Le film est plutôt froid à l'image d'une société impitoyable qui considère l'humain et son capital/travail comme une de ses marchandises. Il montre très bien un grand patronat qui exploite le chômage de masse pour mettre les chômeurs en compétition, et gonfler ainsi son chiffre d'affaire en exigeant d'eux d'être toujours plus performants. Vincent Lindon en fait les frais. Des scènes de la vie quotidienne s'enchainent montrant l'absurdité d'un système à bout de souffle où les gens perdent leur vie à la gagner. Toutefois, malgré ces atouts, ce film manque d'envergure et parait un peu trop documentaire bas de gamme sans musique la caméra à l'épaule, voire parfois improvisé. C'est un peu dommage.
Un tres bon film sur un homme au chomage devenu vigile dans un supermarche. Ce personnnage est courageux car il s'occupe de son fils autiste. Un tres beau role pour Vincent Lindon.
On suit Thierry, qui vient de se faire licencier. Il perd l'envie et la force de se battre contre ses employeurs, et finit pare travailler comme vigile dans une superette. Un film terrible. Terrible par sa qualité, on passe un très bon moment. Et terrible dans le traitement du sujet. Vincent Lindon est toujours aussi exceptionnel, la réalisation donne une impression de documentaire et le propos montre l'enfer du marché du travail, et à quel point les gens sont utilisés, envoyés à droite et à gauche, et comme la misère peut pousser les gens à faire des choix difficiles. Un drame social à la française, toujours d'actualité, malheureusement.
"La loi du marché" est le film parfait pour perdre son temps tant il ne se passe rien... Les scènes se succèdent sans émotion et en longueur. Même Vincent Lindon joue tout le long du film sur une seule émotion et traîne sa caboche. On a de la peine pour lui non pas d'avoir perdu son travail mais d'être emprisonné dans un tel film.. C'est sans parler des seconds rôles qui malheureusement frôle parfois le ridicule par leur amateurisme. Oui c'est triste, il a perdu son travaille et il a un fils handicapé mais aussi mal raconté et mis en scène, c'est ce qu'on appelle aussi de l'amateurisme... Seul point positif: ce film est un remède à l'insomnie
Je pense qu'avec ce genre de films on adhère ou on adhère pas et bien moi le moins que l'on puisse dire c'est que j'ai accroché et pas qu'un peu !! Quel réalisme, quelles émotions et quel prestation de Vincent Lindon !! J'ai adoré suivre la vie terre à terre de ce chômeur qui se retrouve à fliquer les employés et les clients d'une grande surface en tant que vigile et vraiment j'aurais pu le suivre des heures et des heures (et même des jours) tellement j'ai adoré. Un vrai coup de maître. Bravo !
De la dignité dans l’humiliation finement mis en scène. Stéphane Brizé et Vincent Lindon, l’un a des dons l’autre nous les donne. Loin de nous « les briser », son cinéma social nous émeut au truchement de ses acteurs non professionnels et des situations qui le sont, professionnelles. L’émotion était aux bords de mes yeux d’une cruauté ordinaire. Film indispensable.
Je dois dire que j'ai rarement vu des films aussi tristes et déprimants que "La loi du marché", mais j'en ai rarement vu d'aussi bons également... Par certains côtés il fait vraiment penser à un documentaire et il est quand même pétrifient de réalisme, aspect du film qui est renforcé par le côté acteurs non professionnels (mis à part Lindon) jouant leurs propres rôles. Sur sa thématique globale (précarité, galère, etc.), il ferait plutôt penser aux films des frères Dardenne ou de Ken Loach mais en évidemment nettement moins chaleureux et optimiste. Pour conclure c'est un film épuré, dur, austère et froid, mais un film inoubliable.Cinématographiquement, on se situe quelque-part entre Bresson, Depardon et les frères Dardenne.. On a vu pire comme références.
Entouré d'acteurs non professionnels dans leur propre rôle, Vincent Lindon est vrai dans ce film qui dissèque, avec une approche quasi documentaire, la violence des rapports humains dans le monde du travail. La mise en scène est précise, froide carrée même si parfois elle s'étire un peu trop...
Le parcours du combattant d'un chômeur ayant dépassé la cinquantaine, près à accepter n'importe quoi y compris les formations inutiles proposées par Pôle Emploi. Tous les protagonistes jouent juste et à cela, il n'y a rien dire. Le climat du chômeur prés à accepter ce qu'on lui propose est bien rendu et les acteurs qui entourent Vincent Landon semblent bien à leur place même s'ils ne sont pas des professionnels. L'ambiance générale est bien rendu et l'on ne manque pas de critiquer le système bien rodé des entreprises de formations professionnelles qui s'en mettent pleins les poches en proposant n'importe quoi sachant fort bien que cela ne servira à rien d'autres qu'a faire sortir les chômeurs des statistiques. Phénomène récurrent en période électorale, c'est bien connu
Thierry a 51 ans et cela fait vingt mois qu'il n'a plus d'emploi. Avec sa femme et son fils Matthieu, handicapé, il doit faire des économies car son épargne diminue. Après de nombreux entretiens d'embauche, Thierry devient agent de sécurité dans un supermarché. Il doit être à l'affut et surveille les clients, mais aussi ses propres collègues. Il est confronté quotidiennement à des situations difficiles jusqu'à ce qu'un incident d'une grande ampleur surgit. Thierry va devoir faire un choix... Vincent Lindon est magistral dans ce film aux nombreuses nominations. L'émotion monte rapidement dans ce long-métrage où Lindon est le seul acteur professionnel et le budget minime (1,2 million d'euros).
Entouré d'acteurs non professionnels dans leur propre rôle, Vincent Lindon, magistral, est d’une grande crédibilité dans ce monde du travail impitoyable. Un film poignant et tellement réaliste, filmé la caméra à l’épaule donnant un air de documentaire à ce brûlot social. On adhère ou pas mais on ne reste pas de marbre.
Si Vincent Lindon, prix d'interprétation à Cannes pour son rôle, est bluffant dans la peau du Français de classe moyenne par excellence, force est de constater que l'ensemble peine à convaincre tant il multiplie les clichés. Pourtant, le projet porte des idées intéressantes : les acteurs non-professionnels incarnent tous des rôles qu'ils exercent dans la vraie vie, et cela fonctionne parfaitement ; de même l'utilisation quasi-systématique de plans-séquences fait monter la tension de manière efficace et intelligente. Mais le film, qui décrit la réalité (partielle) d'un monde du travail et d'une société exerçant une pression de chaque minute sur les individus, finit par devenir une caricature de lui-même. En effet, en imaginant systématiquement le pire, le plus lourd, le plus larmoyant pour son personnage principal, le réalisateur rend son propos si schématique, si mathématique dans la répétition du malheur, qu'on n'a plus envie d'y croire. Dommage.
Bof bof bof, est-ce un film ou un reportage ? On ne voit jamais les acteurs en face, les scènes se succèdent sans lien, ça commence dans une conversation et ça fini en queue de poisson. Il y a plein de scènes sans intérêt où l' on voit notamment l'acteur principal manger pendant plusieurs minutes !!! ou s'entrainer à la danse !!!