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Un visiteur
0,5
Publiée le 20 juillet 2016
Nul ! Pas drôle ! J’ai perdu 1h30 a me demander quand j'allais sourire du fait que bon nombre de commentaires l’annonçaient. Les acteurs jouent bien mais ca s’arrête la. l’histoire est ridicule, c’est mou, un vrai navet!
Un film rabelaisien avec justement deux acteurs habitués dévorer la vie à belles dents et ce n'est pas peu dire. Saint Amour est un road-movie sur fond de dissensions entre un père et son fils agriculteurs tous les deux. Évidemment, derrière ce rapport complexe entre Depardieu et Pooelvorde, on cherche sans arrêt Guillaume Depardieu dont l'ombre peut planer sur certaines séquences sans que j'arrive à savoir si c'était l'intention du duo Delépine/Kervern. Si l'ensemble peut faire penser de loin à du Bertrand Blier, il n'en a pas tout à fait la couleur. Les dialogues sont moins crus. La misogynie est absente. Au contraire même. Il y a beaucoup plus de tendresse. C'est même une ode à la femme (belle, moche, jeune, vieille) et à la liberté. La liberté de boire, de manger, de péter, de faire l'amour. De regarder une belle femme. De savourer le temps qui passe. Sans jamais filmer la France profonde de manière péjorative. Même pour rigoler. Il y a trop de respect entre Depardieu et Poelvoorde pour ça. On tient là actuellement un des grands duos de notre cinéma et ça faisait longtemps que je n'avais pas eu cette impression. On est loin d'Aaltra et d'Avida tournés il y a plus de dix ans. Je vais continuer à suivre leur évolution.
La France profonde est décidément un beau pays ! En ces temps plutôt gris pour ne pas dire noirs où le terrorisme s'allie à la mondialisation pour rendre irrespirable la vie dans les grands centres urbains, les contrées reculées d'un terroir progressivement délesté de ses emplois et en cascade de ses services publics semblent inspirer certains de nos réalisateurs. Les frères Larrieu très à la mode actuellement dans le microcosme de la production subventionnée française invitent tout le gratin du cinéma dit intellectuel à venir s'encanailler à bon compte dans leurs variations fantastico-érotiques sur les mœurs provinciales débridées tout en pouvant respirer le temps d'un tournage le bon air frais de leurs Pyrénées natals. Bruno Delépine et Gustave Kerven plus pessimistes dont le propos moins bourgeois vise à un réveil des consciences se sont aussi persuadés que c'est désormais loin de Paris que survivent les derniers vestiges des utopies nées de mai 1968, au premier rang desquelles l'amour libre et sans tabous. Bruno (Benoît Poelvoorde) connait bien la campagne française puisqu'il est paysan. Il profite tous les ans du Salon de l'agriculture où il se rend avec son père Jean (Gérard Depardieu) pour noyer son chagrin de ne pas avoir trouvé l'âme sœur en organisant avec son oncle (Gustave Kerven) une route des vins qui se résume à une tournée agitée des stands viticoles du salon. Jean confronté comme tous ses confrères au problème de la reprise de l'exploitation familiale, désespère de voir son fils trouver un équilibre dans un milieu qu'il rend responsable de tous ses maux. Une véritable route des vins dans le terroir (on y vient!) accompagnée d'un jeune chauffeur de taxi parisien (Vincent Lacoste) est l'idée de la dernière chance. Les deux réalisateurs nous invitent en compagnie des trois hommes un peu paumés à une virée champêtre qui a du rappeler vaguement à Depardieu celle que Jean Carmet, son vieux copain disparu avait conduite de son air lunaire dans un film de Jean-Luc Voulfow tiré d'un roman du grivois et espiègle René Fallet ("Le beaujolais nouveau est arrivé" en 1978). Le titre du film, "Saint Amour" (célèbre cru du Beaujolais) s'il est explicite quand au seul remède efficace pour s'extraire des tourments provoqués par ce monde désordonné est donc peut-être aussi un hommage au film de Voulfow. Si Delépine et Kerven profitent des étapes de ce roadmovie tout à la fois tendre et drolatique pour pointer du doigt la décomposition culturelle, sociale et économique d'une province à la traîne de la