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DavY Croquette
73 abonnés
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2,5
Publiée le 20 août 2020
Un film qui se regarde, mais sans grand intérêt. L'univers est plutôt intéressant pour un film français mais l'histoire de forme est classique et sans surprise.
Je suis tombé dessus par hasard. Alors pour le coup, je suis bluffé. Style cyberpunk dans un Paris futuriste tombé dans l'ultra-libéralisme. Une histoire simple mais efficace qui me rappelle Leon et Nikita. Enfin un film français qui n'est pas risible sans être une comédie. A ne pas rater.
Boarf, je ne comprends absolument pourquoi certains complexent à propos du cinéma français face au cinéma américain. Chaque année les films les plus intéressants sont en général français, mais c'est vrai, il y a peu de films de "genre"... mais si c'est pour faire ça, c'est pas la peine quoi... Pourquoi essayer absolument de faire du "cinéma de genre" si c'est pour raconter une histoire déjà vue mille fois, dans un univers déjà vu mille fois ? Que propose ce film d'intéressant ? Un monde dystopique régit par le marché ? on a déjà vu ça... des combats intéressants ? ben non c'est filmé d'une manière on ne peut plus banale... un message un peu désespérant/désabusé pour faire bander Kévin 12 ans ? Mais on a déjà vu ça aussi... L'idée est un peu la même que dans Renaissance, le fameux échec d'un film de SF en animation 3D.
Donc en fait il reste quoi ? Ben rien...
Alors c'est pas le film le plus horrible du monde à regarder, mais franchement ? Pourquoi regarder ça plutôt qu'autre chose ? L'ambition n'est pas une qualité si jamais ça ne se répercute en rien à l'écran. C'est un petit truc, qui raconte une petite histoire, dans un univers calibré, déjà vu, où il ne se passe rien de vraiment fou... Mais vu que c'est assez court c'est pas trop trop trop chiant, mais bon... Rien que la présentation de l'univers est désespérante de banalité tant ils n'en font rien. Je ne vois pas à quoi ressemble cette France avec ses 15 millions de chômeurs, je vois juste des écrans et des enjeux idiots à base de produits "dopants" qui ne concernent pas le type lambda. Quel intérêt de poser un tel univers si c'est pour exclure le peuple du film ? Autant mettre ça dans une station orbitale ça serait pareil...
Bref il faut arrêter de faire semblant d'être complexé par rapport au cinéma français, qui a ses soucis, mais dont le manque d'effets spéciaux dans des navets à gros budget n'en est pas un.
Le sujet était franchement motivant, le fait que ça soit français, inquiétant et mes craintes se sont confirmées. Je me suis ennuyé, il y a des moments très bons et d'autres totalement nuls. En soufflant le chaud et le froid de cette façon, on décroche complètement du film. Dommage, vraiment dommage.
Sans beaucoup de moyens, ce film d'anticipation nous installe dans l'ambiance angoissante d'un futur pas si improbable que cela. Un scénario efficace, une photo de Paris triste et sombre et une interprétation solide. Une belle surprise.
Une dystopie assez réussie à la narration brève et directe mais qui parvient à faire exister ses personnages et son univers. Avec peu de moyens, Jean-Patrick Benes signe un film de science-fiction qui a quand même de l’allure.
Voilà le genre de film français que j'aimerais voir plus souvent. Malheureusement, Arès a souffert d'une distribution exécrable ce qui fait qu'il est passé quasiment inaperçu aux yeux du grand public. Réalisé par Jean-Patrick Benes, Arès suit le parcours de Reda, un ancien combattant, qui va tout mettre en œuvre pour sauver sa sœur arrêtée ainsi que les filles de cette dernière moyennant des combats ultra violents organisés par des sociétés privées qui dirigent maintenant le pays. Ce qui m'a plu dans ce film c'est d'abord le côté dystopique de l'histoire. En effet, on n'avait encore jamais vu Paris de ce point de vue là. De plus, le film a un petit côté Blade Runner qui n'est pas sans me déplaire et Jean-Patrick Benes assure une réalisation très propre tout en dépeignant un univers visuellement très soigné. Le film est porté par un Ola Rapace des plus charismatiques (acteur que j'ai découvert dans la très bonne série d'Olivier Marchal, Section Zéro) et les scènes de combat sont vraiment bien fichues. Le film est très court (1h15 montre en main) mais très intense et c'est ce genre de film là qu'il faudrait voir plus souvent dans le paysage cinématographique français. Malheureusement, il y en a encore trop peu et ce n'est pas en les finançant au lance-pierres et en les distribuant n'importe comment que les réalisateurs français vont pouvoir s'exprimer et nous proposer des choses inédites. Quoi qu'il en soit, je vous conseille très fortement Arès. C'est un bon film et il faut soutenir ce genre de démarche et d'œuvre en France. Notre cinéma en manque cruellement.
