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psychiio
45 abonnés
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2,5
Publiée le 15 juin 2017
Adaptation de la bande-dessinée très remarquée de Bastien Vivès, "Polina : danser sa vie" suit le parcours, de l’enfance à l’âge adulte, d’une jeune danseuse. Des barres du conservatoire en Russie jusqu’à son exil, en France puis en Belgique, elle cherchera sa voie. Le film repose sur l’équilibre entre maîtrise et abandon, qui semble pétrifier Polina. Jusqu’à ce qu’elle découvre le monde en dehors de l’opéra et laisse enfin émerger sa vraie personnalité. Présenté de cette manière, le pitch semble classique et pourrait évoquer celui de "Black Swan", la schizophrénie en moins. Cependant, malgré une évolution plus ou moins attendue, "Polina" parvient à éviter certains poncifs que le cinéma et la télévision ont usés jusqu’à n’avoir plus d’idées ; alors que le regard assez ambigu du vieux professeur de danse ultra-strict de la jeune fille laisse craindre une tentative de séduction, le film nous détrompe et permet aux deux personnages de nouer une relation plus subtile que ce à quoi l’on pourrait s’attendre. De même, si Polina travaillera à un moment en tant que barmaid dans un quartier assez « hot », le scénario ne tombe jamais dans le misérabilisme.
Anastasia Shevtsova, dont c’est le premier film en tant qu’actrice, incarne une héroïne parfaitement crédible. Habitée par chaque scène de sa présence gracieuse et de son regard cristallin, elle rend l’évolution de son personnage convaincante. Et Juliette Binoche et Niels Schneider se meuvent avec aisance.
"Polina" possède des séquences élégantes. Mais à force de vouloir jouer sur tous les plans (fresque sociale sur une famille pauvre, documentaire sur un métier inconnu, étude sur l’adolescence …), les réalisateurs bâclent ce qui aurait pu être un très beau film, dont le thème est encore très rare sur les écrans. Egalement, le récit souffre de quelques longueurs et peine à tisser un véritable fil rouge. Les scènes de narration visant à expliquer la psychologie de Polina nuisent à la vitalité du récit, tant les scènes de danse auraient permis à elles-seules de saisir la complexité et l’évolution du personnage.
Adapté de la bande dessinée de Bastien Vivès, Polina, danser la vie est un hommage à la danse teinté de mille nuances, qu’il s’agisse des couleurs froides et envoûtantes pour évoquer la beauté austère et romanesque du classique, ou des tonalités plus chaudes et flamboyantes pour exprimer la folie créative du contemporain. Portée par la jeune Anastasia Shevtsova, merveilleuse interprète d’une Polina rigide qui, après nombre de désillusions, va peu à peu trouver sa voie et se révéler aux contacts des autres, cette adaptation reste fidèle dans les grandes lignes à la bande dessinée originale. On y retrouve la rigueur des dessins à travers la mise en scène soignée, l’univers stricte qu’exige la passion de la danse, la rugueuse et pourtant attachante Russie, le contraste avec l’inventive Aix-en-Provence, le caractère opiniâtre de l’héroïne, sa découverte de la danse contemporaine, son évolution depuis la jeune élève appliquée à la danseuse « émancipée » et spontanée. [...]
Je trouve ce film décevant, l'actrice principale est mauvaise, il n'y a pas de moments poignants, les chorégraphies sont bof, la fin est inintéressante. Je ne comprends pas pourquoi on encense tant ce film...
Tout à été dit dans d'autres commentaires. Une très belles et touchantes scènes de la jeune Polina et une autre à la fin en duo magnifique. Pour le reste je me suis globalement ennuyé. Le scénario est fade, j'ai cru mourir.
Très librement de la BD "Polina" (2012) de Bastien Vivès dont le sujet ne pouvait que séduire le chorégraphe Angelin Preljocaj, chorégraphe de Danse contemporaine très connu, en cela le message du film ne surprend pas mais donne une image unilatérale de la danse. En effet la richesse du récit vient du fait que Polina se confronte à différents univers, après le classique elle se frotte à différents styles contemporains dans lequel elle s'épanouie enfin. Dans la BD Polina devient danseuse étoile, ici les cinéastes ont choisi une autre voie clairement plus féministe. Un beau et bon film.
