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Un visiteur
5,0
Publiée le 21 janvier 2017
Voilà un homme - Almodóvar - qui, par on ne sait quel mystère, parvient à sonder extirper et révéler l intime et le profond de l amour maternel. Bravo a cet homme qui connait si bien les femmes et à ce décidément très grand cinéaste ! Un film qui m a touchée au point qu il figure dans ma vidéothèque de survie !
Avec un sens incroyable de l'épure, Almodovar semble nous livrer un best of de son oeuvre et ses thèmes essentiels comme pour passer à autre chose. Entre la banalité de la douleur de la perte d'un être cher er le portrait d'une extrême finesse d'une femme qui réunit en elle toutes les femmes, il nous émeut par petites touches grâce à l'utilisation sobre et émouvante d'une caméra discrète, d'une musique fascinante, des touches de couleur comme un souvenir de ses premiers films et deux interprètes bouleversantes. Un film d'une tristesse très pure qui confirme qu'Almodovar figure dans la liste des plus grands.
Un des plus beaux films de Pedro Almodovar. Beaucoup de sentiments qui tiennent en haleine jusqu'à la fin du film. Les femmes sont au centre comme toujours dans ses films. La BO est sublime également.
Un éléphant qui accouche d'une souris. Un fantastique nanar ! filmé cela comme un thriller ...... tient de la gageure ! désolée mais là.... c'est le cinéaste qui se joue de son public.... Déception garantie..... A part les belles images filmées.... le reste it' s a joke !
Décidemment Pedro Almodovar est à nouveau passé à côté de la Palme d’Or à Cannes. Il reprend ses obsessions dans ce film (relation mère fille, la séparation, l’amour filiale, la psychologie féminine,…) ; il reste cependant difficile de pitcher un film d’Almodovar. Le scénario est dense, les dialogues profonds et toujours nécessaires à la bonne compréhension de la psychologie des personnages. Rien n’est léger, mais c’est dans la complexité que le pathos reste à distance et que le discours n’est pas manichéen. Là, c’est l’histoire d’une mère qui rencontrant la meilleure de sa fille qu’elle n’a plus vu depuis 12 ans, va se mettre à écrire sa propre histoire pour sa fille. Et comme une droguée de sa relation maternelle, elle qui avait pourtant reconstruit sa vie sans sa fille, va rechuter et n’avoir plus qu’elle en tête. Culpabilité, mensonges, trahisons ; tout y passe dans ce questionnement qu’elle a par rapport à l’abandon que lui fait subir sa propre fille. Et donc çà pose la question de pouvoir vivre sans ceux que l’on aime ? Surtout parce qu’ils ne veulent plus vous voir… Et pourquoi cette séparation imposée à une mère par sa fille ? C’est le royaume des non dits ce film avec un étau qui se resserre de plus en plus sur une explication finale qui légitimera chacun dans ses choix. Intelligent aboutissement. L’histoire de famille devient quasi policière, le suspense monte crescendo, mais tout cela est tellement bien huilé et filmé de manière épurée que la sauce ne prend jamais totalement. On est accroché par ces drames familiaux se déroulant devant nos yeux. On entend cette explication finale sur la séparation mère fille exposée en genèse du film. Mais la tension émotionnelle n’est pas au rendez vous.
Un bon film, des acteurs très bien, du drame, de la psychologie.... bref, on sait ce qu'on va voir, on le voit et on oublie parceque tout ça est tellement attendu qu'il serait préférable qu'Almodovar engage un scénariste digne de ce nom plutot que de partir d'un pitch bien larmoyant et de profiter de ses qualités techniques - imparrables - pour ça.
Sûrement pas le film à voir en priorité par ces temps moroses (ou le contraire, c'est selon). Julieta est un pur mélo, avec ses moments de douleurs indicibles, et une suite de portraits de femmes (les hommes passent) très forts. Pas d'excentricité comme parfois chez Pedro, non...beaucoup de douleur et un enchaînement dramatique...un scénario qui n'aurait pu faire qu'un banal téléfilm pour M6, mais le réalisateur est là et fait la différence. Sans doute pas son meilleur quand même, et une palme à Cannes...difficile...à voir donc si on aime les mélos, et les réalisateurs habiles.
Si elle n'atteint jamais la puissance émotionnelle de "Talons Aiguilles" ou de "Volver", Julieta demeure une œuvre touchante et pudique. Les actrices sont magnifiques et le réalisateur arrive à bien nous raconter cette histoire avec des retours en arrière qui ne perdent jamais le spectateur. Un beau film à fleur de peau.
histoire simple et brute, parfois d'une tristesse sans limite. on est acteur de la vie d'une jeune mère/veuve heureuse puis terriblement désespérée. bande son sèche avec un support de basses impressionnantes.
Un drame superbe, fort aux accents de polar notamment dans la relation entre Julieta et ses amants dans lequel on retrouve le thème cher à Pedro Almodovar de la relation mère-fille. Emma Suarez et Adriana Ugarte qui interprètent le même personnage à différentes époques de sa vie sont toutes les deux sensationnelles, le reste du casting est également très bon à l'image de Rossy de Palma, magnifiquement énigmatique. Des personnages complexes, fouillés. Peut-être pas le film du réalisateur espagnol qui m'a le plus plu mais un captivant canevas d'histoires et une mise en scène grandiose en font un film tout à fait marquant.
Pedro Almadovar toujours aussi grave et cru signe un film signe un film douloureux et typique . Les événements lourds qui jonchent cette histoire contrebalancent une certaine banalité ambiante. Les dialogues sont toujours aussi chargés et on a l'impression de s'introduire dans un bon cabinet de psy. Enfin Rossy de Palma est superbe dans ce rôle de gouvernante intrusive . C'est à voir .
De toute évidence, je reste assez insensible aux films d'Almodóvar... Le scénario et les prestations sont pourtant loin d'être désagréables, mais la mise en scène du cinéaste espagnole me laisse de marbre. Soft mais touchant, "Julieta" manquera de scènes fortes ou encore originales afin de rendre la chose un minimum mémorable dans sa forme.
Pedro Almodóvar signe un beau et sobre portrait de femme, émouvant, évitant le pathos et très bien interprété. Une belle réussite qui ramène le cinéaste espagnol au meilleur de son talent après sa dernière expérience ratée des "Amants Passagers" !
Julieta de Pedro Almodóvar est un film splendide, le plus beau de son auteur depuis Volver, voire Parle avec Elle. C’est un film sur le berceau duquel se sont penchés trois mânes, le drame classique, le cinéma de suspense d’Alfred Hitchcock et le mélodrame de Douglas Sirk. C'est l'histoire d'une femme tirée en arrière par un terrible sentiment de culpabilité après la mort de son compagnon. On y trouve le plus beau raccord temporel de l'année : Julieta vieillissant d'un coup en sortant du bain. Voir ma critique complète sur mon blog :
un film de Almodovar est toujours une promesse lorsque l'on connait bien sa filmographie et l'exigence du spectateur est donc grande. Le réalisateur ibérique s'étant fourvoyé lors de son très décevant "les amants passagers", il semble bien qu'il ait perdu et la flamboyance et la subversion de ses précédentes réalisations. Car si "Julieta" est loin d'être un mauvais film, sa fin abrupte pour ne pas dire bâclée fait retomber la promesse distillée tout au long du film. Les comédiennes sont pourtant très justes, et le rythme vénéneux comme la réalisation laisse penser de lourds secrets qui finalement se révèlent être une histoire assez banale. Honnête mais loin des grands Almodovar...