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Jessie23
34 abonnés
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2,5
Publiée le 10 août 2021
Beaucoup d'attente, un casting rêvé sur le papier. Et pourtant ça ne prend pas. spoiler: Annette en poupée articulée, franchement, mauvais . Driver est bon, investi, les musiques sont orginales. On tient correctement 1h mais la fin est pénible. Carax est vraiment surcoté, on le savait, ce film le confirme. Il n'est pas inspiré, le scénario n'a aucun sens. La mise en scène est léchée et bonne (d'où son prix à Cannes).
On attendait ce Léo Carax avait beaucoup d'envie, Holly Motors ayant laissé, en plus des oeuvres plus anciennes du réalisateur, une très, très forte impression. A l'arrivée, c'est quand même un peu la déception, même si la dernière scène rachète en grande partie la seconde moitié du film. Si Carax est encore capable d'être un grand marchand d'illusions, il est parfois davantage à la hauteur de la petite boutique de farces et attrapes. Restent des moments magiques, et l'excellente interprétation des acteurs, A. Driver en tout premier lieu.
Plutôt cool la vision de Leos Carax, qui utilise la comédie musicale pour parler du couple, de la séparation, de la gloire, de la notoriété artistique et du rapport entre l'artiste et le public. Sombre et créatif.
Un film que je ne voulais pas raté, très attendu. Mixer les genres comme aime le faire Leos Carax, du Lyrique via Mario Cotillard ( enfin, pas sa voix) et de la comédie dite stand-up via Adam Driver, une gueule comme on pourrait dire, n'est pas gagné ! Si la partition de Marion Cotillard tient la route, je suis moins certain pour l'humoriste. Il faut dire que l'ambiance froide, je crois qu'il n'y a pas un seul sourire, n'est pas engageante, il faut s'accrocher !! Heureusement la tonalité se réchauffe avec la musique des "Sparks", d'une part très présente, et aussi par le dosage du fantastique qui permet des enchainements, des plongées dans le passé ou le présent revisité....Une photographie à couper le souffle ... !!**
Sur une idée et un scénario des Sparks, Leos Carax met en scène un opéra rock, puissant et original, mélodramatique et spectaculaire, qui fait oublier la déception de l’abscons Holy Motors, son précédent long-métrage, même si tout n’est pas égal dans ce film, sur sa longue durée. Cela commence par un générique en mise en abyme, étonnant, virevoltant et engageant (concept que l’on retrouvera à la toute fin – il ne faut pas quitter le film trop tôt). Voilà qui donne le ton et l’énergie de ce film chanté. La suite est au diapason : qualité globale des textes et de la musique, réalisation fluide et virtuose, investissement complet des acteurs principaux. Reste à adhérer au style de cette grosse production, à son sens de l’artifice et du grandiose, à sa sombre flamboyance, à son lyrisme cruel, à son alternance de compositions picturales, poétiques, et d’inspirations à la kitscherie assumée… Ça passe ou ça casse. Quand ça passe, il y a le plaisir d’un art (presque) total, d’une inventivité parfois sidérante (le personnage d’Annette), d’une réflexion sur les monstres engendrés par la société du spectacle, d’une aventure émotionnelle qui a ses fulgurances (notamment la conclusion, inouïe). Plaisir qui cependant patine aux deux tiers du film, qui s’essouffle après quelques séquences répétitives ou plus faibles, qui s’interroge, également, sur l’intérêt d’un rapprochement autobiographique (le personnage incarné par Adam Driver prend progressivement les traits physiques de Leos Carax). Mais plaisir qui rebondit et qui laisse, après coup, une empreinte assez forte.
Près d’une décennie sépare Annette de Holy motors, précédent long-métrage réalisé par Leos Carax et sorti en salles en 2012. Dans la chronologie du 7ème art, ces neuf ans paraissent une éternité y compris à la lumière d’une filmographie débutée quatre décennies plus tôt et « forte » désormais de seulement six longs-métrages et autant de courts-métrages. Voir un nouveau film de Carax à l’affiche de son cinéma préféré est donc une chose rare. C’est même un évènement tant les précédentes réalisations du cinéaste français ont été forces de propositions cinématographiques dans l’antre d’un 7ème art français souvent convenu. Critique complète sur incineveritasblog.wordpress.com/2021/08/02/annette/
LEOS CARAX, difficile à classer !!! Cette fois: comédie musicale totale…. Celle de Damien Chazelle, très réussie, était d’un classicisme sobre !!! Du coup, on hésite entre enthousiasme et scepticisme Marion Cotillard (Ann) star vaporeuse lyrique, Adam Driver, (Henry) stand up agressif et dépressif ? Est-ce ces différences entre les personnalités, qui expliquent que leur amour intense, s’abîme si vite ?
La petite Annette, trop souvent livrée à elle-même…..Il y a quelque chose de dérangeant….. La bande musicale des Sparks tient la route et la voix masculine (Adam Driver) est superbe; celle du personnage de Marion Cotillard, moins convaincante à mes oreilles...
Le spectacle dévore la Vraie Vie et Annette livrée à elle-même, a quelque chose d'étrange.
