Un film dans lequel Bourvil n'est pas le comique que l'on connaît mais assure néanmoins dans ce type de rôles qu'on ne lui connaissait pas. Le scénario tient la route et les acteurs jouent formidablement.
Ah ! Un film où on peut s'enfermer dans le coffre d'une voiture, une cigarette au bec, sans suffoquer le moins du monde ! C'est brillant ! Hum, un peu de sérieux. Je me suis assez ennuyé pendant la première moitié du film. Mais une fois entré dans le vif du sujet (ce qui est assez long, honnêtement), c'est assez intéressant. La scène du braquage notamment. En revanche la fin vite expédiée fait assez tâche par rapport au reste du film où le rythme est bien lent.
Il y a le cinéma tout venant signé par des réalisateurs qui font bien leur métier mais ne sont pas des ''auteurs'' ou ''hauteurs'' comme aimait dire Claude Chabrol. Parmi les auteurs se trouve Melville pour son style personnel et le soin extrême qu'il apporte à ses tournages. Chaque cinéphile a ses préférences (évidemment, sans connaitre les auteurs on peut parfaitement pour des raisons diverses adorer quand même le cinéma) mais pour discuter cinéma, les ''cinéphiles contestataires des réputations établies'' sont évidemment les plus passionnants. Je suis un anti-Melville comme un anti-Godard ou un anti-Kubrick . Bien entendu je respecte leur travail. En revanche, c'est leur réputation acquise sur les rumeurs publiques que je conteste. Le cercle rouge est pour moi le prototype parfait du film fabriqué de A à Z sans aucune étincelle artistique, froid comme un glaçon mais suffisamment intéressant par son scénario et ses acteurs pour tenir en haleine plus de deux heures durant les spectateurs. Quant à le revoir pour l'émotion dégagée par la mise en scène, c'est une autre histoire. Deux séquences sont particulièrement édifiantes de la façon dont Melville conçoit le cinéma : la première est la crise de délirium tremens traitée avec un réalisme incongru puisque tout est forcement rêvé, la seconde est une esbroufe, inacceptable intellectuellement, lorsque Yves Montant après avoir sorti tout son matériel de précision s'empare de son fusil et tire sans presque viser. Quant à la morale de cette histoire : les hommes naissant purs mais devenant tous coupables, c'est criminel pour moi d'accepter une telle idiotie.
Un bon film, certainement ; un grand film, je ne sais pas. Les acteurs sont absolument impeccables, Delon et Montand plus sobres que d'ordinaire (et ça leur va bien), Gian Maria Volonté impeccable et surtout André Bourvil (puisqu'ainsi était-il crédité) absolument époustouflant dans un rôle dramatique où affleure cependant sans cesse (et quel magnifique ajout) la fantaisie du grand comédien. La technique est également remarquable, certaines scènes, notamment dans la première partie du film, autour de l'évasion d'un des protagonistes, sont d'une ciselure incroyable (le bruit du train qui rythme la scène du wagon-lit !). L'intrigue néanmoins, sans être absolument nulle, semble par moments naïve et par d'autre poussive - la moralité du film enfin semble niaise dans son pessimisme. A voir évidemment, sans en attendre, je crois, une révolution mentale.
Les acteurs sont tous formidables mais la réalisation est assez lente, le rythme un peu nonchalant et la fin vite expédiée. Cependant Le Cercle Rouge reste néanmoins un classique du polar français à voir au moins une fois par les fans du genre et tout simplement par les cinéphiles. Mais j'ai tout de même éprouvé une petite déception en le voyant, ce n'est pas le grand film auquel je m'attendais.
Un polar au rytme particulièrement lent. On est envouté par moment par l'atmosphère sombre du film, à d'autres on tend à s'ennuyer. Un casting au poil, et une fin réussie.
