La Loi du marché
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Cédric H.
Cédric H.

58 abonnés 34 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 28 mai 2015
Tristement réaliste, bien joué mais relativement ennuyeux...
Trop tourné sur uniquement Vincent Lindon qui est de toutes les scènes. Dommage même si c'est le seul acteur professionnel paraît il.
Bref, au cinéma peut être pas, mais si vois voulez une carte postale de "la loi du marché" oui.
OldMartini
OldMartini

163 abonnés 1 782 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 mai 2015
Si le cinéma de Stéphane Brizé devait se définir par une couleur, nul autre ne devrait être choisie que le rouge. A juste titre, il convient de se demander pourquoi attaquer l’œil avec tant d’audace visuelle : les raisons en sont simples : Le rouge est sûrement la couleur la plus fascinante et ambiguë qui soit. Elle joue sur les paradoxes, anime des sentiments passionnels en complète contradiction : amour / colère, courage / danger, ardeur / interdiction… Cette couleur remue les sentiments et fait vivre une sorte de ritournelle qui habite au plus profond de lui le curieux qui visualise le modeste et non moins excellent « La loi du marché ». Il y a quelque chose de fascinant en l’idée de conjuguer la force d’esprit à l’humilité la plus profonde lorsque vient le moment de faire face à la réalité, et Stéphane Brizé réalise un véritable coup de maître en la matière. Il joue subtilement avec la caméra et filme un homme chez qui la vie semble être une succession de situations de crispations, le tout parsemé de moments de bonheur et de partage trop vite oubliés. Vincent Lindon s’accorde l’un des plus grands rôles de sa carrière tambour battant et s’affirme aujourd’hui plus que jamais comme l’une des forces vives du cinéma français qui ne peut et ne doit pas passer la Manche (l’allusion faite au film « Welcome » de Philippe Lioret n’est d’ailleurs pas un hasard). « La loi du marché » confond les genres et oppresse de part son aspect informatif et formateur qui mélange le genre à la fiction moderne. Il en ressort une apnée de plus d’une heure trente dans les tourmentes d’une famille blessée par la vie qui, à l’heure de perdre tout repère, s’appuie sur une solidarité de tout instant. Artiste, écrivain, philosophe et romancier, Jean-Paul Sartre a cité un jour que « dans la vie, on ne fait pas ce que l'on veut mais on est responsable de ce que l'on est » : sous les traits de Vincent Lindon, l’Homme que chacun rencontre un jour se forge et, à l’image de l’acteur, ne renonce jamais.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 28 mai 2015
Avant de savoir qu'il était présenté à Cannes j'avais envie de voir ce film
Mais si vous avez vu la bande annonce vous avez tout vu
Il aurait fallu aller jusqu'au bout de la démarche
C'est plat, ennuyeux, certaines séquences n'ont pas d'utilité, c'est vraiment dommage parce l'idée de base était bonne
ninilechat
ninilechat

84 abonnés 564 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 juin 2015
Est ce pour faire oublier qu'il vient de la grande bourgeoisie intellectuelle? Et qu'il a même été le compagnon transitoire d'une princesse, certes d'opérette? Vincent Lindon excelle dans le rôle du prolo-qui-a-des-malheurs, et aussi une conscience. Toujours digne, battant dans l'adversité: le prolo modèle, en quelque sorte, peint par Pierre Corneille...

J'avais beaucoup aimé les deux films précédents de Stéphane Brizé(Mademoiselle Chambon, Quelques heures de printemps), dont Vincent Lindon était déjà le héros; deux films pudiques, traitant avec beaucoup de délicatesse de la difficulté à partager ses sentiments, à transcender les différences sociales, qui lui allaient vraiment bien, à Lindon, mais qui étaient nettement moins arides que le présent opus. Là, on peut dire que Lindon porte le film; il n'interprète pas, il EST. Sans lui, La loi du marché virerait facilement au reportage qualité Arte sur la dure vie des employés de supermarché.

C'est une succession d'une douzaine de séquences qui paraissent toutes un peu longues -longues comme la vie, car face à un employé de l'ANPE j'imagine que les minutes paraissent interminables.

