258 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
47 critiques spectateurs
5
2 critiques
4
10 critiques
3
13 critiques
2
14 critiques
1
8 critiques
0
0 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Sonia K.
22 abonnés
157 critiques
Suivre son activité
1,0
Publiée le 14 décembre 2017
La description de l' entreprise style amazon est réussie: le réalisateur nous emmène dans l' univers, mis en oeuvre au départ aux Etats-Unis, qui attend les travailleurs du futur s'ils ne se révoltent pas. Le scénario était donc très intéressant. Pourquoi le meurtre? Aucune explication. .. La fin est tarabiscotée et incompréhensible. Le plus grave dans le scénario: face à une situation alarmante où les employés sont traités comme des esclaves, aucune révolte. Pire, lors de son allocution face aux salariés, le psychologue venu au secours de la direction est applaudi par ceux-là même qui se font exploiter et humilier. Ajoutons que le jeux d' Adjani, énergique comme une limace, rend ce film tout à fait soporifique. Alors qu'il aurait pu être militant ce film est d' un défaitisme lamentable!
Film honnête, direct, gris, qui dépeint la société pourrie dans laquelle trop d'entre nous vivons chaque jour. Ce film me fait détester plus un peu plus la race humaine décidément capable du meilleur comme du pire. Le manque d'humanité, la lâcheté, humiliation et le profit toujours sur le dos des plus faibles... Bref, si vous avez envie d'une bonne rigolade je ne suis pas sûre que ce soit votre film !
Isabelle Adjani dans toute sa splendeur. L’actrice propose une interprétation au diapason, pleine d’empathie et de douleur. Un jeu très marqué et très prenant qui envahit le spectateur et le pousse dans ses retranchements. Son personnage est borderline, comme Sonia Bergerac, celui qu’elle interprétait dans La journée de la jupe. Un rôle dur et pesant accompagné avec beaucoup de justesse et de profondeur par les autres personnages, tous marqués à vif, jusqu’à ce que les masques tombent.
Si l'idée de vouloir dénoncer certains harcèlements dans le monde du travail au nom du rendement et de la compétitivité, un sujet qui semble particulièrement interpeller le réalisateur de "Discount", Louis-Julien Petit, la mise en scène souvent abscons et surtout gratuitement stylisée, ainsi quet le montage nuisent considérablement au propos et à l'empathie qu'un tel sujet soulève naturellement chez le spectateur. Le problème se trouve également dans le traitement du rôle d'Isabelle Adjani, formidable actrice que j'adore depuis ses premiers rôles, et qui ici, dans un personnage tellement tourmenté, tire sans le vouloir la couverture à elle, faisant finalement de l'ombre au sujet principal du film. Comme dans "Discount", on retrouve avec plaisir Corinne Masiero, chantre à la scène comme dans la vie des petites gens, militante anti-mondialisation, dans un rôle ici à contre-emploi, mais il y a quelque chose qui ne prend vraiment pas et finit par faire passer le film à côté de son vrai sujet, celui de la souffrance au travail, qui comme on l'a souvent vu avec France Télécom, donne hélas lieu à des suicides à répétition. Dommage.
Un film excellent sur les impacts de la pression au travail très bien mis en scène et interprété avec brio. PLV : si vous souhaitez vous distraire passez votre chemin, si vous souhaitez voir de bons acteurs par contre, vous vous ferez plaisir
Beaucoup de choses sont passionnantes dans ce film qui ne convainc pourtant pas complètement (...). Ne parvenant pas à mêler habilement drame social, thriller et fulgurances fantastiques, Louis-Julien Petit ne remporte son pari qu’à demi.
Un drame social au cinéma peut nous entraîner dans un manichéisme qu'à bien su éviter le metteur en scène. Aux portraits bien sur exagérés des petits chefs, de la DRH, du délégué syndical, s'ajoute habilement une intrigue policière qui nous ramène au plaisir cinématographique. Bien sur cela nous porte à réfléchir sur certaines entreprises, sur certaines relations humaines, mais le sujet est si vaste qu'il vaut mieux éviter d'en tirer un message politique. Le geste insensé du Medecin du travail est là pour nous rappeler que des exceptions ne sont pas de généralités. Tant pis pour les sectaires idéologue ou idéalistes. Excellente interprétations en particulier d'Isabelle Adjani.
