Les Délices de Tokyo
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Dom Domi
Dom Domi

54 abonnés 360 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 28 septembre 2016
Ce film est d'une rare délicatesse et intelligence.
Le cinéma japonais à décidément de beaux jours devant lui.
L'idée simple de se poser dans une petite boutique ou le gérant n'est pas vraiment à sa place ouvre en fait un univers immense dans lequel on s'engoufre avec les acteurs pour profiter de toute la beauté de ces rencontres humaines.
Une sorte de rêve.
Un conte ?
Non, plus que ça.
Un grand moment de bonheur qui prend tout son sens dans la vraie vie.
Celle qui est parfois un combat.
Une lutte contre soi-même et ses " handicaps " et contre les discriminations collectives.
Et la difficulté rencontrée pour savoir regarder la lune avec des yeux d'enfant ou de sage...

Domi
emma emma
emma emma

47 abonnés 58 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 19 juin 2021
Superbe film. Un régal. Les rapports entre les personnages sonnent juste, l'ambiance est parfaite, et ça donne faim. Et malgré l'incongruité du décor principal, à peine plus grand qu'une baraque à frites, on est embarqué dans un tourbillon d'émotions, de dépaysement et d'humanité. Ça donne vraiment envie d'aller au Japon gouter ces dorayakis.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 9 septembre 2016
Naomi Kawase signe avec Les délices de Tokyo un film qui paraît au premier abord extrêmement simple, notamment dans sa structure narrative, et assez neutre, même s’il est traversé de quelques passages magnifiques cinématographiquement. Mais, avec son approche presque documentaire sur la fin, elle s’intéresse à sa manière à une question relativement taboue dans son pays, ce qui donne bien plus de poids à l’ensemble.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 21 février 2017
Entre la finesse des cerisiers en fleurs et la gourmandise des recettes à base de pâte d’haricots rouges, "Les délices de Tokyo" ravit par sa poésie et par la profondeur délicate de son sujet. Toujours sensible aux sons et à la beauté de la nature, Naomi Kawase porte un regard tendre sur ses personnages et aborde un thème encore tabou : les lépreux. La réalisatrice japonaise nous offre une nouvelle douceur, aux saveurs empreintes de charme, de sagesse et d’humanité.
Cine vu
Cine vu

162 abonnés 580 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 avril 2016
Une ode à la contemplation

Toutes les contemplations en fait! La première, visuelle, puis suivent: l’auditive, l’olfactive, l’humaine… De tout ce qui nous fait comme nous sommes.

Un homme dans un petit caboulot travaille, il prépare des Dorayakis, sorte de pancakes nippons aux haricots rouges sucrés et confits.
Des collégiennes viennent manger et papoter, et pourquoi pas, gentiment se moquer. Un jour, une petite vieille vient, attirée par l’annonce d’un petit job; mais elle est vieille et Sentaro ne préfère pas l’embaucher. Et puis il y a Wakana, autre collégienne, mal dans sa maison, qui se dit que elle pourrait peut-être…
Le film, dès lors, s’attache à ses trois et nous à leur suite, avec bonheur, douceur et un rien de langueur.

Naomi Kawase, très tôt remarquée puisque Caméra d’or pour « Suzaku » à Cannes 97, après une dizaine! de court-métrages, avait depuis lors confirmé un talent et une sensibilité, rarement démenti, passant de la fiction au documentaire: « Hotaru » « la danse des souvenirs » « La forêt de Nogari » « Genpin » « Hanezu » ou le précédent « Still the water ».
Elle fait partie de la relève sûre du cinéma japonais (Avec K.Kurosawa, H.Koereda, Aoyama) à la suite des maîtres défricheurs que furent A.Kurosawa, Y.Ozu ou encore K.Mizoguchi, avec un Takeshi Kitano pour faire le joint.
Ce cinéma-là est moins mode que son compère coréen, même si je ne mets pas tout dans le même panier.

Ici, Naomi Kawase nous tend douceur et pureté. Elle nous conte cette histoire des sens et de transmission aussi. De l’importance du temps, de l’indispensable Ecoute. Jamais, ce film ne nous force, puisqu’il ne pratique que la douceur, même malgré une propriétaire un rien stupide.

