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L’itinéraire de cette attachante Julieta est fait de séparations ; c’est le fil conducteur du film. Elles interviennent pour des raisons et dans des conditions différentes, mais sont toutes de terribles épreuves pour elle. Pour son entourage aussi, mais c’est elle que la caméra de Almodovar suit en quasi permanence. Des séparations donc, et des questions sur le sentiment de culpabilité qu’elles génèrent. Le film est caractéristique du style du réalisateur Espagnol « mature », dépouillé des flashs agressifs et transgressifs des œuvres de jeunesse, tant par les thèmes et la construction de l’histoire que par le choix des plans, images et couleurs. Les différents drames vécus laissent toujours une petite place à l’espoir. Une fois encore, on en ressort avec les sentiments contradictoires de beauté et de dureté de la vie.
Évidemment, c'est un beau film comme tous ceux de Pedro Almodovar. Mais c'est trop triste et du coup, je n'ai vraiment pas envie de le revoir.
L'histoire est belle et magistralement mise en image par le talent d'Almodovar, mais le film souffre d'un côté mélodramatique trop mièvre, d'un jeu d'acteurs trop prononcé et de ruptures brutales que le scénario amène mal, faute d'avoir suffisamment creusé la psychologie des personnages.
C'est un très beau et bon film de P. Almodovar. Je n'étais pas toujours un grand fan de son ton hyper-enjoué, de ses excès si je puis dire. Mais ici, c'est complètement différent. Si on ne sait pas que c'est du Almodovar, c'est pas facile de le deviner. Après on ne connait pas non plus énormément de réalisateurs espagnols ici en France:).
C'est un drame psychologique, très sensible, très beau. L'histoire est révélée petit à petit sous forme de flash-backs. A voir.
C'est un drame psychologique, très sensible, très beau. L'histoire est révélée petit à petit sous forme de flash-backs. A voir.
HIstoire un peu longue d'une femme un peu dépressive qui se sent plus coupable que nécessaire. Passionnée mais compliquée.
C’est dramatique, précis, ça tient en haleine, c’est du pur Almodovar. Avec Emma Suarez, Adriana Ugarte
Évidemment conquis par le talent des acteurs (et la direction de ceux-ci sûrement plus encore), par la beauté de la mise en scène, de l’écriture...le propos du film, sur les ci que ces des non-dits est également traité avec beaucoup de pertinence, presque « clinique ». Le problème est que le film semble s’achever quand il devrait commencer dans un cadre où l’ensemble de la narration repose principalement sur des insinuations et des confidences. J’ai finalement eu l’impression qu’Almodovar maîtrisait bien peu les ressorts de sa propre histoire, de sa propre élaboration, et qu’il s’en sortait avec une pirouette. Grande déception donc.
Almodovar pond un œuf avec cette adaptation fade et étonnamment inintéressante des nouvelles d'Alice Munro. Ce qui se lit si bien sur la page imprimée ne se traduit pas au grand écran cette fois-ci. Parmi les nombreux défauts de l'œuvre on peut citer un jeu d'acteur professionnel mais peu impressionnant de la part de tous les protagonistes. Une télégraphie peu subtile des éléments clés de l'intrigue ou des rebondissements par exemple l'inévitable intrigue secondaire lesbienne, l'omission des deux scènes clés de l'histoire (la disparition de la fille et les retrouvailles avec son final) comme si ne pas les montrer représentait de la subtilité (mais en fait on vole au spectateur d'importants bénéfices et un relâchement de la tension). Même les références à l'actualité ou à la culture sont pauvres, le fait de nommer Kim Basinger et Angela Molina dans l'une des scènes de flashback de l'héroïne en tant que professeur remplaçant du programme d'enseignement classique ou l'utilisation d'Ulysse et de sa saga en contrepoint de la banale histoire de vie de notre héroïne. La référence de Molina est appropriée pour les cinéphiles car elle était la comédienne à suivre à l'apogée du cinéma espagnol il y a plusieurs décennies mais elle indique également un indice quant au casting du film puisqu'elle était si célèbre pour être la moitié du duo d'actrices avec l'étonnante beauté Carole Bouquet qui ont toutes deux joué le rôle de Conchita dans le classique de Buñuel Cet obscur objet du désir. Aldomovar a tellement perfectionné son art que la force vitale qui caractérisait ses premiers travaux et qui l'a propulsé vers la reconnaissance internationale n'existe plus dans ses films. Au lieu de cela nous avons un professionnalisme brique par brique qui se traduit par une qualité d'image et de métrage de connexion mécanique que l'on devrait considérer comme allant de soi...
