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Un visiteur
5,0
Publiée le 11 mai 2010
Grand fan de Yves Montand, je ne pouvais pas passer un côté...Excellent film noir, servi par un casting fabuleux (surtout Bourvil, lui même rongé par la maladie, en vieux flic crevé et désabusé). On a l'impression que la moitié des thrillers qui sortent de nos jours sont des plagiats de celui là. A voir absolument.
Très sombre et très beau. Attention, les lenteurs et les silences peuvent exaspérer... Même si pour moi, ils contribuent plutôt à l'intensité du film. Après un début un peu déroutant, on est tenu en haleine jusqu'à la fin.
Melville a su créer un polar noir, grace à l'ambiance, à la grisaille des décors. Il faut reconnaître un sérieux travail et la présence de Delon y est pour beaucoup, je le trouve plus convaincant en gangster qu'en flic. Quant à Bourvil, je n'ai rien trouvé de spécial en lui, dans ce registre inhabituel. Dommage aussi que Jean-Paul Belmondo, initialement prévu, n'ait pas pris le rôle du truand en cavale, c'était le duo de choc assuré avec Delon. Autrement, la scène d'évasion du train est assez spectaculaire. Ce qui m'a dérangé, c'est la lenteur du rythme et la fin, trop vite expédiée par contre.
une beauté impénétrable conserve le mystère spirituel du film, une pure merveille!!! jean pierre melville a su faire des connexions entre les personnages, les lieux, en maitrisant les temporalités sans ne jamais s'ennuyer. Le genre de policier que l'on ne voit plus du tout de nos jours à voir d'urgence!
Réunion improbable d'un ancien détenu, d'un taulard en fuite et d'un ancien flic pour commettre le casse du siècle. En face, un flic qui va activer ses réseaux et leur tendre un piège. 2h30 pour suivre cette péripétie avare de paroles. Un film de mec, un sujet de mec, que des mecs. Du lourd, du bon... Melville à son apogée qui réussit à nous intéresser à des personnages dont on ne sait rien et dont au final on ne saura presque rien. C'est tout de même un peu lent il faut bien le dire... même si le film a très bien vieilli. Unique bémol: Bourvil ne me plait pas du tout dans ce rôle, je le trouve peu crédible. Sinon c'est du classique incontournable.
« Tous les hommes naissent innocents, mais ils deviennent tous coupables » ; cette petite phrase à peine culpabilisatrice participe à l’ensemble des réflexions qu’entraîne la vision de ce film…néanmoins, il est impossible de ne pas remercier certains hommes d’être devenus coupables, à commencer par Melville. Car oui, pour faire un tel chef d’œuvre, cela vaut bien la peine de ne plus être innocent ! Le cercle est la forme de la perfection. Et c’est cette forme qu’épouse le film, plus de deux heures durant. Perfection des plans. Ou comment la parole est superflue, et les yeux d’un Maître suffisent à tout dire, avec une sobriété déconcertante, dans des tons gris bleu. La scène du billard est grandiose, et elle est loin d’être la seule ! Le travail sur le son accompagne bien cette perfection. Melville présente ses personnages en laissant toujours une zone d’ombre (c’est le cas de le dire, quand on se rappelle de Delon à un certain moment), et en en faisant des êtres complexes, dont le passé tend toujours à ressurgir. Perfection de la direction des acteurs. Qui valait bien quelques tensions durant le tournage ! Je pense particulièrement à Bourvil, dont c’est l’un des derniers rôles. Il est éclatant de sobriété, et transmet une émotion bien plus intense que celle d’un inspecteur lambda. A Delon, dont la beauté impénétrable conserve le mystère spirituel du film. Et, aussi à Montand, et à Gian Maria Volonte, bien sûr. Perfection du montage. Ou comment une histoire apparemment simple, apparemment linéaire, trouve toute sa puissance dans la capacité de Melville à faire des connexions entre les personnages, les lieux, en maîtrisant les temporalités sans ne jamais ennuyer. Après avoir vu un tel film, on se dit « oui, j’ai vu quelque chose de grandiose. Et je me sens si petit, moi, à côté… » La seule consolation, c’est de savoir que, en tant que spectateur, en tant que petit homme, en tant que rien de tout…on finira par entrer dans le même cercle que Melville, ce loint
Quand on compare ce grand film policier français avec ce qui se fait aujourd'hui, on ne peut s'empêcher d'être nostalgique. Du grand art.
PS : je viens de revoir (2025) ce film et mon enthousiasme n’a pas faibli : scénario au cordeau, brochette d’acteurs extraordinaire (Bourvil, Delon, Volonté, Montand, Perier …), pour moi c’est tout simplement la référence du polar à la Française. Seule petite critique : les malfrats qui roulent tous en américaine, ça fait un peu has been, mais c’est un détail.
Un polar honnête mais chiant. L'action va à deux à l'heure. Il n'y a aucune ellipse temporelle, on assiste absolument à tout, voir deux bonshommes pratiquer un trou dans une vitre sans faire de bruit pendant 10 mn c'est pas bien passionnant. Non seulement le film est lent, mais en plus il multiplie les passages capillo-tractés. Par exemple, Alain Delon qui nous fait son numéro de champion du monde de billard, c'est pas réaliste. Enfin, les effets spéciaux sont redoutables. Que dire de ces araignées en plastique qui avancent telles des marionnettes pour attaquer Yves Montand ? Finissons tout de même sur une note positive, avec le casting hors classe dont bénéficie cette production. Surtout Bourvil, qui joue à la perfection un rôle inhabituel pour lui.
Très bon trio d'acteurs. Bourvil interprète à merveille ce policier sombre et froid. La scène du vol est un peu longue, mais pour le reste est bien mené.
Jean-Pierre Melville,immense cinéaste,a pondu son testament avec "Le cercle rouge":ce précurseur de Tarantino et de Woo,s'est distingué par sa maitrise insolente de la mise en scène,ou le statisme apparent dissimulait la tempète sous un crane.Ou comment une bande de truands paie au prix fort la détermination d'un flic solitaire et zélé.Des personnages masculins,extremement forts,en marche vers un funeste destin.On le sait dès le début,et pourtant on marche à fond.Très typé fin 60's,le cinéma de Melville est pourtant intemporel,car il brasse des thèmes humains(la vengeance,la peur,l'intimidation,la virilité...).Montand est géant,Delon magnétique,Bourvil incandescent,Volonte intense.Alors,en effet l'action est lente,mais l'immersion est totale.On s'incline devant le maitre,et on dit bravo.Tout amoureux de cinéma appréciera à sa juste valeur l'hommage.
Un bon polar avec de grands acteurs (Bourvil, Delon et Montand et Gian Maria Volonté). Dommage que la fin soit quelque peu tirée par les cheveux avec les trois malfaiteurs qui sont abattus par la police de manière peu réglementaire. Un film à voir pour le dernier rôle de Bourvil dans un registre totalement inédit.
Melville, un de mes réalisateurs préférés, signe ici un grand polar sans cascade ou violence démesurée avec un superbe trio d'acteurs: Montand,Delon,Bourvil........qui dit mieux?