Les Délices de Tokyo
Note moyenne
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167 critiques spectateurs

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Domnique T
Domnique T

80 abonnés 245 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 19 février 2016
Voilà un film à la profondeur rare et subtile sur la richesse de la transmission entre générations : Sentaro, trentenaire alcolo/paumé/désabusé/gérant de gargote, Tokue septuagénaire solaire aux dons culinaires extraordinaires mais aux mains abimées et une collégienne rêveuse.
Semblable à un mets raffiné, ce film fait la part belle au goût, à la saveur. C’est un régal de voir cette vieille dame transmettre ses secrets de fabrications de haricots rouges confits ! Dans le local exigu le cinéaste nous laisse pénétrer dans l’intimité de cet apprentissage soigneux. Si les aliments pouvaient parler, ils nous apprendraient les vertus de la patience, de l’effort. Toutes ces métaphores pour nous transmettre la saveur de l’espoir, du respect de soi et de l’autre. Et c’est ainsi que l’on voit le taciturne Sentaro retrouver de l’enthousiasme dans sa tâche ingrate. Avant d’être confronté à la cruauté du jugement collectif, à la rumeur. Et c’est encore la sagesse de Tokue, son supplément d’âme, qui l’aidera à surmonter ses fardeaux pour investir un chemin de vie plus apaisé.
kinophil
kinophil

23 abonnés 262 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 février 2016
Ce film d'une grande délicatesse sur la solitude, la tolérance, le respect des anciens, la transmission du savoir et du goût, raconte la rencontre de deux personnages qui cachent un lourd secret : le patron d'une échoppe de dorayakis (pancakes fourrés à la confiture de haricots rouges), solitaire, revêche et mutique, et une adorable mamie pleine de fantaisie et de générosité qui vient le seconder. Tout cela sous le regard complice d’une jeune collégienne peu portée sur les études, qui égaie dans cette boutique ses journées solitaires, et aimerait s'y faire un peu d’argent de poche en aidant, elle aussi. On retrouve dans ce film de Kawase à vocation plus grand public que les précédents, plusieurs des thèmes qui font son cinéma, traités ici en mode mineur : la beauté de la nature, (les cerisiers en fleurs -ou pas- omniprésents), les secrets de famille, les récits de deuil, l'attention aux riens de la vie... Ce conte philosophique est plutôt plaisant, mais frôle parfois l'ennui, faute d'un scénario plus consistant et d'un manque d'approfondissement des personnages. Le film a l'intérêt de rappeler les problèmes concernant la place donnée aux malades au Japon, et en particulier l’exclusion dont furent victimes les lépreux d’après-guerre.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 16 février 2016
Une très beau au rythme particulier qui attire l'attention sur un épisode méconnu de l'histoire japonaise en utilisant le prétexte de la cuisine.
Daniel C.
Daniel C.

172 abonnés 732 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 mars 2016
Quelle subtilité, quelle finesse se dégagent de ce magnifique film ! On traverse la complexité des personnages sans que cela se dise durant une bonne partie du film. Un hymne au désir, à la liberté et à l'aliénation, une ode culinaire, où le délicieux peut céder le pas à la croyance. Si le succès peut venir à passer, l'expérience de vie elle, peut s'avérer déterminante. Les passeurs, ce sont ceux qui transmettent ce goût de vivre, cette soif d'apprendre et d'entreprendre. Pour oser s'affirmer, quelques détours sont parfois nécessaires. Epreuves de vie, dont on ne ressort pas indemne... Allez voir ce savoureux film plein de sensibilité, de tact et finalement d'audace.
Mephiless s.
Mephiless s.

72 abonnés 697 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 février 2016
Malgré le fait que le film soit un petit peu prévisible, il n'en est pas moins original et esthétiquement impeccable. Je ne me suis pas ennuyé une seconde devant ce film. La réalisation et la mise n'ont pas grand chose à offrir mais l'esthétique et la photographie sont vraiment très bien travaillées, certains plans et certaines scènes sont magnifiques. Les personnages sont également bien écrits et la fin propose au spectateur d'imaginer la suite, bref un film que j'ai beaucoup apprécié
Celestia T.
Celestia T.

1 abonné 48 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 février 2016
J'ai le sentiment que le cinéma japonais n'est pas à la portée de tout le monde. Ici, le sujet est modeste : l'histoire d'un homme esseulé, travaillant dans une échoppe de dorayakis, dont la vie prend du sens en rencontrant une vieille femme aux talents culinaires insoupçonnés. Je m'attendais à une histoire joyeuse et gourmande sur le thème de la gastronomie japonaise. "Les délices de Tokyo" s'avère en réalité être un film beaucoup plus touchant et profond que ce à quoi l'on pourrait penser à la vue du titre. Les personnages sont tout en simplicité et pourtant si riches sur le plan humain. On ne peut s'empêcher d'avoir la larme à l'oeil en écoutant la voix de la vieille dame, qui parle à la nature comme à une entité humaine et compréhensive des malheurs de ce bas monde. Comme de nombreux films japonais, pas de happy end mais une fin ouverte qui laisse au spectateur le privilège de s'imaginer l'avenir des personnages. C'est un film d'une grande délicatesse, que je recommande aux cinéastes curieux ou sensibles au cinéma et à la littérature japonais (le scénario est tiré d'un livre).
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 25 mai 2015
Un film tout simplement beau, émouvant, qui prend le temps de flâner, de respirer, de sentir les choses.
Ne lisez rien sur ce film, allez-y, les yeux grands ouverts et savourez sans modération.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 14 février 2016
J'aime de plus en plus le cinema japonais. Il est plaisant d'être plongé dans l'heure culture sans forcement que ce soit "manga" !
Mais les délices de tokyo est un vrai bonheur a regarder, meme si en regardant les bande annonce je m'attendais a quelque chose de plus joyeux; ce film est doux et attendrissant sans être cul cul la praline. Je recommande ce futur classique du cinema japonais.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 1 février 2016
Sublime ! Un film tout simplement beau, d’une infinie douceur, empreint de poésie. Loin de l’image d’un Tokyo trépidant, on y trouve des personnages d’une sensibilité extrême.
L’occasion aussi de découvrir (pour moi en tout cas) une facette de l’histoire récente du Japon qui ne manque pas d’émouvoir.
Pour moi, un film à ne pas manquer
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 25 février 2016
Entre exclusion et transmission, le film navigue dans un univers où les failles de chacun sont visibles et omniprésentes, jusqu'à révéler les siennes propres. Je me suis vu près de ma grand-mère en train de cuisiner ses recettes secrètes accroché à son tablier.

