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DarkAkuma02
61 abonnés
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2,5
Publiée le 26 juin 2016
A la fin du 18ème siècle en Angleterre, une veuve dont la situation financière se complique décide de se rapprocher du frère et de la sœur de son défunt mari. A l'image du roman épistolaire Lady Susan dont il est adapté, ce film a un ton très classique. Il dispose d'une mise en scène théâtrale. J'ai trouvé agréable qu'à certains moments des personnages résument à travers leurs échanges ce qu'il s'est passé et les enjeux en cours, ce qui permet de clarifier le récit. Sir James Martin, incarné par Tom Bennett, apporte un côté comique assez plaisant. Les costumes et les décors sont très immersifs.
Premier film depuis longtemps où je me suis endormie et donc quitté la salle (trop tard la séance de 22h pour autant de dialogues aussi ?? Car ça parle parle parle dès la 1ère minute...on déjà noyé dans le film !!). Pourtant les acteurs avaient l'air assez brillants, Kate Beckinsale en tête (excellente!). Jane Austen est un régal dans sa vision de son époque, des rapports hommes/femmes, de classes etc. Mais ici, la réalisation m'a semblé immédiatement assez ampoulée, pataude. On rentre de manière abrupte dans l"histoire sans pourtant bien la saisir : pas d'entrée en matière alors qu'elle serait nécessaire pour bien cerner les nombreux personnages (les légendes afin de les présenter n'amènent aucune fluidité, bien au contraire). On se moque finalement très vite des marivaudages et surtout manigances de l'héroïne et son amie (insipide Chloé Sévigny) dans ce monde d’apparats et d'apparences. On pique du nez quoi...dommage vraiment car il y a dans ce film beaucoup de cynisme et une description intéressante du monde d'hommes dans lequel, au final, les femmes décident pour y survivre ! Encore une fois, je pense que c'est plus le traitement de cette nouvelle de Jane Austen peu connue qui joue en sa défaveur. Je ne saurai donc jamais si la belle a réussi à se faire épouser, ainsi que sa fille (la pauvre bichette!), par l'idiot mais riche, et par le bellâtre soit disant assez intelligent pour lui résister ?! Livre à relire au final !
Superbe film d'époque, jeu d'acteur, dialogues, costumes, c'est bien ficelé. Une vision originale de l'Angleterre de la fin du 18eme siècle, avec 2 expertes en intrigues amoureuses. En plus elles sont charmantes.
Les décors sont réussis , l'atmosphère de l'époque bien restituée mais si on apprécie ces attitudes et mentalités retranscrites avec soin , on se lasse un peu de ces bavardages en fin de compte interminables.
Tirée d’un roman de Jane Austen, une adaptation réussie et grinçante qui dresse une peinture caustique de la société victorienne dans laquelle sentiments et manipulations font bon ménage et sur laquelle règne la génialement malicieuse Kate Beckinsale.
Une comédie légère avec quelques intrigues et bons mots, mais également un film assez anecdotique aux enjeux mineurs. Reste la belle Kate Beckinsale, toujours parfaite dans les rôles en costume d'époque.
Adaptation très libre mais très réussie du roman de Jane Austen « Lady Susan ». C’est léger, élégant comme une lady et sacrément rythmé. Une comédie cup of tea pleine d’ironie, pétulante et très drôle. Kate Beckisale est admirable et très bien entourée par ses partenaires. Ça ne manque ni de froufrous ni de dialogues au couteau. Le talent de la comédie anglaise, même si le réalisateur est américain, dans tout son brio.
Une adaptation de Jane Austen qui passe pas mal inaperçu mais s'appuie sur une esthétique exigeante et un jeu d'acteurs de qualité. Des longueurs malgré la durée relativement courte.
Une adaptation clairement ratée d’une nouvelle de Jane Austin. Les personnages sont présentés bien trop hâtivement et de ce fait les enjeux narratifs apparaissent bien lointains. La distribution cabotine sans réelle direction d’acteurs et la mise en scène n’offre pas le moindre relief au récit.
