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PaulGe G
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4,0
Publiée le 19 mai 2016
pedro change de registre, après avoir déjanté, il nous propose un drame. une histoire simple et bouleversante,servie par d'admirables comédiens, une caméra directe qui ne cherche pas d'effets, mais qui raconte ce qui malheureusement peut arriver dans une famille, le cinéaste sera toujours un grand du cinéma espagnol et pour longtemps j'espère.
Ce film a pour ambition de montrer les désastres créés par la manque et l'abandon sur les êtres humains qui les subissent. Ainsi que le culpabilité qui va souvent avec. Malheureusement, il manque aux acteurs de ce film un peu de corps, un peu de profondeur et un peu de chair qui pourraient leur donner de la vigueur et du réalisme. Ainsi, l'histoire qui découle de ces personnages est trop téléphonée et ne laisse pas de place aux imprévus et à aucune surprise. Tout est traité de façon " classique " et rien ne vient réellement modifier le cours lancinant de ce drame humain. Dommage.
C'est tout à fait le genre d'histoire passionnante que j'affectionne ! Un vrai régal. C'est de l'excellent cinéma, quel plaisir. Cela raconte la vie, ses joies et surtout ses drames inévitables.
Comme toujours, un nouveau film de Pedro Almodovar est un événement. Comme souvent il est reparti bredouille de Cannes. Après le thriller (La piel que habito) et la comédie (Les amants passagers), il revient à son genre de prédilection le (mélo)drame. Un retour où il adapte trois nouvelles de la canadienne Alice Munro (l'auteur de Loin d'elle) et où le casting est bien nouveau pour nous (sauf Rossy de Palma, très bien. Malheureusement les autres actrices, inconnues chez nous, risquent de le rester). Tous les ingrédients pour être surpris et s'attendre à un grand film. Surtout que la mise en scène est maitrisée et élégante, que le récit est prenant et que la photo est magnifique. Alors pourquoi en sort-on frustré ? Parce qu'il manque une émotion, un souffle, une épaisseur qui ne sont plus plus présents chez Almodovar dans ses drames depuis Volver (voir plus). Pourtant tous les thèmes du maître espagnol sont là. C'est vraiment dommage car on passe malgré tout un bon moment et il aurait suffi de peu en plus pour nous faire basculer vraiment. Même si, comme certains, je ne qualifierai pas le film de « vieux », on est tout de même légèrement déçu...
Du grand art ! La cosmogonie habituelle d'Almodóvar est ici développée avec majesté, les plans sont amples, les faits empreints d'une infinie tristesse, les comédiennes sont des divas, on est au milieu d'une tragédie grecque...Au fil d'une histoire simple où les femmes jouent les rôles principaux, le scénario évoque les grands thèmes de la mort, de l'amour et du remords. Avec un brin de suspense, sans effet spéciaux, on passe d'une époque à l'autre, du littoral espagnol au centre de Madrid, de la joie d'une rencontre à la tristesse d'un deuil, sans effort, avec cette facilité déconcertante à laquelle le maître espagnol nous a habitué. Beauté des images. Musique envoûtante. Tout est fait pour nous faire oublier le bizarre précédent film d'Almodovar - les Amants passagers - et c'est bien.
Quel régal de retrouver un Almodovar dirigeant des femmes- des jeunes comme des âgées, des quelconques comme des beautés attirantes- et les observant toutes avec la même délicatesse, mais sans concession. Il leur a tissé un scénario rempli de décès, de séparations, d’amours blessés, de faux-semblants et de non-dits. Mère et fille, père et fille, mère et mari, tout y passe. C’est dense et dramatique, mais limpide. Un film plein, pas trop long, une maitrise dans l’exposition et le montage de ce long retour en arrière que nous raconte une femme marquée par les disparitions d’êtres chers. J’ai eu un peu de mal à accrocher au début avec le jeu d’Emma Suarez, l’une des nouvelles actrices du cinéaste, mais la patte de Pedro a fini par l’emporter. Rossy de Palma, dans un petit rôle, crève l’écran. Pas de remplissage ni de transition, l’écriture de Julieta fait succéder les scènes essentiellement intimes, dans des lieux clos ou dans un environnement urbain cadré serré. Même la mer est filmée derrière une fenêtre à petits carreaux ! Des touches de couleurs sublimes quand même, mais globalement on est loin de l’excès des années 80 et de la movida. Almodovar est apaisé, certes moins puissant que dans Tout sur ma mère, mais on retrouve ici la profondeur d’analyse de l’âme féminine qui a fait à juste titre sa réputation. Il n’a rien perdu de sa patte de créateur de scènes à la composition esthétique méticuleuse, offertes à nos yeux réjouis. La bande musicale allège plus qu’elle n’agresse. Un moment à ne pas rater. juin 16
un excellent Almodovar tout en retenue, en sensibilité, en maîtrise. Un film qui monte crescendo, petit à petit jusqu'à la dernière scène qui met la cerise sur la gâteau. Deux excellentes actrices.