Thierry a la cinquantaine, il était conducteur de machine outil, modèle un peu ancien, il se retrouve au chômage. spoiler: On lui fait faire un stage qui ne débouche sur rien; on le voit face à son accompagnant, face à un employeur potentiel qui lui fait passer un entretien sur Skype, dans un atelier où l'on apprend aux demandeurs d'emploi à se présenter....
On le voit chez lui, aussi, avec sa femme et son fils lourdement handicapé. On sent qu'il y a là une vraie famille, unie, qui partage. La priorité c'est que le fils fasse des études, mais pour cela il faut payer pour un accompagnant; il faudra sans doute spoiler: vendre le mobil home qu'ils possèdent dans un camping pas très loin de la mer.
Tout cela est d'une vérité aveuglante.

Finalement, le seul job offert à Thierry, c'est vigile dans un supermarché (là, on pense à Olivier Gourmet et on se dit que c'est décidemment un thème à la mode...). Et c'est terrible. Bien sûr, il y a le jeunot arrogant et menteur qui vient de piquer un chargeur d'iPhone; celui là, on n'a aucune pitié pour lui. spoiler: Mais il y a aussi l'homme âgé qui a mis dans sa poche le steak auquel il n'a pas pu résister et qu'il n'a pas de quoi payer: moyennant quoi, la procédure ira à son terme. Et puis, il y a le flicage des caissières -et leurs indélicatesses dérisoires, mais qui valent un renvoi immédiat: récupérer les bons de réduction non utilisés par les clientes; ou, lorsque ces clientes n'ont pas la carte du magasin, passer en douce leur propre carte pour accumuler des points....
Le spectateur prend tout ça dans la gueule. Il ressent ce que ressent Thierry; il vit ce que vit Thierry. Rarement le cinéma aura su nous montrer aussi bien la dureté de la vie pour certains. Critique social qui porte parce que subtile, parce que non ostensiblement militante...

Un film utile à voir et à méditer, porté par Vincent Lindon, qui n'a pas volé son prix d'interprétation! La plupart des autres acteurs sont des non-professionnels qui interprètent de faon fort convaincante leur propre rôle.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 27 mai 2015
Présenté en sélection officielle à Cannes en 2015, La Loi Du Marché de Stéphane Brizé fut très bien reçu par le public et la presse. Vincent Lindon a même décroché le Prix d’interprétation pour sa performance lors de la clôture du festival.

Et il y a bien évidemment une chose que l’on ne peut pas critiquer, c’est la performance de Vincent Lindon dans le rôle d’un quinquagénaire au chômage qui essaie de retrouver une vie normale en naviguant dans les méandres de la vie. Vincent Lindon incarne un homme calme, sûr de lui et qui fait de son mieux pour améliorer sa vie, que ce soit au niveau de sa conscience en voulant passer à autre chose après son licenciement, ou au niveau financier pour sa famille.

On le suit donc à travers plusieurs événements bénins de sa vie : son rendez-vous à l’ANPE où on lui explique que sa formation de 5 mois ne sert à rien, sa rencontre avec sa banquière qui lui assure qu’il sera plus confiant dans le futur s’il souscrivait à une assurance vie, la vente de son mobile-home familial, etc.

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anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 27 mai 2015
Vincent Lindon, un de mes acteurs préférés, joue quasi a la perfection ce rôle de ce chômeur qui a vu sa vie basculer quand il a été embauché comme agent de sécurité, oblige de dénoncer ses collègues...
Ce film m a vraiment ému...il ya quelques scènes un peu longue comme le cours de danse, mais dans l ensemble, j ai été pris dans l histoire..
Bravo aux autres acteurs, inconnus et amateurs qui ont joué aussi parfaitement. Je recommande ce film.
Vincent mérite sa palme!
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 27 mai 2015
Excellent : très réaliste : Vincent Lindon mérite son prix meilleur acteur à Cannes
A voir : tous les les autres acteurs inconnus font une très bonne interprétation de cette histoire très émouvante
badmomo
badmomo

7 abonnés 4 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 27 mai 2015
Film plat et longuet. Pas d'intérêt. Je ne recommande pas ce film!
ATHMOS.ONER
ATHMOS.ONER

