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kevinsolstice
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3,5
Publiée le 31 août 2017
Safy Nebbou réussit le tour de force de faire entrer la nature au casting, comme personnage à part entière, nous happant dans une contemplation ravie ou nous amenant à suivre ses émois avec fascination.
Un film paisible, une réalisation au top avec des images magnifiques de la Sibérie. Voilà les gros points positifs de ce film. A contrario, et malgré des personnages dont on cueille les différentes perceptions de cette vie rustique dans le froid sibérien, le film patine dans l'ennui assez intense par moment, où heureusement ces images nous redonnent un peu d'impatience. A la manière, peut-être moins dynamique qu'un Into The Wild, le film remporte le prix de l'authenticité à défaut de plus.
Superbes paysages. très jolie histoire qui m'a fait penser par moment à Into The Wild. Bref, c'est rafraîchissant, sans grande prétention, et donc très réussi. Et savoir que c'est adapté (dans les grandes lignes) d'un livre autobiographique, c'est encore plus bluffant!
Les décors naturels sont splendides mais le fond est assez creux. C'est tout de même un bon film qui rend hommage à toute la grandeur et la beauté de la nature.
Film à regarder dans son salon, sous une chaude couverture. Très très peu d'action, de beaux paysages nappés de grisaille forts répétitifs. Histoire fort simple, mélancolie quand tu nous tiens.....
Quelque peu déçu par ce film, qui pourtant sur le papier et suivant les critiques m'aguichait sérieusement. Une certaine envie de replonger dans un Into the Wild à la Française. Alors je ne dirai pas qu'il est mauvais, mais le manque d'intrigue en dehors de la recherche de la liberté et de l'amitié naissante entre 2 hommes que tout oppose, m'a laissé un peu sur la faim. Les images de la sibérie et des saisons qui passent autour du lac Baikal sont magnifiques, et méritent rien que pour ça, de s'intéresser à cette soif de liberté. Un film qui rafraichit en temps de canicule en tout cas :).
Un film qui manque terriblement de personnalité et qui ne raconte finalement pas grand chose. L'histoire de l'homme qui fuit son train train pour redécouvrir la vie dans la nature j'ai déjà eu l'impression d'avoir vu ça des dizaines de fois, du coup il n'a suscité chez moi quasiment aucun intérêt. Heureusement pour lui le film est sauvé par quelques très beau plan d'une nature qui est magnifiée mais franchement si c'est pour se contenter d'images de paysage de la Sibérie ne vaut il pas mieux privilégier un reportage car du point de vue cinéma je ne vois pas grand chose à retirer de ce film.
Le choix d'être une adaptation libre est engageant. Souvent, ça consiste à faire une œuvre délivrée d'attaches, à peu près garantie de plaire au public. Mais Nebbou avait autre chose en tête.
Dans les somptueux décors naturels du Lac Baïkal, avec ses acteurs amateurs et son sens de l'exploration et de la découverte, le film a la saveur d'un documentaire que l'ajout d'un récit et d'acteurs de cinéma ne brise pas. Car l'idée, c'était simplement d'appliquer les mêmes principes au contenu et au contenant. Il s'agit de l'histoire d'un homme qui recherche la paix et la solitude, alors on le filme tel quel, au naturel, comme s'il était lui-même et que tout tombait sous le sens.
Cette harmonie osée, dont un rien pouvait exposer la tromperie, permet à l'œuvre de globalement éviter des pièges qui la menacent parfois. Un personnage ultranaïf qui part dans la taïga comme il partirait à la campagne, par exemple, ou bien des rebondissements calculés, ou une rencontre faussement fortuite. Leurs raisons d'être sont bienheureusement terre-à-terre : l'envie de la solitude, de se dépasser, de se trouver.
Doté en plus d'une musique méritant son César, Dans les forêts de Sibérie est la rencontre entre la curiosité et la créativité, pour un résultat qui n'est pas une redite des productions d'Arte, ni un film qui s'improvise globe-trotter et qui aurait, en guise de seule vraie destination, un festival.