Un film coup de poing comme seul ken Loach ou d'autres peut être ,peut nous en faire vivre la réalité .Apres l'avoir vu sur Arte je l'ai revu sur grand écran ou décidément rien ne remplace le grand écran pour apprécier un film .Mise en scène au scalpel , acteurs au diapason dont les immenses Corinne Masiero Et Isabelle Adjani .Merci a Louis Julien Petit de creuser ce sillon depuis le formidable Discount .J'ajoute que la musique est envoûtante et confère une ambiance fantastique au film qui n'est pas pour me déplaire .Des scènes restent en mémoire comme celle ou Carole Matthieu est au bord du précipice avec son manteau Rouge, son reflet démultiplie dans le miroir ou assise seule , sonnée Et anéantie , dans un fauteuil d'un bureau vide et clairsemé ( j'ai pense à Kubrick pour cette scène ) .J'aime beaucoup aussi la scène avec les photos des victimes qui se juxtaposent avec La photo de carole dans son cabinet ...Allez voir ce film sur grand écran !
J'avais été plutôt séduit par « Discount » du même Louis-Julien Petit. Seulement, autant celui-ci fonctionnait grâce notamment à une certaine légèreté de ton et des personnages souvent drôles, autant là, c'est carrément la sinistrose. Alors, évidemment : loin de moi la volonté de douter de la sincérité du propos, la souffrance au travail étant un sujet on ne peut plus grave et d'actualité. Seulement, voilà : c'est vraiment très, très pesant et au bout d'un moment bien lassant. Si la première partie tient relativement la route grâce à des enjeux forts et à des situations crédibles, cela devient répétitif et ennuyeux sur la durée, comme si le réalisateur n'avait plus grand-chose à raconter, se contentant de tenir 85 minutes, versant même dans un quasi-mysticisme confus lors du dénouement, perdant complètement le fil quant aux bonnes intentions qui l'animait clairement au départ. Reste la présence d'Isabelle Adjani, crédible sans être renversante, sans oublier Corinne Masiero, plutôt convaincante dans un vrai rôle de composition (euphémisme). Trop peu pour en tirer une réelle satisfaction : en espérant que le sujet inspirera d'autres réalisateurs qui sauront être nettement plus inspirés.
Les visages écrasés. Leur paradis, leur enfer. La valse des corps solitaires en absence de traitement. A qui profite le crime? Patron, salarié, froid dans le dos.
Après La Journée de la jupe (Jean-Paul Lilienfeld, 2008), Carole Matthieu décline l’engagement social d’une actrice également productrice soucieuse, dans le cas présent, de spoiler: dénoncer l’inhumanité du monde de l’entreprise gouverné par des techniques de management humiliantes et compétitives (notamment la double écoute) . La force acquise par les premières quarante-cinq minutes réside dans son aspect quasi documentaire, qui fait se succéder des personnages que l’on croirait personnes véritables en leur laissant la parole, en leur offrant une considération que leur refusent leurs supérieurs hiérarchiques. Pourtant, à vouloir bien faire le film se prend les biais dans ses bonnes intentions et cède aux facilités didactiques du genre : l’authenticité est perdue au profit d’une démonstration alourdie par ses partis pris esthétisants, à l’instar de la superposition des visages par vidéoprotection ou de la clausule que l’on croirait issue des superproductions américaines – avec sa piste musicale intense et envahissante lui donnant des allures de bande-annonce. Isabelle Adjani propose néanmoins une interprétation à son image, insaisissable et inquiétante, et justifie à elle seule le visionnage du long métrage.
Un film social sur le malaise en entreprise qui en fait malheureusement un peu trop. Louis-Julien Petit appuie sa mise en scène et le symbolisme là où la sobriété et la retenue s’imposaient. Cependant, il est difficile de ne pas se sentir révolté devant le souffrance des protagonistes.
Pas trop mal, j'ai bien aimé l'idée... L'histoire dénonce le monde du travail de façon assez réaliste à travers cette femme-médecin du travail à qui l'on demande de fermer un peu plus les yeux sur la "façon de faire" des Boss pour obtenir le meilleur rendement possible de leurs équipes - peu importe les conséquences. La mise en scène est sympa, assez originale mais n'apporte pas grand chose au film au contraire de l'interprétation que j'ai trouvé plutôt convaincante. Malgré quelques passages brouillons, l'histoire est assez prenante car on s'identifie facilement aux salariés à qui l'on demande tjrs plus. Tout le monde a en effet déjà rencontré qqu'un ou vécu lui-même cette pression qui peut faire bcp de dégâts psychologiques. C'est ici dénoncé d'une façon un peu extrême extrême peut-être mais le film vaut qd même le coup d'autant plus qu'il n'est pas très long. Et puis le come-back d'Adjani, ça se loupe pas !!!