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matt240490
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3,0
Publiée le 3 janvier 2013
Après Jean de Florette, première partie majestueuse de cette histoire si belle et si poétique, Manon des Sources prend le relais et raconte la suite des aventures opposant les Soubeyrand à Manon, fille de Jean Cadoret, alias Jean de Florette. Dans le même état d'esprit, mais certainement moins accrocheur, cette suite toujours réalisée par Claude Berri qui sortit quelques semaines après le premier, prend rapidement un mauvais virage et apparaît comme une pâle suite en comparaison de son inspiration. De beaux décors et une musique sublime ne viendront malheureusement pas rattraper un scénario un peu en deçà des attentes, mais le cliffhanger, combiné au jeu d'acteur d'Emmanuelle Béart entre autres, sauve quelque peu la mise.
Un chef d'oeuvre de Claude Berri. Une excellente suite de Jean de Florette. La grande Emmanuelle Béart interprète Manon des Sources. L'actrice se met à nu dans cette brillante interprétation de ce sublime rôle .Une brillante adaptation du chef d'oeuvre de Marcel Pagnol. Un magnifique film d'une beauté intense et incomparable.
Plus sombre (quoi que les scènes du conseil communal soient hilarantes), cette suite transforme le Papet (magistral Yves Montand) en héros victime de l'ironie tragique d'un destin cynique. Récit d'une vengeance renforcée par un triangle amoureux (dont un Daniel Auteuil jouant parfaitement sur le fil entre ridicule et sensibilité) ce drame reposant sur un quiproquo originel renforce la symbiose entre nature sauvage et protagonistes libre ou âpres. Sans manichéisme ni outrance (larmoyante) cette histoire de nostalgie, de désillusion, de pardon s'appuie toujours sur de justes dialogues, une atmosphère provençale aux accents d'antan et une sublime partition inspirée de Verdi. De la délicatesse émotionnelle de Pagnol...
Le niveau de puissance de ces deux films est tout simplement magnifique, interprété à la perfection par des acteurs comme on n'en fait plus (en France, très peu en tout cas
Bouleversant, beau comme un destin, les films de Claude Berri sont l'exemple même de tout ce qui fait défaut à la production hexagonale actuelle.
Manon fait tourner la tête du pauvre Ugolin pas à son affaire dans les histoires de coeurs. Le film souffre parfois d'un problème de rythme et le désarroi amoureux d'Ugolin est illustré par un Claude Berri plus faiseur qu'auteur pour le coup . Plus intéressant, la description des croyances et superstition d'un village pour faire revenir l'eau. On retiendra aussi un final aux allures de tragédie grecque et le costume de chasse d'Ugolin hélas très insuffisant pour sa Manon.
Manon des sources est un authentique chef d'oeuvre français. Interprétations au top, paysages magnifiques de la Provence, et bande-originale soignée et bourrée d'émotion. Superbe !
Suite directe de "Jean de Florette" (1986), ce film est d'une cohérence idéale et parfaite avec "Jean de Florette", ayant l'avantage d'avoir été tourné simultanément sur les mêmes lieux avec la même équipe et les mêmes décors. 10 ont passé, Manon va devenir une vamp des bois vénéneuse qui va crucifier la famille Soubeyran. Quelques passages marquent par la puissance émotionnelle dont un cri d'amour de Ugolin déchirant. Cette suite est d'une tragédie plus violente car plus frontale avec un amour impossible, une vengeance plus tenace, des secrets enfouis et une sensualité pas anodine à l'image de la sublimissime Emmanuelle Béart. Site : Selenie
Plus émouvant, plus psychologique et plus dur que Jean de Florette, Manon des Sources clot en beauté ce merveilleux dyptique réalisé par Claude Berri. Emmanuelle Béart tout juste 20 ans est superbe en sauvageonne décidée à venger son père Jean de Florette dix ans après. Son regard est magnifique, elle illumine l'écran. Hippolyte Girardot apparait dans cet épisode et est lui-meme parfait. On retrouve les memes personnages d'Ugolin et du Papet qui voient certes leur affaire qui marche mais qui est menacée par les rumeurs et sous-entendus qui circulent dans la ville d'Aubagne à leurs sujets. Un épisode plus touchant que le précedent, qui émeut aux larmes dans le dernier quart d'heure et pourtant, les personnages principaux sont loin d'etre des héros courageux et bons. Les acteurs sont exceptionnels, Yves Montand est extra-ordinaire à la fin, Auteuil bouffe l'écran. C'est très bien mis en scène, la musique de Jean-Claude Petit et la photo sont très soignées. Grande réussite.
