La Loi du marché
Note moyenne
3,3
4755 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

614 critiques spectateurs

5
45 critiques
4
145 critiques
3
174 critiques
2
123 critiques
1
63 critiques
0
64 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 730 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 octobre 2015
Un film-documentaire assez dur. La misère silencieuse, la perte d'espoir et la volonté de s'en sortir. Un constat difficile et amer sur la pauvreté et le chômage. Filmé autour de Lindon qui campe un personnage accablé mais solide et lucide. Très dur, spécialement sur les petites scènes de la vie quotidienne.
Francois_C
Francois_C

9 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 octobre 2015
Le sujet m'intéressait, mais je redoutais :
- Le filmage de style "reportage", qui peut paraître un artifice déplacé pour une fiction.
- Le choix de l'acteur principal : rejeton de la plus haute bourgeoisie française, il me paraissait peu apte à incarner une victime du système.
Mais l'acteur donne raison au Paradoxe sur le comédien de Diderot, et peu importe sa vie, il a l'air de le ressentir ce qu'il fait semblant de vivre.
Et le mode de narration fonctionne, parce qu'il n'a pas été choisi seulement pour un tournage à l’économie. J'ai marché, et ce film m'a marqué durablement.
brunocinoche
brunocinoche

137 abonnés 1 227 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 octobre 2015
Quasi filmé comme un documentaire, Stéphane Brizé filme un drame social avec une certaine froideur distante mais avec un regard impitoyable pour ce qu'est devenue notre société. Pamphlet social contre cette loi du marché tant dans la recherche d'un emploi que dans le cadre d'une nouvelle fonction peu glorifiante, le film vaut aussi énormément par la présence de Vincent Lindon. Souvent parfait dans les films à caractère social (de "Fred" à "Welcome"), il est ici extrêmement émouvant alors qu'il joue avec un minimum d'effet et fait preuve d'une grande sobriété. Son prix d'interprétation à Cannes est amplement mérité.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 9 octobre 2015
Très émouvant !

Reflet d'une recherche d'emploi, des soucis familiaux et financiers engendrés c'est vraiment bien mis en scène

très bon choix et jeux d'acteurs
Prad12
Prad12

122 abonnés 1 086 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 10 octobre 2015
Seul point positif, ce film a le mérite d'exister et c'est bien l'une des rares fois où le cinéma français aborde ce genre de sujet. Mais après ?........... il y a le reste et c'est du très très lourd. La situation d'un chômeur vu par les bobos et joué par un Vincent Lindon qui en fait des tonnes avec un scénario qui en fait des tonnes aussi. Un documentaire est cent fois plus vivant.... On est très loin d'un Ken Loach, d'un Full Monty qui en a dit plus que ce film et sans parler du cinéma italien qui a tout décrit en gardant un peu d'humour, car oui c'est possible pas la peine de trainer une tête de l'emploi alors qu'on habite le 6ème arrondissement...... Un seul plan vaut le coup, spoiler: celui où le héros est filmé dans une formation pôle emploi et après tous les autres doivent critiquer sa prestation, c'est incroyable comment les gens vous jugent, ils se permettent tout
...... et la fin est totalement irréaliste, on nous montre un chômeur qui galère depuis des années, qui a une situation familiale extrême et spoiler: ce type fiche le camp de son boulot pour une histoire tirée par les cheveux ??
sérieux ?! çà veut dire quoi ? que le chômage est plus confortable que ce travail ? dans cette situation, la plupart des gens auraient serré les dents spoiler: mais ne se seraient pas enfuis
...... La loi du marché est au final un film qui ne sait pas quoi dénoncer....
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 7 octobre 2015
Film magnifique et surtout tellement stupéfiant. A plus d'un moment, je n'avais plus l'impression de regarder un film mais j'étais plutôt devant un vrai bon documentaire. Chacun qui le regardera pourra se retrouver dans ce film. Les durs passages chez Pôle Emploi, la vie de famille pas toujours facile, subir la détresse des autres, subir sa propre détresse... Vincent Lindon est comme toujours remarquable et d'une justesse incroyable. On apprend pas mal de choses en voyant ce film sur la vie de tous les jours sur des personnes que nous croisons quotidiennement : les hôtesses de caisse de supermarché, les vigiles, les conseillers Pôle Emploi... En bref, un film à voir si on aime l'émotion et surtout réfléchir car il faut l'avouer, cette fiction fait beaucoup réfléchir. Les amateurs de super héros et grosse production américaine, passez votre chemin ce film n'est pas du tout fait pour vous. Petit bémol : je ne mets pas 5 étoiles du fait que par moment, le film est peut être un peu "trop documentaire".
soniadidierkmurgia