Le récit d’apprentissage sensible et sinueux d'une jeune danseuse russe qui se cherche, qui se perd, puis reprend goût à la danse, interprétée par la lumineuse Anastasia Shevtsova. 3,25
Film magnifique sur l'accomplissement de soi...............................prenant du début à la fin..............je conseille fortement.......4 étoiles.......!!!!!
Je ne m'attendais pas à grand-chose et je fus au bord des larmes. Pas des larmes de celles que l'on a parce que "c'est tellement triste, mon bon monsieur", mais de celles qui viennent juste parce que c'est beau. Un film sur l'art, les artistes, tant créateurs qu'interprètes, en particulier ceux des arts de la scène, ici les danseurs, leur ascèse, leurs doutes et leur foi en l'idéal qu'ils exigent d'eux-mêmes de frôler. Tout cela avec des images sublimes et des chorégraphies d'Angelin Preljocaj dont je n'avais jamais entendu parler, qui a un nom imprononçable et énormément de talent.
Je pensais voir un film sur la danse or c'est seulement un film sur la trajectoire d'une jeune russe qui renonce au Bolstoï pour trouver sa propre voie. Le plus intéressant est la première partie quand Polina apprend la danse classique à Moscou avec des parents qui misent tout sur sa réussite et font des sacrifices pour payer ses cours. Pour ce qui est de la danse, ce que l'on voit est d'un niveau médiocre, à l'exception d'un court passage d'un couple pro en danse contemporaine. Le pire, c'est la prestation de Juliette Binoche quand elle montre l'exemple à ses danseurs, en sweat-shirt à capuche. Franchement, il faut mieux ne pas connaître la danse sinon, on est assez déçue comme je l'ai été. Rien à voir avec le niveau en danse proposé dans Free dance ou Dance Academy ou encore Tiny Pretty Things. Par contre, le positif, c'est que l'histoire est tout à fait crédible et c'est là que le film présente un certain intérêt.
La danse inspire beaucoup le cinéma. Et avec ce film on est servi, pas par une succession de chorégraphies mais par la naissance d'une chorégraphe depuis son enfance jusqu'à sa première création. Son cheminement entre les différents types de danse l'amène petit à petit à trouver son univers et enfin s'exprimer comme elle le souhaite et ainsi vivre pleinement ce dont pourquoi elle est faite. C'est beau et touchant. La réalisation est maîtrisée, stylisée et donne de beaux moments poétiques sur les réflexions de la jeune chorégraphe et sur son processus de création. Les acteurs sont très bons. La jeune danseuse est surprenante tout comme Juliette Binoche qui danse comme une pro. Les musiques sont très belles et accompagnent bien les danses. Pour tous les amoureux de la danse ou du processus de création.
Polina Danser Sa vie est une histoire dure parfois émouvante d'une jeune fille voulant devenir danseuse. Pour cela, la Russie n'est pas vraiment le pays où il faudrait aller pour elle. Cap sur la France. Bon, en soit, c'est un peu un Black Swan en plus réaliste, mais le film perd en intérêt au fur et à mesure. Pas mal de longueurs, notamment lorsqu'elle arrive en France et au final une Juliette Binoche qui n'apparaît pas vraiment. Malgré tout, le réalisme et la mise en scène gagne en point.
Quel casting! Anastasia Shevtsova est époustouflante. La réalisation et le scénario sont simples à échelle humaine et rendent le film envoûtant magnifique. Peu de mots peu de transition superflues on comprend et on se laisse porter. Le choix de la musique est très bien pensé. Il rajoute une note dramatique.
les chorégraphies sont fabuleuses, l'actrice prend l'espace du début à la fin du film. la dernière scène est tout simplement magnifique. par contre pourquoi un solo de danse pour Juliette Binoche ? aucun intérêt pour ce film. sinon l'histoire est belle est touchante de voir cette jeune fille en baver pour se faire imposer.