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Anne M.
87 abonnés
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4,0
Publiée le 25 mai 2015
Portrait professionnel et familial d’une homme d’une cinquantaine d’années en reconversion professionnelle.
Montage sous forme de juxtaposition de plans assez longs, sans forcément d’articulation entre eux, avec des ellipses. Cette forme peut rendre le film un peu ennuyeux. Mais ce n’est pas l’essentiel.
Vincent Lindon est extrêmement juste dans ce rôle d’homme aux prises avec les soucis de bien d’entre nous : galère avec pôle emploi, avec la banque, avec la voiture, boulot peu épanouissant. Sa famille, je pense est ce qui lui apporte soutien et force pour tenir dans un système sans pitié.
Description sans concession du fonctionnement des grandes surfaces, laquelle fait penser au film « discount ». Je trouve que c’est un film à voir, un reflet juste de notre société.
Je ne suis pas une très grande fan de cinéma français à la base (est-ce politiquement correct de dire ça ?) mais j'étais curieuse de voir ce film suite à la Masterclass de Vincent Lindon et Stéphane Brizé à laquelle j’ai assisté au Forum des images le 10 mai dernier. En les écoutant parler, j’ai eu envie de voir leur film car leur démarche me plaisait : Raconter une vérité sur la société après avoir fait de nombreuses recherches.
Vincent Lindon a récemment reçu le prix d'interprétation masculine au dernier festival de Cannes, c’était donc encore une bonne raison de voir ce film.
Le réalisateur nous expliquait qu’il avait totalement changé de style de mise en scène avec ce film en préférant la caméra embarquée aux plans fixes. Cette technique a donné un côté documentaire au film, renforcé par le fait que Vincent Lindon était le seul acteur professionnel.
Brizé a le mérite de nous mettre immédiatement dans le vif du sujet, sans introduction. Le reste du film est également sans fioriture : pas de plan de coupe, pas de transition. Tout s'enchaîne simplement, la caméra étant presque toujours sur Lindon.
Ce qui est frappant c’est bien sûr le jeu de Lindon ou le non jeu car comme il le dit, il ne joue pas, il devient le personnage. C’est une une façon de concevoir le jeu d’acteur de manière très particulière comme Mastroianni, c’est-à-dire sans réelle réflexion sur le personnage, sans attachement au texte, mais presque essentiellement sur le langage corporel donnant cette impression très naturelle du jeu. (lire la suite sur le blog)
Après 20 mois d’un parcours du combattant, un chômeur accepte d’être vigile d’une grande surface. Ce sont les deux axes retenus par Stéphane Brizé qui dessine d’abord le portrait d’un homme qui entend tout faire pour sortir de ses 20 mois de galères , des rendez-vous avortés, des CV abandonnés et du Pôle-emploi sans emploi. Le périple, malheureusement classique, est ici fidèlement, minutieusement retranscrit à la manière d’un documentaire TV qui met dans un second temps notre « héros » en situation de retravailler. Il quitte sa propre misère pour affronter celle des autres, des voleurs à la petite semaine, des employés déboussolés. D’où le cas de conscience évoqué par le synopsis, et que le réalisateur feint d’ignorer. Thierry est complètement laissé à lui-même dans cette figuration réaliste que Vincent Lindon adopte de manière intelligente. Avec le sérieux qu’on lui connait habituellement. Mais de là à lui accorder un prix d’interprétation à Cannes ? Il y a longtemps qu’il le méritait pour l’ensemble de son œuvre ! Pour en savoir plus
la loi du marché est un film complément d'actualité en ce temps de crise économique:il décrit le parcours chaotique d'un chômeur de longue durée,il est vrai que certaines séquences sont parlantes et que Vincent Lindon joue au plus juste cependant la mise en scène est bien trop classique et de plus je me suis pas senti conquis à la sortie de la salle.
