Superbe réalisation haut de gamme, mise en scène particulièrement soignée, casting impeccable accompagnée d'une Catherine Frot dont ce film marquera clairement sa carrière. A l'instar de l'opéra, le film est découpé en actes, qui ne se résume qu'à un pâle clin d’œil. Le problème vient plutôt de la densité de l'intrigue : c'est long plus de deux heures pour arriver au dénouement tant attendu. L'intensité du regard de Marguerite Frot ne suffit pas à nous faire bailler de temps à autre.
Beau film, beaux acteurs. La vérité, qui ose vraiment la dire lorsqu'elle met en péril un équilibre qu'on ne voudrait voir vaciller ? Peu de personnes en sont vraiment capable, et plus encore si elle a été omis durant longtemps et que plus le temps passant, plus elle fait peur. Peur car elle peut casser, détruire ou tuer.
Ce film pousse à son paroxysme, le silence qui cache la vérité. Dans ce silence, l'héroïne va trouver un destin, une vie rêvée dans laquelle elle va pouvoir se " trouver ", s'aimer. Mais lorsque la vérité va éclater comme une bombe à retardement, elle fera son travail de déconstruction et de mort.
Fallait-il qu'elle s'impose ? Fallait-il qu'elle n'éclate jamais ? Combien de " dérives " humaines perdurent du fait qu'elle soit oubliée, cachée, absente, bannie ? Le film est une amorce de cette bonne question !
Si le synopsis est bon, il ne suffit pas à lui seul à justifier des deux heures de film. On en attend un développement. Or, on reste sur un plan descriptif, auscultant Marguerite sous toutes les coutures mais n'allant jamais au fond des choses. On aurait pourtant pu s'attendre à spoiler: ce qu'elle révèle être au courant de son défaut et le justifie par telle ou telle raison, qu'elle ait un passé caché, un amant, bref, un coup d'éclat qui puisse dynamiser la situation, n'importe quoi plutôt que ce calme plat spoiler: qui s'enferme dans le pathos et ne compte que sur la pitié suscitée par le personnage principal pour garder le public en éveil . Pardon, mais il me semble que, ça, c'est le rôle de la bande annonce. Alors on rit, certes, mais au bout de trente minutes à tourner autour de la même blague, il aurait fallu passer à la suite. On nous présente pourtant des ouvertures (au travers du groupe d'anarchistes, notamment), mais comme pour nous narguer, la perche reste suspendue sans jamais être saisie. Marguerite fait finalement l'effet d'une longue bande annonce d'un film qui aurait pu se donner la peine d'être bien.
Quelques acteurs remarquables , quelques scènes tres drole mais pas assez. Le film traine en longueur et une demi heure de moins aurait était tres bien.
un très bon drame historique tiré d'une histoire vraie dans les années 20 d'une chanteuse bourgeoise pris de passion de musique et d'opéra.mais qui chante archi- faux dont personne n'a jamais oser lui dire la vérité surtout ses proches sur ses faux airs de bonne chanteuse. une très bonne interprétation de "catherine frot" en fausse chanteuse qui joue divinement bien son rôle. tous les autres personnages aussi sont bien travaillés. un bon scénario,une bonne mise en scène, de bon acteurs et une bonne ambiance des années 20 esthétiquement. voilà un film à la fois drôle et émouvant.
Adaptation très libre d’une histoire vraie, celle d’une Castafiore du nom de Florence Foster Jenkins, casserole qui a flingué, avec son assentiment moqueur, les oreilles de toute une génération d’Américains. Transformée en un film drôle et émouvant, lumineux sinon toujours harmonieux – la faute à la casserole ! –, qui se révèle aussi une belle histoire d’amour et une réflexion profonde sur la loyauté, la compassion mais aussi la flagornerie et l’hypocrisie bourgeoise . Mise en scène parfaite, rythme bien cadencé, lumières et cadrages superbes et enfin interprétation irréprochable de tous. Mais surtout performance fantastique de Catherine Frot qui signe ici son plus beau rôle dans une carrière déjà bien fournie.
Très belle mise en scène, musiques lyriques, (souvent assorties du délicieux grésillement du diamant sur le sillon du vinyle), interprétations inspirées du trio Frot, Fau (le professeur) et Mpunga (le serveur). En somme une belle réalisation, certes faite pour plaire au plus grand nombre, mais qui a le mérite de ne pas faire regretter le prix de la place. L'intérêt du film réside sur le constat des rapports humains souvent hypocrites ou faux (parfois pour ne pas offenser ou blesser), et l'impact que peut avoir de ne pas dire la vérité, ou de la dire. On pense à un cas psychiatrique (quand même), jusqu'à la fin du film, étonnante, qui livre une toute autre approche. On redécouvre aussi le charme d'une époque plus jeune d'un siècle que la nôtre. Deux bémols : des longueurs sur des personnages secondaires qui manquent d'épaisseur (les jeunes qui piétinent dans leur rôle de têtes à claques) . Le second : il semble que la scène finale soit une pure invention du réalisateur, ce qui change beaucoup de choses sur l'approche de la personnalité de cette tragi-comique diva.
