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Un mélodrame juste, intime et poignant sur l’histoire d’une femme qui décide d’écrire son Histoire pour en faire part à sa fille qui l’a abandonné sans aucune raison apparente.
Une tragédie filmée sur 40 ans qui évoque l’amour, la filiation et la perte. Alternant présent et passé ingénieusement, le réalisateur nous montre l’existence de femmes et leurs choix plus ou moins importants sur le moment qui entraîneront des conséquences sur leur futur. Sans compter, le poids du sentiment de culpabilité qui peut naître ou renaître suite à ses choix.
A défaut d’être original, un portrait de femme émouvant mis en avant par une poésie dans la mise en scène. La palette des couleurs est très belle (le rouge et le bleu notamment) et les habits sont très intelligemment utilisés pour se marier avec les décors.
Emma Suárez et Adriana Ugarte sont sublimes et leur jeu d’actrice bouleversant de réalisme amène à nous faire ressentir leur douleur sans compter qu’Almodóvar à un don pour filmer les femmes et les mettre en valeur, c’est brillant.
Après le chef d’œuvre « La piel que habito », Almodóvar signe un très beau film à voir pour découvrir son style de réalisation.
Une tragédie filmée sur 40 ans qui évoque l’amour, la filiation et la perte. Alternant présent et passé ingénieusement, le réalisateur nous montre l’existence de femmes et leurs choix plus ou moins importants sur le moment qui entraîneront des conséquences sur leur futur. Sans compter, le poids du sentiment de culpabilité qui peut naître ou renaître suite à ses choix.
A défaut d’être original, un portrait de femme émouvant mis en avant par une poésie dans la mise en scène. La palette des couleurs est très belle (le rouge et le bleu notamment) et les habits sont très intelligemment utilisés pour se marier avec les décors.
Emma Suárez et Adriana Ugarte sont sublimes et leur jeu d’actrice bouleversant de réalisme amène à nous faire ressentir leur douleur sans compter qu’Almodóvar à un don pour filmer les femmes et les mettre en valeur, c’est brillant.
Après le chef d’œuvre « La piel que habito », Almodóvar signe un très beau film à voir pour découvrir son style de réalisation.
D'Almodovar, on ne pardonne pas la médiocrité. Je ne pardonne pas le scénario sans aspérité. Je ne pardonne pas le jeu plat des acteurs. Cela fait beaucoup lorsque l'on est habitué à être surpris par les scénarios habituels d'Almodovar et je le jeu puissant des actrices. Reste le professionnalisme dans la prise de vue, la bande son. C'est peu.
Almodovar signe ici un très beau film sur un sujet familial assez douloureux : une mère qui n'a pas vu sa fille depuis plus d'une dizaine d'années. L'histoire se raconte comme un flashback, ce qui va nous permettre de connaître Julieta plus en profondeur, d'y découvrir la rencontre avec le père de Antia, la naissance de cette dernière, le bonheur puis l'effondrement qui nous mènera à la situation actuelle. Le désespoir de cette mère est vraiment bouleversant. Rien ne tombe dans le mélodrame mais on y ressent une véritable tristesse. Le scénario est linéaire, parfaitement maîtrisé, le cadrage parfait et les musiques en totale coordination avec l'image.
Les deux actrices jouant Julieta ont un grand talent mais aussi les personnages secondaires. Rien de farfelu ici, mais beaucoup de réalisme sur un sujet de vie sérieux et humain.
Les deux actrices jouant Julieta ont un grand talent mais aussi les personnages secondaires. Rien de farfelu ici, mais beaucoup de réalisme sur un sujet de vie sérieux et humain.
Des couleurs magnifiques, des actrices sublimes. La vie, la mort, l'amour, la disparition, la séparation, la couleur rouge, la mer, la mère, les mères, les filles et leurs mères, les femmes, l'amour et la mort, la rencontre, le deuil, la perte, train, bateau. Scènes d'amour en train et en bateau filmées avec brio. De bout en bout, ce film est beau, esthétiquement beau et sentimentalement intense. J'ai adoré !
Très esthétique, magnifiquement interprété, Julieta, film au scénario et à l'histoire sublimes vous capte dès les premiers instants. La mise en scène très juste, les plans superbes, Almodovar a réussi un coup de maître avec cette relation mère fille, les flash back et cette narration à l'écriture de l'héroïne sur le récit de son passé. Du très bon cinéma....
Tous les ingrédients d’Almodovar sont à nouveau réunis pour une histoire narrative haletante délicieusement menée par des portraits de femmes envoutants et magnifiques. Révélation pour Adriana Ugarte.