La loi du marché est un film sincère. Pour faire plus juste, il aurait fallu tourner un documentaire. N’allez pas voir ce film juste parce que Vincent a eu la palme d’or (bien méritée). Allez le voir pour méditer sur nos vies modernes et tenter, le plus possible, de se mettre en opposition à tout ce qu’elles ont de plus abjecte. Un film dur mais tellement nécessaire.
Plutôt déçu par La loi du marché, je m'attendais à mieux... Malgré l'excellente performance de Lindon, le film tombe pas mal dans le pathos (par exemple son fil est handicapé, son conseiller pôle emploi est mauvais etc...) Mais ce qui m'a le plus déçu c'est la réalisation qui est assez pauvre, il n'y a pas de montage, le cadrage n'est pas terrible et le scénario est assez faible. Mais ce qui m'a fait apprécié le film c'est sa sincérité et aussi son sujet qui est relativement bien traité et qui s'avère très réaliste. C'est intéressant de voir le quotidien d'un chômeur qui galère à trouver un boulot. Le prix d'interprétation pour Lindon est mérité, mais ça s'arrête là, j'aurais trouvé ça assez injuste si il y avait eu d'autres récompenses à Cannes
Bjr il y a des films ou il n'est point besoin d'en écrire des tonnes voilà allez y un magnifique film social sans misérabilisme ni manichéisme filmé comme un documentaire porté, habité par un v. Lindon logiquement primé. Le coup de poing du premier semestre.
Ni film ni documentaire , j'ai détesté cet objet cinématographique ! Misérabiliste , sans scénario ni acteurs , pour moi ce que le cinéma peut produire de pire . Vincent Lindon est un acteur que j'adore habituellement , mais la il ne joue pas . Il prend une tête de cocker qu'il garde tout le long du film , sans variation . J'ai détesté la façon de filmer , toujours mal cadré et flou . Le sujet était pourtant intéressant mais il est vraiment trop mal traité . Toute les scènes sont longues et ennuyeuses .
Un film très décevant, qui pour moi fait office de JT de 20H si Vincent Lindon n'était présent, aucune mise en scène ni réflexion sur les scènes qui nous sont infligées et qui m'ont mis mal a l'aise car j'avais l'impression d'être présent en tant que voyeur. C'est insupportable et à éviter.
La loi du Marché est une oeuvre vraie, forte et engagée. Stéphane Brizé réalise là un film sans concessions et sans artifices. On est complètement dans le contexte actuel avec l'histoire de Thierry, ouvrier au chômage qui galère pour retrouver du travail dans un milieu du travail pourri qui ne fais aucune concessions à l'Homme. C'est assez triste, très réaliste et à la fois beau quand on voit que certains personnages conservent une once d'humanité.
Un film cruel et nécessaire. Ce que le cinéma peut faire de mieux pour servir la cause, défendre l'humain, pointer la dérive totalitariste. Vincent Lindon incarne impeccablement avec le charisme qui le caractérise la douleur rentrée d'un homme broyé par le "système". Chaque scène est quasiment une illustration des formes que peut prendre cette barbarie moderne: l'entretien collectif où le demandeur d'emploi est passé au pilori des critiques des autres candidats poussés à l'hallali par la nécessité d'éliminer un concurrent, l'entretien de recrutement sur Skype: ce face à face odieux avec l'ordinateur qui dispense le recruteur de tout courage, de toute empathie; la scène avec la banquière qui à cet homme aux abois propose une assurance décès! Pourrons nous inverser cette courbe qui précipite les générations à venir dans l'abîme quand nous voulions pour eux un monde qui chante? Ce film sonne comme un appel au secours.
Théâtre social, ciné-téléfilm, hype à Cannes, « La Loi du Marché », c’est l’histoire d’une autre France, la petite France, celle où tout est impossible et où la concurrence est rude.
