Julieta
Note moyenne
4,1
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341 critiques spectateurs

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51 critiques
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154 critiques
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82 critiques
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37 critiques
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Nelly M.
Nelly M.

114 abonnés 525 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 mai 2016
La presse fait d'avance l'éloge de ce film responsabilisant sexes et générations du fait de la répétition de situations lourde d'enseignement. Le titre plaqué en très grosses lettres au début et à la fin, le brut de décoffrage des scènes d'intimité, feraient reconnaître entre mille Pedro et sa manie du rouge pétant pour signaler les ardeurs qui couvent... J'ai trouvé le scénario assez téléphoné, l'introduction longuette, certaines scènes frôlant l'image de pub (ces verres de vin à deux), mais comme c'est bien envoyé et toujours en restant poli, c'est un film pacifiste sur le fond, qui devrait faire son chemin.
ninilechat
ninilechat

84 abonnés 564 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 19 mai 2016
Décidément, il vieillit, Pedro!! Quel film sage, classique, intériorisé il nous livre cette fois ci! Non, point de beau jeune homme se déguisant en nonne pour séduire un curé (ou le contraire), pas le moindre transsexuel amoureux d'un chirurgien fou, mais une histoire grave et assez poignante de culpabilité et d'incompréhension. Une belle histoire de femmes, de ces femmes dont il parle si bien, et qu'il comprend certainement bien mieux que les hommes!

Julieta est une ravissante professeur de lettres classiques. Un jour, alors qu'elle prend le train, un homme vient s'asseoir à côté d'elle; mais elle n'a pas envie de bavarder avec lui, et elle part au wagon restaurant. Dans la nuit, arrêt brutal du train. L'homme s'est suicidé. Si elle avait accepté le dialogue, aurait il changé ses plans? Cette anecdote en marge de l'histoire est bien venue pour créer un certain climat de tension et d'angoisse, alors que par ailleurs tout va bien. Au cours de ce même voyage, Julieta a en effet rencontré l'homme de sa vie, Xoan (Daniel Grao), un pêcheur avec qui elle va s'installer et avoir une petite fille, Antia. (Juste histoire de charrier un peu Pedro Almodovar, ils ont un sacré train de vie les pêcheurs des Asturies pour pouvoir s'offrir une aussi jolie villa et une femme de ménage!

C'est une sorte de thriller psychologique. Car Julieta, nous l'avons rencontrée au début du film, à la cinquantaine (Emma Suarez), écrivant son histoire après avoir rompu avec un compagnon très attentif (Dario Grandinetti) et nous nous demandons comme le couple si tendre, si uni formé par Julieta et Antia a pu ainsi éclater, au point que la jeune fille a, un jour, juste arrivée à la majorité, brusquement disparu et que depuis douze ans, Julieta ignore ce que sa fille est devenue...

Toute cette histoire est prenante; elle nous raconte avec beaucoup d'intelligence et de justesse comment de minimes (en apparence) blessures de l'adolescence peuvent devenir des plaies qui ne guérissent pas.....

Et où est il notre Pablo? rassurez vous, il est bien là: par le plaisir qu'il prend à filmer les rues de Madrid; par la vitalité, le dynamisme avec lesquels le film évolue, par l'explosion des couleurs, et par la beauté des actrices qu'il a choisies, elles sont belles à couper le souffle: Adriana Ugarte, qui incarne Julieta jeune, tout comme Imma Cuesta, Ava la sculptrice avec qui Xuan couchait un peu de temps en temps. Où trouve t-il des filles aussi superbes, et qui jouent comme elles respirent? Et puis, les petites sculptures que réalise Ava, c'est de l'Almodovar pur sucre....

Aucune de ses actrices chouchoute alors? Siiiiii! vous retrouverez Rossy de Palma, mais aïe aïe aïe, non plus en clubbeuse aux faux cils de trois centimètres de long, mais en femme de ménage outrageusement permanentée... et passablement malfaisante.

A voir absolument. Du beau cinéma psychologique classique, soutenu par une mise en scène vitaminée!
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 19 mai 2016
Merci Pedro pour ce film.Tu m as embarqué bonne et belle histoire rien à dire concernant les acteurs.
Décidément l Espagne est à l honneur entre la victoire de Séville hier et ce film :-).
Belle surprise!
PaulGe G
PaulGe G

124 abonnés 607 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 mai 2016
pedro change de registre, après avoir déjanté, il nous propose un drame. une histoire simple et bouleversante,servie par d'admirables comédiens, une caméra directe qui ne cherche pas d'effets, mais qui raconte ce qui malheureusement peut arriver dans une famille,
le cinéaste sera toujours un grand du cinéma espagnol et pour longtemps j'espère.
velocio