Un beau film, touchant, triste et difficile sur les relations meres-filles, la culpabilité et sur le passage difficile de l'oedipe.
Comme tjs un regard tendre sur la femme.
Julieta, une femme superbe, est professeur de philo, elle connait les tragédies grecques par coeur, et le film nous raconte la sienne. Cela commence par Ulysse et Pénélope.
Qui est la plus belle demande t'elle ? vous, répond un de ses élèves. Oui, mais on ne couche pas avec son professeur.
Comme tjs un regard tendre sur la femme.
Julieta, une femme superbe, est professeur de philo, elle connait les tragédies grecques par coeur, et le film nous raconte la sienne. Cela commence par Ulysse et Pénélope.
Qui est la plus belle demande t'elle ? vous, répond un de ses élèves. Oui, mais on ne couche pas avec son professeur.
Un Almodovar comme je les aime.
Une famille torturée, des amours compliqués, de l'infidélité et des doutes.
Une musique discrète mais présente et des actrices sublimes en femmes en pleine détresse affective.
Peut être la palme d'or ce soir ? Verdict à partir de 19h.
Une famille torturée, des amours compliqués, de l'infidélité et des doutes.
Une musique discrète mais présente et des actrices sublimes en femmes en pleine détresse affective.
Peut être la palme d'or ce soir ? Verdict à partir de 19h.
un excellent Almodovar tout en retenue, en sensibilité, en maîtrise. Un film qui monte crescendo, petit à petit jusqu'à la dernière scène qui met la cerise sur la gâteau. Deux excellentes actrices.
Nouveau portrait de femmes pour Almodovar qui revient en grande forme après le faux pas des Amants passagers. Toutes les actrices du film sont magnifiques et filmées avec l’amour habituel que le réalisateur sait insuffler à ses images. L’histoire a beau avoir des allures de pur mélodrame, le cinéaste a su trouver la bonne distance pour ne pas tomber dans le chantage émotionnel. Il s’en tire merveilleusement bien et évite donc tous les pièges du mélo, parfois il est vrai au détriment de l’émotion. Toutefois, la puissance de l’intrigue et la justesse des actrices permet de ressentir leurs tourments intérieurs sans avoir besoin d’en rajouter. A noter qu’il s’agit à ce jour du long-métrage le plus austère du cinéaste, sans aucune pointe d’humour ou même sans folie passagère. Peu importe, le mélodrame digne à la Douglas Sirk lui va à ravir. Bravo Pedro.
Un film intelligent, pas drôle pour une fois, et dont le thème principal est la difficulté de communiquer, les non-dits, et le fait de ne pas parler ; les consequences.
Bien vu.
On retrouve en prime les couleurs d'Almodovar ; la femme en rouge et les papiers peints chamarés.
Bien vu.
On retrouve en prime les couleurs d'Almodovar ; la femme en rouge et les papiers peints chamarés.
Nouveau portrait de femme magnifique signé Almodovar, toujours cette élégance dans le registre du mélo où l'émotion et l'humain l'emporte sur le pathos, toujours des actrices sublimes magnifiés par le cinéaste espagnol. Ce qui est nouveau et fort appréciable dans ce film, c'est cette sobriété du récit, une nouvelle fois parfaitement construit, les flash backs sont intelligemment utilisés pour renforcer le récit. Pas de personnages hystériques ou borderline, comme si souvent dans les films d'Almodovar, et cette sobriété ne fait que renforcer l'impact émotionnel du cinéma d'Almodovar. L'un de ses plus beaux films, digne de "Tout sur ma mère" ou "Parle avec elle".
Du grand art ! La cosmogonie habituelle d'Almodóvar est ici développée avec majesté, les plans sont amples, les faits empreints d'une infinie tristesse, les comédiennes sont des divas, on est au milieu d'une tragédie grecque...Au fil d'une histoire simple où les femmes jouent les rôles principaux, le scénario évoque les grands thèmes de la mort, de l'amour et du remords. Avec un brin de suspense, sans effet spéciaux, on passe d'une époque à l'autre, du littoral espagnol au centre de Madrid, de la joie d'une rencontre à la tristesse d'un deuil, sans effort, avec cette facilité déconcertante à laquelle le maître espagnol nous a habitué. Beauté des images. Musique envoûtante. Tout est fait pour nous faire oublier le bizarre précédent film d'Almodovar - les Amants passagers - et c'est bien.