Je n'ai pas lu le bouquin de Sylvain Tesson dont est tiré ce film. Mais j'ai le sentiment que c'est plus le lac Baïkal que la forêt sibérienne qui aura inspiré Safy Nebbou. Peu importe. Le résultat est fascinant. L'âpreté, la rudesse, l'hostilité de cette nature que nous découvrons avec Teddy, amèneraient n'importe quel être humain à reconsidérer son envie, son besoin profond de "retraite". D'expérience de vie d'hermite. Mais l'improbable présence d'un fuyard russe, réfugié dans cette nature inhospitalière pour échapper à la Loi des hommes, va enrichir le propos en introduisant la dimension d'une cohabitation fraternelle .. en milieu hostile. Je crois avoir lu que cette cohabitation était une liberté scénaristique qu'avait prise Safy Nebbou par rapport au roman. Peut-être, mais elle ne nuit pas à la quête du sens de sa vie que poursuit Teddy, voire, au contraire, elle amène un éclairage sur la décision de Teddy de choisir de réintégrer le monde qu'il avait fui. Avant de voir le film, je n'étais pas convaincu du choix de Raphaël Personnaz pour incarner Teddy. Erreur, son incarnation du rôle est fine, en retrait. Vraiment, un beau moment de cinoche.
De beaux paysage de la région de sibérie, ses lacs de glace, le froid ensoleillé et une histoire fantastique au fin fond du pays russe, c'est émouvant.
pas de doute Raphaël personnaz fait partie des tous bons acteurs. Sa performance est très juste dans ce film il n'en fait ni trop ni pas assez. Son personnage n'est pas très fouillé mais ce n'est pas le plus important dans le film. Le plus important dans ce film c'est la nature la solitude le silence l'espace le dépaysement total et comment vivre dans cet environnement si beau et pourtant si inhospitalier.
Le réalisateur nous donne la réponse avec subtilité. La beauté du paysage et de la photographie mais l'horreur du blizzard et des dangers de cette nature.
Et cette histoire d'amitié est rondement menée belle et intense. Un beau film
Safy Nebbou est un fripon: Il a pris l'excellent livre aventure-vécu de Sylvain Tesson "Dans les forêts de Sibérie", l'a porté fidèlement à l'écran une petite trentaine de minutes, puis est parti dans tout autre chose. Quoique: Au moment où Sylvain Tesson se prenait d'amitié pour deux chiens bien utiles dans ces contrées, Teddy (Raphaël Personnaz, absolument parfait) se lie avec un gros chat barbu, du genre qui n'a griffé qu'une seule fois dans sa vie, assez pour subir 12 ans d'exil dans la forêt. Aleksei (Evgueni Sidikhine, ébouriffant), comme les chiens de Tesson, lui sauvera la vie, lui tiendra chaud, lui apprendra à chasser, restera souvent silencieux et se montrera tour à tour, à son (grand) corps défendant, cruel, attachant ou indispensable. Mû par ses instincts et sa condition devenu animal, mais aux yeux dont on cherche et trouve la lumière, à la fourrure où on ne souhaite que se réchauffer, Aleksei, ce sont bien les 2 chiens de Tesson. Safy Nebbou est donc un malin: pour ne pas refaire un "Le dernier trappeur" bis (un homme, 2 chiens, 3 paysages) , il a fait du cinéma: 2 hommes que tout opposent mais dont on sait dès la première minute qu'ils seront frères. Jurisprudence "Duel dans le Pacifique" et 17896 autres films. Ça fait néanmoins souvent mouche, grâce donc aux deux acteurs parfaits, à l’œuvre de Tesson qui fournit un filigrane fort solide, et aux paysages du Baïkal. Spassiba !
Très beau film à l'image somptueuse. La musique magnifique accompagne le silence de la vie de cet homme parti à la recherche de sa "vie intérieure". Très fidèle au livre de Tesson, hormis la rencontre avec un Dersou Ouzala de la toundra...
Des images magnifiques , la musique ennivrante d'Ibrahim Maalouf, le charme et la justesse habituels de Raphaël Personnaz ... Finalement il n'en fallait pas plus. Et moi qui m'attendais à me faire chier ... MAGNIFIQUE ! 4,5/5