Julieta
Note moyenne
4,1
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340 critiques spectateurs

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51 critiques
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81 critiques
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37 critiques
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Roman G.
Roman G.

19 abonnés 100 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 juin 2016
Un retour de Pedro Almodovar et la passion pour ces portraits de femmes simplement et purement stupéfiantes ... Entre passion, interdit, non-dit et amour ...
1ou2mo
1ou2mo

11 abonnés 476 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 mai 2016
Mélancolie , tristesse sont traitées tout en délicatesse par ce talentueux réalisateur qu'est Monsieur Almodovar ce, à travers de ses personnages favoris, les femmes, les mères courage ou autres héroïnes.Sa Julieta subit les vicissitudes de la vie et doit supporter le grand vide...de l'absence .En filigrane les méfaits des ces entités floues, influentes et destructrices.
rogerwaters
rogerwaters

168 abonnés 1 089 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 mai 2016
Nouveau portrait de femmes pour Almodovar qui revient en grande forme après le faux pas des Amants passagers. Toutes les actrices du film sont magnifiques et filmées avec l’amour habituel que le réalisateur sait insuffler à ses images. L’histoire a beau avoir des allures de pur mélodrame, le cinéaste a su trouver la bonne distance pour ne pas tomber dans le chantage émotionnel. Il s’en tire merveilleusement bien et évite donc tous les pièges du mélo, parfois il est vrai au détriment de l’émotion. Toutefois, la puissance de l’intrigue et la justesse des actrices permet de ressentir leurs tourments intérieurs sans avoir besoin d’en rajouter. A noter qu’il s’agit à ce jour du long-métrage le plus austère du cinéaste, sans aucune pointe d’humour ou même sans folie passagère. Peu importe, le mélodrame digne à la Douglas Sirk lui va à ravir. Bravo Pedro.
Lucas L (LeBigKalu sur SensCritique)
Lucas L (LeBigKalu sur SensCritique)

104 abonnés 386 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 juin 2016
J'aime beaucoup Almodóvar et Julieta est sans doute son meilleur film, la réalisation est très belle et les cadres, la lumière tout ça est très bien géré, les acteurs sont parfaits et le scénario est vraiment bon et accroche,et franchement c'est ultra frais et aux petits oignons et ça ne se refuse pas un plat comme celui-là.
mat niro

467 abonnés 2 170 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 mai 2016
Pedro Almodovar nous offre ici un drame tout en délicatesse et en nostalgie autour du personnage de Julieta (Adriana Ugarte à 30 ans et Emma Suarez à 50). Ce film commence par la rencontre de Julieta avec une amie d'enfance de sa fille et à travers cela un retour en arrière sur l'histoire de sa vie. On y retrouve un formidable portrait de femme libre mais qui porte un lourd fardeau. Il y a peu ou presque pas de scènes de conflits mais tout est en suggestion spoiler: jusqu'au dénouement final assez terrible pour Julieta.
A noter, l'interprétation courte mais remarquée de Rossy De Palma.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 19 mai 2016
La thématique relation mère-fille semble être une source d’inspiration inépuisable chez Almodovar. On retrouve aussi ces paumés de la vie, les malchanceux qui luttent pour tenir.

Ce film est un tourbillon d’émotions. L’histoire est bouleversante et le rythme ne laisse aucun répit . Toutes les scènes portent des émotions fortes

Les retrouvailles entre une mère et la meilleure amie de sa fille,l’amour et la passion dévoreurs; la malchance qui se répète; et l’absence.

L’absence des personnes qu’on aime très fort qui ronge, qui focalise l’attention sur des questions sans réponse. On marche, on vit mais la tête continue à tourner vers l’être absent et le coeur pleure en permanence de ne pas sentir là l’être aimé.

Quand on sent que tout le ciel et la terre tombent sur soi; ces mains et regards qui vous recueillent, qui vous aident à tenir, qui apportent de la tendresse .

La culpabilité des maladresses, finalement ne pas prendre le temps d’écouter les autres semble nous faire penser gagner du temps mais en réalité peut nous faire basculer vers une autre vie, celle des drames et cette prison » j’aurai dû »

On retrouve la couleur rouge traditionnelle chère à Almodovar, une mise en scène ressemblant à des tableaux. Les scènes de sculpture apaisent .