Si je n'ai pas vu tout ce qu'a pu faire Almodovar, j'ai aimé tout ce que j'ai vu, avec une préférence pour Parle avec elle. Et ce Julieta, bien qu'imparfait, montre encore une fois, qu'en terme de mélodrame sensuel, c'est un peu lui le patron. On a un film beaucoup plus calme que d'habitude, je veux dire par là qu'on suit un personnage, qu'il n'y a pas de kidnapping, de viols, de prostitution, ou un joyeux défilés de personnages pour le moins marginaux. On a juste une femme, normale, qui se remémore sa vie.
Je ne savais pas de quoi allait parler le film avant de le voir, la bande annonce m'avait plus embrouillé qu'autre chose, et finalement ce n'est pas plus mal. Parce que ça permet de découvrir un personnage de femme fort intéressant, qui vit des événements que l'on sera tous, sans doute amené à vivre (avec plus ou moins d'intensité, parce que là Almodovar charge quand même un peu).
Alors oui Almodovar charge pas mal, mais ça passe très bien, parce que même si on est dans une sorte de mélodrame (genre que je déteste), il y a cette beauté, cette sensualité, qui sublime le tout. Aussi ses films sortent bien souvent des sentiers battus, et bien qu'il ait un sens aigu du tragique, tout n'est pas écrit d'avance, on regarde le film, sans savoir vraiment ce qui va se passer. Et j'apprécie ça.
Julieta veut donc retrouver sa fille qu'elle a perdu de vue il y a 13 ans. On ne sait pas pourquoi, elle non plus et c'est ce que l'on veut découvrir. On va donc revivre tous les moments forts de la vie de Julieta, avec ses craintes, ses doutes, ses hauts, ses bas. Mais ce n'est jamais gratuit, puisqu'il y a cette quête, cette fille que l'on veut retrouver. On le veut d'autant plus que durant le début du film Almodovar fait des références au passé de Juilieta dans les accessoires, les dialogues et on veut donc savoir ce qui y a conduit.
Bref, c'est vraiment bien écrit. C'est tellement "bien écrit", que même la fin qui semble sortie de nulle part, s'explique et fait sens, puisqu'elle résulte des actions des personnages. Sans ces actions, elle aurait été impossible. Même si je trouve ça un peu gros quand même. C'est le défaut du film pour moi, ça fait un peu trop écrit dans les dix dernières minutes. Pour moi le film aurait dû avoir une fin bien plus tragique, avec par exemple ce travelling arrière sur Julieta qui écrit sur la séparation avec sa fille.
Cependant je chipote, parce que j'ai vraiment été ému tout le long. Que ça soit sa relation avec Xoan, avec qui elle a eu sa fille. J'aime beaucoup la manière avec laquelle la relation est amenée, on commence par une scène assez flippante, qui pourrait laisser présager quelque chose, mais en fait non... Ce n'est pas la première fois que Almodovar joue comme ça avec les indices, laissant présager quelque chose qui n'arrive pas. D'où la surprise.
Et cette scène nous conduit à nous interroger sur le thème principal du film (ou du moins l'un des thèmes principaux) : la culpabilité. On voit la culpabilité ronger cette femme, la conduire à la dépression, ruiner sa vie. Et je trouve ça beau, beau parce que malgré le fait que tout ceci ne soit pas forcément réaliste, on est dans quelque chose de bien trop sensuel pour être dans la réalité, ça reste vrai. Tout ce qui vit cette femme on peut le vivre aussi et dans sa situation, je pense qu'on le vivrait de la même manière qu'elle.
C'est un film qui est là pour nous dire, ou pour dire, qu'il ne faut pas se sentir coupable de tous les maux sur Terre, certaines choses arrivent... c'est tout... on a le droit d'être heureux, il ne faut pas s'accabler des fautes passées dont en plus nous ne sommes pas responsables.
Ce qui est d'autant plus drôle que juste avant le film, la bande annonce pour un truc qui a l'air bien nul : l'origine de la violence, montrait une jeune femme dire que parce que sa famille était nazie durant la guerre elle portait en elle cette culpabilité... Il faut se libérer de ça, pour tout simplement vivre !
Bref un beau film, vraiment touchant, qui fait sans nul doute partie du haut du panier de la filmographie du réalisateur et je ne serai pas étonné que les actrices (dont le changement entre Julieta jeune et âgée se fait magnifiquement bien, à travers un plan que je trouve à la fois plein de sens et sans lourdeurs) soient récompensées à Cannes par un petit double prix d'interprétation féminine (voire une palme d'or ?).
