4762 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
613 critiques spectateurs
5
45 critiques
4
145 critiques
3
173 critiques
2
123 critiques
1
63 critiques
0
64 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Didier A.
20 abonnés
48 critiques
Suivre son activité
4,0
Publiée le 27 mai 2015
Vincent Lindon monopolise près de 80% des plans de Stéphane Brizé dans son dernier film, et il le mérite infiniment. Tristement d'actualité et d'une justesse incroyable dans son écriture, j'ai aimé sa mise en scène et son montage. Plans séquences certes longs, mais nécessaire, montage séquencé, sans fioritures. Stéphane Brizé va droit au but dans ce film qui traduit avec justesse la vie d'un chômeur de longue durée pas forcément prêt à accepter l'inacceptable. Vincent Lindon porte le film sur ses larges épaules, ce rôle est taillé pour lui, il est juste immense et mérite amplement son prix d’interprétation à Cannes. Le casting des seconds rôles (comédiens amateurs) est lui aussi particulièrement réussi. La banquière, le conseiller pôle emploi, le directeur de magasin, autant de comédiens qui portent le film et lui donnent toute sa crédibilité.
Effectivement bien joué, triste. On sent l'homme qui n'a pas eu de chance c'est vrai mais il y a de l'amour dans sa famille. Finalement c'est surtout au niveau professionnel que c'est l'impasse. Le film est un peu lent, les scènes sont longues comme si on y était. C'est très réel peut-être trop.
Stéphane Brizé comme il a l'habitude signe un fil social et sociétal fort mais particulièrement démoralisant; Tant la réalité de ce que peuvent vivre des salariés est montrée de la façon la plus crue et violente. Limite humiliant pour certaines scènes. La performance de Vincent LINDON est exceptionnelle à bien des égards. Tant il incarne la détresse, le questionnement d'un homme à qui on a tout enlevé, mais qui essaie avec justesse et dignité de s'en sortir pour ceux qu'il aime et pour lui même.
C est étonnant le gouffre qui, si souvent, sépare les "critiques cinématographiques" du public !...ce film "documentaire" est d un ennui ! Caméra épaule (on tangue) gros plans visages flous (on prie pour retrouver une image nette), scénario d une pauvreté ! Rien a dire de plus. Passez votre chemin, lisez les critiques du public ( pour une fois je ne l avais pas fait...) et ne vous fiez pas aux critiques des intellos snobinos bobos de la presse dite spécialisée. Si je ne respectais pas l homme V Lindon, j aurais mis une seule étoile..
Un film tourné comme un reportage ...donc très réaliste ...trop réaliste ..donc parfois trop long sur certaines scènes ....qui pousse un peu à l'ennui ..dommage ..car il manque des explications , des commentaires ...un peu trop brut comme analyse ...mais visiblement un choix du réalisateur ... Vincent Lindon dont je suis loin d'être fan est magistral dans ce rôle taillé pour lui ....tellement il est convaincant .....
Vincent Lindon est toujours efficace. Ce film est un peu soporifique mais cela nourrit la lourdeur du système qu'il dénonce. Il nous met face à un dilemne. Peut-on s'en sortir sans nuire à autrui ? Vous avez 2h, bon visionnage !
Vincent Lindon livre comme d'habitude une excellente performance, le film est très réaliste , il est filmé comme un quasi documentaire , rien n est romancé , on est vraiment plongé dans le quotidien de ce chômeur qui se bat pour sa famille .
