632 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
95 critiques spectateurs
5
7 critiques
4
32 critiques
3
31 critiques
2
11 critiques
1
10 critiques
0
4 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
ptitmayo
44 abonnés
969 critiques
Suivre son activité
2,0
Publiée le 25 septembre 2018
L'idée de base de "45 Years" est intéressante, à savoir mettre en conflit la fête des 45 ans de mariage avec les souvenirs de l'amour de la vie de Geoff, le traitement l'est nettement moins. Si le film met en avant l'importance de Katya pour Geoff spoiler: (les photos au grenier, son intérêt pour l'histoire de l'Allemagne et la fonte des glaciers, le fait que sa femme ait un nom quasi-similaire et une couleur de cheveux identique) , comment Kate va le ressentir de manière frustrante spoiler: (elle découvre que Katya était enceinte, Geoff aurait épousé sans hésitation Katya, la chanson finale, les photos de Katya bien conservées alors que Geoff n'en a aucune avec sa femme) et comment Geoff va tenter de récupérer le coup spoiler: (la danse, le discours émouvant, les souvenirs à travers les photos de son couple par leurs amis) , il échoue à être complètement abouti spoiler: (zéro flashback entre Katya et Geoff) , à l'image d'une fin décevantespoiler: (Kate cogite que son mariage est un gâchis) et insuffisante (le film aurait dû passer 45 minutes-1 heure sur la découverte et la seconde sur la réaction de Kate; je m'attendais notamment à une vraie colère, un besoin de revanche, mais rien, la jalousie de Kate ne s'exprime guère) . Pour ne rien arranger, la narration est atrocement lente, entre un récit jour après jour lourd, une caméra stagnante (Andrew Haigh passe à côté de sa réalisation), des plans inutiles (les lointains devant la maison par exemple) et longs (le piano), des passages redondants (lit-voiture-repas), des monologues au lit pénibles et un acteur principal (Tom Courtenay) soporifique par son débit vocal. Seule Charlotte Rampling s'en sort avec les honneurs, en s'appuyant astucieusement sur la signification de ses regards pour faire passer des informations au spectateur. Au final, "45 Years" souffre de passer 1h30 sur quelque chose qui en nécessitait tout au plus qu'une, et ainsi d'ignorer tout un pan de sa thématique.
De nos jours, Kate et Geoff s'apprêtent à fêter leur 45e anniversaire de mariage. Quand Geoff reçoit une lettre lui apprenant que le corps de son premier amour disparue en 1962 a été retrouvé, l'harmonie du couple bascule. Ici pas d'intrigue. Le film repose uniquement sur la fragilisation de ce couple, dont l'un est bouleversé par la réapparition de ce premier amour, l'autre blessée par la découverte de cette liaison secrète qui aurait pu être plus importante et plus forte que ces 45 ans qu'ils vont fêter. Tout repose sur le jeu de Tom Courtenay et Charlotte Rampling, parfaite dans la montée progressive de la jalousie et du désamour.
Un beau film sur la vieillesse, et le bilan de sa vie. Magnifiquement filmée comme la vie à cet âge là ! Avec une certaine voluptée et lenteur ! Ce n'est pas un film sur la désillusion mais plus un questionnement sur le chemein parcouru et le setiment d'avoir été un "choix" par défaut! Même si parfois on peut (un peu !) s'ennuyer, le film est magnifiquement interprété. Charlotte Rampling dans le rôle de 'Kate Mercer' est formidable et malgré les ans toujours aussi belle! Tom Courtenay dans le rôle de Geoff Mercer est lui aussi bien et juste
Un film pudique sur la vie d'un couple de septuagénaires, leur relation bien installée dans les habitudes et l'accoutumance d'un certain confort. Après 45 ans de cette proximité routinière, on découvre que l'essentiel reste enfoui dans l'incommunicabilité, quand le surgissement d'un épisode non révélé du passé, va remettre en cause cette tranquillité. Tout se joue sur des subtilités, des nuances dans les gestes, les regards, la voix. C'est filmé avec douceur et lenteur mais de manière très classique et académique. La force dramatique de l'ultime plan et du regard de Charlotte Rampling dans cette dernière seconde du film, aurait du être plus présent dans ce film un peu mou.
45 years récompensé dans de nombreux festivals grâce à son actrice phare charlotte rampling et ayant de très bonne éloge de la presse à piqué ma curiosité ce que je peux dire c'est que cette histoire d'un couple sur le déclin ne m'a guère passionné trouvant du coup ces nombreux prix usurpé l'émotion n affleure quasiment jamais seul rampling vient sauver le film du naufrage.