Les personnages sont crédibles et plein de sensibilité là où on attend la dureté des japonais, on trouve un monde fait de doutes et de tendresse. Ces personnages sont portés par des acteurs vraiment magnifiques. Le personnage de la jeune Wakana aurait pu être un peu plus développé à mon goût.

Je vous conseille ce film qui aurait selon moi mérité de concourir pour la Palme.

Vu le 22/02/2015 Notes : Réalisation 15 Acteurs 18 Images 16 Scénario 17 Musique 16
Note finale : 16/20
Pauline_R
Pauline_R

194 abonnés 398 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 février 2016
Malgré une belle poésie et d’indéniables qualités de mise en scène, j'ai toujours du mal à résister à l'appel de la sieste devant les films de Naomi Kawase. Toutefois, les délices de Tokyo reste le film le plus "grand public" de la réalisatrice japonaise, abordant avec finesse (mais de manière un peu trop larmoyante) des thématiques que sont la tolérance, la transmission des savoirs et la solitude. Ventres vides ou allergiques aux haricots rouges (et plus largement au gluten), s'abstenir car vous allez en "manger" (tout du moins avec les yeux) des haricots et des pancakes. Blague à part, le film comporte quelques longueurs et est emmené sur un rythme assez lent qui quelque part donne un côté envoûtant au film mais peu aussi vous plonger dans une sieste post-digestion.
petitbandit
petitbandit

117 abonnés 679 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 5 février 2016
Film ennuyeux et soporifique malgré une histoire intéressante avec cette vieille dame qui transmet son savoir à un jeune cuisinier sur la préparation de pâtisseries japonaises. Les acteurs ne sont pas à la hauteur, les plans sont ridicules par instant ( n'est pas terence Mallick qui veut), l'émotion ne passe pas, l'histoire ne décolle jamais, les dialogues sont pathétiques par moment. Il reste cette belle amitié entre les différentes générations, la révélation pour moi de la condition des lépreux au Japon et l'esthétisme du cinema asiatique même si on a vu beaucoup mieux. Une durée trop longue a fini de me convaincre d'un film raté
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 26 février 2016
Un beau film de la réalisatrice Naomi Kawase, plus standardisé et moins auteuriste que ses précédents, et qui livre une histoire touchante. Ici les scènes contemplatives ne souffrent d'aucune longueur et le rythme du film berce vraiment le spectateur dans une lenteur très appréciable à l'heure de la perpétuelle instantanéité. Les acteurs sont bons et incarnent des personnages qui émeuvent le spectateur chacun à leur façon. Sous des abords simples, l'histoire se révèle plus riche et n'hésite pas à égratigner la mémoire sociale du Japon. Un film vrai et beau.
Yves G.

1 845 abonnés 4 020 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 10 février 2016
Le cinéma japonais - ou du moins celui qui s'exporte en France - se divise en quatre genres aux caractéristiques bien marquées. Le premier est le dessin animé dans la veine des chefs-d’œuvre de Miyazaki et du studio Ghibli. Le deuxième est le film de yakuza que Takeshi Kitano a porté à son apogée avec Sonatine avant d'en détourner les codes. Le troisième est le film d'horreur qui, depuis Ring et Dark Water, est en perte de vitesse. Le quatrième est le drame familial contemporain invoquant les mânes de Ozu et flirtant parfois avec le fantastique : Notre petite sœur de Kore-eda ou Vers l'autre rive de Kurosawa pour ne citer que deux titres sortis l'an passé.

Les Délices de Tokyo appartient évidemment à cette dernière catégorie. Il est l’œuvre de Naomi Kawase, réalisatrice reconnue pour La Forêt de Mogari ou Still the Water.‎ Dans ses précédents films, elle campait des personnages cabossés par la vie cherchant à se reconstruire et y parvenant grâce à une philosophie de l'acceptation.

Elle utilise les mêmes ressorts dans son dernier film. Ses deux héros sont le patron d'un restaurant, dont le mutisme revêche cache un lourd secret, et une adorable mamie qui va l'aider à relancer son commerce en dépit de la maladie qui la ronge.

C'est Master Chef à la sauce Paulo Coelho : pour confectionner des dorayakis, une pâtisserie japonaise sucrée à base de haricots rouges confits, devinez quel est l'ingrédient secret !? L'amour évidemment !
Dominique B
Dominique B

9 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 février 2016
La transmission du secret de fabrication d'un gateau japonais devient leçon de vie : très belles photos, jeu des acteurs et réalisation d'exception ; presque deux heures sans un temps mort sur un tel sujet un exploit.
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