Pedro Almodovar semble se bonifier avec le temps, et livre une nouvelle oeuvre de grande qualité avec Julieta, l'histoire d'une mère et de sa famille, confrontées à des épreuves difficiles. Habilement construit, le film joue sur plusieurs temporalités pour dévoiler petit à petit l'ensemble de l'intrigue, un procédé classique mais que le réalisateur utilise avec une maîtrise remarquable pour développer ses sujets : la culpabilité, principalement. Le récit est d'une justesse et d'une profondeur psychologique telle, que, sans chercher le spectaculaire, il dégage une attraction et une puissance inexorables.
Almodovar signe avec Julieta un de ses plus beaux films. Sorte de tragédie grec, le film suit le parcours d une femme à travers des sauts dans le passé et de la relation mère fille . Les drames vont la toucher tout au long de sa vie . C est triste , touchant , superbement interprété. Le rythme nous emmène dans un tourbillon de bonheur et de malheur, faisant écho à notre personne . Almodovar est un des grands cinéastes actuels et ce Julieta le prouve encore. Un grand film tout en retenue .
Magistral très bon film un de mes préférés histoire originale merveilleusement bien racontée. C'est un film bouleversant
Même si la presse a encensé ce film d'Almodovar, c'est pour moi une grosse déception. Même si Emma Suárez et Adriana Ugarte portent bien le personnage, même si les images sont belles et s'il y a un peu de poésie, le scénario ne suit pas. Que cela soit largement prévisible passe encore, mais trop c'et trop. Quand on met trop de choux sur une pièce montée, elle finit par s'écrouler ...
Avec « Julieta », sorti en 2016, on a le droit à un film très sombre de Pedro Almodóvar. Peut-être trop sombre. La vie de cette femme (interprétée selon les âges par Adriana Ugarte et Emma Suárez) alterne amour, déception et déprime. Là où souvent le réalisateur espagnol transcende son cinéma en intégrant une touche d’humour subtile, ici rien de tout ça. Bref, on ne parvient pas vraiment à s’attacher aux personnages et cette histoire dramatique finit par manquer d’émotions.
“Ton absence emplit ma vie et la détruit.”
Entre non-dits et faux-semblants, un mélodrame romanesque sombre et captivant qui suit l’itinéraire d'une femme brisée par des êtres disparus, interprétée par deux comédiennes bouleversantes. 3,75
Entre non-dits et faux-semblants, un mélodrame romanesque sombre et captivant qui suit l’itinéraire d'une femme brisée par des êtres disparus, interprétée par deux comédiennes bouleversantes. 3,75
Julieta est un départ, le départ de l’homme que l’on aime tant ou de cet inconnu assis dans le même compartiment, de la mère qui a donné la vie, de la fille incapable de comprendre et de pardonner, du fils aîné, de même nom et soumis au même sort que son père, retrouvé noyé. Nul hasard si la rencontre entre Julieta et Xoan a lieu dans un train : leur relation – et celle de tous les protagonistes – est définie par le mouvement, la fuite en avant pour essayer d’oublier les fantômes qui peuplent le passé, le retour en arrière qui seul permet d’envisager un prochain départ. Les existences sont aussi précaires et instables que le statut de remplaçante scolaire occupé par la jeune professeure ; les maisons, les appartements se meublent et se vident, l’on déménage, l’on revient. Pedro Almodóvar compose, comme il sait si bien le faire, un puzzle mental dans lequel les pièces d’un vaste tableau familial s’agencent au fil des révélations et des hasards qui perturbent la linéarité du temps, une horloge sur un mur rouge passion et rouge sang. Mais la couleur dominante ici paraître être le jaune, d’abord en lettres qui éclosent et passent du blanc au jaune, enfin du nom éponyme tout entier qui s’illumine sur fond de paysage. Le film réussit à construire une trajectoire linéaire, perturbée par l’enchâssement des récits antérieurs, malgré la malédiction que prononce Rossy de Palma et qui pèse sur la famille, la condamnant à la répétition d’un même cycle de malheurs. Julieta est un chef-d’œuvre de douleur silencieuse, une plongée dans la solitude des femmes et des hommes qui osent aimer, qui osent recommencer, qui osent faire face à leurs responsabilités. La mise en scène est magistrale, et pour se l’assurer, il suffit de voir avec quelle simplicité et quelle audace le cinéaste orchestre la transition entre les deux actrices ; les actrices sont à l’image de la mise en scène, bouleversantes de justesse et de force. Almodóvar est certainement l’auteur sachant le mieux travailler le flashback comme procédé narratif et artistique capable de perforer un présent par un autre présent inscrit quant à lui dans le passé mais qui continue d’habiter le personnage. Son film est un départ fascinant dont les perspectives de retour, pareilles aux étincelles d’un feu qui lentement se consume et manque à tout moment de s’éteindre, irradient l’écran et nos cœurs.
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