Même si le film a le mérite de montrer à quel point le passé d'une personne peut heurter la vie dans le présent, l'oeuvre s'avère au final beaucoup trop simpliste et manque de vice et de force.
Lent et mélancolique, le film d’Andrew Haig manque de rythme. Charlotte Rampling et Tom Courtenay, eux-mêmes entre douceur et amertume, traduisent avec sensibilité cette atmosphère à la fois pesante et irréelle… Ce drame est largement artificiel, et l’émotion pas toujours au rendez-vous.
C'est fort, c'est vrai, ça nous parle et ça se ressent. Ce cinéma intimiste a du charme, d'autant plus lorsque les acteurs y apportent un ton d'une telle justesse. Charlotte Rampling excelle dans sa prestation. Une histoire de couple que l'on prend plaisir à découvrir, dans ce que l'on caractérisera comme étant un film triste et émouvant, mais aussi lent et réaliste.
Un film intimiste avec une charlotte rampling un peu plus humaine que d'habitude moins froide. L'amour peut il durer toute une vie. Connait-on vraiment l'autre même au bout de tant d'années ? voilà le sujet. Un film cérébral
Un scénario et une mise en scène très simple mais un film hyper prenant car situation à laquelle on peut s'identifier. On mesure alors le choc qu'une telle révélation pourrait avoir sur nous. C'est de ce point de vue qu'on mesure l'exceptionnelle interprétation de Charlotte Rampling carrément bouleversante dont la réaction (humaine) fait beaucoup réfléchir ... C'est d'ailleurs le principal intérêt de ce film même si Tom Courtenay (Aussi bon que dans "Quartet"!) n'est vraiment pas à côté de ses pompes non plus! Une histoire humaine qui saura bouleverser et fera réfléchir chaque spectateur qui saura prendre le temps de se mettre dans le contexte pour bien rentrer dans le film...
Le film est assez glacial, statique dans sa mise en scène, mécanique par son scénario, aussi précis et cruel qu’un film d’Ira Sachs, mais sans les moments plus solaires qui permettraient de respirer. On est quand même happé par le caractère inexorable de ce qui arrive sous nos yeux, par la gravité de ce qui apparaît d’abord comme une suite de détails insignifiants et se révèle être une petite tragédie en sourdine, modeste mais non dénuée de puissance. Pas sûr que le matériau ait vraiment mérité plus qu’un moyen métrage, mais le résultat est maîtrisé et atteint son but avec une certaine élégance.
Charlotte Rampling insuffle une tension psychologique quasi permanente, campant une femme à l'aube de ses 45 ans d'un mariage plutôt heureux, et qui découvre un pan du passé amoureux de son mari. Un passé qui perturbe et l'un et l'autre, ébranlant leurs certitudes, instillant le doute et fragilisant la jusqu'alors délicate harmonie. Tout en introspection, ce film souffre toutefois d'une trop grande lenteur et d'une fin un brin décevante.
6 192 abonnés
18 103 critiques
Suivre son activité
1,0
Publiée le 9 juillet 2021
J'ai eu l'impression d'avoir 145 ans en regardant 45 ans. Synopsis deux acteurs ringards dans un histoire encore plus ringarde qu'eux essaye de nous divertir mais n'y arrive pas. Car rien ne se passe vraiment dans le film et il est plutôt inutile. Deux personnes ennuyeuses ont un petit secret dont le spectateur se fiche. Je suis choqué qu'elle ne connaissait pas déjà la plupart de ses secrets ca n'a pas dû être un très bon mariage. Si l'on en croit ce film ennuyeux ces 45 ans ont dû ressembler à 300 ans. Ce film m'a rendu triste et j'ai gâché 90 minutes de ma vie en le regardant...
Séance de rattrapage : comment avons nous pu rater ce film sorti en janvier 2016 et qui aurait amplement mérité sa place dans mon top 15 de l'année ? En un jeu plus que subtil et tout en nuances infinies sur le sentiment amoureux, Andrew Laigh dresse un portrait du temps qui passe au sein d'un couple dont la tendre complicité est perturbée par un événement soudain et déstabilisant. D'une inflexion de voix, d'un sanglot refoulé, d'un passage de nuages dans un regard perdu, d'un geste anodin mille fois répété ou esquissé pour la première fois, Charlotte Rampling et Tom Courtenay rivalisent de justesse et de sensibilité. Par la répétitivité de certaines scènes et leur lenteur assumée, le réalisateur parvient à dégager une émotion contenue dont la beauté vénéneuse irradie lors du dernier plan du film, tout simplement sublime et bouleversant.