mondialisation, ils cèdent comme les frères Larrieu au fantasme d'une France profonde où le sexe facile mais aussi sans joie (au contraire des frères Larrieu) serait devenu l'exutoire privilégié des femmes qui s'offrent en moins de temps qu'il ne faut à des hommes de passage qui fort surpris par tant de hardiesse ont bien du mal à suivre. Andrea Férreol, Céline Sallette, Ovidie et Solène Rigot se prêtent donc au jeu de ravir les trois compères lors de scènes souvent incongrues dont on comprend mal le véritable sens et qui malheureusement frisent parfois le ridicule ou le pathétique. En cela les deux compères adoptent les fantasmes machistes de Bertrand Blier qui à l'aube des années 70 choqua le bourgeois avec des films irrévérencieux comme "Les Valseuses", "Préparez-vos mouchoirs" ou "Calmos", une certaine forme de vulgarité en moins et de poésie en plus, nichée dans les dialogues très écrits de Blier. Cette vision de la femme ajoutée au portrait assez grotesque de Jean et de Bruno confère à l'ensemble une tonalité assez condescendante voire méprisante au portrait esquissé des gens d'en bas qui va sans doute à rebours de ce que les deux auteurs entendaient montrer. L'explication que les deux réalisateurs et auteurs donnent de la genèse de leur projet qui tient en premier lieu à la volonté de réunir Depardieu et Poelvoorde à l'écran et au plaisir de faire de leur tournage un roadmovie dans le roadmovie, nous renseigne sur la fragilité de la construction scénaristique de ce "Saint Amour" qui malgré tout demeure par certains côtés sympathique grâce à l'implication des acteurs y compris un Depardieu souvent touchant de maladresse. Il faudra sans doute que Délépine et Kerven reprennent les choses dans le bon ordre pour que leur démarche conserve une cohérence fortement compromise ici.
Petite pépite française en terme cinématographique. Gustave kervern et benoît délépine n'ont pas un registre cinématographique que j'affectionne, j'ai trouvé moyen mammuth donc... Mais là je dois dire bravo car, non seulement il sont fait une jolie fable ponctuée de métaphores et de symboliques très intelligentes. Mais, les acteurs durant le film sont extraordinaire et sont à fond dans leurs rôles . La mise en scène est sous la forme d'un road trip très intéressant car c'est filmée avec un caméscope sans être du found footage. Pour conclure, un film d'auteur français réussi .
Une comédie qui mise plus sur son aspect touchant plutôt que sur son humour, et cela fonctionne très bien. Un côté pathétique très fort se dégage de ce film, et en particulier du personnage de Bruno (Benoit Poelvoord). On est très affecté par ce personnage alcoolique et maladroit, dont les expressions et le comportement traduisent la détresse. La relation qu'il entretient avec son père est forte et belle, et reflète également cet aspect pathétique qui nous touche. Quant à Vincent Lacoste, il amène de la fraicheur au film. Et heureusement, car on pourrait reprocher un manque de dynamisme et d'accroches pour un public jeune à cette comédie.
Un super film avec plein d'humour à la Groland! Le meilleur film humoristique depuis des années avec Benoît Poelvoorde et Gérard Depardieu. Ce super film rattrape Mamouth qui était pour moi un assez mauvais film. À voir!
Très bonne réalisation et super casting. à croire qu'ils ne jouent pas, ils sont !
Après un début et quelques égarement type scène rajoutée au dernier moment, le film reste efficace, simple et émouvant malgré mon aversion pour les "bons sentiments" scriptés.
Ha ils me l'ont bien vendu leur film sur France Inter et pour cause, c'est un film Inter ! Du coup j'ai eu envie de le voir, pour Poelvoorde et Depardieu... Je ne me suis pas vraiment ennuyé, ça fait plaisir de les voir, mais le scénario est vraiment peu crédible et le film est bien trop sage, pas assez déjanté pour que l'on puisse le lui pardonner. Cela ne vaut pas un billet de cinéma et d’ailleurs l'image est bien trop moche (je sais, c'est un détail !) pour le grand écran, attendez qu'il passe à la télé et si vous n'avez pas la télé (bonne idée !) c'est pas bien grave.