Après une série de films sur les rapports homme-femme (homme-mère pour « Quelques Heures de Printemps »), le réalisateur Stéphane Brizé enlève son masque et déplace son cinéma vers un nouveau centre de gravité : le fonctionnement de la société qu’il dépeint ici à travers les yeux d’un super marché ou Thierry, incarné par Vincent Lindon, se retrouve vigile après des mois de chômage. Or pour ne pas retourner à la case départ il va devoir espionner ses collègues, ce qui pourra avoir des conséquences tragiques.
Avec un réalisme qui fait joliment penser à Ken Loach, Brizé met en scène un théâtre maudit qui ressemble autant à un documentaire. Directement casé dans l’ambiance du pole emploi dans un cadre solide, « La Loi du Marché » atteint cet instant ou le cinéma est une vérité, entre cadrage à l’épaule intuitif, sens de la mesure et mise en scène toutefois très convenue. Il avance des arguments pour laisser s’élever un Vincent Lindon au sommet, qui adopte la posture de son personnage avec un accent parfait, stupéfiant de maitrise dans son jeu.
Le film dénude une société ou le malheur des uns fait plus que jamais le bonheur des autres. Malheureusement « La Loi du Marché » est aussi réaliste que ennuyeux. Et si sa description pessimiste et travaillée d’une société qui évolue en mal fait figure d’une maitrise impeccable, on ne pourra pas en dire autant du fait que le film n’atteint jamais des sommets mais reste là à faire des préliminaires sans aller plus loin. Et si il est bien joli de dessiner la réalité, il est encore plus joli de faire du cinéma. Car entre son esthétique de téléfilm et sa manière de reléguer en total second plan les acteurs qui ne s’appellent pas Vincent Lindon, « La Loi du Marché » est fort peu enrichissant autant qu’il manque cruellement d’émotion et demeure tristement simple.
Un produit qui a expiré sous le coup du néon, certes réaliste mais qui finalement plane au dessus du moyen. Et si le duo est dans son rayon, le spectateur s’ennuie bien.
Dans la bonne tradition des films sociaux manichéens à la française, où tout, forme et fond, est forcément noir.
Bon, Vincent Lindon est et restera un excellent acteur, certes.
Ceci dit...
"Pendant la Quinzaine spéciale du Misérabilisme, on vous propose une sélection de scènes de la misère quotidienne, sans nuances ni recul, avec :
- un chômeur sans espoir, - des problèmes de crédits bancaires, - des licenciements, - un pot-pourri de la vie à Pôle Emploi, - un DRH de grande surface, - un suicide de salarié, - un enterrement, - des états d'âme à la douzaine...
Quoi, ça vous suffit pas?! Bon, ok, alors pour le même prix, on rajoute :
- un enfant lourdement handicapé, - une caméra filmant uniquement en plans serrés, au cas où on n'aurait pas compris qu'il n'y pas d'horizon au-delà du grain de peau blafard du travailleur exploité. - un premier plan net (le visage terne des comédiens) pour mieux flouter toute tentative d'arrière-plan, - un film caméra à l'épaule, en mouvement constant, histoire de faire genre "docu-vérité" et de vous donner un peu la migraine. - des espaces confinés, pas d'espace, pas d'espoir... - une lumière terne et blafarde, marque de fabrique du drama-social à la française.
C'est pas assez? Bon, alors on demande aussi à V. Lindon de faire une tête de chien battu pendant tout le film et on le maquille même pas, ok?
Petite faute de scénario ou note d'espoir ?: Notre héros est heureusement quasi-propriétaire de son appartement. Or, à n'en pas douter, eût-il été simple locataire que le réalisateur nous aurait volontiers rajouté une scène d'expulsion avec huissier !
Alors, si vous voulez voir un vrai beau film sur les problèmes sociaux, eh bien préférez "Ressources Humaines", de 2000, qui nous avait fait découvrir l'excellent Jalil Lespert, plutôt que ce simili-documentaire unidimensionnel.