A conseiller donc à ceux qui souhaitent voir un film social , complètement ancré dans l'époque actuelle
Filmé de façon quasi documentaire et privilégiant les plan-séquences, "La Loi du Marché" est un film brutal. Sec, fort, et sans enjolivures. Vincent Lindon campe un quinquagénaire au chômage qui après moult entretiens d'embauches finit par trouver un poste de vigile de supermarché. Mais très vite, il sera soumis à un dilemme moral... Réputé autant pour son charisme que pour son style "caméléon", cet acteur peut se glisser dans n'importe quel rôle. Il en fait une nouvelle fois la démonstration dans le nouveau film de Stéphane Brizé, avec qui il signe sa troisième collaboration. Il n'interprète pas Thierry, 51 ans, marié et père d'un enfant handicapé ; il est Thierry, 51 ans, marié et père d'un enfant handicapé ! "La Loi du Marché" est un film social frappant de vérité. Le tout est d'autant plus réaliste que le chef op' vient du documentaire, que Lindon ne semble point réciter de texte et que les scènes sont tournées en plan-séquences, c'est-à-dire sans "cut". Bon après, ça a ses faiblesses, notamment quand une discussion sans but précis s'éternise, mais cela fait partie du challenge et du parti pris du réalisateur. Il gagnerait peut-être à montrer un peu plus explicitement le fameux dilemme du personnage de Lindon, mais bon... "La Loi du Marché" est un film sur les gens autour de nous, ceux qu'on ne voit pas forcément, ceux qu'on snobe et qu'on dénigre, un film sur les oubliés et les laissés pour compte du système. Un film avec des gens de tous les jours, sur les longues heures passées chez Pôle Emploi, les stages inutiles, les entretiens d'embauches sur Skype, ou les cours de danse du mardi… Un film sur la vraie vie quoi.
Encore un sujet de société fort que Stéphane Brizé décide de traiter et, une nouvelle fois, il ne s’échappe pas à l’affronte complètement. Même si le scénario charge parfois un peu la barque et que la réalisation est par moments un peu trop aride, La loi du marché reste un film important, marqué par la performance exceptionnelle de Vincent Lindon.
"La Loi du Marché" est le nouveau film de Stéphane Brizé, en compétition officielle cette année à Cannes. Il raconte la vie de Thierry, au chômage depuis quinze mois et qui cherche désespérément un nouveau travail. Et c'est sur cet aspect, ce qui touche à la vie professionnelle du personnage principal, que le film est prenant. En effet, son réalisme est pour le moins percutant, notamment grâce à l'excellente interprétation de Vincent Lindon (en lice pour un prix sur la Croisette) et à la dureté de scènes d'humiliation que subit son personnage. Rares sont les films ces dernières années à avoir donné à ce point la voix à la classe moyenne et surtout aux chômeurs. Il est certain que des milliers de français se reconnaîtront à travers Thierry et verront que leur combat est reconnu et partagé. Pourtant, Il faut aussi admettre que le film est beaucoup moins intéressant quand il montre la vie privée du protagoniste, notamment dans ces scènes très gênantes avec le fils handicapé qui sont une réelle prise d'otage du spectateur: ce dernier est alors forcé d'être pris de pitié pour un homme qui, non seulement est au chômage, mais en plus ne s'en sort pas dans l'intimité. Enfin, le film rencontre quelques problèmes d'écriture au moment de rendre compte des conditions du nouveau travail de Thierry, étroitement liées à la dénonciation. Sans être répétitif, le film ne parvient toutefois pas à éviter une série d'exemples qui devient quelque peu lassante à la longue, comme une façon d'influer lourdement sur la décision finale du personnage. Un film à voir, intelligent dans certains choix d'ellipses et courageux dans son choix de faire durer des scènes a priori anodines, mais qui tombe dans des pièges pourtant facilement évitables.