1 538 abonnés 3 500 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 mai 2016
Waou ! Voici enfin un film dans lequel Almodovar garde les qualités de ses œuvres précédentes (les couleurs, les cadrages, ...) et abandonne les outrances qui, pour des gens comme moi, arrivaient à les gâcher, à effacer les émotions qu'on aurait pu, qu'on aurait dû ressentir. Certes, ce film ne repose pas sur grand chose mais, au fil des minutes, il devient de plus en plus émouvant et le désespoir d'une mère qui a "perdu" sa fille est rendu avec beaucoup de vérité. Film d'autant plus réussi que le jeu remarquable des comédiens (surtout des comédiennes) est rehaussé par la mise en scène somptueuse d'Almodovar. Réjouissons nous : à 66 ans, Almodovar est enfin devenu adulte !
WutheringHeights
WutheringHeights

131 abonnés 930 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 mai 2016
Les personnages subissent les foudres des dieux, comme les héros d’une tragédie grecque – Julieta enseigne d’ailleurs la littérature antique. (...) Le réalisateur espagnol revient au portrait de femme avec une intrigue à tiroirs particulièrement sombre.

LA SUITE :
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 19 mai 2016
La thématique relation mère-fille semble être une source d’inspiration inépuisable chez Almodovar. On retrouve aussi ces paumés de la vie, les malchanceux qui luttent pour tenir.

Ce film est un tourbillon d’émotions. L’histoire est bouleversante et le rythme ne laisse aucun répit . Toutes les scènes portent des émotions fortes

Les retrouvailles entre une mère et la meilleure amie de sa fille,l’amour et la passion dévoreurs; la malchance qui se répète; et l’absence.

L’absence des personnes qu’on aime très fort qui ronge, qui focalise l’attention sur des questions sans réponse. On marche, on vit mais la tête continue à tourner vers l’être absent et le coeur pleure en permanence de ne pas sentir là l’être aimé.

Quand on sent que tout le ciel et la terre tombent sur soi; ces mains et regards qui vous recueillent, qui vous aident à tenir, qui apportent de la tendresse .

La culpabilité des maladresses, finalement ne pas prendre le temps d’écouter les autres semble nous faire penser gagner du temps mais en réalité peut nous faire basculer vers une autre vie, celle des drames et cette prison » j’aurai dû »

On retrouve la couleur rouge traditionnelle chère à Almodovar, une mise en scène ressemblant à des tableaux. Les scènes de sculpture apaisent .

L’employée de maison rappelle celle de Rebecca d’Hitchcock.

C’est un film très riche qui abordent pleins de thème. La construction de la narration est hyper construite avec un rythme soutenu. Il y a un côté oeuvre d’art dans la mise en scène.

Je sors du film avec le sentiment d’être submergée par les émotions;

Le message que je retiens du film: l’indifférence mène à la mort. Le manque d’écoute engendre des drames. Pourtant les gestes simples montrés par le film apportent tant. On pense parfois gagner du temps et finalement on perd l’essentiel.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 19 mai 2016
Julieta n’a plus revu sa fille depuis douze ans. Quand Antia a décidé de faire retraite au fin fond des Pyrénées, pour vivre une nouvelle vie où il n’y a plus de place pour sa mère. Inexplicable disparition. Et puis un jour à Madrid, elle tombe sur la mère de l’ex- meilleure amie de sa fille qui dit l’avoir aperçue en ville… Pour faire le lien entre l’enfance et l’absence qui permet de revenir sur les traces de leur passé, Julieta tient un journal. Deux âges, deux visages, mais peut-être un même sentiment de culpabilité entre mère et fille.
Le dernier film d’Almodovar est un drame au parfum de mystère. Avec quelques morts en chemin, comme autant de petits cailloux menant à la mélancolie. Un voyageur dans le train qui se suicide, puis un grand amour de marin pêcheur péri en mer. A chaque fois à la suite d’une réflexion maladroite de sa part. Une amie-sculpteur et sa mère que la maladie emporte… De quoi nourrir un curieux sentiment de faute. Le trouble est accentué par les non-dits familiaux et cette fille dont : « l’absence remplit ma vie et la détruit », écrit-elle.
Des couleurs chaudes et des décors flamboyants ; ces trains qui filent de la mort à la vie ; les portraits de femmes intranquilles ; la passion des belles actrices, comme Adriana Ugarte et Emma Suarez qui jouent Julieta trentenaire puis quinqua… Les grands fantasmes du réalisateur sont de retour dans son dernier film. Un opus sombre et douloureux. Morose, mais sans mélo. Parfois un peu narratif et sans la respiration qu’aurait pu apporter l’humour. Même sans emporter l’émotion, Julieta reste un bon Almodovar.
Sylvain P