Adaptation d'un court roman assez méconnu de la très connue et accessoirement très géniale Jane Austen, Lady Susan, "Love & Friendship" est une oeuvre pas déplaisante même si elle lui manque plusieurs choses pour pleinement emballer. D'abord il n'y a pas la vivacité que l'on peut retrouver dans d'autres adaptations même si le flot parvient à suivre un rythme continu qui fait que l'ennui ne pointe jamais le bout de son vilain nez. Ensuite, il ne faut pas oublier que le roman adapté est un roman épistolaire. Mais voir sans arrêt des personnages écrire des lettres n'étant pas ce qu'il y a de plus de cinégénique au monde donc on comprend tout à fait que le réalisateur du film Whit Stillman ait voulu mettre en place un substitut. Reste que voir la protagoniste, qui est aussi pour le coup l'antagoniste, faire preuve d'un tel don exagéré d'ubiquité n'était pas la meilleure des solutions. On a l'impression qu'elle a pris un abandonnement au TGV... Et pour finir, et cela m'embête un peu de l'écrire car je suis loin d'être insensible à son charme, je trouve que Kate Beckinsale n'est pas à la hauteur, sans être mauvaise non plus. Elle n'arrive pas à rendre son personnage un minimum inquiétant ou à dégager tout le vitriol qu'il aurait pu y avoir. Et l'écart avec les autres acteurs, qui sont très bons, est assez voyant. En écrivant tout cela, je donne l'impression que je n'ai pas aimé le film. Ce qui est faux car j'ai beaucoup aimé le reste, avec ses pointes d'originalité (notamment dans la présentation rapide des personnages !!!) agréablement très début du XVIIIe et le personnage du prétendant candidat parfait pour un dîner de cons est très amusant, mais je me devais juste d'expliquer pourquoi cette adaptation ciné d'un des mes auteurs préférés ne fera pas partie de mes préférés.
Comment réaliser un film d'époque sans sombrer dans le traitement poussiéreux ? C'est le défi que se propose de relever Whit Stillman avec "Love and Friendship". Adapté de l'œuvre de Jane Austen, le long-métrage conte la chasse aux amants qu'effectue une femme de la haute société après le décès de son époux. Le cinéaste tente en effet d'imposer une modernité avec quelques idées formelles bien trouvées, telles les présentations des personnages. Il offre au passage à Kate Beckinsale l'un de ses meilleurs rôles, redorant quelque peu sa carrière. Mais il faut bien avouer que ces quelques incursions modernes demeurent timides et "Love and Friendship" se perd bien souvent en bavardages. Il demeure toutefois une tentative honorable, riche en situations souvent mordantes.
Les œuvres de Jane Austen (ses romans pour être précis), au nombre de six ont tous déjà été adaptés en film, certains même plusieurs fois. Du coup, pour faire un brin original avec cet auteur si populaire, il faut aller chercher dans ses nouvelles pour trouver de la matière. C’est le cas ici avec cette adaptation de la nouvelle (ou roman mineur c’est selon) « Lady Susan ». Comme toujours on retrouve la patte inimitable de l’écrivaine dans la description des mœurs de la petite gentry anglaise de la fin du XVIIIème siècle début du XIXème et de l’obligation des femmes à une réputation irréprochable et à des mariages avec des hommes fortunés, le tout avec un aspect ironique et humoristique. On suit donc les marivaudages d’une jeune veuve à la situation économique précaire qui grâce à sa beauté et ses dons de séductrice et d’intrigante va tenter de marier elle-même et son adolescente de fille à un parti fortuné. Le film n’est vraiment pas en faveur des hommes qui, même quand ils sont relativement intelligents, se voit menés par le bout du nez comme des lourdauds incapables de voir les manœuvres de notre redoutable veuve, au contraire de ces dames qui font des pieds et des mains pour leur ouvrir les yeux. L’intrigue féroce est un spectacle très drôle où avec un langage châtié (incroyablement savoureux si vous le regardez en VO) déroule son histoire pleine de petites machinations déployées par Lady Susan qui pour assez détestable qu’elle soit n’en est pas moins hilarante dans sa mauvaise foi. Le personnage le plus drôle étant Sir Charle Martin, un benêt qui à chaque apparition nous fournit les scènes les plus comiques. Kate Beckinsale est irréprochable en Lady Susan conjuguant air faussement ingénu et manœuvres pleines de duplicité ; elle est loin de son personnage badass de vampire dans la saga « Underworld » et ça lui va plutôt bien. Une comédie so british qui ravira les fans de films en costumes et les passionnés de Jane Austen et pourra éventuellement la faire connaitre grâce à cette comédie très légère à un plus grand public.
