris d’abord pour sa mère puis – évidemment dans un décor enneigé - après s’être débarrassé de ce fameux chat Pandore qui lui a retrouvé l’instinct de la vie … Nathalie qui avait posé en début de film le sujet « Peut-on se mettre à la place de l'autre ? » semble répondre par la négative en s’enfermant sur son intellect !
Le film qui se déroule dans un milieu très parisien et bourgeois, est linéaire dans sa narration avec une caméra inerte … peut régaler les intellos en mal de philo mais il est à fuir sauf par les amoureux d’Isabelle Huppert qui incarne une Nathalie dépourvue de toute vie intérieure, le seul moment où elle ouvre ses sentiments étant lors de la rencontre du prêtre pour préparer l’enterrement de sa mère … ce thème de la mort au sens propre et figuré étant « matérialisé » très vite dans le film par la visite de la tombe de Chateaubriand près de Saint-Malo.
jaja77
jaja77

73 abonnés 1 326 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 avril 2016
un bon drame à la fois mélancolique et émotionnelle avec des bons acteurs, et plus particulièrement" isabelle huppert" qui joue merveilleusement bien son rôle de femme un peu froide mais très perspicace qui en peu de temps perd tous ses proches ( son mari, sa mère, sa maison). alors elle décide de reprendre sa liberté et sa vie comme elle le veut tranquillement et sereinement. certes, il y a quelques longueurs dans les dernières minutes mais j'ai passé un agréable moment durant 1h40.
Jamon-de-Baiona
Jamon-de-Baiona

17 abonnés 46 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 10 avril 2016
C'est l'histoire d'un chat noir obèse recueilli par la fille de sa maîtresse. Cette femme (interprétée par I Huppert) prof de philo en fin de carrière voit sa vie bousculée par le départ de son mari. Ses enfants ayant quitté le nid, le matou sera le seul être à partager son existence de bourgeoise intello dont la seule révolution a été d'épouser un prof réac (André Marcon ) en opposition à ses idées post soixante huitardes. Un voyage dans le Vercors pour essayer de se débarrasser de l'animal, chez un ancien élève brillantissime et beau à faire chavirer le cœur d'une cinquantenaire esseulée, nous fait sortir du cinquième arrondissement et du lycée Henri IV. Là, le beau jeune homme (R kolinka) qui a décidé de fabriquer du fromage de chèvres (bonjour le cliché, où sont les chèvres, d'ailleurs?), tient un discours révolutionnaire. On s'attend à de l'action, à un dérapage de l'un ou de l'autre, mais rien. Ils s'écoutent parler et s'observent le nombril. Ils ont même oublié l'humour, heureusement que le chat en possède un peu sinon je me serais endormi. Sinon, beau jeu d'acteurs qui relève un peu l'invraisemblance du scénario.
Stéphane C
Stéphane C

75 abonnés 389 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 octobre 2016
Si Isabelle Huppert - dans son rôle - semble endurcie et se persuade de surpasser les épreuves de la vie que par des nourritures cérébrales, il s'agit bien là d'un leurre; la femme touchante et fragile, qui par moment s'effrite, recherche la présence d'autrui par angoisse de l'abandon, elle est aussi en quête du bonheur simple ... magnifique !
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 9 avril 2016
Après "Éden" son précédent film raté à mon avis...le dernier film de Mia Hansen love est beaucoup plus réussi...Isabelle Huppert éblouit le film de sa présence...André Marcon qui joue le rôle de son mari dans le film est convaincant en professeur de philo...néanmoins le film est inégale et manque de rythme par moment
Jonathan M
Jonathan M

163 abonnés 1 528 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 avril 2016
Mia Hansen-Love déclare sa flamme à la diva Huppert. La brindille qui en impose, un plomb. Isabelle nage à contre courant de sa vie, dans le sens de son personnage, affrontant le deuil et l'abandon. Mais pas en mère courage, ni en épave, juste en une guerrière qui à déjà anticipé tout cela. La réalisatrice, douce, accompagne les pats de celle qui lui donne tout. Surement tellement que les seconds rôles sont largués. Mais qu'importe, entre gaucho rêveur et droite arriérée, elle choisit la meilleure part du gâteau : l'avenir.
schemaman
schemaman

24 abonnés 289 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 9 avril 2016
où est l'histoire ?...Que c'est long. heureusement qu'on y voit le Vercoes et entend Dischau (sublime). Voilà pour l'etoile et demi.
Laurent C.
Laurent C.

294 abonnés 1 133 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 avril 2016
En l'instant d'une vie, elle perd tout : sa mère, son éditeur, son mari, sa maison de bord de mer, ses certitudes, et certainement la joie débonnaire qui la caractérise. Tel est le destin tragique de Nathalie, une enseignante de philosophie parisienne que nous dépeint Mia Hansen-Love. La réalisatrice a failli prendre le risque, sinon la maladresse, de son avant-derniers film "Un amour de Jeunesse" qui ne manquait pas de talent, mais se complaisait dans un regard très parisien, bourgeois et donc décalé par rapport aux communs du mortel. Ici, la réalisatrice emprunte le chemin de la désinvolture, de l'ironie et de l'humour pour décrire cette situation tout à fait remarquable d'une femme, et d'un homme, qui perdent tout alors qu'ils s'étaient promis un amour éternel. "Le père de mes enfants," sans doute la plus grande œuvre de la réalisatrice, retraçait avec torpeur sa propre séparation avec son conjoint producteur, cette fois, elle donne un ton léger, sensible à une histoire qui aurait pu verser dans le mélodrame total. Isabelle Huppert porte magnifiquement ce rôle de femme lettrée. Elle n'en rajoute jamais des émotions, ce qui donne au film un ton proprement mélancolique et tendre. D'ailleurs tous les acteurs sont à leur place, dignes d'un rôle qui exige de la rigueur, de la minutie dans la gestualité et de la beauté dans les yeux. On regrettera peut-être la représentation pour le coup stéréotypée et figée des lycéens d'Henri IV, qui sont des gamins studieux, intellectuels jusqu'à l'écœurement, bobos avant l'heure et en total contradiction avec la réalité d'un grand nombre de jeunes-gens de notre époque. Cela ne fait que raffermir un sentiment de fracture entre un monde que manifestement Mia Hanse-Love ne connaît, celui des classes moyennes qui composent notre pays, et son propre univers. Mais ce léger défaut ne faillit en rien dans ce film qui brille de sobriété, de douceur, de légèreté et de profondeur à la fois. C'est une histoire de vie et de douleur, comme cela peut arriver à chacun de nous, mais aussi d'espoir, s'agissant notamment de l'appréhension du passage des années et de la solitude amoureuse. Voilà donc un joli film à savourer pour longtemps.
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