Ce film m'a bouleversé. La fin est tellement.. Digne d'une tragédie grecque. Pagnol était vraiment un génie, et ce film est un bel hommage.. Yves Montand est magistral, et j'ai largement préféré cette 2e partie à la 1ere, qui reste cependant géniale, avec Gerard Depardieu dans le role de Jean de Florette. Bon sang, que cette 2e partie est émouvante ! Je donne sans hésiter 4 étoiles, mais j'en mettrais bien plus. Les oeuvres de Pagnol sont des chefs d'oeuvre. Les films-hommages des dernières décennies également. Un film a voir absolument !
Etourdissant,en un mot.Ce second volet du diptyque de Claude Berri,consacré à l'oeuvre de Marcel Pagnol,tient toutes ses promesses.Sur un registre beaucoup plus sombre et psychologique que Jean de Florette,"Manon des sources"arrive mème à émouvoir aux larmes dans sa dernière demi-heure.Ici,les traitres doivent payer leurs actes de trahison,et c'est l'orpheline Manon qui se charge de la vengeance.Révélations inattendues,drames en séries,différends irréconciliables...On est proche d'une tragédie grecque.Toujours baigné dans l'air menaçant de la Provence et la musique nostalgique de l'harmonica,Berri signe encore un chef d'oeuvre indémodable.La culpabilité et les remords en ressortent grands triomphateurs.A noter un Yves Montand immense.
Il s’agit de la suite de « Jean de Florette » toujours réalisée par Claude Berri et également sortie en 1986. Assurément moins enlevé que le premier épisode, ce film poursuit l’adaptation au cinéma du roman de Marcel Pagnol. On y découvre l’éblouissante Emmanuelle Béart (César de la meilleure actrice dans un second rôle). Son interprétation en tant que Manon des Sources, avide de vengeance vis-à-vis d’Ugolin, est d’autant plus remarquable qu’elle était à l’époque en couple avec Daniel Auteuil. Yves Montand, toujours aussi magistral en patriarche provençal, complète ce casting. Bref, ce volet plus romantique, même s’il conserve une trame dramatique certaine, demeure moins captivant que le premier.
Dans cette suite à "Jean de Florette", tournée la même année, Claude Berri poursuit son adaptation du diptyque de Marcel Pagnol, sachant que contrairement à son prédécesseur, "Manon des sources" a déjà connu une version ciné (antérieure au roman) par son propre auteur en 1952. On retrouve donc Ugolin et le Papet, propriétaires du fameux terrain (et de sa source!) racheté à la famille lors du décès tragique de Jean le bossu. Or il se trouve que sa jeune fille Manon, 16 ans désormais, a souhaité demeurer bergère dans les collines, par fidélité aux aspirations de son défunt père. Et ironie du sort, au moment où le Papet se soucie que son nom perdure après sa mort, et enjoint Ugolin à se trouver une femme, celui-ci tombe littéralement sous le charme de la belle Manon... Si "Manon des sources" ne peut bénéficier de l'aura de Depardieu, ce second opus jouit en revanche de la présence d'une jeune actrice inspirée, en la personne d'Emmanuelle Béart, qui irradie complètement dans ce rôle, et dont on avait presque oubliée combien elle avait été ravissante dans sa prime jeunesse, avant la chirurgie notamment... Daniel Auteuil, sans doute stimulé par celle qui était alors sa compagne, propose lui aussi une interprétation formidable, supérieure au premier volet : la scène d'euphorie solitaire, agrémentée d'une folle sarabande qui s'achève par une chute de l'arbre à l'arrivée du Papet, est un véritable monument. De son côté, Yves Montand est égal à lui même, c'est à dire excellent, de même que l'ensemble des seconds rôles, emmenés par Hippolyte Girardot en instituteur amoureux. L'ambiance de la campagne marseillaise au début du XXème siècle est toujours parfaitement restituée par une réalisation agréable, on pourra en revanche reprocher à Berri cet épilogue artificiel et longuet, même s'il permet d'offrir une dénouement (plus ou moins) inattendu à cette tragédie provençale.