Kirin Kiki compose une Tokue -vieille dame farfelue aux mains abîmées- pleine de bon sens et de finesse. A peine 2h d’une caméra fluide et tendre qui filme le vent dans les branches des cerisiers en fleurs, ou chantent des oiseaux qu’on écoute. »

Synopsis Télérama Les Délices de Tokyo : Installé dans une petite cahute, en plein coeur de Tokyo, Sentaro vend des dorayakis, des pâtisseries traditionnelles japonaises, constituées de deux pancakes fourrés d’une pâte confite de haricots rouges. Parmi ses clients réguliers, la jeune Wakana, lycéenne, égaie ses journées solitaires. Mais tout bascule quand un jour, Tokue, une dame de 70 ans, propose à Sentaro ses services de cuisinière. D’abord réticent, l’homme finit par accepter de l’embaucher. Bien lui en prend, la recette de la sympathique vieille dame, aussi simple qu’inimitable, connaît très rapidement un vif succès et fait de l’échoppe un rendez-vous incontournable…

EB
Housecoat
Housecoat

139 abonnés 393 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 mai 2018
Que c'était beau ! Mais que c'était beau ! En plus de donner l'eau à la bouche, Naomi Kawase nous emporte avec Les Délices de Tokyo dans un questionnement gracieux du sens de la vie. L'arrivée d'une vieille dame mystérieuse et profondément attachante dans la vie d'un pâtissier et d'une jeune fille, tous deux menant une vie triste, va provoquer un véritable chamboulement émotionnel en les aidant à retrouver le goût de la vie, non pas grâce à la nourriture, mais grâce à son tempérament simple mais ensoleillé malgré tous les malheurs qu'elle ou n'importe qui semble pouvoir traverser. Tokue nous apprend à voir le bonheur dans sa simplicité, celui que l'on retrouve dans la contemplation des cerisiers en fleurs, dans le goût de gâteaux préparés avec amour, dans le sourire d'autrui, celui qui nous apprend qu'il faut d'abord être heureux pour rendre les gens heureux. D'un magnifique renouvellement par l'image de la beauté de la nature en passant par le rire de personnes âgés et surtout les émotions transmis par tout ce qu'une personne que l'on aime nous a apporté, Les Délices de Tokyo est un film d'une beauté rare.
fabrice d.
fabrice d.

44 abonnés 1 882 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 mai 2018
Ce film est un petit délice à regarder, c'est ce que je pourrais être tenté de dire. Un peu facile mais pourtant. ce film fait l'apologie de la vie, du bonheur, du temps qui passe lentement. Il faut donc le regarder à son rythme et en savourer chaque instant. Il nous apprend que la vie n'est pas toujours facile au travers des yeux d'un homme qui a passé du temps en prison, dans ceux d'une vieille femme qui a souffert de la lèpre toute sa vie et finalement dans ceux d'une jeune fille un peu triste. Ces 3 personnages vont se retrouver autour de la recette des dorayakis et se ressourcer et se (re)construire: l'union fait la force. La vieille dame plein de sagesse va leur transmettre ses valeurs d'amour, de gentillesse et de compassion, et va recevoir en retour une reconnaissance qu'elle cherchait depuis longtemps.
Marcologie
Marcologie

48 abonnés 249 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 7 septembre 2021
Le Japon , la cuisine, les cerisiers en fleur, même si tout ça joue la carte postale, le traitement intimiste et la justesse des personnages faisaient plutôt un bon début. Mais les situations sont tellement prévisibles que cela gâche l'ensemble. Bien sur la vieille dame va finir par être embauchée et apprendre la cuisine (et le sens de la vie à l'occasion) à son jeune patron-apprenti. Bien sur cela va marcher un moment et il va y avoir un conflit où il va devoir se positionner. Ce côté prévisible devient un peu lourd et finit par enlever émotion et poésie.
Catherine C.
Catherine C.