Jolie reconstitution d'époque, excellents acteurs (à part l'énervant Kyril). On adore Catherine Frot, bien sûr! Mais, le film est ennuyeux et invraisemblable. Il s'étire lentement, on devrait rire et on ne rit pas, on devrait pleurer et on ne pleure pas. Marguerite chante tellement faux qu'on ne peut pas le croire. Sans vouloir dévoiler la fin, on ne croit pas non plus un seul instant aux différentes péripéties qui y conduisent. La charmante Hazel a un timbre voilé quand elle parle, ce qui n'aide pas à rendre vraisemblable qu'elle chante si bien. À propos de voix, celle d'André Marcon est proprement extraordinaire ; lui, ne chante pas, mais quand il parle, sa voix de bronze vous ensorcelle. Une étoile rien que pour lui. Un film qu'on peut ne pas voir.
j'ai adore ce film, la premiere scene ou chante catherine frot, j'ai eu un fou rire, les decors, l'ensemble des acteurs sont bien, catherine frot vraiment geniale, j'espere que ca vaudra des recompenses!
Sans le savoir, Marguerite chante « admirablement faux ». D’ailleurs, elle ne chante pas, mais criaille comme son paon ! Et comme elle est une baronne riche et généreuse, personne dans son entourage - mari et prof de chant compris - n’ose lui dire la vérité. Alors elle n’a aucun complexe à s’attaquer aux grands airs d’opéra. Pour un peu, elle se verrait même en diva. C’est en s’inspirant de l’histoire vraie d’une chanteuse américaine, que Xavier Giannoli a situé sa Marguerite Dumont, dans un superbe Paris des années vingt. Lumière, décors et costumes servent magnifiquement un scénario faussement cousu de fil blanc, car c’est un fil bien plus fin qui le guide. Au-delà des bons mots sur un sujet qui prête à rire : « c’est la n(v)oix des orphelins » se gausse une des membres du Cercle des orphelins de guerre pour lequel elle chante ! Ou « j’ai mis du temps à trouver ma voix », avoue l’ingénue. Incomprise bien que trop entendue, Marguerite est une candide qui finit par prendre ses admirateurs au piège de le leur cynisme et leurs lâchetés ordinaires. Et puis, bien chanter faux, c’est déjà tout un art ! Catherine Frot le maîtrise admirablement. Et incarne une Castafiore touchante de sincérité. Son personnage nous rappelle que Xavier Giannoli a un faible pour les histoires bâties sur le rêve et l’imposture ! Dans « A l’Origine » Cluzet interprétait ce mythomane qui voulait construire un bout d’autoroute, tandis que dans « Quand j’étais chanteur » un formidable Gégé nous renvoyait à la nostalgie des baluches de campagne. Marguerite est de la trempe de ces héros sur lesquels il y a juste « erreur sur la personne ». Du coup, on l’aime… un peu… beaucoup… très beaucoup !
Immense Catherine Frot, admirables André Marcon et Denis Mpunga, génial Michel Frau. Les autres acteurs s'élèvent au niveau de leurs immenses partenaires. Ce film mérite les César de toutes les catégories long métrage, les César pour les acteurs. Ce serait un scandale que cette production ne soit pas sacralisée en février 2016 !!!
Chanter est pour Marguerite à la fois souffrance et bonheur, un remède à sa profonde solitude, une tentative désespérée de gagner le cœur d'un mari qui ne sait pas toujours s'il a envie de fuir ou de la protéger, une nécessité pour se sentir vivre, pour ne pas sombrer… Il y a quelque chose de grandiose, de drôle et de tragique dans cette obstination à ne pas voir, à ne pas comprendre les réactions d'un entourage où toutes et tous sont complices du mensonge ambiant.
Catherine Frot impose comme une évidence une Marguerite merveilleuse de candeur, touchante de sincérité parmi une société de profiteurs et de cyniques où chacun triche, trompe, trahit… Fatalement le film est ponctué de quelques grands airs, parmi les plus audacieux du répertoire classique, et si on est d'abord ahuri par cette voix qui déraille, on en arrive à écouter avec curiosité puis on finit par se laisser convaincre et profondément émouvoir par l'expression de cette passion qui autorise toutes les audaces.
Une baronne fortunée et oisive s'identifie à l'art lyrique jusqu'à s'en faire la maladroite interprète spoiler: et en devenir folle. Apparemment inspiré d'une histoire réelle, ce film colle à merveille au talent de Catherine Frot qui joue juste, côté scène, dans les tons graves comme dans les aigus. Posé dans le décor toujours séduisant de l'après Première Guerre mondiale, le film, malgré parfois quelques longueurs, suscite une sorte de bouleversante tendresse mêlée de compassion pour cette vocation totalement ratée. Mais, plus au fond, Marguerite bat la glorieuse mesure de la musique, montre que chacun d'entre nous doit pouvoir vivre librement ses passions, et chante parallèlement un émouvant hymne à l'amour.
C'est l'histoire d'une femme très riche en 1920 qui souffre du manque d'amour et d'attentions de la part de son mari qui la délaisse et la trompe. Pour compenser et ne pas devenir folle, elle se lance à corps perdu dans le chant, art qui la passionne. Un véritable chef-d'oeuvre sur tous les plans. Un petit bijou méritant sans aucun doute un césar du meilleur film et un césar de la meilleure actrice (sans oublier des césars pour les décors, costumes, la musique etc...).
Une belle réussite esthétique qui magnifie à souhait les années folles. L'atmosphère de l'époque est admirablement rendue, que ce soit la place a priori inchangée des femmes, le nationalisme diffus ou encore l'attrait de l'ésotérique. Une baisse de rythme au milieu du film oblige à pondérer les choses.