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Un visiteur
5,0
Publiée le 9 avril 2007
Film noir virtuose, aux protagonistes irrémédiablement voués à périr dans un cercle qui se referme lentement sur eux. Par sa mise en scène, aussi minutieuse et implacable que les méthodes de Corey et Jansen, Melville magnifie ses acteurs. Intense !
Un classique du cinéma francais. La 1ere partie est exceptionnelle, virtuose, scotchante. La 2eme partie est moins reussie mais ca reste un grand film.
Sans conteste l'un des 2-3 meilleurs films policiers français. La perfection du jeu des acteurs (casting impeccable et Bourvil impressionnant dans son dernier rôle), la précision chirurgicale de la mise en scène (Melville est le plus grand avec Carné) et un scénario beaucoup moins simple qu'il en à l'air font de ce polar un exemple de ce qui existe de meilleur dans le cinéma. La perfection existe en voici une preuve !
Un policier correct mais sans plus. L'histoire est assez longue à se dérouler et la mise en scène un peu lente. L'attrait du film est le trio d'acteurs avec tout particulièremnt Bourvil dans un rôle à contre-emploi. Delon, plus habitué à ce genre de film, est fidèle à lui-même et Yves Montand est tès bon. Reste que l'enquête pas très originale ne nous prend pas forcément aux tripes, qu'il n'y aucun véritable suspense et que c'est trop long.
Un film remarquable, métaphysique, mystique, mystérieux, sobre, envoutant...Rien à dire, excepté : le DVD de ce film existe, il n'attend que vous, dans le magasin spécialisé le plus proche... Personellement, je crois que je ne m'en lasserai jamais. Le testament de Bourvil, qui y est incroyable de sérieux et de sobriété. Le testament, aussi, de Melville, qui signe ici son plus grand film. Il fera "Un flic" par la suite (qui sera son dernier film), mais il signe ici son chant du cygne artistique. Merveilleuse merveille !
Encore une fois, ce ton si subtil et si grave que Melville parvient à donner à ses œuvres se retrouve ici, peut-être même encore décuplé depuis le « Samouraï ». Il faut dire qu’il est aidé dans son œuvre par un Bourvil en état de grâce pour son dernier passage à l’écran. Encore une fois, tout est maitrisé, merveilleusement ciselé et cela jusqu’au dénouement final. J’adore, tout simplement.
Pas une ride. De bout en bout Melville nous tient en haleine, avec des personnages d'une grande force, que ce soit Delon, Montand ou Bourvil (qu'on aurait aimé plus souvent dans des films où il ne jouait pas le débile). Le film est rempli de scènes d'anthologie - Montand et les habitants du placard, le vol des bijoux, filmé quasi en temps réel et sans musique, ce qui en renforce le côté dramatique, ou évidemment la scène et la réplique finale de Montand à Bourvil. Un classique, de toute façon, qu'on peut voir de nombreuses fois sans se lasser.
A la revoyure de ce grand film, on remarque la forte influence qu’a pu avoir (et qui perdure) ce type de cinéma (polars froids et tendus) sur les thrillers de Hong Kong de ces dernières années (voir Jonnhy To, Andrew Lau, John Woo …) Cela tient d’une part à la gestion des plans (tueurs filmés de profils, longs plans séquence) et à la façon de montrer les personnages à l’écran et de les faire se mouvoir dans le plan, justement. Melville réalise ici un film très sec, sans sentimentalité, sans personnage féminun, bien que l’on souhaite que le trio de voyous (brillamment interprétés par G. M. Volonte, A. Delon et Y. Montand) s’en sorte face à un Commissaire Mattéi (Bourvil, très bien et à contre emploi). Le cercle rouge baigne dans un climat froid (les teintes en bleu sont majoritaires, voir l’appartement de Mattéi), l’hiver domine ici (superbes scènes extérieures neigeuses). La meilleure partie du film se déroule en extérieur lors de l’évasion de Corey, et la période qui suit la sortie de taule du personnage joué par Alain Delon. La scène du casse de la bijouterie est d’ailleurs filmée avec un sens de l’orfèvrerie, quasiment dans le temps de l’action. La musique, sobre, donne une impression de fin d’époque, de nostalgie, d’un pessimiste irrémédiable. L’ultime scène de fusillade à Louveciennes est un bijou de cinéma de genre. Seules les quelques scènes avec François Perier, qui permettent la capture du trio de bandits que rien initialement ne devaient faire se rencontrer, sont un peu ratées car trop « téléphonées ».
"Innocents à la naissance, les hommes demeurent ensuite tous coupables" s'écrie un des personnages du "Cercle Rouge". La fatalisme de cette réplique est également celui de ce polar de haute gamme, où des personnages incarnés par des têtes d'affiche impeccables (notamment Bourvil, surprenant de par son sérieux) seront emportés dans un tourbillon qui entraîne le spectateur jusqu'à un final digne d'une tragédie grecque. Ajoutons à cela une réalisation méticuleuse de la part de Melville, qui sait rendre des scènes passionantes sans le moindre dialogue et use d'une bande-son soignée. Un classique de très bonne qualité.
L'exercice de style par essence. Un pur bijou d'épure, joué à merveille (Bourvil et Montand sont immenses). La dimension tragique du film est pudique, tout en murmure, sous le déroulement inexorable de l'action qui entraîne ses protagonistes vers le "Cercle Rouge". Même pas à demi-mots. Un cri sourd qui ne dit que la tristesse des hommes.
UN FILM COMME EN VERRA PLUS,AVEC AUTANT DE STAR REUNIS DELON EST IMPERIAL ET BOURVIL MAGISTRAL .( le nom et prenom du personnage est l'homonyme de mon pauvre oncle qui est corse egalement)
ce film est excellent mais je ne suis pas d'accord sur le fait que ce soit le 1er film où Bourvil tienne un rôle sérieux ...... il était très sérieux et émouvant dans "le miroir à 2 faces" avec Michèle Morgan qui est bien antérieur au Cercle Rouge !
Les acteurs sont tous formidables mais la réalisation est assez lente, le rythme un peu nonchalant et la fin vite expédiée. Cependant Le Cercle Rouge reste néanmoins un classique du polar français à voir au moins une fois par les fans du genre et tout simplement par les cinéphiles. Mais j'ai tout de même éprouvé une petite déception en le voyant, ce n'est pas le grand film auquel je m'attendais.
Un film exceptionnel, un polar à la française comme on n'en verra sans doute plus jamais. Dans ce film, pas d'action spectaculaire ni de violence gratuite. Les armes ne sont là que pour la forme et ne parlent que lors de la fusillade finale. On se délecte tout au long des 2h30 que dure ce chef-d'oeuvre des remarquables prestations de Bourvil, Delon, Montand, Perrier et Volonte. Impossible de dire si l'un des 5 est meilleur que les autres car ces 5 personnages, monstres sacrés du 7ème art, jouent merveilleusement bien. Le scénario est en béton, l'histoire est passionnante, la mise en scène est impeccable et la distribution digne d'une super production américaine. Mais voilà, il y a en plus le savoir-faire incomparable de Melville qui dirige d'une main de maître ces grands acteurs. Pour moi, c'est le meilleur film policier qui ait jamais été réalisé en France ou ailleurs!!!