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Dynastar21
40 abonnés
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4,5
Publiée le 14 juillet 2022
Pour le second opus de l'adaptation du diptyque romanesque de Pagnol, les mêmes bases que le premier ont été reprises et le résultat est donc en tout état de cause le même : une vraie réussite. La Provence est toujours aussi magnifiquement mise en scène mais c'est surtout le côté dramatique qui va s'épanouir et se livrer au spectateur. Tout d'abord, notons que l'arrivée au casting de la sublime et toute jeune Emmanuelle Béart apporte de la fraicheur et fut pour elle le début de sa carrière cinématographique. Ensuite il faut dire que les interactions sociales du village et des villageois sont largement développées et apportent un éclairage supplémentaire sur l'histoire cette époque et de la ruralité et je trouve ce point très intéressant. L'action va aller "crescendo" jusqu'au dénouement final et le spectateur ne peut qu'éprouver de la peine vis à vis de cet immense gâchis à cause de la cupidité de l'être humain. Chacun tirera la morale de l'histoire qu'il souhaite. Il ne me reste de mon côté qu'a découvrir les romans de Pagnol dont sont tirés ce long-métrage, eux-mêmes qui avaient été rédigés après la mise en scène du film par ses soins, en 1952. Pour conclure, je ne peux que conseiller le visionnage de ce très grand et beau moment de cinéma.
Le sens de la tragédie de Marcel Pagnol donne tout son éclat à ce second volet du diptyque. Dense, émouvant, le film de Claude Berri grâce à son excellente interprétation atteint des sommets. Au casting, Daniel Auteuil et Yves Montand sont toujours impériaux tandis qu’Emmanuelle Béart incarnant la jeune Manon en quête de vengeance livre une prestation poignante. Au fil du récit où les langues se délient peu à peu, dévoilant les secrets enfouis dans un écrin romanesque.
Dans cette suite de Jean de Florette, les qualités du film sont les mêmes que celles du premier opus : Budget conséquent, paysages magnifiques, le thème de la Force du destin de Verdi. Autrement dit on partait sous de bons hospices. Montant et Auteuil sont au niveau du premier épisode c'est à dire exceptionnels. Mais que dire de la prestation d'Emmanuelle Béart sinon la juger époustouflante de beauté et de talent. Elle crève l'écran, elle illumine le film. Coté seconds rôles c'est beaucoup moins bien, et si la prestation d'Hyppolite Girardot frôle la catastrophe, le petit numéro de Ticky Holgado est impayable. Donc tout va presque bien pendant 90 minutes au rythme d'un récit bien maîtrisé et d'une mise en scène virevoltante. Hélas ça se gâte dans la dernière demi-heure où l'on tombe dans le mélo, attention ce n'est pas le scénario que je critique c'est la façon dont tout cela est appuyé en mode "gros sabots". Mais globalement cette œuvre reste belle, les qualités l'empotant largement et forçant l'adhésion
Dans des décors encore plus magnifiques, avec des personnages toujours aussi attachants et une histoire des plus dramatiquement humaine, cette seconde partie a " Jean de Florette " est une réelle réussite qui n'a rien perdue de son charme !
Une suite à la hauteur du premier opus, avec une magnifique Emmanuelle Béart incarnant Manon, 10 ans après les événements tragiques de « Jean de Florette ». Les dialogues sont toujours aussi bien écrits (il faut entendre la déclaration d’amour d’Ugolin), l’interprétation magistrale et le tout est magnifié par une fin certes poignante, mais ô combien magistrale, faisant de ce métrage un chef-d’œuvre à voir et à revoir.
C'est un formidable dépaysement et une histoire inimitable avec un bien beau casting, notamment Daniel Auteuil qui a quasiment été une révélation. Emmanuelle Beart est sublime mais déjà très maniérée (c'est un peu agaçant mais ça sera pire en avançant en âge). Il s'agit donc de la 2e partie qui suit Jean de Florette.
4,2 - La seconde partie de l’œuvre de Pagnol est magnifique (Jean de florette). Daniel Auteuil est toujours époustouflant !
Emmanuelle Béart, une beauté incroyable avec un visage très juvénile et d’une douceur remarquable. Elle dégage une pureté, une sensibilité et une timidité marquante.
L’histoire pourtant simple et courante est tellement bien écrite, bien jouée…
La bande son à l’harmonica est envoûtante dans ces paysages sublimes.
Les dialogues dans ce bon Français nous transporte à cette époque…
Le récit est terrible avec la repentance et les regrets comme point culminant en opposition au côté immoral de la première partie
Une suite toute aussi provençale que le premier opus, et de beauté grâce à Emmanuel Beart véritable révélation au côté du toujours Yves Montand et Daniel Auteuil. Une vengeance assèchée pour le peuple responsable de la mort du père de manon victime de la rupture de l'eau de source à son vivant. Un bon drame de Claude Berry.
Manon des Sources est la suite du roman Jean de Florette de Marcel Pagnol que Claude Berri a également réalisé en 1986. A la fin du premier volet, la petite Manon découvre qu’en réalité, la source avait été bouchée volontairement par Ugolin, joué par Daniel Auteuil, sous l’impulsion de son oncle, joué par Yves Montand. Elle leur en voudra toute leur vie, car c’est ce problème de source qui causera la mort de son père Jean. Dix ans plus tard, Manon a grandie. Elle vit dans la grotte de Baptistine dans les collines. Ugolin en est fou amoureux. Il est vrai que c’est la sublime Emmanuelle Béart qui interprète ce rôle et sa beauté est flagrante. Mais Manon va trouver la source qui alimente tout le village et a enfin de quoi exprimer sa vengeance au nom de son père. Cette seconde partie est moins captivante du fait que le scénario traîne parfois en longueur. Heureusement, la fraîcheur d’Emmanuelle Béart, qui lui vaudra d’ailleurs le César du Meilleur Second Rôle, permet au film de ne pas s’essouffler. Berri respecte toujours autant l’œuvre de Pagnol et tient désormais une saga culte grâce à des personnages bien travaillés, de très bons acteurs, un thème musical qu’on retient et une mise en scène prenante malgré son aspect vieillot avec le temps. D'autres critiques sur ma page Facebook : Cinéphiles 44
Deuxième partie de l'adaptation de L'Eau des collines par Claude Berri, Manon des sources possède les mêmes qualités que Jean de Florette et lui est même supérieur car ce chapitre représente le sommet de la trame dramatique. Aux différentes qualités de Jean de Florette s'ajoute désormais l'interprétation d'Emmanuelle Béart dans le rôle titre : dans un rôle peu bavard, elle apporte de la force par sa simple présence physique, chose très dure à faire. Elle sera d'ailleurs récompensée par le César de la meilleure actrice dans un second rôle en 1987. Avec Manon des sources, Claude Berri termine brillamment son adaptation de l’œuvre de Pagnol. Une belle réussite toujours portée par La Force du destin de Verdi.
L'intrigue s'intensifie et Claude Berri se met complètement au service de l'histoire et de ses acteurs magnifiques. Outre Daniel Auteuil c'est aussi Yves Montand qui trouve là un de ses plus beaux rôles. Son jeu me fout des frissons et me rappelle avec nostalgie la grande période de ses magnifiques comédiens du cinéma d'antan...