1 435 abonnés 4 339 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 août 2016
Stéphane Brizé et Vincent Lindon sont devenus inséparables depuis « Mademoiselle Chambon » (2009), chacun trouvant chez l’autre écho à ses préoccupations. Pour « La loi du marché » les deux hommes ont souhaité dans un film au réalisme quasi-documentaire où Lindon serait le seul acteur professionnel de rendre compte de ce qu’a fait de notre société la fameuse « loi du marché » à laquelle certains croient encore dur comme fer depuis qu’au XVIIIème siècle Adam Smith en vantait la main invisible protectrice qui selon ses dires lui ferait dispenser ses bienfaits par ruissellement jusque dans les couches sociales les moins élevées. A travers le regard de Thierry (Vincent Lindon) que la caméra de Brizé ne quitte jamais, nous sommes invités par assimilation à nous interroger sur ce qui nous amène à supporter cet impitoyable enchainement d'atteintes à la dignité humaine que nous inflige cette fameuse loi invisible qui a réussi en quelques quarante ans à structurer tous nos comportements. C’est une succession de saynètes d’environ cinq minutes qui nous place dans chacune des étapes du parcours humiliant qui est imposé à celui qui à cinquante ans veut retrouver un travail pour continuer à vivre dignement et à s’accorder encore quelques moments de détente comme suivre un cours de rock avec sa femme. Volontairement elles ne sont pas reliées entre elles selon un enchaînement narratif qui serait ici hors de propos mais plutôt comme les étapes cohérentes du parcours de tous ceux qui sont pris dans la machine impitoyable qui par spoiler: Thierry interposé vous mène de Pôle Emploi à une séance de recrutement humiliante via Skype en passant par la revente du mobil-home durement gagné où un plus chanceux pas encore passé par là va tenter de profiter de votre détresse, jusqu’à la séance de coaching collectif où selon les bonnes règles inculquées par « le Maillon faible » (jeu de téléréalité du début des années 2000 présenté par Laurence Brocoli) vous êtes haché menu par vos camarades de séminaire qui en bons soldats du système passent à la broyeuse votre intégrité psychologique. Quand enfin Thierry a trouvé un boulot de vigile en hypermarché, bien sûr hors de ses compétences et moins rémunéré, il devra se montrer un gendarme zélé prêt à traquer les voleurs mais aussi à débusquer parmi ses collègues ceux qui à force de galères se laissent aller à détourner un bon de réduction
. Le constat est terrible de ce que nous nous infligeons les uns aux autres par le bon vouloir de cette « main invisible » pas si bienveillante qu’on nous l’avait promis. Le regard tour à tour perdu , résigné, révolté ou apeuré de Vincent Lindon dans une partition qu’il connait désormais sur le bout des doigts nous invite à nous interroger sur notre capacité à accepter des comportements qui nous éloignent souvent et de plus en plus de notre condition d’humain . Dans un retournement de situation final salutaire après tout ce parcours à rebours, Brizé et Lindon nous montrent que l’on peut toujours dire non. Si tous ces non pouvaient s’unir tel est sans aucun doute le message subliminal de « La loi du marché ». A chaque époque sa manière de dénoncer l’aliénation de l’homme à un système . En 1936 le visionnaire Charlie Chaplin dénonçait le fordisme triomphant dans « Les temps modernes », en 1972 l’iconoclaste Jean Yanne pressentait l’abêtissement galopant des foules par les médias dans « Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil » , en 1976 plus sombre Sidney Lumet s’horrifiait dans « Network » de l’information spectacle. De nos jours en France ce sont Pierre Jolivet (« Jamais de la vie ») , Laurent Cantet (« Ressources humaines ») ou Jean-Marc Moutout (« De bon matin ») qui se joignent à Stéphane Brizé pour nous alerter sur la déshumanisation à laquelle procède la société de services qui a progressivement supplanté les friches industrielles, reproduisant de manière plus insidieuse les mêmes schémas de domination sans partage du pouvoir au sein de l’entreprise . Au passage Vincent Lindon qui œuvre depuis un certains temps dans le cinéma social aura enfin récolté avec le Prix d’interprétation à Cannes la première récompense bien méritée de sa carrière.
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 6 octobre 2015
dans la grande lignée du cinéma français qui croit encore que faire un film , c'est raconter le malheur des uns ou des autres et se prendre forcément la tête sur un sujet "important" ... encore que là .. filmé comme à la MJC de Melun , si tu es dépressif à la base passe ton chemin . un grand moment d'ennui , regarder les infos s'avère plus joyeux .
Raphaël O
Raphaël O

184 abonnés 1 567 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 octobre 2015
Un drame social réaliste, puissant, bouleversant et en même temps totalement rageant, servi par une mise en scène brillante de simplicité et porté par l'exceptionnelle prestation de Vincent Lindon entouré de comédiens non-professionnels.
Un film absolument nécessaire.
David B.
David B.