L’employée de maison rappelle celle de Rebecca d’Hitchcock.

C’est un film très riche qui abordent pleins de thème. La construction de la narration est hyper construite avec un rythme soutenu. Il y a un côté oeuvre d’art dans la mise en scène.

Je sors du film avec le sentiment d’être submergée par les émotions;

Le message que je retiens du film: l’indifférence mène à la mort. Le manque d’écoute engendre des drames. Pourtant les gestes simples montrés par le film apportent tant. On pense parfois gagner du temps et finalement on perd l’essentiel.
Hervé L
Hervé L

16 abonnés 82 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 mai 2016
C'est un bon film d'Almodovar, sans atteindre toutefois le niveau de ses meilleurs mélodrames ("Tout sur ma mère",...). Et pour cause, ce film est un drame plutôt qu'un mélodrame: ce choix, assumé par Almodovar, entraîne un film plus sentimental qu'émotionnel. Relativement peu d'émotions en effet, le film laisse souvent assez froid à force d'être cérébral, des longueurs sont même ressenties dans ce film qui ne dure pourtant qu'1h39.
Heureusement, on trouve aussi ce qui fait la force du cinéma d'Almodovar:
- des personnages attachants, nuancés, toujours empreints d'humanité, traversés par des grands sentiments. On est loin de la tiédeur d'un cinéma souvent aseptisé par des personnages et des dialogues stéréotypés.
- la richesse des thèmes abordés: ici, le sentiment de culpabilité, les relations mère-fille compliquées,...
Pour traiter ces thèmes, Almodovar signe un film moins "movida" (moins excentrique et coloré) que d'habitude, en optant pour un style plus sobre, dénué d'humour et moins baroque, plus adapté à ce drame intimiste.
A noter également dans ce film le plaisir de découvrir à l'écran la très belle actrice Adriana Ugarte dont on dit qu'elle pourrait devenir la nouvelle muse ou actrice fétiche d'Almodovar (après Pénélope Cruz, Victoria Abril,...).
En résumé, ce film est un portrait mélancolique d'une femme rongée par la culpabilité... un film triste mais magnifique.
Tchi Tcha
Tchi Tcha

13 abonnés 247 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 mai 2016
Tous les ingrédients d’Almodovar sont à nouveau réunis pour une histoire narrative haletante délicieusement menée par des portraits de femmes envoutants et magnifiques. Révélation pour Adriana Ugarte.
harpsichord
harpsichord

3 abonnés 21 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 juin 2016
Un pur chef d’œuvre. L'objet d'abord. A la fois intimiste, les sentiments d'une femme face à elle-même, ses rencontres. A la fois cruel, les rapports à la mort comme à la maladie. La vie de Julieta est peut-être bien plus banale qu'il n'y paraît, bien plus ordinaire, une histoire de vie tout simplement. Mais une simplicité impossible à évoquer, à dévoiler au quotidien. Un dénouement tout en finesses et subtilités. Nous connaissons sans doute d'autres Julieta qui ne se dévoileront jamais. La forme ensuite. C'est Almodovar. La prise de vue, la bande son, les éclairages ... tout y est ... là aussi un mélange de simplicité et de sophistication. Magnifique et à voir et revoir.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 31 mai 2016
Tout est réussi dans ce film : l'atmosphère, le jeu des actrices, le scénario... Certaines scènes sont bouleversantes. On retrouve aussi tous ces petits détails qui font le petit "plus" de tous les films d'Almodovar.
TchoSensei97
TchoSensei97