Le retour des grolandais est une réussite. Pourtant, le russo belge Depardieu en tête d'affiche n'était pas pour me rassurer même si dans Mammuth il était déjà très bon. Et là, dans son élément et avec Poelvoorde tout aussi imbibé, ça fonctionne. L'amour, le vin, les mensonges, nous sommes partis pour un tour de France qui commence par une séquence hilarante au salon de l'agriculture. Ensuite, le rire se teinte d'émotion mais reste constant tout au long d'une série de sketchs au rythme soutenu. Le final est sympathique, mais ne parvient pas à faire exploser l'ensemble dans une apogée, dommage.
Pas terrible, poolveorde est excessif, il est sur un fil tout le film, Le film est une beuverie à grande échelle. Je vois bien les références à Thierry Gilliam, Kuskurica, au Monthy Pyton mais; perso, ce n'est pas un ciné que j'adore. Depardieu n'est pas si mal, pour moi, ça reste un grand acteur, un autodidacte mais il ne sauve pas le film. Bref y'a à boire et à manger!
Un film à l'image de ses réalisateurs : décalé. Des personnages forts, dont on suit l'évolution au fil de ce film-voyage. On rit et on est touché par la sensibilité de tous les personnages.
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3,0
Publiée le 28 octobre 2019
Ce nouveau long-mètrage du tandem Benoît Delèpine et Gustave de Kervern commence pendant le salon de l'agriculture du côtè de la Porte de Versailles et se poursuit en taxi sur les routes des vignobles français entre l'Aude et la Gironde! Au volant de ce road-movie doux-amer où chaque scène nous surprend, le jeune Vincent Lacoste! Et sur la banquette arrière, un Gèrard Depardieu grisonnant et un Benoît Poelvoorde bedonnant qui essayent d'èchapper à cette dètresse par le vin! Trois comèdiens de diffèrentes gènèrations en quête d'amour, de la femme idèale! Sur leur chemin, de belles rencontres avec de formidables actrices : Solène Rigot en serveuse imprèvisible, Andrèa Ferrèol et Cèline Sallette! Mais aussi des actrices qui ne sont pas à leur place : Ana Girardot, Izïa Higelin et Chiara Mastroianni! Sortez les tires bouchons, voici donc "Saint Amour", un film parfois drôle, parfois èmouvant sur l'amour des vins! On n'est pris à contre-pied et chaque farce coule toujours sur les sentiments! il s'ensuit quelques situations cocasses et un numèro toute en sobriètè de Depardieu aidè dans son entreprise par le cabotinage pathètique de Poelvoorde! Jean et Bruno recherchent le lien avec l'autre et en fait ce lien, ils le font avec le vin! ils sont là pour appeler le vin comme rèdemption! Cela peut se voir à condition d'accrocher à l'univers dècalè de Benoît Delèpine et Gustave de Kervern qui ont visiblement voulu refaire une manière de "Sideways" sur le mode dèjantè, mais c'est tellement perdu, profondèment tragique et mèlancolique que ça en devient touchant! Dommage que l'oeuvre, dècousue, peine à trouver sa conclusion, avec quelques lourdeurs qui tombent à plat...
Si l’on se réjouit de la liberté de ton employée dans leurs films, Saint Amour suscite néanmoins plus de réserve. La maladresse de certaines scènes et l’incarnation parfois déficiente des personnages accusent une construction fragile du récit.
...) En dépit d’incontestables réussites, le film souffre d’un manque flagrant de profondeur pour ces personnages. Beaucoup de bonnes idées planent sans jamais ne prendre de hauteur. C’est dommage car je suis convaincu que Saint Amour aurait pu être un grand cru.
Typiquement le genre de film dont je ne sais pas quoi penser... Loin d'être nul, pas génial non plus. L'histoire est bizarre, les blagues loufoques, l'ambiance surréaliste. Et pourtant c'est drôle par moments, émouvant à d'autres, sans qu'on sache pourquoi... En un mot : spécial !