54 abonnés 592 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 octobre 2015
Un film sur la dureté de la vie économique, et sur le chômage des séniors. Vincent Lindon est remarquable de justesse, et rend de façon très émouvante le choc que représente la perte d'un emploi à un âge où il est encore plus compliqué d'en retrouver un. On vit avec lui cette épreuve mais également celle qu'il vit dans sa vie personnelle, ses problèmes d'argent, ses remises en cause appuyées par la dureté de la loi du marché. L'épisode de la formation où est simulé un entretien d'embauche est particulièrement fort et violent pour lui. Les lenteurs monotones du film sont là pour asseoir la démonstration mais rendent toutefois le film parfois ennuyeux.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 5 octobre 2015
Ce film est très réaliste mais à la fois dur car beaucoup de personnes volent parce qu'ils n'ont pas assez d'argent pas pour faire du mal.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 4 octobre 2015
Grosse déception ! Tout ça pour en arriver là ! Stéphane Brizé - d'ordinaire plus inspiré - nous fait suivre laborieusement le parcours chaotique d'un looser avec de (trop) longs plans-séquences de 7-8 mn puis abandonne lâchement le spectateur dans la nature au bout de 1H 30. On est bien loin de "Je ne suis pas là pour être aimé", son meilleur film et de loin.
Nous sommes désespérés de le voir viser désormais un public élitiste en préparant un film d'époque avec Yolande Moreau dont on n'attend rien de bon. Espérons que Darroussin relèvera le niveau et donnera envie de nous rabibocher avec son cinéma.
Florent B.
Florent B.

95 abonnés 757 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 mars 2018
Un coup de cœur. Un réalisme proche de la réalité. Vincent Lindon est excellent et reflète avec une profonde sincérité le quotidien de millions de français, dont chacun de nous tous pourrions être concernés. À voir.
JimBo Lebowski

447 abonnés 1 080 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 octobre 2015
Je n’avais pas forcément envie de voir ce film dans l’immédiat mais l’occasion s’est présentée, enfin Brizé m’avait déjà plu avec Quelques heures de Printemps, et j’aime aussi beaucoup Vincent Lindon, donc je me suis finalement lancé sans trop connaitre d’ailleurs les intentions de cette Loi du marché, je ne me rappelais même plus des extraits diffusés lors de sa projection à Cannes en mai dernier, je n’ai même pas lu le synopsis, vraiment à l’aveuglette …

Et dès l’ouverture on est littéralement plongé dans l’hyperréalisme d’un entretien Pôle Emploi, directement confronté à quelque chose que je pense personne n’aime vivre, on nous colle la tête dans un endroit où on ne veut clairement pas être, et là je me suis senti mal, la séquence dure, on connait tous (ou presque) ce genre de face à face. Et puis on voit le mec qui est dans la merde mais qui malgré son âge s’accroche pour ne pas tomber dans la précarité la plus profonde, sa dignité ne tient qu’à un fil, ce n’est pas une descente aux enfers car il les touche du doigt (toute raison gardée), il est ici question de remonter la crevasse à main nues, de repartir à zéro. Je n’ai rien contre le misérabilisme au cinéma si il est bien traité, et le duo Brizé-Lindon a déjà fait ses preuves en la matière, encore une fois ça joue la carte de l’austérité à fond, le personnage de Thierry subit son existence, totalement oppressé par le système qui le dévore, il ne peut se permettre de couler ou en venir au suicide, famille oblige, malgré tout il reste intègre.