42 abonnés 167 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 mai 2016
Avec ce film, Almodovar accomplit la performance de captiver, voir même de fasciner le spectateur par moment, en lui présentant la vie douloureuse d'une femme. Et même quand il semble ne rien se passer d'extraordinaire, c'est terriblement intriguant. Tout est raconté avec beaucoup d'intensité, notamment les épisodes dramatiques, surtout grâce à la forme du film. Le fond, en lui-même, est très fort, même si on pouvait s'attendre à une histoire un peu plus renversante. Mais le seul petit problème, qui fait que pour moi Julieta n'est pas un chef-d’œuvre, c'est qu'on peut en ressortir assez perturbé, car ce film fait naître un peu trop d'émotions négatives chez le spectateur. Après un excellent film qui fait ressentir de belles et puissantes émotions, on ressort généralement avec un grand sourire, mais ce n'est pas vraiment le cas ici.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 25 mai 2016
Julieta est un bon Almodovar. C'est très romanesque, pas forcément très vraisemblable, et pourtant Almodovar a ce pouvoir de réussir à nous faire entrer dans son film sans broncher. Ce n'est pas pour autant son film le plus fantaisiste. Il est quelque part très humain. Adriana Ugarte, la jeune Julieta, est sublime. Le premier plan du film, également superbe, annonce la couleur : un jeu autour du rouge. La musique est pratiquement omniprésente et créée une atmosphère de mystère assez jouissive. Je pense que les amateurs d'Almodovar ne seront pas déçus car on reconnaît le style Almodovar même s'il s'en éloigne en même temps par certains aspects. Le film n'atteint par contre tout de même pas les sommets des chefs d’œuvre du cinéaste selon moi, tels que Parle avec elle ou El piel que habito.
Post-xMoVie
Post-xMoVie

11 abonnés 65 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 mai 2016
Fini Les Amants Passagers et leurs outrances en chute libre, Almodovar fait table rase pour Julieta, beaucoup plus sage et raisonnable, qui parcourt les souvenirs d’une femme en pleine autopsie. Au départ tranquille, quoiqu’un peu taiseuse, puis soudain terrassée par le souvenir de sa fille qui resurgit à cause (ou grâce ?) de Bea, qu’elle a croisée dans la rue et qui va la pousser à tout plaquer (son départ au Portugal, Lorenzo, leur appart’) pour tout clarifier, tout s’expliquer, à elle aussi bien qu’à Antia, sa fille partie depuis douze ans. Isolée, abattue, elle lui écrit une lettre, et s’expose enfin à cette réalité jamais totalement admise.
Avec une douceur presque palpable, ce flash-back prend ses marques dans un train, en pleine nuit, en pleine tempête, isolé et avançant malgré tout, pareil au temps qu’essaie de rattraper notre héroïne. Elle est assise et lit un livre ; un homme arrive et tente de lui parler, elle se sent mal à l’aise et quitte le compartiment. Plus loin, dans le wagon-bar, Julieta rencontre Xoan, son futur amour. On a à l’esprit que tous ces éléments se rapportent à Antia, l’inconnue invisible pendant le film entier, mais Almodovar vise bien plus qu’une relation mère-fille « conflictuelle », inqualifiable ; c’est un portrait de femme qu’il présente, dans sa profondeur, ses retors et ses secrets les plus enfouis, de cette passion idéale qui la sauve en même temps qu’elle la piège, de ses regrets, de sa sensibilité, et surtout, de sa culpabilité. Si un thème domine bien tous les autres, c’est la question du coupable, est-il nécessaire pour résoudre ce conflit ?
La question ne se pose pas directement : les faits sont d’abord relatés avec clarté puis tanguent ensuite discrètement vers le mélodrame, chaque étape du destin de Julieta semblant logique, bien imbriquées les unes à la suite des autres avec légèreté. Ceux qui pensaient renouer avec le sulfureux style Parle avec elle devraient passer leur chemin. C’est en homme très sage, mature et minutieux, qu’Almodovar a écrit son script et élaboré ses plans et ses séquences ; un goût prononcé pour les couleurs vives, la lumière et l’harmonie visuelle : les décors d’intérieurs ont l’élégance de ceux des magazines, et c’est avec volupté que sont filmés les ébat amoureux, caressés par le silence, considérés comme la seule issue aux sourdes souffrances imposées par la vie. Julieta s’y abandonne, avant de tomber dans une impasse, une incertitude permanente, où revient ce souvenir douloureux du suicide de l’inconnu qu’elle avait refusé d’écouter. Elle continue pourtant cette relation, construite prudemment sur de l’amour, puis soudain détruite, certaine, cette fois-ci, d’en être responsable. Inéluctable force de l’histoire, ce sont ces fautes, qui donnent au film son souffle principal, son intérêt.
Antia reste très secondaire, elle demeure un prétexte pour confronter sa mère à son propre reflet. Tout cela reste de bout en bout mélancolique, jusqu’à parfois provoquer du malaise, et, au terme de cette guerre froide entre deux figures emblématiques, la mère et la fille, c’est sa passion pour les femmes que l’espagnol nous transmet, sa fascination envers leur complexité, leurs failles et leurs forces.
Tout droit sorti des nouvelles d’Alice Munro (sacrée en 2013), le personnage de Julieta s’extrait de la société (in)volontairement à cause de son état névrotique, se coupe de ses semblables et, par la même occasion, de sa « capacité à vivre ». Seule, on la découvre incapable, en proie au même doute qui la ronge, mais aucunement pathétique. Un réalisme éclatant se dégage de ces situations successives, auxquelles le réalisateur ne prend part qu’en tant qu’observateur, regardant avec distance tout ce chaos, ces agitations, ces transmissions héréditaires, sans les juger, à la manière d’un naturaliste. Pourtant la direction d’acteurs n’en souffre point : ni Emma Suarez ni Adriana Ugarte n’est en roue libre, et leurs intentions de comédiennes se concentrent sur une approche frontale de leur rôle, un jeu qui s’adapte aux émotions, aux états d’âme. Tous les personnages n’en sont que plus clairs, plus lisibles, sans pour autant être vraiment figés dans leur interprétation. Ils sont intéressants dans le rapport qu’ils entretiennent avec la vie, la réalité. « Vous devriez accepter la réalité. Ca vous aiderait. »
elbandito