13 abonnés 241 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 18 septembre 2020
Magnifique. Quelle sensibilité, c’est du très grand art. Le film raconte l’histoire d’une vieille dame Tokue, 70 ans vivant au Japon et qui n’a ni retraite ni aides sociales pour vivre. Elle recherche donc un emploi et demande à Sentaro de l’embaucher pour cuisiner les dorayakis. Ce sont des pâtisseries traditionnelles japonaises composées de 2 pancakes fourrées de pâte de haricots rouges confits. Il commence par refuser et finit par céder sous son insistance et en ayant goûté ses dorayakis cuisinés à la main. Cette vieille dame abîmée par la vie se donne à fond, se lève à 5 heures du matin pour préparer la pâte et oblige son patron à faire de même. Pour elle tout est joie, les cerisiers en fleurs, les oiseaux, la nature. Les efforts payent, le résultat est là, les dorayakis sont excellents et les clients se pressent toujours plus nombreux. Mais ces mêmes clients, l’aperçoivent, voient ses mains, comprennent que c’est une ancienne lépreuse et refusent d’être servis et revenir. Le patron se voit obliger de la licencier. Il perd sa clientèle mais aussi son énergie communiquée par la vieille femme. Réalisant au bout d’un certain temps son erreur, il cherche à la retrouver. C’est un film rare comme il n’en sort pas assez souvent. Coup de cœur assuré.
Patjob
Patjob

43 abonnés 755 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 juillet 2019
Un bien joli film, qui prend son temps. Si la première partie s'avère plutôt anecdotique, bien qu'aussi savoureuse que les dorayakis préparés par les protagonistes, la seconde se révèle empreinte d'une certaine gravité en abordant des sujets tels que la maladie et l'exclusion.

C'est au final une belle et humble leçon de vie qui l'emporte, dans ce film simple, poétique et émouvant, dont on gardera longtemps dans la rétine les magnifiques plans des cerisiers en fleurs.

Précision : les dialogues de la version Française sont parfois simplistes, avec quelques lieux communs ; ce qui me semble-t-il n'était pas le cas dans la version originale.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 16 août 2016
Un de ces films dont seuls les Japonais ont le secret : on ne sera plus jamais le même après l'avoir vu. J'ai une tendresse particulière pour le "patron" qui porte bien des défauts mais est vraiment un type bien. Et la grand mère ... quelle chance de rencontrer une personne comme elle !
jean-paul K.
jean-paul K.

17 abonnés 323 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 janvier 2017
Encore un film japonais dont on se régale. Les Asiatiques nous présentent depuis quelques temps des films d'une sensibilité et d'une délicatesse extraordinaires, où les sentiments sont toujours sous-jacents et suggérés. De plus, il y a des images superbes notamment celles avec cette allée de cerisiers en fleurs.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 25 avril 2016
Une pure merveille, ce petit Tokyo, où travaillent des petites mains comme ce fabricants spécialiste en gâteau japonais. Et cette vieille femme qui arrive avec le printemps et croise sur son chemin les délices de Tokyo. Seule la pâte de haricots rouges n'est pas au top ! Qu'importe, la vieille femme va transmettre son savoir-faire. Tout pourrait aller pour le mieux sauf qu'en qualité d'ancienne lépreuse, elle porte encore les marques de la maladie. On apprend à cette occasion que les lépreux étaient relégués jusqu'en 1996 dans un quartier loin de la ville. C'est donc un film sur la solitude de trois êtres, la passion de la vie, le secret intime, etc. Et ça donne faim !
Didier L
Didier L

38 abonnés 222 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 janvier 2017
La finesse et la délicatesse d'une porcelaine Ming. Un film terriblement touchant sur la transmission des savoirs au travers d'une magnifique histoire d'amitié. D'une infinie tendresse pour le regard sans jugement portés sur les trois personnages et une philosophie animiste sur la fusion avec la nature à laquelle je suis de plus en plus sensible.
AdriBrody
AdriBrody

16 abonnés 774 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 juillet 2020
C'est une belle histoire, aucun doute là-dessus. Sentaro travaille sans réelle passion, il confectionne ses dorayakis, qui ont vraiment l'air bon par ailleurs, et rencontre Tokue qui est une passionnée. La cuisine est le thème principal du film, mais c'est l'amitié entre cette vieille femme et ce cuisinier que tout le film se concentre. Ils s'entraident, se donnent l'un à l'autre ce qui lui manque.
La scène finale est très belle, forte de sens. La musique est bien choisie et la photographie est très travaillée également.
Reprocher au film d'être un peu lent est une ânerie en soi, car c'est le propos du film d'être lent, de faire évoluer une amitié. Il ne se passe pas grand-chose dans ce film, ce sont juste des gens qui vivent, qui s'apprécient.
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