Il est de retour, John Wick reprend du service pour affronter les vilains méchants qui entravent son passage. Alors évidemment, ce film étant un film d’action, il est on ne peut plus normal que les combats musclés occupent les premiers plans comme c’est le cas ici. Seulement voilà, les affrontements entre le héros et ses adversaires manquent cruellement de crédibilité. Oui on le sait, le croque-mitaine est ultra-fort, mais là, sa toute puissance outrancière et grossièrement mise en scène ne nous convainc pas et fini par nous lasser.
Au fil des scènes, Keanu Reeves répète inlassablement les mêmes gestes, il tire, cogne, saute, tombe se relève, tire à nouveau et puis s’en va. Les corps à corps baignés de violence s’éternisent et tous les prétextes sont bons pour tuer encore et encore. Cet acharnement dénature complètement le scénario et fait obstacle à toute possibilité d’attachement aux personnages et leur semblant d’histoire.
On l’a bien compris, John Wick passe son temps à taper sur les autres, les tuer de sang froid. Reste à savoir dans quel but et à vrai dire, il n’y en a pas tellement.
Dès le début, les minutes sont affreusement longues et l’histoire semble ne jamais vouloir démarrer. Alors que l’intrigue nous paraît finalement lancée, notre semi-enthousiasme tombe comme un soufflet lorsque l’on découvre son déroulement bâclé et redondant. Avec son récit soporifique et dépourvue d’un iota de surprise, le tueur sanguinaire nous met K.O comme tous ses opposants.
Car à force d’attendre désespérément que le scénario daigne nous surprendre ou au moins nous intriguer, on finit par s’épuiser et ce, malgré le rythme d’action qui reste soutenu.
Ce film suit la recette typique du cinéma d’action à la sauce hollywoodienne, l’action, bien qu’hyperbolique, est privilégiée au détriment de l’histoire qui piétine. Elle avait peut-être bien fonctionné sur le premier volet, mais Chad Stahelski réalise ici une suite réchauffée et assommante.
Il nous présente néanmoins l’action avec un certain esthétisme et de beaux décors. La caméra suit bien les mouvements brutaux et les scènes sont parfaitement lisibles.
John Wick 2 est une sorte de plongée dans un jeu vidéo ultra-violent, le mode histoire en moins. Deux heures de combats prévisibles et ennuyeux à mourir, sorry John Wick-an’t !