391 abonnés 994 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 21 juin 2016
Malgré l’emballage visuellement coloré typique et l’atmosphère hitchcockienne de ce portrait de femmes, le manque d’enjeux dramatiques de cette histoire pour le moins banale n’a d’égal que le piètre jeu de l’actrice principale Emma Suarez qui, par ailleurs, ne ressemble pas du tout physiquement à son personnage plus jeune interprété par Adriana Ugarte... Almodovar prend son temps pour mettre en place le décor surréaliste et des personnages tel que Xoan, le soi-disant pêcheur qui ressemble plus à une gravure de mode qu’à un pêcheur, ou encore la talentueuse Rossy De Palma, sous exploitée et dont le rôle n’a que peu d’intérêt ici. Même si l’on se doute qu’elle a contribué à l’éducation d’Antía… L’ennui est donc ce que l’on retient de ce film dont l’objet était la transmission maternelle de la culpabilité. On pourrait même croire qu’il s’agit d’un téléfilm sud-américain des années 90 tellement les textes sonnent faux et les acteurs sont insipides. Mais où sont donc passées la fougue et l’inventivité du grand Pedro Almodovar ? Peut-être n’a t’il plus grand-chose à raconter finalement…
Emma Schell
Emma Schell

11 abonnés 107 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 28 mai 2016
Les premières notes de Si No Te Vas* résonnent (générique de fin interprété de façon bouleversante par Chavela Vargas)
L'émotion, jusque-là contenue pendant tout le film, peut alors s'exprimer...
Julieta, c'est un película qui laisse des traces, qui sème des petites graines d'émotion que vous embarquez chez vous et qui germeront bien plus tard ; le temps de digérer ce drame qui nous a été proposé.
Les fans d'Almodovar se disent déçus - manque de fantaisie, d'exubérance -, j'ai envie de leur répondre, le monde change, les gens évoluent, Almodovar aussi. Il nous fait découvrir une nouvelle palette de son talent en explorant la douleur d'une mère, d'une fille, avec justesse, sobriété, pudeur.

Peut-on être heureux lorsque l'on est rongé par un secret ?

Peut-on être heureux lorsque son enfant, la chair de sa chair, s'éloigne de vous ?

Julieta trouvera t elle, un jour, le bonheur ?

On ne peut que lui souhaiter et applaudir des deux mains (parce qu'avec les pieds, c'est plus difficile) notre réalisateur ibère préféré.

Julieta, c'est Madrid,

Julieta, c'est le journal intime d'une jeune femme qui découvre la vie, l'amour, la mort,

Julieta, c'est la culpabilité, les non-dits, les regrets,

Julieta, c'est une bande originale remarquable,

Julieta, c'est Emma Suarez et Adirana Ugarte, deux comédiennes pour un même rôle

Julieta, c'est Rossy De Palma en digne héritière de Marie Pierre Casey, dépoussiérant la mesa de la casa « Et c'est tant mieux parce que je ferai pas ça tous les jours... »

Julieta, c'est LA VIE, un peu de notre vie à TOUTES et TOUS.
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