166 abonnés 259 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 mai 2015
La loi du marché est un film sincère. Pour faire plus juste, il aurait fallu tourner un documentaire.
N’allez pas voir ce film juste parce que Vincent a eu la palme d’or (bien méritée).
Allez le voir pour méditer sur nos vies modernes et tenter, le plus possible, de se mettre en opposition à tout ce qu’elles ont de plus abjecte.
Un film dur mais tellement nécessaire.
jclgro
jclgro

14 abonnés 323 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 27 mai 2015
Suite aux louanges à Cannes, j'espérais beaucoup de ce film. Ce n'est qu'un pseudo documentaire assez pathétique qui nous sert tous les faits divers de ces dernières années. La caméra bouge beaucoup, les personnages sont souvent flous, même si c'est pardonnable dans un film d'action, c'est très énervant dans ce film-docu.

Je ne comprends pas le prix décerné à Vincent Lindon, il semble en impro totale, hésite souvent sur les mots et garde la même attitude d'un bout à l'autre du film.
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 27 mai 2015
Avec son nouveau long métrage, Stéphane Brizé nous propose un film qui tente de nous faire pénétrer dans la peau du chômeur de longue durée. Avec sa caméra vacillante, avec une économie ascétique de mise en scène, il joue au documentariste qui suit son guide, ici, Vincent Lindon, souvent pris de dos. Un moyen pour nous faire entrer dans la peau du personnage principal. Principalement tourné avec des acteurs non professionnels, les employés vus à l'écran sont donc authentiques… grande qualité aujourd’hui !, au risque de démontrer que, dans les films, où les scènes sont répétées, tournées jusqu’à plus soif et montées après coupures et reprises, bien des amateurs sont capables de remplacer avantageusement bon nombre d’intermittents du spectacle. Pourtant, la mise en scène un peu poussive, et c’est un doux euphémisme, rend peu digeste ce salmigondis désirant passer pour une charge politico-sociale, sauf à être un spectateur inconditionnellement engagé. Son thème est réaliste, très actuel et vécu par un bon dixième de la population française : le chômage. Le réalisateur décrit la cruauté à peine voilée de la société envers le chômeur et la difficulté de retrouver du travail. Lors d’un rendez-vous à Pôle-Emploi, il tente de se rebeller contre ces stages qui ne mènent à rien, contre ce semblant d’aide qui permet à un fonctionnaire de justifier un poste garanti à vie, contre ce personnel non-impliqué et qui n’a aucune exigence de réussite dans sa tâche de placement. Face à l’attitude jusqu’auboutiste de délégués syndicaux comme le collègue syndicaliste (Xavier Mathieu), eux aussi licenciés, mais rémunérés par la centrale pour continuer l’(in)action, allez-y, tous devant moi, prenez les outils, je prendrai les commandes, il tente de défendre son agacement et son ardent désir de retrouver du travail. Tombant de charybde en scylla, il subit l’humiliation d’une conseillère bancaire qui lui fait la morale, le camouflet d’un entretien d’embauche par Skype et même le mépris d’un sombre crétin souhaitant lui acheter son statique mobil-home à vil prix. Pour Thierry comme pour beaucoup d’autres, les soucis financiers s’accumulent aux problèmes familiaux. Sa vieille voiture tombe en panne. Son fils est handicapé… mais à jouer dans le naturalisme réaliste, il faut avoir la virtuosité d’un Maupassant, le lyrisme d’un Zola, l’acuité d’un Balzac, l’ampleur d’un Hugo ou l’outrancière angoisse d’un Dostoïevski. Et là, Brizé, face à eux, ne fait pas le poids. Son réalisme est au niveau zéro, celui du micro-trottoir et des pétulants reportages soporifiques des chaînes publiques. Il nous suffit de traverser la rue pour le voir. Son film est sans surprise, l’inventivité est absente, l’intérêt du spectateur n’est aucunement sollicité, les longueurs s’ajoutent aux longueurs et les insipides dialogues sonnent creux.