387 abonnés 1 430 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 19 mai 2016
Si Julieta est décevant, ce n'est pas à cause de sa forme – sobre comme Almodovar l'a rarement fait – mais plutôt à cause d'un fond non seulement simple – Quelle tragédie ne l'est pas ? - mais trop explicatif et finalement sans mystère. Le scénario chirurgical ne laisse pas de place à l'émotion et l’ambivalence de cette relation mère-fille nous indiffère. La conclusion cruelle et inattendue est davantage perçue comme une facilité purement théorique que comme une apothéose tant les ficelles sont visibles.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 19 mai 2016
Julieta... ou ce que le destin nous réserve, page aprés page. Très beau film qui n'aura pas la Palme d'Or car on en a déjà vu 10 comme ça chez Almodovar, mais c'est pour ces portraits de femmes, ces histoires dérangeantes et cette atmosphère rétro-kitch Espagnole qu'on ne s'en lasse pas !
Ufuk K

617 abonnés 1 723 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 mai 2016
"julieta " dernier film de Pedro Almodovar acclamée par la critique est un film que j'attendais avec impatience. ca commence comme une gentille romance puis tout à coup le film prend une tournure d'une tragique grecque, l'émotion que "julieta " ressent nous prend à la gorge faisant mieux comprendre ses émotions passées, présentes et futures.
alain-92

350 abonnés 1 078 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 19 mai 2016
Emma Suárez et Adriana Ugarte, deux remarquables comédiennes pour un même rôle, celui de Julieta. Ce film est adapté de trois nouvelles d' Alice Munro. Pedro Almodóvar surprend dans cette une mise en scène sans emphase, mais habitée par un incomparable brio. Le scénario dramatique ne vire à aucun moment dans le pathos. La perfection du montage du fidèle José Salcedo mérite largement d'être souligné " Il a respiré avec les personnages sans que les coupes se voient. Le flot narratif coule comme dans une narration linéaire, ce qui est loin d’être le cas. " A déclaré le réalisateur. De Madrid à la Galice, jusqu'aux Pyrénées Espagnoles la photographie de Jean-Claude Larrieu est magnifique. L'ensemble concourt à faire de Julieta un grand film. Il y a un autre plus. Celui de l'utilisation des objets personnels du réalisateur. Telle cette serviette de toilette marron qui offre un moment de cinéma unique. Ou encore l'affiche d'une exposition de Lucian Freud qui semble être le reflet de la pensée de Julieta, à un moment bien précis de sa vie. Les peintures de Seoane. La maison de Galice. Tous les trésors de Pedro Almodóvar réunis dans cette histoire de femmes. Aux côtés des deux principales protagonistes, l'explosive et fidèle Rossy de Palma endosse un costume inhabituel. Un petit rôle, non négligeable dans le scénario, pour cette grande comédienne. Inma Cuesta et Michelle Jenner complètent ce très beau casting féminin. Daniel Grao et Dario Grandinetti, deux excellents acteurs donnent la réplique à ces actrices, attachantes, belles, émouvantes et magnifiques.
axelle J.
axelle J.

129 abonnés 501 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 mai 2016
Voici un film traditionnel, classique, sans vulgarités ni fioritures, qui raconte un drame humain très émouvant.
C'est sobre, prenant, très intéressant.
La vie humaine tout simplement.
Stéphane C
Stéphane C

75 abonnés 389 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 mai 2016
Difficile de retenir ses larmes tant ce film est douloureux et parle si bien d'amour, de mort et de remords, de l'absence (...), des thématiques pourtant si triviales. La retenue quasi systématique qui caractérise ce film est sublimée par la mélancolie dégagée de la très belle musique feutrée et lancinante d'Alberto Iglesias (Tout sur ma mère) ... Almodovar est un Maître qui aborde souvent les mêmes problématiques sans jamais lasser ...
Jmartine
Jmartine

202 abonnés 744 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 19 mai 2016
Je suis loin d’être un fan d’Almodovar, je trouve souvent qu’il en fait trop, que ses films sont trop bavard, trop hystérisant, trop provocateur…mais là, quel film apaisé, je dirais presque apaisant même s’il est terriblement prenant…c’est un superbe flash-back où Julieta au travers d’une lettre à sa fille Antia, revit tout son passé et sa fêlure la plus profonde, l’absence de nouvelles de celle-ci depuis douze ans…c’est un film d’une grande fluidité, au style épuré, contraste permanent de couleurs et de sentiments...autant les sentiments sont sombres, autant les couleurs sont vives que ce soient les paysages de bord de mer de Galice, que les décors des appartements madrilènes…c’est un film de secrets, le scénario met en scène un drame affreux dans une gare, une gouvernante machiavélique jouée par l’incontournable Rossy di Palma, que l’on a peine à reconnaître, un naufrage…il tresse les fils de la passion, de la culpabilité et du deuil, c’est un film à la gloire des femmes et où les hommes restent en second plan… Julleta est double, incarnée jeune par Adriana Ugarte, puis dans sa maturité par Emma Suarez plus convaincante que sa cadette, mais le raccord de l’une à l’autre est pratiquement indécelable… C’est un film subtil, rare et intense…j’ai beaucoup aimé !!!
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