Lady Susan Vernon; veuve, désargentée et mère de deux jeunes filles à marier ; doit surfer dans la haute bourgeoisie anglaise afin d’assurer ses arrières et ceux de ses filles. De manoir en manoir, elle se fait inviter, sème le trouble chez les hommes du secteur car toujours séduisante et positionne ses pions et ceux de ses filles en véritable stratège qu’elle est. Adaptation d’un échange épistolaire écrit par la toute jeune Jane Austen, qui n’a pas souhaité sa publication à l’époque, le portrait de veuve charmeuse intrigante fait beaucoup penser à un roman de la même époque, « Les liaisons dangereuses »… en mode mineur et plus léger. Mineur car même si Whit Stillman exploite au mieux toutes les intrigues, les trahisons et les rebondissements de cette histoire ; elle n’a pas la même profondeur. En mode léger, car les dialogues revêtent sans cesse un humour fin et délicieux. L’hypocrisie est de partout et on rit souvent… au détriment des victimes du manège de Lady Susan. Cette femme sans scrupules pour arriver à ses fins manie aussi avec délectation l’ironie, ce qui donne des répliques incisives et des situations alambiquées. Très classique et figé, la mise en scène fait ressortir tout le côté théâtrale du scénario et prend ainsi une certaine distance avec le réalisme pour prendre des airs de vaudeville voire de théâtre de boulevard. Ce film n’a pas l’ampleur d’autres adaptations de Jane Austen (« Orgueil et préjugés » par exemple) ; mais la comédie de mœurs en costume d’époque fonctionne très bien. On ne boude pas son plaisir.
Librement adapté d’un livre de Jane Austen (Lady Susan), reine du romantisme britannique, ce film est le portrait d’une jeune veuve (Kate Beckinsale) aristocrate de la fin du XVIIIe siècle qui cherche, pour renflouer ses finances et soigner sa réputation de séductrice compulsive, des prétendants fortunés pour elle et sa fille de 16 ans. La galerie des personnages est on ne peut plus pittoresque, les rebondissements plutôt amusants, les costumes sont magnifiques, les acteurs absolument parfaits, les décors adéquats mais… tout cela manque singulièrement de rythme et de saveur. C’est tout de même fascinant de voir à quel point le salut des femmes, (même bourgeoises ou aristocrates et éduquées) dépendait des hommes et de leur fortune. Ce qui les poussait aux plus vils comportements et aux intrigues de cours. Elles se battaient pour conserver leur rang, leur niveau de vie et leur image. Le soupçon de vénalité qui pèse sur elles depuis la nuit des temps vient sans doute de l’époque où la volupté de leur décolleté et la finesse de leur taille valaient tous les neurones ! Cette peinture des meurs féminines et bourgeoises est le principal intérêt du film selon moi. Avec celui de me donner deeply envie de relire Jane Austen.
Le film est présenté comme la description des prémisses au féminisme. En effet, on y voit des "ladies" brillantes et sophistiquées utiliser toutes les armes en leur possession pour influer (et survivre honorablement) dans un monde dont la gente masculine a la propriété. Le plaisir réside à regarder évoluer ces femmes aux desseins pas toujours reluisants, voir se créer les opportunités, les retournements d’intérêts. Ainsi se construit un scénario proche du « polar » tellement les précarités sont changeantes … Scénario, dialogues, photo, bande son, jeu des acteurs, tout est parfait ! Et ce charme discret et cet humour « so british » … Un vrai régal !