Ce que j’ai trouvé un peu exagéré c’est de lui rajouter des contraintes du style un enfant handicapé, je suis conscient que cela peut arriver à n’importe qui mais dans ce traitement particulier (oeuvre cinématographique) cela apparait trop comme un renforcement de condition sociale et humaine pas nécessairement utile pour développer un propos, même si Brizé n’abuse pas des mauvais côtés, il montre même l’infirmité dans sa positivité (les études à gérer). Ce qui est intéressant c’est de voir Thierry dans son détachement constant, comment il est vampirisé par les autres, comme une fatalité face à la bêtise des administrations, on sent un lâcher prise moral, il y a d’ailleurs une différence assez flagrante entre le premier entretien et les seconds, dans l’introduction il apparait comme dynamique et impliqué pour ensuite se recroqueviller sur lui même, la séquence où d’autres demandeurs d’emploi jugent sa communication gestuelle est vraiment dure. J’ai beaucoup eu ce sentiment de gêne et de déprime, mais je ne peux en aucun cas dire que c’est un mal, bien au contraire, je préfère largement ressentir du malaise que rien du tout, d’ailleurs l’ennui ne m’a jamais effleuré.

Bien sûr le réalisateur pousse parfois l’hyperréalisme un peu loin, surtout lors de cette scène de négociation pour le mobile-home, la discussion n’en fini pas, ça tourne en rond, c’est pénible, mais ça sert clairement le propos, on ne peut le nier, j’ai fini par comprendre la démarche au fur et à mesure. Idem pour les segments répétitifs dans l’arrière salle du magasin pour interpeller les fraudeurs, et c’est d’ailleurs ici qu’il se passe un truc vraiment très intéressant, c’est de voir comment Thierry se voit confronté à sa propre précarité, ce qu’il aurait pu devenir, j’ai adoré le passage avec le vieux qui vole des steaks parce qu’il n’a plus d’argent pour finir le mois, toute la cruauté sociale qui déshumanise. Et c’est d’ailleurs extrêmement bien mis en scène, on sent poindre le regard de profil, subir le silence et le bruit du néon, l’ambiance est lourde, froide, mais très concrète, paradoxalement Thierry reprend gout à la vie en vampirisant cette fois les autres, il retrouve un certain équilibre au foyer, une situation.

Mais là où je trouve que le film ne va pas assez loin c’est qu’il fini par provoquer ce que la morale approuve, voir l’humain transformé en prestataire-robot fait parti du quotidien de beaucoup de gens, et c’est le contraste entre le monde du travail et la vie de famille qui aurait pu être construit dans la dernière partie, on ne le voit pas suffisamment. À la place Brizé choisit l’héroïsme empathique plutôt que de continuer dans cette démarche appuyant le réalisme cru, c’est dommage je trouve, mais bon j’imagine que les spectateurs préfèrent voir l’homme comme vertueux et non comme lâche, ce qu’il est bien souvent le cas sans se mentir. Globalement ce n’est pas non plus une énorme erreur mais je pense que proposer une conclusion divergente par rapport aux bonnes mœurs habituelles aurait énormément servit l’idée de cette loi impitoyable, d’assumer jusqu’au bout cette dématérialisation de la condition de ce type et de ses derniers instincts de compassion, l'aspirer jusqu'à la dernière goutte.

En définitive j’ai bien aimé ce film, voire même beaucoup, Lindon est en grande parti responsable de cette réussite, son jeu sonne juste à chaque seconde, même si je suis aussi d’accord qu’on pourrait lui reprocher de délivrer toujours ce genre de prestation, de rester dans le même rôle, mais si c’est pour en sortir le meilleur je suis le premier client. Un morceau de notre société dans ce qu’elle a de plus destructrice chez l'homme, lui enlever toute dignité et l'inclure dans un rouage machiavélique, le tout restitué avec application et magistralement mis en scène, Brizé le capte avec authenticité, mais peut être fini t-il par en avoir trop pitié ...
FaRem

10 571 abonnés 11 464 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 octobre 2015
Un film proche du documentaire très réaliste et d'une superbe sobriété, le réalisateur n'hésite pas à couper des scènes comme pour la scène du bungalow ou à cacher des éléments comme pour ce qui se passe après pour celle qui a volé les tickets de réductions, car ça éloignerait trop l'histoire du sujet de départ. C'est un film simple, très lent et touchant sans qu'il y ait besoin d'artifice, il n'y a pas de musiques pour accentuer les émotions parce que l'histoire est suffisamment forte pour s'en passer, on ne tombe pas non plus dans le misérabilisme et on ne s’apitoie pas sur le sort du personnage parce qu'il ne laisse rien paraître, un personnage très bien incarné par Vincent Lindon. La simplicité et le réalisme à parfois du bon comme le prouve ce film.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse