4070 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
340 critiques spectateurs
5
51 critiques
4
154 critiques
3
81 critiques
2
37 critiques
1
9 critiques
0
8 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
virnoni
109 abonnés
578 critiques
Suivre son activité
3,0
Publiée le 30 mai 2016
Beau mélo mais pas le top de Almodovar. Il manque un petit rien pour en faire un grand film comme il a su nous en faire il y a bien longtemps maintenant. On y retrouve pourtant tous les ingrédients mais manque l'essentiel : le sel! On attend un peu l'événement qui fera que le thème et les personnages prennent vraiment vie et âme. Reste une belle histoire d'amour et familiale sur le pardon, les non-dits qui amènent à des décisions brutales (fuir ou tomber dans des sectes pour échapper à la vérité et la formuler - oser tout lâcher), à de grandes solitudes et amertumes de part et d'autre, à des drames (presque courus d'avance d'ailleurs). J'admire le réalisateur dans sa manière si sensible de filmer et de parler des femmes dans toutes leurs contradictions et douleurs (surtout la maternité). On retrouve bien cette force ici est c'est bien cela qui m'a captivé et assez bouleversé au final. Je suis quand même restée sur ma fin en sortant, avec une conclusion soudaine et presque frustrante ("tout ça pour ça ?" presque) même si logique et belle à sa manière. Les actrices sont magnifiques, comme dans tous ses films, il sait les choisir. Mais pourquoi prendre 2 actrices pour le même rôle, sans réel différence d'âge et d'époque ? Cependant, chacune interprète ce rôle à 2 époques marquées soit par l'amour, soit par la douleur. La musique est pour une fois trop présente, proposant trop au spectateur de choisir son émotion. Trop de coïncidences aussi (rencontres par 2 fois de l'ancienne amie de sa fille, l'amoureux éconduit tombe sur l'héroïne pile quand elle se fait renverser etc.), ce qui alourdit le mélo (exprès ?). J'attendais aussi La grosse révélation, comme dans ses anciens films et j'ai donc été surprise voire déçue de la simplicité de l'histoire. Elle reste très belle, vraie et parle de beaucoup de choses intéressantes qui peuvent même secouer quand on les a soit-même vécues.
Julieta n’a plus revu sa fille depuis douze ans. Quand Antia a décidé de faire retraite au fin fond des Pyrénées, pour vivre une nouvelle vie où il n’y a plus de place pour sa mère. Inexplicable disparition. Et puis un jour à Madrid, elle tombe sur la mère de l’ex- meilleure amie de sa fille qui dit l’avoir aperçue en ville… Pour faire le lien entre l’enfance et l’absence qui permet de revenir sur les traces de leur passé, Julieta tient un journal. Deux âges, deux visages, mais peut-être un même sentiment de culpabilité entre mère et fille. Le dernier film d’Almodovar est un drame au parfum de mystère. Avec quelques morts en chemin, comme autant de petits cailloux menant à la mélancolie. Un voyageur dans le train qui se suicide, puis un grand amour de marin pêcheur péri en mer. A chaque fois à la suite d’une réflexion maladroite de sa part. Une amie-sculpteur et sa mère que la maladie emporte… De quoi nourrir un curieux sentiment de faute. Le trouble est accentué par les non-dits familiaux et cette fille dont : « l’absence remplit ma vie et la détruit », écrit-elle. Des couleurs chaudes et des décors flamboyants ; ces trains qui filent de la mort à la vie ; les portraits de femmes intranquilles ; la passion des belles actrices, comme Adriana Ugarte et Emma Suarez qui jouent Julieta trentenaire puis quinqua… Les grands fantasmes du réalisateur sont de retour dans son dernier film. Un opus sombre et douloureux. Morose, mais sans mélo. Parfois un peu narratif et sans la respiration qu’aurait pu apporter l’humour. Même sans emporter l’émotion, Julieta reste un bon Almodovar.
Julieta est un bon film sur tous les plans, qui nous présente une jolie histoire à la fois triste et sentimentale et devrait plaire au public comme il a plu à la presse. Néanmoins c'est, à mon avis, un Almodovar bien raisonnable, un peu trop pour moi. A titre personnel, je lui préfère ses œuvres un peu plus débridées et originales, limite étranges - c'est ce qui fait leur charme - comme Parle avec elle ou Talons aiguilles.
Une mère qui a perdu de vue sa fille lui écrit une lettre racontant leur relation. Une histoire familiale, émouvante, dramatique, pleine d'amour, d'incompréhensions, mais aussi de sensualité, volupté et poésie. Un très bon moment.
Un bel opus pour Pedro Almodovar mais surtout un magnifique portrait de femme. Même si on ne retrouve pas l'énergie et le certain humour de précédents films du réalisateur espagnol, le film n'en reste pas moins intense, si ce n'est impressionnant de maîtrise dans la mise en scène et l'écriture. Et comme toujours, Almadovar s'entoure d'actrices fascinantes, avec les superbes Emma Suarez et Adriana Ugarte, qui jouent le même personnage à 15 ans d'intervalle.
Un grand Almodóvar. Le cinéaste espagnol renoue avec son thème fétiche du portrait de femmes. Ce film ressemble à un puzzle, à un jeu de pistes dont on assemble peu à peu les pièces afin de mieux apprécier le dénouement. Couleur rouge flamboyant, plans en contre-plongée, musique idéalement composée, cadrages "amoureux" des comédiennes, dramaturgie, rebondissements, faux-semblants et coups de théâtre : Pedro Almodóvar distille son talent comme il sait si bien le faire et nous offre un grand film, produit et monté avec sa fidèle équipe de toujours (cf. générique). Pour les plus attentifs, vous pourrez apercevoir un clin d’œil à son film Talons Aiguilles.
Julietta est une mère à la recherche du temps perdu et nous voici plongés dans l'univers des rapports humains dans ce nouveau mélodrame de Pedro Almodovar. C'est aussi le retour d'un Almodovar en pleine possession de ses moyens après deux précédents film moins réussis.Il avait redonné au mélodrame espagnol ses lettres de noblesse et ce film en est un exemple de plus. On retrouve avec plaisir celui que j'appelle " le cinéaste des femmes" auxquelles, il donne de vrais rôles bien puissants. Les rapports humains y sont bien mis en évidence et, en dépit d'une construction assez classique que j'apprécie, cet Almodovar là est un grand cru.
Une délicieuse comédie humaine adaptée et dirigée par Pedro Almodóvar. Il nous conte les faits de vies composant l'histoire de julieta, une femme passionnée et dévorée par l'absence inexpliquée de sa fille. Sur de magnifiques images, le réalisateur Espagnol nous propose des scènes fortes, débordantes de sensibilité, mais d'une tristesse éprouvante. Ce Drame jouit d'une BO délicate signé Alberto Iglesias, d'une superbe photographie et d'un grand casting avec de belles interprètes comme Cuesta Inma (Ava l'amie de Xoan) ou Rossy de Palma que l'on voit pourtant très peu. Mais Emma Suárez et la belle et talentueuse Adriana Ugarte portent le film avec ce premier rôle de Julieta qu'elles incarnent à merveille.
Des couleurs magnifiques, des actrices sublimes. La vie, la mort, l'amour, la disparition, la séparation, la couleur rouge, la mer, la mère, les mères, les filles et leurs mères, les femmes, l'amour et la mort, la rencontre, le deuil, la perte, train, bateau. Scènes d'amour en train et en bateau filmées avec brio. De bout en bout, ce film est beau, esthétiquement beau et sentimentalement intense. J'ai adoré !
Almodovar fait son grand come back dans ce drame absolument magnifique. Un scénario exceptionnel, qui commence par une histoire simple, pour finir finalement sur une histoire complexe. Le film est porté par ses deux actrices. L'un des meilleurs Almodovar de ces dernières années.