Lorsqu’un emploi est enfin offert à Thierry-Vincent Lindon, on se dit que le ton va varier. Il n’en est rien. Il fait son travail, fort respectable par ailleurs, sauf à être anar ou se voiler la face. Il tente de frôler les divers types d’indélicatesses qui amènent à subtiliser des produits en grandes surfaces. Il y avait une avenue s’offrant à l’analyse, pour confronter dénonciation et délation, pour trouver la cause de ces larcins, pour peser la justesse des sanctions. Mais là aussi, motus, on observe et on rentre chez soi…
C’est ce que j’ai fait.
Didier A.
Didier A.

20 abonnés 48 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 mai 2015
Vincent Lindon monopolise près de 80% des plans de Stéphane Brizé dans son dernier film, et il le mérite infiniment. Tristement d'actualité et d'une justesse incroyable dans son écriture, j'ai aimé sa mise en scène et son montage. Plans séquences certes longs, mais nécessaire, montage séquencé, sans fioritures. Stéphane Brizé va droit au but dans ce film qui traduit avec justesse la vie d'un chômeur de longue durée pas forcément prêt à accepter l'inacceptable. Vincent Lindon porte le film sur ses larges épaules, ce rôle est taillé pour lui, il est juste immense et mérite amplement son prix d’interprétation à Cannes. Le casting des seconds rôles (comédiens amateurs) est lui aussi particulièrement réussi. La banquière, le conseiller pôle emploi, le directeur de magasin, autant de comédiens qui portent le film et lui donnent toute sa crédibilité.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 27 mai 2015
Beaucoup de commentaires stipulent que ce film ressemble à un documentaire. A ma connaissance, dans un documentaire on ne suit jamais un personnage de cette manière, d'aussi près et c'est bien l'étonnante mise en scène qui donne cet effet. Beaucoup aussi comparent le film à ceux des frères Dardenne. Cette comparaison s'arrête juste sur le fait que les Dardenne on un acteur fétiche : Olivier Gournet, et Brizé le sien : Vincent Lindon. Les Dardenne travaillent et répètent énormément avec leurs comédiens, alors que dans " La loi du Marché " les comédiens sont en mode improvisation. " La loi du marché " ne ressemble pourtant à aucun autre film et c'est bien pour cette raison qu'il fascine, qu'il interroge, qu'il dérange. Quoi qu'on en pense, ce film restera certainement une référence comme témoignage de notre époque pas très reluisante. Le film fait débat et rien que pour cette raison, c'est une réussite. A voir ... et revoir même.
Romahnn
Romahnn

20 abonnés 47 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 27 mai 2015
Le film ne raconte rien, il se contente de montrer le quotidien d'un type normal qui traverse une période de chômage. Je suppose que l'auteur voulait montrer une certaine réalité, c'est pas trop mal réussi, néanmoins ça aurait été plus percutant en allant filmer n'importe quel péquin à pole emploi. Je suppose que l'idée ne lui plaisait pas et qu'il a préféré la compagnie de Vincent Lindon.
Francis S.
Francis S.

26 abonnés 113 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 mai 2015
On sort lessivé, essoré, de ce film à situations successives plus affligeantes les unes que les autres.
Certaines d'entre elles confinent à l'odieux, comme ces entrevues avec cette employée de banque qui ne pense qu'à sa commission face à un homme en détresse ou cette négociation oiseuse et poisseuse dans un mobile home glauque.
Le miroir sans tain de la vie réelle donne au jeu de Vincent Lindon - il montre avec justesse et force l'infinie souffrance intime d'un homme brisé - la matité d'un tambour voilé pour un deuil.
Les acteurs non professionnels qui l'entourent nous plongent dans un quotidien que je ne remercierais jamais assez le destin - en tout égoïsme - de m'avoir épargné. Leur politesse de supermarché, d'une violence contenue, est à l'image de leur français appauvri, vilain, ordinaire.
C'est peut être cela qui m'a le plus éprouvé et qui fait de ce film une dissection in vivo du naufrage de la société et de la culture françaises. Il n'y a que les princes socialistes qui nous gouvernent pour se féliciter d'une telle moisson de prix français à Cannes.
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