La Loi Du Marché montre la vie d’un homme arrivant en fin de droit d’allocation chômage et la manière dont la précarité de cette situation l'influence. Le film paraît très réaliste, avec une mise en scène presque austère. J’ai parfois eu l’impression de voir un documentaire. Nous assistons à des séquences en lien avec l’insertion professionnelle et à des instants plus intimes, avec le quotidien tel qu’il peut être dans sa globalité. Il est intéressant de constater l’ironie de certaines situationsspoiler: , notamment les scènes se déroulant avec la conseillère bancaire . J’estime que Vincent Lindon a été récompensé à Cannes à juste titre pour son rôle car il est particulièrement crédible, tant pour ses scènes de dialogue que pour les moments reposant sur ses silences et sur les postures qu’il adopte.
Tout y est , le jeux juste de tous les acteurs , un scénario simple et efficace , réaliste bravo ( petit moins pour caméra qui n'était pas fixe , ça bougeait trop à mon goût mais ce n'est qu'un détail )
Filmé au plus près de ses personnages, La Loi du Marché, s'il ne nous apprend pas grand chose de nouveau sur la violence du monde du travail d'aujourd'hui, a le bon goût d'éviter le mélodrame misérabiliste qui guette souvent ce genre de sujet. Lindon, au milieu d'acteurs non-professionnels, y est magnifique de justesse. On peut toutefois regretter que dans la seconde partie, son personnage plus souvent observateur qu'acteur - et de ce fait quasiment mutique - n'exprime pas verbalement son écoeurement et sa révolte,ne fût-ce qu'à demi-mots, plutôt que ce final téléphoné et peu crédible vu le contexte.
Bon documentaire à diffuser sur la TNT. L'indigence de ce film est consternante. Victor hugo avait d'une autre époque difficile un best seller "les misérables". Là c'est le scénario qui est bien misérable. Ajoutez à cela la voix monocorde de Vincent Lindon de bout en bout c'est la catastrophe. A fuir absolument !
Une imposture ce film. Un mauvais reportage, des longueurs comme je n'ai jamais vu ! et mal monté. Il y a de bonnes idées, mais c'est à peine exploité ! V. Lindon a eu un prix pour ça !!?? mais il ne dit pratiquement rien !!! Le festival de Cannes est en train de devenir le festival du navet. Si la loi du marché s'appliquait au lieu de subventions par nos impots, ce film ne serait jamais sorti . A fuir !
Film très touchant, très réaliste ! Probablement le meilleur film de Vincent Lindon qui joue terriblement vrai le rôle du père de famille au chômage qui malgré les difficulté et la précarité fait tout pour rester digne !
Un film poignant qui illustre parfaitement la cruauté de la société dans laquelle nous vivons pour tous ceux qui, d'une façon ou une autre, sont rejetés par le système. La nécessité d'être toujours compétitif, de faire bonne figure en toutes circonstances pour avoir une toute petite chance de se recaser atteint un niveau absurde. En chômeur digne, qui refuse de s'abaisser à se faire le complice d'ignominies, Lindon est parfait et a bien mérité son prix d'interprétation. En revanche, ce film souffre tout de même d'une certain nombre de faiblesses. Il est conçu comme une série de séquences de durées variables et manque d'un véritable scénario. A l'exception du personnages principal, les individus qu'on voit défiler n'apparaissent que comme des silhouettes. Enfin, on ignore la profession de l'épouse, alors qu'on voudrait en savoir un peu plus sur cette famille. En dépit de ces défauts, La loi du marché sonne juste, ne force jamais le trait et apparait comme un témoignage coup de poing sur le monde contemporain en crise et ses victimes.
Une merveille d'authenticité emmenée par de beaux acteurs, tous sincères. Ce sujet qui nous concerne tous de prés ou de loin ne laissera pas de spectateurs indifférents, ou devrais-je dire ne laissera pas d'humains indifférents...? Il n'y a qu'un ennemi qu'on ne peut pas combattre dans ce film et c'est la loi du marché.