Un très bon film dans le sens où il n'accroche pas par le caractère exceptionnellement original du scénario et des rebondissements, mais par sa grande qualité, tout simplement : sa finesse, le bon jeu des acteurs, des interrogations sur l'amour, la mort, la culpabilité. Il ne cherche pas une morale, une cohérence entre tous les évènements, mais raconte une vraie histoire, une tranche de vie. Les cinéastes peuvent tenter toujours plus de surprises dans les scénarios sans jamais sortir des sentiers battus, on voit finalement que les meilleurs d'entre eux n'ont pas besoin de cela pour nous surprendre, nous embarquer, nous rappeler ce qu'on aime dans le septième art.
Julieta s’apprête à quitter l’Espagne pour aller vivre au Portugal avec son compagnon. C’est alors qu’elle rencontre Bea, une amie d’enfance de sa fille , qui lui dit qu’elle a rencontré celle-ci à Côme. Antia a disparu de la vie de Julieta depuis bien des années sans aucune explication.
Julieta, écrit à Antia et décide de rester à Madrid. Elle se remémore l’histoire de leur vie commune laquelle débute avec la rencontre du père d’Antia.
Remarquablement interprété, ce film met en scène des femmes surtout, dont Julieta à 30 ans et à 50 ans.
L’histoire est triste, parlant d’êtres ordinaires, de façon fine et délicate. Le ton d’Almodovar est tout en retenue et la caméra explore l’expression riche des visages.
J’ai beaucoup aimé ce film questionnant le thème de la disparition volontaire des personnes, j’ai juste trouvé qu’il ne lassait passer que peu d’émotions.
"Julieta" est le récit d'une mère en quête de sa fille. Un drame coloré mais tout en retenue servi par un retour d'Almodovar à ses premiers amours. Si le rouge domine, le bleu de la mer n'est jamais bien loin. Présenté à Cannes en Compétition officielle, le film sort en salles le 18 mai 2016.
Après un détour par le thriller et la comédie, Julieta permet à Pedro Almodóvar de retrouver son genre de prédilection, le mélodrame, et de renouer avec les grands portraits féminins. Construit sur un immense flashback, le long-métrage retrace le parcours du personnage principal pour devenir la femme dévastée qu'elle est en début de film. Le réalisateur s'affranchit de tout pathos pour raconter la vie de Julieta, comme il avait déjà pu le faire dans Volver. Au lieu de faire immédiatement éclater l'orage, Almodóvar prend le temps de montrer les nuages s'approcher, de plus en plus nombreux, jusqu'au premier coup de tonnerre. Cet assombrissement progressif permet aux personnages de se poser, d'exister avant et après les malheurs, ainsi que de manipuler avec douceur l'émotion du public. Sans forcément susciter une grande empathie pour son héroïne, le cinéaste parvient à faire comprendre ce qu'est l'absence, le vide. Il place le spectateur dans un état d'esprit étrange, comme un deuil qui serre le cœur mais qui ne génère pas une grande tristesse. Et à côté de cela, Almodóvar, fidèle à lui même, place son film dans son univers décalé, fantaisiste. Le réalisateur a bien compris qu'un monde triste n'est pas un monde statique, terne, où il pleut tout le temps, et se permet donc quelques éclats, comme la couleur toujours aussi présente, la scène du train à la limite du surnaturel ou tout simplement le changement d'actrice, qui fait sens tout en finesse. Bien entendu, Almodóvar garde les pieds sur terre et fait en sorte que son long-métrage soit uniforme. L'ambiance est maintenue tout le long, jusqu'à une conclusion tout en pudeur. L'espagnol réitère une fois de plus l'exploit de parler de thèmes graves dans un drame qui n'est jamais pesant. Sa façon de disserter sur l'absence reste fine et juste de bout en bout, à l'image de la musique, qui oscille vaillamment entre le tragique et le mélancolique tout en se faisant très discrète.
Ce film est bouleversant et captivant. Une histoire qui est rarement abordée au cinéma, une mère à la recherche de sa fille. Une histoire simple et tragique très émouvante.