2035. Avec ses 15 millions de chômeurs, la France fait désormais partie des pays pauvres. La population oscille entre révolte et résignation et trouve un exutoire dans des combats télévisés ultra violents où les participants sont dopés en toute légalité et où tous les coups sont permis. Reda, dit Arès, est un ancien combattant qui vit de petits boulots de gros bras pour la police. Il est indifférent à ce qui l'environne. Tout va changer lorsque sa soeur se fait arrêter et qu'il doit tout mettre en oeuvre pour les sauver : elle et ses filles.
"Ares" est un film de genre français décrivant un futur proche apocalyptique où les individus sont sous le joug des entreprises et où le corps humain est devenu une marchandise. Seul le profit compte dans cet univers désillusionné où tout s'achète et tout se vend, dans l'absence la plus totale d'éthique. Je craignais un film inoffensif à la Besson, j'ai été agréablement surpris. Le film est rythmé et l'intrigue suscite de l'intérêt tout au long de son format même si celui ci est un peu court (80 minutes). Le film ne manque pas d'humour et les thèmes abordés judicieux en cette triste époque de mondialisation et de libéralisme à tout crin.
Le film interdit aux moins de 12 ans est modérément violent.
Le casting est bon: Ola Rapace (Ares), Louis-Do de Lencquesaing qui excelle dans les rôles antipathiques (ici le PDG de la multinationale) ainsi que Ruth Vega Fernandez (Anna). A noter également une excellente BO de Christophe Julien et Alex Cortès.
Je ne dirai pas que le scénario est assez classique mais ça n'est pas ce que j'ai le plus apprécié dans ce film de sf anticipatif. C'est plutôt l'atmosphère générale d'un Paris futuriste et dévasté, dans laquelle Ares essaie de s'en sortir en étant le cobaye d'un grand groupe pharmaceutique qui veut redorer son image à travers des produits qui rendent soi-disant surpuissant ceux qui combattent. Des combats qui peuvent rapporter gros, ou pas... Ares lui semble en tout cas mener un tout autre combat !
Un film d’anticipation français c’est déjà suffisamment rare pour être intriguant. Qui plus est Ares s’avère être réellement brillant dans sa mise en place qui nous fait découvrir un monde où les peurs et excès de notre société actuelle se voit poussées jusqu’au bout. Arrivant plutôt bien à dissimuler son manque évident de moyen il s’avère hyper intéressant à suivre même s’il devient un peu trop classique à mon goût dans son développement et sa conclusion. Mais il s’avère tout de même être une vraie réussite dans le genre.
Avec le temps, j'ai fini par me faire une raison... Le cinéma Français est incapable d'envisager la Science-fiction en tricolore ! c'est triste, ça ne repose sur aucune vérité objective mais c'était devenu une règle immuable... Jusqu'à ce que Jean-Patrick Benes, jeune réalisateur hexagonal, se lance dans la bataille et nous sorte enfin un film d'anticipation bien de chez nous. Non seulement c'est une révolution en soit, mais « Ares » est, en plus, une excellente surprise, techniquement maîtrisée et dotée d'un scénario riche et intelligent. On s'y retrouve projeté dans les rues sombres et crasseuses de Paris, envahi par les bidonvilles depuis l'effondrement de notre beau pays. Ce sont maintenant les laboratoires pharmaceutiques qui font la pluie et le beau temps et le peuple, pauvre et opprimé, est au bord de la révolution. Les gens se passionnent pour des sports de combat ultra violents qu'ils regardent comme le seul exutoire à leur vie de misère. C'est dans cette ambiance désespérée mais plutôt réaliste qu'on découvre nos héros qui luttent pour leur survie. Les personnages fouillés et charismatiques se révèlent vite attachants, d'autant que la qualité de l'interprétation est également au rendez-vous. Du coup les 80 minutes de film passent à toute vitesse et on se prend à regretter qu'il ne dure pas plus longtemps. Pour un coup d'essai, c'est un coup de Maître qui ne peut qu'ouvrir la voie à une nouvelle génération de cinéastes à qui la SF ne fait pas peur... Il n'est pas interdit de rêver, après tout !
