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P. de Melun
79 abonnés
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3,5
Publiée le 5 juin 2019
Film sympathique et réussi avec Gérard Depardieu et Benoît Poelvoorde dont la complicité est évidente et fusionnelle. Il se dégage de ce road-trip dans les vignobles français un parfum d’aventure sur fonds de ruralité qui plaira au plus grand nombre. Les diverses rencontres, la plupart féminine, que fait ce duo accompagné d’un Vincent Lacoste tout aussi généreux sont surprenantes, émouvantes et souvent déjantées…. Un bon cru ce « Saint Amour » !
Kervern et Delepine toujours aussi déjanté sortent ici un ersatz de leurs précédents films. La troupe d'acteur est génial, Depardieu, Poolvorde, Lacoste, Rigot, Houllebecq, Ovidie , Izia et consorts s'en sortent à ravir. Un long métrage très drôle.
Avec Saint Amour l’outrance satirique du duo de réalisateurs trouve certainement ses lettres de noblesse, emporte le spectateur dans un road trip œnologique au terme duquel la misère de l’agriculteur semble avoir trouvé son remède, la balance jusqu’alors déséquilibrée une forme de compromis qui rassemble des hommes et des femmes rendus marginaux malgré eux. Onirique à de nombreuses reprises, souvent bouleversant et férocement drôle, le film donne l’impression d’échapper à toute programmation, à tout chemin préétabli de sorte à enchaîner les surprises et coups de théâtre parfaitement exécutés, portés par des acteurs possédés et heureux d’être là. Mention spéciale à la musique qui véhicule une poésie bienvenue. En somme, Saint Amour met en scène le mal-être paysan avec une subtilité joyeusement foutraque et outrancière, invite à la réflexion sur une noblesse déchue – celle que procurait jadis le travail de la terre – sans jamais prendre de haut les classes sociales investies. Une œuvre forte, atypique, inclassable, excellente. Un grand cru Delépine et Kervern.
Les films de Kervern et Delépine forment un univers singulier, où l’absurde flirte souvent avec la provocation. On adhère… ou pas. Avec Saint Amour, ils prennent un virage plus doux, plus humain, sans renier leur style. Et ça fonctionne à merveille. Le film est traversé par une tendresse inattendue, presque pudique, entre les personnages, entre les générations, entre les silences aussi. C’est un road-movie rural, décalé, mais profondément touchant. Les gros plans sur les visages laissent toute la place à l’émotion, au non-dit, sublimés par les sublimes interprétations de Poelvoorde et Depardieu, tous deux bouleversants dans leur sincérité.
Les deux précédents films de Kervern et Délépine: Mammuth et Near Death Expérience étaient bien barrés, mais ça fonctionnait quand même. Dans Saint Amour ils ont beau mettre un paquet de beau monde (et de talent) devant la caméra, la mayonnaise ne prend pas.
Il s'agit d'une loufoquerie, d'une farçe un peu suréaliste, mais dont le trait semble beaucoup trop forcé. Ca manque de finesse, de réalisme. Pour dire les choses simplement j'ai trouvé ça lourdingue. Pourtant j'avais bien aimé Near Death Expérience, mais ça vient peut être de l'écriture de Houellbecq. Le problème c'est que ce côté loufoque, incongru se retrouve à tous les étages (comme la scène dans la chambre d'hôtes avec Houellbecq qui est marrante mais ne sert à rien). Les réalisateurs ont voulu donner au film un côté déjanté presque comique, mais obnubilés par leurs "bizarreries" scénaristiques, ils ont un peu oublié le monde réel dont le film ne se voulait à priori pas complément détaché ( le malaise du monde rural, etc
Du côté des acteurs, le personnage de Poelvoorde (qui en fait des tonnes)est placé au centre du film, éclipsant un peu celui de Depardieu qui est juste une caricature un peu méprisante de paysan (le bon gars un peu simple mais vaillant). Je n'ai pas bien compris à quoi servait le personnage de Lacoste à part pour faire un éternel contraste entre le monde rural et le parisien prétentieux.
Enfin quelque-chose me dit que le film ne va pas beaucoup plaire aux agriculteurs vu l'image qu'il renvoie d'eux.
C'est navrant ... mal joué, mal ficelé, on ne peut croire à cette absurdité où les agriculteurs sont des pochards, les taxis des ados frustrés et la femme un instrument de camaraderie... Quand aux vins, on en a pas appris grand chose.
Les qualités et les défauts propres à un road movie : un défilement de séquences inégales dont la nécessité à la progression de l'histoire n'est pas forcément évidente.Je pense en particulier à toute celle, en deux parties, qui met en scène une petite serveuse débutante excessivement empotée et incompétente, que Depardieu devra consoler de ses désespoirs écologico-politiques. Certaines sont jouissives, d'autres gênantes, d'autres enfin, comme celle de la route des vins au Salon, seraient insupportables de longueur et de lourdeur sans le génie de Poelvoorde. Impression mitigée, donc. On s'enfonce peu à peu, donc mais, partant du pire, c'est dans le meilleur, atteignant même parfois la poésie..