Chef d'œuvre, prequel de Heat (je n'abuse pas), pur film de gangsters/policier ou le bien/mal se confondent. Ce qui est étonnant dans le Cercle Rouge, c'est plutôt Bourvil, sombre à souhait, et Montand, la folie et la tristesse réunies. Alain Delon lui, se balade mains dans les poches pendant tout le film, lol
Revoir Le cercle rouge sur grand écran et dans une salle bourrée à craquer (Festival de La Rochelle 2022) est synonyme de beaucoup de plaisir mas aussi un peu d'envie vis-à-vis des spectateurs qui découvrent le film de Melville pour la première fois. C'est admirer la mécanique de précision du scénario, nonobstant la présence de coïncidences bien pratiques mais judicieuses et s'extasier devant la célèbre scène du casse silencieux. C'est s'esbaudir devant la qualité de l'interprétation ,à commencer par celle de Delon, et s'émouvoir de la prestation d'un Bourvil amaigri, qui mourra un mois après la fin du tournage et dont le rôle était de prime abord destiné à Lino Ventura. C'est avoir sous les yeux l'un des grands classiques du cinéma français, ni plus, ni moins.
La réunion des hommes dans le cercle rouge, c'est le destin en marche. On ne peut pas y échapper. Un film noir peu bavard mais palpitant et efficace. Un modèle de sobriété avec un trio d'acteurs cultes. Et la scène du vol des bijoux exemplaire.
J'ai vu ce film au moins 2 ou 3 fois,. Une belle brochette d'acteurs, un Bourvil à contre-emploi, ça nous change ! Mais bon, ce film n'est pas débordant d'émotion !
Une ambiance de film noir finement retranscrite, notamment grâce aux dialogues et au sobre jeu des acteurs. Cependant quelques longueurs l'émaillent et certains choix de mises en scène sont assurément datés (les gros plans en champ/contre-champ ou les fondus du montage en particulier). Reste une réflexion intéressante sur la responsabilité individuelle, au-delà même de ce cercle rouge de l'humanité.
Polar à la française qui prend son temps — un luxe devenu rare au cinéma aujourd’hui. Mais un temps pleinement assumé et surtout utile, qui installe une ambiance dense et hypnotique. Peu de dialogues, une mise en scène épurée : tout passe par les regards, les silences et la tension. Et quelles gueules de cinéma ! Bourvil à contre-emploi, Montand en flic alcoolique désabusé, Alain Delon moustachu et mutique. Un vrai plaisir de les voir évoluer et se répondre à l’écran. Certes, le film peut parfois sembler un peu à la traîne, mais c’est du Melville pur jus… et pour ça, on lui pardonne volontiers.
Jean Pierre Melville est au sommet de son art pour "Le Cercle Rouge", un polar d'une grande force faisant un bel hommage aux films noirs des années 50. Melville met ce qu'il aime le plus dans ce film et ce qu'il aime le plus reste le cinéma américain. En effet, on y retrouve plusieurs gangsters se donnant rendez-vous dans des clubs de Jazz où de superbes filles dansent. Le réalisateur nous concocte vraiment une mise en scène aux petits oignons, la scène du cambriolage est vraiment millimétrée. De plus, le casting est d'enfer avec Alain Delon en star principal mais aussi Gian Maria Volonté, Yves Montand et Bourvil. Ce dernier est dans la peau d'un flic, une surprise pour un acteur qu'on a l'habitude de voir dans des rôles comiques." Le Cercle Rouge" est selon moi le plus beau film de Jean Pierre Melville, il est arrivé à la quintessence de son cinéma.
Ce polar noir sur fond de traque policière et d’amitié entre truands et ancien flic nous propose Alain Delon toujours aussi ténébreux, Yves Montant en alcoolique repenti, Gian Maria Volontè et son jeu mordant et Bourvil dans un rôle inhabituel de commissaire de police. Alors il paraît que c’est un chef d’œuvre ? Je trouve que Melville n’est pas aussi bon que dans « Le samouraï » ou « Un flic » (où Delon y est meilleur aussi). La crise hallucinatoire du délirium tremens d’Yves Montand est très réussie et l’acteur est terrifiant. Cependant Bourvil ne semble pas à l’aise dans son rôle un peu trop lisse et gentil, appuyé par son amour pour les chats. Le rythme est lent, le film trop long, la musique peu présente ou inappropriée et les dialogues sans saveurs. Tout ça n’est pas désagréable mais reste très convenu.
Le cinéma de Melville vieillit mal malheureusement : sa réalisation très stylisée anéantit tout suspense et toute émotion. Le rythme est d'une lenteur qui confine à l'ennui. Les dialogues sont indigents et le message de l'homme toujours coupable très raccourci. A la fois certaines sont très précises et à la fois le scénario est elliptique et complètement invraisemblable. Reste une direction artistique superbe et le plaisir de voir de grands acteurs à l'œuvre : Delon et Bourvil en tête.