thriller très noir, genre profilique (à travers le polar) du cinéma français - la mise en scène est bonne, l'intrigue, bien qu'assez simpliste et peu surprenante est bien maîtrisée - spoiler: le final laisse un peu de déception.. le héros aurait très bien pu éviter ce geste non inéluctable et éliminer plutôt celle qui mène le projet.. cette dernière et son PDG étant les principaux éléments déterminés à poursuivre ce projet et tentant de convaincre des investisseurs déterminés à l'abandonner... ceux étant éliminés, on peut penser qu'à défaut de chercher à poursuivre sans cesse Ares (patient 0), le projet aurait donc été entériné à la disparition de ses principaux dirigeants comme le souhaitait déjà à l'origine les investisseurs peu convaincu par le produit difficile à stabiliser.. D'autant qu'en piratant les données pour les diffuser au peuple, la société a été mise en périle.. Ainsi, Ares aurait très bien pu mener la révolution, non comme un "martyre" mais comme un meneur.. Néanmoins, le symbole se tient par le sacrifice pour une cause
Arès est pour moi un EXCELLENT film de genre français. Pour avoir longuement étudié la dystopie, le film propose un nouveau modèle intéressant, axé sur le corps humain et le trafic, sur la toute puissance de l'argent, sans pour autant placer le propos dans une ère sur-technologisée. Paris est sombre, Paris est sale, Paris est pauvre, on a jamais vu Paris comme ça. Et au milieu on découvre un personnage peu sympathique, qui se retrouve avec deux enfants sur les bras spoiler: et qui décide d'arrêter de subir sa vie d'en faire quelque chose de plus important.
J'étais vraiment très sceptique quant à la résolution de l'intrigue, encore plus après avoir vu qu'il durait 1h30, et c'est vraiment une très bonne surprise. Le film est complètement abouti et même plus, il réconcilie avec le film de genre français. A voir ABSOLUMENT.
« Arès » est un cas à part à bien des titres. En premier lieu, car les films de science-fiction Français sont rares et pas souvent inspirés. Doté d’un scénario et de personnages trop caricaturaux, Jean-Patrick Benes parsème son film de clins d’œil et de références et peine parfois à innover. Pourtant, malgré cela, le film parvient à marquer et à faire réfléchir ! Ça n’est pas le moindre des exploits car le manque de moyens financiers se fait clairement sentir. L’univers futuriste, fait avec les moyens du bord et quelques trouvailles, séduit par ses petites trouvailles et le traitement des couleurs parachèvent l’édification d’une identité visuelle marquée et somme toute cohérente. On découvre un Paris au bord du gouffre, ultra pollué où le fossé entre les pauvres et les riches est vertigineux. L’univers est crédible et l’on suffoque. Les grands groupes ont clairement pris le pouvoir à la place des gouvernements (au moins, contrairement à 2016, ça n’est plus caché) et tout semble légalisé et à la vente (drogue, dopage, OGM… ). Le rempart ultime est tombé, il est désormais possible de vendre son corps. Ce dernier n’est plus donné mais vendu à la science afin de faire des essais de produits dopants très dangereux. La vision du futur est extrêmement noire mais tout à fait cohérente lorsque l’on voit que les ténors politiques actuels sont incapables de s’occuper de la planète et qui ne visent que la sacro-sainte croissance. N’espérez pas voir un film de combats pur et simple, les scènes de boxe brutale ne sont pas légion (même si elles sont spectaculaires) car là n’est pas le cœur du film contrairement à ce que pourrait laisser à penser la bande d’annonce. Il fallait oser faire un tel film et c’est une démarche à encourager ! Reste à espérer que ce film ne soit pas prémonitoire…