J'ai trouvé le film décousu, son humour absurde m'a laissé sur le bas côté. J'ai trouvé la scène avec Houellebecq plus triste que drôle. J'ai eu dû mal à suivre le virage du personnage de Depardieu taiseux et sévère au début puis presque enfantin tout le reste du film. Je comprends bien que c'est le vin qui l'a provoqué mais je ne sais pas il a quelque fois des scènes qui sonnaient faux... Après il y a des moments qui m'ont fait rire, la scène avec la rousse où chacun galère sexuellement à sa façon, , la scène d'ouverture où ils picolent au salon de l'agriculture, la scène des 10 étapes de l'ivresse expliquées par Poelvoorde. Des trois, c'est le personnage le plus touchant.
Difficile de ne pas reconnaitre la pâte des realisateurs de Groland. À travers cette famille les réalisateur traite de la condition paysanne en France dans un road trip alcoolisé entre Benoît Poelvoorde et Gérard Depardieu.
C'est l'acteur belge qui resplendit une fois de plus dans son personnage d'agriculteur assez dépressif et nous offre quelques moments assez émouvant dans un scénario pourtant déjanté.
Car comme dans leurs précédents films on ne peut nier que cette critique sociale comporte quelques scène assez farfelues. Mettre des personnages loufoques dans un contexte réaliste c'est la caractéristique tant appréciée des réalisateurs. Cela donne des films uniques, drôles, avec du caractère, dénonçant les travers de notre société mais un verre à la main quand même ! Faut pas déconner.
Saint amour ne brille pas par sa mise en scène mais par ses personnages et ses acteurs. Cela suffit à tenir le film sur sa longueur...jusqu à un final des plus..."original".
Meme si le film a des défauts facilement identifiables, il n'en reste pas moins original. Véritable prouesse de nos jours.
Bon, quand j'ai acheté le DVD j'aurais dû me méfier, je n'ai pas pas fait gaffe aux noms des metteurs en scène et je ne me suis basé que sur les 3 (bonnes) critiques notées au dos de la jaquette. Mammuth c'était déjà gratiné, mais là ça dépasse l'entendement. C'est affligeant !!! N'est pas Bertrand Blier qui veut !
Road movie tendance fable façon Delepine et Kervern. Y'a d'la tendresse, on rit, on sourit, tous les acteurs jouent l'jeu et sont épatants - mention spéciale pour Pooelvorde, toujours aussi barré ; le trio fonctionne parfaitement. On passe un bon moment et c'est ça l'essentiel!!!
Comédie. Faible dans son scénario, moyen dans la réalisation, bon grâce aux acteurs. Déçu néanmoins par ce film sympathique au départ, mais dont le récit part à vau-l'eau sans aucune intrigue, seulement au gré de rencontres avec des personnages au comportement inhabituel et parfois absurde. Bien sûr et heureusement, il y a un peu d'humour (séquence Houellebeq) mais il y a aussi trop d'invraisemblance (séquences femmes). Ce road movie essaie aussi de plaquer des séquences émotion, mais qui sont bien mal venues. Film qui semble bien trop improvisé et qui manque de consistance.
Un road movie touchant qui traite des sujets de société importants avec un duo Depardieu-Poelvoorde au poil. Malheureusement Benoît Delépine et Gustave Kervern tendent à en faire un peu trop et à tomber dans les clichés habituels.
En voilà un film pour lequel une sacrée promo a été faite sur les stations de radio, particulièrement sur France Inter. Pour accoucher de quoi ? D'un abominable navet qui te met les nerfs en boule d'entrée de jeu. Nous montrer des mecs qui partent pour faire la route des vins ? Pourquoi pas, tous les sujets sont bons s'ils sont traités avec un minimum de sérieux. Du sérieux, c'est tout ce qu'il manque ici. La seule impression que te donne ce film, c'est qu'il a été torché en dix minutes sur le coin d'une table pleine de sachets de bouffe et d'emballages en tous genres. Le degré zéro du cinéma est bel et bien atteint. Exemple frappant avec des dialogues : « c'est quoi ton nom ? Mike. Mike ? On dirait un prénom de tracteur américain ! ». Non mais sans blaguer, c'est quoi ça ? Comment on peut laisser passer des trucs pareils à la lecture du scénario? Si quelqu'un peut m'expliquer. Tout le long, « Saint-Amour » n'est que ça : de la nullité à l'état pur. Notre Gérard Depardieu national (autrefois si brillant) est complètement à la ramasse. Quant à Benoît Poelvoorde... sans commentaires... j'ai même pas envie de casser ce bonhomme qui m'est très sympathique... Et Vincent Lacoste... ben Vincent Lacoste quoi... inexistant. Un demi million d'entrées pour cette chose. C'est très, vraiment très bien payé.
Les fans des films de Delepine et Kervern aprecieront , les autres un peu moins ; On est dans la lignée des autres : social , inspiré , drôle , humain , mais aussi trash et dégueulasse . A noter les interprétations excellentes de la plupart des acteurs , et la musique de Tellier