En introduction, j'adore les films musicaux et les Sparks, j'aime beaucoup Marion Cotillard et Adam Driver ne me laisse pas du tout indifférente. Je n'ai pas été touchée. Le film est beau, mais j'aurais eu envie d'être emportée par cette histoire, mais les scènes de fantômes avec Marion m'ont plus fait sourire qu'effrayé. J'ai assisté à un joli spectacle, esthétique avec de bons acteurs mais qui ne m'a pas touché. Comme un opéra dans lequel on n'entre pas.
spoiler: "Non, je ne vous dirai pas la vérité, car autrement, vous me tueriez". Voilà comment Henry McHenry entame sa défense lors de son procès. C'est, à mon avis, bien plus qu'une énième provocation de sa part. J'y vois une porte d'entrée dans l'oeuvre : tout comme, au début, il explique sa vocation de comédien par la volonté de "dire des vérités sans se faire tuer". Comme si l'art ne pouvait exister que par le factice, l'illusion, voire le mensonge. Comme si la vérité était trop violente pour être dite et exprimée telle quelle.
Il y a ainsi deux niveaux de lecture d'Annette. D'abord ce film sur la descente aux enfers d'un homme qui "plonge dans l'abysse" du mal et finit par perdre les personnes qui lui sont chères. On y parle violences contre les femmes, innocence de l'enfance et exploitation des plus faibles. On peut aussi y lire une dénonciation de l'hypocrisie de cette société du spectacle, prête à encenser des stars que nul ne connait jamais vraiment, suscitant chez ces gloires les pires instincts. Si on retient cette lecture au premier degré, Annette est un peu fourre-tout, et manque de subtilité dans son approche et dans l'écriture des personnages.
Et puis il y a cet autre film, bien plus prégnant finalement si on y repense : une mise en abîme du spectacle en tant qu'immense illusion, de la marionnette d'Annette au kitsch du décor et des effets spéciaux. Tout fait faux, tout sonne faux, le jeu des acteurs, l'écriture des personnages, le décor (de la ville quasi-absente à ce stade irréel). L'introduction nous y invite, dans ce monde factice ( un plan-séquence un peu m'as-tu-vu où tous les comédiens jouent leur propre rôle et chantent let's get started), comme une troupe d'acteurs inviterait son audience à s'installer confortablement avant le début du spectacle. Et la scène finale nous en extirpe, Henry, redevenu Adam Driver, nous suggérant d'arrêter de le regarder ("stop staring at me"), regard face caméra. Le dernier plan sur la marionnette inerte confirme (un peu lourdement) ce basculement. Je suis partagé. Les films qui misent sur l'artificialité - un peu dans la veine (lointaine) d'un Robert Bresson - m'agacent profondément, car la vérité des sentiments est précisément ce que je recherche dans le cinéma. En même temps, Annette est d'une telle richesse visuelle et scénaristique que j'avoue n'avoir pas boudé mon plaisir. C'est le genre de film qu'il faut laisser mûrir et qui, par son souvenir, occupera la place qu'il aura méritée.
Un chef-d'œuvre de poésie et d'esthétisme. Avec une malaisance à la Requiem for a dream, entrecoupée d'une passion dévorante façon Joël & Clémentine d'Eternal sunshine, la réalisation à la bande-son parfaite nous plonge dans un univers unique, en-dehors de tout. On adore ou on déteste. Je n'ai pas pu cligner des yeux des 2h20.
Shall we start ? Allez c'est parti ! Leos Carax nous fait tantôt vibrer, tantôt malaiser devant son film qui ne laisse personne indifférent. Des scènes magistrales, des dialogues bizarres, des chansons drôles et mystiques, un film alambiqué. Il n'empêche qu'on en ressort décontenancé mais amusé. Il provoquera des débats houleux en sortie de la salle, j'en suis sûr. A voir tout de même si on est pas allergique aux marionnettes très creepy.
Visuellement somptueux (comme d'habitude avec Leos Carax), Annette ne cesse de se renouveler tout au long de ces 2h20 ! Le duo Driver/Cotillard fonctionne aussi pas mal. Beaucoup resteront en dehors de cette proposition de Carax qui parfois m'a aussi rebuté comme les passages où le personnage de Henry McHenry est sur scène.
Je ne sais même pas quoi penser de ce film qui ne ressemble en rien à ce qui est annoncé dans la bande annonce... du coup je trouve cela pas très honnête car c'est clairement fait exprès, si la ba n'avait pas était mensongère je n'y serai pas allée..... je suis restée jusqu'à la fin et 2 h 20 c'est long par respect pour le ciné qui avait organisé cette soirée ouverture festival de cannes sinon j'aurai quitté la salle..... c'est long, creux et sans intérêt à mon avis... après.... les ressentis, les gouts et les couleurs...
Pour son sixième long-métrage, Leos Carax se lance dans une comédie musicale. Comme souvent avec le réalisateur, on a le droit à une histoire alambiquée remplie de métaphores. Néanmoins, la trame de fond décrivant la déchéance vertigineuse d’un homme détestable (Adam Driver) reste accessible à un large auditoire. Là où il convient de s’accrocher, c’est qu’à l’exception de quelques séquences fulgurantes, le récit évolue trop mollement. Les chansons (composées par le groupe de pop Sparks ayant connu son heure de gloire dans les années 1970) ne viennent pas non plus emporter les sens avec des mélodies peu aguichantes. Bref, seule la mise en scène inventive peut justifier les onze nominations aux César de 2022 de ce film rempli de poésie sombre.