Je suis tellement étonnée voire énervée par les critiques des journalistes par rapport à ce film que je reste sans voix. Ni fait ni à faire! N'est pas "les Frères Dardenne" ou Ken Loach qui veut, pour faire du "cinéma social" il faut du talent , beaucoup de talent et un regard emphatique, bienveillant ce qui n'est ici pas du tout le cas; et on s'ennuie, mon dieu qu'on s'ennuie ... malgré Vincent Lindon qui est exceptionnel mais qui ne peut sauver à lui seul un film mou, une caméra pauvre, une image nulle, bref NON et NON.
Comment dire ? Peut-on m'expliquer ce qu'il y a de bien dans ce film ? Traitant d'un sujet qui me touche et aimant bien Lindon, je me suis dit aller le voir. Quelle déception.
Mal filmé (mais c'est voulu), des scénettes filmées en un plan (passage de l'entretien Pôle Emploi, passage du Mobil Home), longues, chiantes, comme si le réalisateur n'avait pas assez de matière pour que le film fasse une heure et demi. Certaines scènes sont touchantes : rage de Xavier Mathieu, détresse du client qui ne peut pas payer, détresse de la caissière prise la main dans le sac, mais finalement, ces scènes n'aboutissent à rien. Lindon s'en tire très bien dans le rôle du mec qui subit, qui essaye de se maintenir la tête hors de l'eau, mais ça ne suffit pas. Je ne sais pas si son prix est mérité, mais le jeu de Lindon est vraiment le seul truc à retenir de ce naufrage, de cette arnaque.
Je me suis ennuyée. Certes le propos est tout à fait à propos. Les petites pièces (pions) que nous sommes, nous petits salariés ou chômeurs face à ces grosses machines dégoutantes. Pôle emploi, inefficace, dépassé, le patron du supermarché inhumain, écœurant, cherchant à licencier ses caissières parce qu’elles récupèrent les points ou les bons. Pourtant on s’ennuie. Le rapprochement avec les frères Dardenne ou Ken Loach ne tient pas la route. On ne s’ennuie pas avec eux. Une tension, une dynamique énergisante nous faisait suivre Marion Cotillard ou les « pauvres gens » anglais (cf Victor Hugo et Guédiguian). Oui nous partageons le fond, cette révolte face à cette « tragédie ordinaire » (Pierre Murat), le film est un vrai film par son regard et sa mise en scène, plans américains, plans fixes, plans séquences, pas de musique, pas de scène agréable, oui tout cela est criant de vérité, tout comme Vincent Lindon, on est presque dans un documentaire mais on s’ennuie.
Vincent Lindon est souvent filmé de dos, de trois quart avec en prime des chambranles de porte « La tête haute » d’Emmanuelle Bercot est bien plus prenant, avec, certes, davantage de ficelles cinématographiques, mais également des acteurs tout aussi impressionnants (Benoit Magimel et Rod Paradot entre autres). S’il est vrai que je n’oublierai pas le regard de Vincent Lindon, ni son attitude, renvoyant à nos propres défis quotidiens, je suis déçue par le film.
Un sublime navet pour qui veut perdre une heure trente de sa vie a contempler un vide permanent : un film sans scénario, sans dialogue, sans rien si ce n'est le banal quotidien que chacun peut vivre ou lire dans la rubrique des faits divers. Ne peut aimer ce film que des intellos de connectes de la réalité.
Stéphane Brizé invoque dans La Loi du Marché les problématiques de la crise et ses conséquences humaines avec une justesse aussi glaçante que touchante. D'une austérité clinique, la mise en scène fait se succéder les scénettes dans un courant sec, presque inhospitalier, assumant les frustrations du récit, quelques coups de scalpel dans l'âme de son protagoniste omniprésent qui se noie dans l'enfermement social. Certes proche du documentaire avec ses plans serrés et sa caméra portée, le cadre se révèle aussi viscéralement figurative pour nous plonger dans la subjectivité du personnage, le rythme épousant sa détresse, les jeux de profondeur de champ touchant du doigt son éloignement. Au sein de cette chronique aussi modeste qu'étouffante, la présence considérable de Vincent Lindon amène une bulle d'air, à travers lequel tout passe par les yeux et la posture, pion des tortures insaisissables d'une société qui dépose une cible sur chaque dos.