Film très intéressant. On part avec une histoire très forte, bien racontée et très bien jouée. Permet d'en connaître plus sur l'histoire de McDonald. Et ne donne pas envie d'aller leur donner de la thune ^^ Film vu le 23/07/2020
Tout film donne lieu à un contrat tacite avec le spectateur, celui-là même dont dépendra sa réception critique selon que l’œuvre soit ou non fidèle à ce postulat. Selon qu'il exauce les promesses ou trahisse les intentions initiales. Le fondateur appartient à cette catégorie de biopics qui remplissent leur mission, s'attachent à une histoire pour la narrer de manière exhaustive et didactique. Quitte à manquer de flamboyance, à ne pas transcender son propos par des choix artistiques tranchés. Ainsi ce récit des prémisses de l'empire McDonald's se déroule en toute linéarité, selon une dynamique alternée, un brin répétitive, entre croissance de l'entreprise et accrocs rencontrés. On distinguera cependant la séquence bien pensé du fonctionnement « à blanc » du restaurant sur un terrain de sport. Si la forme aurait tendance à en faire un objet vite oubliable, le fond parvient à imprégner le spectateur, à mesure que l'appât du gain assombrisse les vélléitées de cet ancien vendeur raté de l'industrie agro-alimentaire, campé par un Michael Keaton qui joue sur le traditionnel registre attraction/répulsion. Son personnage provoque une forte empathie dans la première moitié du film, puis déboussole par sa folie des grandeurs virant au mépris envers les créateurs du concept qu'il prétend étendre à travers le pays. Sans le diaboliser, les frères McDonald étant présentés par ailleurs comme aussi généreux que psychorigides, le film montre bien son absence d'états d'âmes pour parvenir à ses objectifs. Ainsi l'aspect polémique, bien que discret, est présent (jusqu'aux déclarations controversées du vrai Ray Kroc durant le générique de fin), nous n'assistons pas à l'édification idyllique d'une des plus grandes multinationales actuelles, mais bien à une trahison personnelle débouchant sur le basculement plus global d'une société artisanale à un empire industriel. Une illustration finalement assez fine du dicton selon lequel l'argent corrompt tout, jusqu'à dépouiller deux entrepreneurs honnêtes d'une chose en principe impossible à extorquer : leur nom.
Le fondateur est un film foncièrement méprisable et désagréable. C’est une véritable hagiographie non pas du créateur de l’empire de la mal bouffe qu’est McDonalds mais de celui qui a étendu l’idée à travers l’Amérique. Un personnage foncièrement antipathique menteur, on pourrait dire voleur mais dont ces défauts passent ici pour de l’ambition qui est érigée en modèle à suivre par le film sans le moindre recul. La musique assez tranquille et joyeuse finie de compléter un tableau presque aussi écœurant qu’une cure de Big Mac. Tout juste le film dit qu’il était porté sur le whisky et que c’était un mauvais mari mais la aussi on nous dit que c’est le lot d’un homme ambitieux se donnant à fond pour son business. La mise en scène est très plate et ne se pose jamais de question sur le modèle développé d’un capitalisme sauvage ou le but est de manger l’autre. J’ai fini au bord de l’indigestion.
Effectivement, pour qui a encore besoin (mais pourquoi pas?) de constater comment le libéralisme triomphant s'est emparé de nos sociétés jusqu' à devenir le plus envié des moyens de "réussir", voire le seul vrai modèle de réussite.. c'est bien fait (pour nous!!). Personnellement, à l'instar de ces sandwiches bien connus, ça me rend malade, donc je n'ai pas insisté. Mc Do c'est un peu comme les prostituées: quand on a envie, c'est très appétissant, on se jette dessus et c'est fini en 5 minutes... Puis on sort, dépité, honteux même, et une heure après, on a déjà à nouveau envie! Mais je digresse
Intéressant de découvrir la genèse méconnue d'une des plus célèbres enseignes du monde. À part cela c'est un peu décevant. Cinématographiquement, à part la performance de Keaton rien de remarquable. Sur le fond l'affrontement entre la vision familiale et presque sociale des frères McDonald et celle égoïste et capitaliste de Kroc est un peu grossière et caricaturale. Un bon document mais un film moyen.
John Lee Hancock n'est pas un petit nouveau dans le cinéma bien au contraire, scénariste pour deux films de Clint Eastwood dans les années 90 avec "Un monde Parfait" et "Minuit dans le jardin du bien et du mal" sortie en 1997 qui reste encore à l'heure actuelle son meilleur scénario et tout bonnement sa meilleure contribution au monde du cinéma car oui il ne faut pas oublier que la même personne est aussi l'auteur se qui est assez incroyable en soit scénariste de "Bad Boys 2" de Michael Bay et réalisateur d'une des plus grosse plantade du cinéma en 2004 avec Alamo. L'homme a par ailleurs réaliser "The Blind Side" qui a valu en 2010 à Sandra Bullock de recevoir l'Oscar de la meilleure actrice.
Il attaque avec "Le fondateur" son second Biopic après celui de
Un film correct, qui retrace assez fidèlement les origines du plus grand empire de la restauration rapide, même si ce ne sera pas le film de l'année... Ray Kroc est bien interprété.
Biopic intéressant mais à la mise en scène trop classique sur un sujet pourtant passionnant. On pourrait résumer ainsi le film du trop fade J.L. Hancock, qui signe toutefois un film beaucoup plus intéressant que son film précédent, consacré à la fabrication de "Mary Poppins". M. Keaton est incroyable dans le rôle principal, jouant à la perfection ce personnage peu aimable, insaisissable et troublant. En face, il y a un duo impeccable avec N. Offerman et J.C. Lynch tandis que le scénario nous emmène dans une reconstitution sans doute trop scolaire de certains faits. Et on se prend à rêver d'un tel film sous la direction des frères Coen, un temps attachés au projet. Découpage linéaire, scénario qui lance quelques thématiques intéressantes, acteurs au top (on y trouve aussi P. Wilson, L. Cardellini, L. Dern), rythme pas trop lent, un film qui ne captive pas outre mesure, en dépit d'une réussite globale certaine et de scènes parfois réussies. D'autres critiques sur thisismymovies.over-blog.com
Récit de la naissance de la success story McDonald's, au scénario captivant et à la reconstitution d'époque soignée, servi par un excellent casting, avec notamment l'interprétation brillante de Michael Keaton.
Une success story à l'américaine ou le portrait d'un type détestable, arriviste et prêt à tout pour réussir. S'il est formidablement interprété par Michael Keaton, le fait que le film soit complètement centré sur cet odieux personnage lui nuit un peu.
Histoire vraie de la naissance de l'empire Mc Donald par un entrepreneur typiquement américain parfaitement interprété par un Michale Keaton des grands jours. L'acteur est sublime et terrifiant à la fois dans ce rôle de créateur de la franchise Mc Donald. Le film ne parle pas des qualités nutritives des sandwichs à l'instar de "Super Size Me" mais plutôt sur l'innovation et les concepts crées par les frères Mc Donald. Le rythme est un peu lent mais convient pour bien installer les personnages dans cette Amérique des années 50. Un bon Biopic pour découvrir les origines de la marque.
Très classique dans la forme et présentant un itinéraire professionnel prévisible cinématographiquement parlant quoi que tiré d'une histoire vraie, ce film vaut pour sa valeur documentaire et surtout pour la prestation irrésistible de Keaton. Plaisant!