Pedro Almodovar signe un magnifique drame, avec en son cœur une relation mère-fille et autour les non-dits, la culpabilité, le remord, le manque... On se laisse prendre progressivement dans cette histoire mystérieuse et délicate, qui bouleverse et hante l'esprit encore longtemps après la projection.
Je n'ai pas vu énormément de films réalisés par Pedro Almodovar mais à chaque film que j'ai pu découvrir, j'ai été surpris. C'est un cinéaste qui, même s'il a son style, semble aimer surprendre et raconter des histoires imprévisibles. Le voilà ici qui délaisse l'humour pour un drame adapté de nouvelles écrites par Alice Munro, racontant l'histoire de Julieta. Une femme qui vit dans la culpabilité et qui n'a pas eu de nouvelles de sa fille Antia depuis des années. Une fille qu'elle a quasiment mise de côté mais qu'une rencontre va faire revenir dans ses pensées, laissant alors la douleur s'insinuer... Julieta se décide alors à raconter son histoire : sa rencontre avec le père d'Antia, la tragédie qui la frappa, le départ d'Antia, la façon dont elle le vit. Nous sommes dans une tragédie magnifique où l'héroïne ne vit que par la douleur, brisée par un destin cruel et ironique. Cette tragédie, le cinéaste la raconte sans artifices, sans avoir besoin de forcer le trait. Ce qui frappe dans "Julieta" c'est donc sa simplicité, la façon dont l'émotion naît juste au détour de petits détails mis au service d'une histoire forte. Sans jamais tomber dans le pathos, le film nous décrit la trajectoire de Julieta durant des années, offrant au passage aux deux actrices qui l'incarnent des rôles forcément magnifiques où elles se retrouvent toutes deux sublimées dans le malheur qui les frappe. L'air de rien, Almodovar abandonne l'humour pour se concentrer à l'essentiel et livre un superbe portrait de femme. Difficile de résister à l'émotion et à la simplicité de ce petit bijou dont la simplicité narrative est la plus grande force.
Ma connaissance du cinéma d'Almodovar tient uniquement à "Talons aiguilles" et à tout ce que jai pu entendre à droite et à gauche. Partant de là, "Julieta" me semble aborder des thèmes récurrents dans sa filmographie: prédominance des personnages féminins, de la relations mère/fille, de la mort,... Pas forcément le genre d'intrigue que j'affectionne mais c'est tellement bien écrit, raconté et mis en scène que l'on adhère rapidement à ce drame familial. Le plus bluffant est assurément la réalisation elle-même avec notamment un jeu de couleurs, très vives, qui donne beaucoup d'éclat à l'image. Les deux actrices incarnant Julieta achèvent de nous convaincre et parviennent, avec justesse, à véhiculer ce qu'il faut d'émotion et de profondeur.
Une des forces d'Almodovar c'est d'arriver à rendre passionnante une histoire presque banale et ce film l'illustre parfaitement. Comme d'habitude les actrices sont sublimées et occupent tout l'espace. La passion et le drame transpirèrent à chaque plan et s'intensifient au fur et à mesure. Quelle maîtrise de la par d'Almodovar qui semble pouvoir nous amener où il veut et comme il veut et c'est avec plaisir qu'on se laisse faire. Un bémol le début un peu poussif qui en laissera certains sur le bord du chemin mais croyez moi ça veut le coup de s'accrocher.
C'est du cinéma de très haute qualité (scénario, réalisation et interprétation). On aimerait bien en voir plus souvent. De surcroît, l'histoire qui nous est contée est bouleversante, j'ai adoré.