Je ne savais pas de quoi allait parler le film avant de le voir, la bande annonce m'avait plus embrouillé qu'autre chose, et finalement ce n'est pas plus mal. Parce que ça permet de découvrir un personnage de femme fort intéressant, qui vit des événements que l'on sera tous, sans doute amené à vivre (avec plus ou moins d'intensité, parce que là Almodovar charge quand même un peu).
Alors oui Almodovar charge pas mal, mais ça passe très bien, parce que même si on est dans une sorte de mélodrame (genre que je déteste), il y a cette beauté, cette sensualité, qui sublime le tout. Aussi ses films sortent bien souvent des sentiers battus, et bien qu'il ait un sens aigu du tragique, tout n'est pas écrit d'avance, on regarde le film, sans savoir vraiment ce qui va se passer. Et j'apprécie ça.
Julieta veut donc retrouver sa fille qu'elle a perdu de vue il y a 13 ans. On ne sait pas pourquoi, elle non plus et c'est ce que l'on veut découvrir. On va donc revivre tous les moments forts de la vie de Julieta, avec ses craintes, ses doutes, ses hauts, ses bas. Mais ce n'est jamais gratuit, puisqu'il y a cette quête, cette fille que l'on veut retrouver. On le veut d'autant plus que durant le début du film Almodovar fait des références au passé de Juilieta dans les accessoires, les dialogues et on veut donc savoir ce qui y a conduit.
Bref, c'est vraiment bien écrit. C'est tellement "bien écrit", que même la fin qui semble sortie de nulle part, s'explique et fait sens, puisqu'elle résulte des actions des personnages. Sans ces actions, elle aurait été impossible. Même si je trouve ça un peu gros quand même. C'est le défaut du film pour moi, ça fait un peu trop écrit dans les dix dernières minutes. Pour moi le film aurait dû avoir une fin bien plus tragique, avec par exemple ce travelling arrière sur Julieta qui écrit sur la séparation avec sa fille.
Cependant je chipote, parce que j'ai vraiment été ému tout le long. Que ça soit sa relation avec Xoan, avec qui elle a eu sa fille. J'aime beaucoup la manière avec laquelle la relation est amenée, on commence par une scène assez flippante, qui pourrait laisser présager quelque chose, mais en fait non... Ce n'est pas la première fois que Almodovar joue comme ça avec les indices, laissant présager quelque chose qui n'arrive pas. D'où la surprise.
Et cette scène nous conduit à nous interroger sur le thème principal du film (ou du moins l'un des thèmes principaux) : la culpabilité. On voit la culpabilité ronger cette femme, la conduire à la dépression, ruiner sa vie. Et je trouve ça beau, beau parce que malgré le fait que tout ceci ne soit pas forcément réaliste, on est dans quelque chose de bien trop sensuel pour être dans la réalité, ça reste vrai. Tout ce qui vit cette femme on peut le vivre aussi et dans sa situation, je pense qu'on le vivrait de la même manière qu'elle.
C'est un film qui est là pour nous dire, ou pour dire, qu'il ne faut pas se sentir coupable de tous les maux sur Terre, certaines choses arrivent... c'est tout... on a le droit d'être heureux, il ne faut pas s'accabler des fautes passées dont en plus nous ne sommes pas responsables.
Ce qui est d'autant plus drôle que juste avant le film, la bande annonce pour un truc qui a l'air bien nul : l'origine de la violence, montrait une jeune femme dire que parce que sa famille était nazie durant la guerre elle portait en elle cette culpabilité... Il faut se libérer de ça, pour tout simplement vivre !
Bref un beau film, vraiment touchant, qui fait sans nul doute partie du haut du panier de la filmographie du réalisateur et je ne serai pas étonné que les actrices (dont le changement entre Julieta jeune et âgée se fait magnifiquement bien, à travers un plan que je trouve à la fois plein de sens et sans lourdeurs) soient récompensées à Cannes par un petit double prix d'interprétation féminine (voire une palme d'or ?).
Considéré comme un grand film par la critique Julieta le nouveau Almodóvar est, pour moi, une assez grosse déception même si de puis étreintes brisées, son cinéma n'a cessé de me décevoir. En préférant la sobriété aux effusions lacrymales, le cinéaste livre un film qui manque cruellement de chair et d'enjeux. Le déroulement du film quasiment programmatique déçoit même si la qualité de l'interprétation, la beauté des images et la poésie de certaines scènes nous rappellent l'immense cinéaste qu' Almodóvar est encore. Bref un cru moyen par manque d'incarnation.
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