Film quasi documentaire à montrer dans toutes les écoles et...les entreprises! Un exemple de film engagé en longs plan séquences (mais sans lourdeur et démonstration) qui reflète parfaitement la société actuelle, avec ses humiliations dans un système qui broie au quotidien les plus "faibles", qui doivent d'ailleurs se bouffer entre eux (scène du stage entre chômeurs qui se jugent sans aucun filtre, scènes des caissières rabrouées par la patron pour des soit-disant fautes impardonnables...). Vincent Lindon est juste magistral, impérial, engagé aussi. Il reste debout malgré tout, droit dans ses bottes. Quasi mutique et fermé presque, comme hermétique aux humiliations et duretés qu'il doit subir, mais il suffit d'un frémissement de l'oeil, du coin de la lèvre pour entrevoir et comprendre toutes les émotions qui doivent le traverser, tout ce qu'il abandonne pour pouvoir rester digne et payer les études de son fils handicapé. Vincent Lindon est le personnage. Le spectateur ne peut qu'être sidéré devant le jeu de tous ces non-professionnels qui osent et livrent leurs émotions à l'état brut. On sent que Lindon donne la réplique de manière naturelle aussi, que le ping pong des dialogues s'est fait ainsi, sans fard et direct. Il faut de tel film, qui secoue et réveille les consciences car tout le monde ne percute pas ce monde presque irréel dans lequel nous sommes. J'aime beaucoup cette manière de filmer de Brizé, en 3/4 pour Lindon, spectateur autant que nous dans le supermarché par exemple. Témoin aussi. On sent qu'il ne juge pas mais ne pardonne pas et laisse à montrer, au spectateur de constater et de décider de lutter avec les personnages. La scène finale est tout aussi brutale et sèche, à la fois d'une dignité folle (sursaut de vie de Lindon qui nous réconforte avec la nature humaine) mais échec aussi par le système reste pour autant le même et on sait bien que le pire l'attend derrière. Bémol néanmoins : ces plans séquences alourdissent aussi les scènes qui s'étirent (scène du rock, vente du mobil-home etc.). On comprend leur nécessité mais des ajustement ici et là auraient rendus l'ensemble plus percutants encore et n'aurait pas donné une sensation d'ennui parfois. Film nécessaire, à voir. Cannes redore son blason avec une telle sélection!
J'ai vu le film pour Vincent Lindon... J'ai été déçu: cet enchevêtrement de scènes banales de la vie d'un chômeur ne conteste absolument rien: il constate, c'est tout. On trouve le jeu naturel et bestial de Lindon à la hauteur des grands, mais comment observer le talent d'un acteur s'il retranscrit le réel? En effet, je n'ai rien ressenti face à ce "film-documentaire". Certaines scènes sont belles, malgré leur trop grande sobriété. A la fin, on n'a rien appris, aucun engagement ne s'est fait ressentir, et cette révolte à grands coups d'humiliations n'est que fragment...sensé? On n'y pense pas tellement... Les 3 étoiles sont vraiment pour la voix captivante, rude mais tendre de Vincent Lindon... Et de sa présence simple et assurée.
Fort, prenant. Parce que là, ce n'est pas (que) du cinéma. Il faut s'adapter au ton des dialogues : ils "font bizarre", parce que justement les voix ont les intonations de la vie réelle, et non celles des codes du cinéma, même le plus réaliste (technique du cinéma-vérité). Pas réellement d'intrigue. Mais des personnages, semblables à ceux qu'on peut croiser dans la vie (mais justement, dans la vie, on ne fait que les croiser - au mieux ... Beaucoup de nos décideurs, je pense, n'en ont vu qu'à l'état de statistiques ... -, ici on reste avec eux, on les voit. Ce n'est pas du misérabilisme : juste le quotidien de ce qu'on peut appeler la violence au travail, la violence banale du mode de vie que nous trouvons "normal", sauf qu'ici elle n'est pas nommée, même pas dénoncée (pas frontalement), seulement montrée, sèchement, constat sans trémolos ni fioritures. Et ça cogne. "Est-ce ainsi que les hommes vivent ?"...
La loi du marché était l'un des films français très attendu de l'année. Parce qu'en compétition à Cannes, parce que Stéphane Brizé n'a jamais déçu, parce Vincent Lindon était annoncé comme formidable. Il l'est, et le jury du festival ne s'est sans doute pas trompé en lui attribuant le prix d’interprétation masculine. J'ai trouvé le film parfaitement maitrisé niveau mis en scène. Un côté documentaire accentué par l'utilisation d'acteurs non-professionnels dans leurs propres rôles. A côté de cela, c'est d'un pessimiste et d'une tristesse très déprimants (mais Quelques heures de printemps était déjà bien plombant). Limite misérabiliste. Et pour couronner le tout, le personnage a un fils handicapé. Soit lui, soit un des autres protagonistes, sont constamment humiliés, rabaissés. Le film se veut très réaliste et dénoncer, mais là ça fait vraiment beaucoup. Pour moi, effet inverse de celui escompté. Je n'ai pas accroché, ressenti aucune empathie pour aucun des personnages et au final me suis ennuyé, même si la fin est très réussie. La vie est dure, on le sait. Brizé enfonce trop le clou, il m'a assommé et je me suis perdu en route...